#1064 – Hapoël Ramat Gan : האורדונים

La signification du terme a finalement peu d’importance car il s’est instauré non par son sens mais plus pour sa sonorité. Il signifie « fils de l’homme », avec probablement une racine commune avec le fleuve Jourdain. Le surnom est d’abord apparu au sein d’un autre club. Dans les années 1960, le quartier de Shapira, à Tel Aviv, était le fief des fans du Hakoah Tel Aviv (qui devint plus tard Hakoa Ramat Gan). L’un des supporteurs et habitant du quartier, Eitan Krok, commença à utiliser le terme האורדונים pour désigner les fans de son club préféré. Il choisit ce surnom uniquement car il lui plaisait. Il n’y attacha aucune signification particulière. Le terme s’infusa petit à petit et dépassa l’enceinte du stade pour s’imposer dans tout Ramat Gan. Quelques années plus tard, dans les années 1970, Roni Zeidman, le capitaine de l’équipe de jeunes de l’Hapoel Ramat Gan, qui fut champion national junior en 1977, commença à l’utiliser fréquemment dans le vestiaire et en dehors. Finalement, il s’imposa comme le surnom de l’Hapoël.

Toutefois, pour Roni Zeidman, l’origine du surnom est différente. En argot, האורדונים désigne une « putain » et il est utilisé dans une phrase qui signifie « je les ai baisé » . Un moyen comme un autre pour motiver ses troupes avant un match.

#1063 – Volos FC : Κυανέρυθροι

Les bleu et rouge. Au sein de la ville de Volos, préfecture du département de Magnésie et située dans la région de Thessalie, deux clubs coexistaient depuis des décennies, Olympiakos Volos, fondé en 1937, et Niki Volos, création en 1924, dont les performances se cantonnaient à quelques rares titres de champion de seconde division. Or, le maire de la ville, Achille Béos, avait l’ambition de faire de sa cité balnéaire et portuaire un Monaco grec. Il déclarait son souhait de voir une ville unifiée et que le sport, le football en particulier, était l’un des leviers pour parvenir à cet objectif. Ainsi, l’idée germa de fusionner l’Olympiakos et le Niki, afin d’en faire une force capable de rivaliser avec les grands noms de l’élite. Cependant, face aux difficultés et résistances, un autre scénario se développa. Celui de constituer une équipe de toutes pièces. Aider par un autre entrepreneur, Georgios Spyridopoulos, Achille Béos acquit les droits du club MAS Pydna Kitros, évoluant au 3ème niveau national pour le délocaliser à Volos et créer le Volos FC en 2017.

Le choix des couleurs se porta sur le bleu et le rouge. Tout de suite, on y vit la patte d’Achille Béos, qui par le passé (de 1996 à 2006) avait été un des dirigeants influents du Paniónios. Or, le club athénien évolue en bleu et rouge (cf. article #944). Toutefois, même si la raison des couleurs ne fut pas explicitée à l’époque, la passion de Béos pour le Paniónios n’en serait pas le motif. En réalité, il semblerait que si la fusion entre Olympiakos et Niki ne put se faire, le nouveau club de Volos réussit au moins à marier les couleurs des deux historiques. L’Olympiakos, dont Spyridopoulos est fan, évolue en rouge et Niki en bleu.