#430 – Nottingham Forest : the Reds

Les rouges. Lors de la réunion qui consacra la création du club en 1865, les fondateurs optèrent pour la couleur rouge. Mais, à l’époque, les joueurs portaient des cap (casquette) pour s’identifier sur le terrain. Ainsi, ils commandèrent 12 bonnets rouges à pompom. Le reste de la tenue (chemise et pantalon) était blanc. La raison du choix est inconnue mais les fondateurs ne choisirent pas n’importe quel rouge. Il s’agissait du Rouge Garibaldi.

A cette époque, le révolutionnaire italien était connu pour les combats qu’il menait à travers le monde pour la libération de territoires occupés (Uruguay, Italie …) avec ses troupes de volontaires habillés d’une chemise rouge (camicia rossa), qui devint leur symbole. Durant la guerre en Uruguay qui opposait le gouvernement de la Défense (Gobierno de la Defensa) du Général Rivera (parti colorado (rouge)) à l’ancien président uruguayen blanco (blanc), Manuel Oribe, qui vivait en exil à Buenos Aires, Garibaldi forma en 1843 une troupe composée d’émigrés italiens de Montevideo et prit parti pour la cause uruguayenne de Rivera. Pour équiper sa nouvelle légion, Garibaldi réquisitionna un lot de chemises rouges destinées aux ouvriers des saladeros (abattoirs et saloirs) de Buenos Aires. En raison du blocus vers l’Argentine, le gouvernement de cette dernière soutenant Manuel Oribe, un stock de chemise rouge en laine demeurait dans des entrepôts de Montevideo. Ces vêtements présentaient l’avantage d’être résistants, à bas prix et d’une couleur qui rappelait celle du parti du Général Rivera. Les ouvriers des abattoirs portaient cette couleur distinctives afin que les tâches de sang résultant de leur métier ne s’exposent pas sur leur vêtement. Cet ultime argument convint également à Garibaldi car il permettait de préserver le moral des troupes qui ne verraient pas le sang sur leur vêtement lors ou après les combats. Les fondateurs de Nottingham retinrent peut-être cette couleur car ils avaient de l’admiration pour le révolutionnaire italien, dont le mythe commençait à se répandre en Europe. Peut-être d’ailleurs que le libertaire italien symbolisait un autre héros de la ville, épris de liberté, le célèbre Robin des Bois.

Enfin, la raison est peut-être plus simple : le rouge pouvait être à la mode à l’époque ou alors, comme Garibaldi, les fondateurs du club eurent la chance de tomber sur un lot de bonnets rouges à un prix défiant toute concurrence. En tout cas, ce choix inconnu eut des répercussions importantes car la couleur rouge fit tâche de sang. En faisant un don d’équipements à deux de ses anciens joueurs, Nottingham donna sa couleur rouge à Arsenal (ce dernier inspira à son tour le club tchèque du Sparta Prague cf. article #134). Il détermina aussi la couleur du club argentin d’Independiente (cf. article #274).

#429 – Fortaleza EC : Tricolor do Pici

Les tricolores de Pici. Le club du Nord du pays arbore un blason et évolue dans un maillot à 3 couleurs : bleu, blanc et rouge. Au début du XXème siècle, certains membres la jeunesse privilégié de Fortaleza se rendaient en Europe pour achever leurs études. En revenant au pays, ils ramenèrent dans leurs bagages les nouveaux sports qui émergeaient en Europe tel que le football. En outre, ces étudiants répandaient la culture européenne au sein de la classe aisée de la ville. Ce fut le cas d’Alcides de Castro Santos. Il fit ses études notamment en France. A son retour à Fortaleza, en 1912, il ramena des ballons de foot et créa un premier club de football, dénommé Fortaleza Foot -Ball Club. Mais, le club ne vécut que quelques mois. Alcides persista et en 1915, participa à la fondation d’un nouveau club, Stella Foot-Ball Club. Le nom du club puisait déjà son origine en Europe car Stella était le nom d’un collège suisse où étudiaient les enfants de la haute société de Fortaleza. Une fois de plus, le club ne survécut pas à ces premières années d’existence. Le 18 Octobre 1918, Alcides remit cela, mais cette fois avec succès, en fondant le Fortaleza Sporting Club (qui deviendra le Fortaleza EC). Pour les couleurs, Alcides et les autres fondateurs décidèrent de rendre hommage au pays où ils firent leurs études (et dont la culture était fortement apprécié au Brésil). Ainsi, ils optèrent pour le tricolore français : bleu, blanc, rouge. Les dirigeants estimaient que le bleu symbolisait la noblesse, le blanc le respect et le rouge la lutte et le peuple. Le club s’enorgueillit que ces couleurs n’ont jamais changé depuis leur création. Fait rare au Brésil où beaucoup de clubs durent changer de couleurs en raison des difficultés d’obtention de certains tissus colorés ou de la décoloration des uniformes au fur et à mesure des lavages (cf. article #400 – CR do Flamengo et #23 – Grêmio Porto Alegre).

Pici est le nom du quartier où fut créé le club.

#428 – SK Sturm Graz : die Schwoazn

Les noirs, les deux couleurs officielles du club étant le noir et le blanc. L’origine de ce choix de couleurs n’est pas connue précisément mais des hypothèses crédibles peuvent être avancées. Le club vit le jour le 1er mai 1909 et opta immédiatement pour le nom de sturm (Tempête). Une légende romantique prétend que ce choix rappelait la tempête qui faisait rage ce jour là. Toutefois, il apparaît plus probable que les fondateurs reprirent le nom du club tchèque DBC Sturm Prague qui joua à Graz quelques jours plus tôt (le 18 et le 19 avril 1909). Le DBC Sturm Prague était un club de la communauté allemande de Prague, alors en territoire Austro-Hongrois, et inspira le club autrichien au-delà du nom. En effet, le premier écusson du Sturm Graz était un drapeau rayé noir et blanc au vent, exactement celui du DBC Sturm Prague.

Alors les couleurs aussi ? Les joueurs du club tchèque évoluaient en bleu et noir. Ce n’est certes pas le blanc et noir de Graz mais il y avait une couleur commune qui inspira peut-être les fondateurs du club autrichien. Mais, ces derniers choisirent plus vraisemblablement ces couleurs noires et blanches car elles étaient à la mode parmi les cercles sportifs germanophones. En effet, elles faisaient référence à l’Ordre Teutonique, un ordre de chevaliers germaniques aux temps des croisades. Les chevaliers de l’Ordre portaient un bouclier blanc avec une croix noire. Déjà, à l’époque des guerres napoléoniennes, les clubs de gymnastique allemands portaient ces couleurs en homage à l’Ordre. Au début du XXème siècle, l’Allemagne se constituait, sous l’emprise de la Prusse (dont les couleurs étaient également le noir et le blanc pour les mêmes raisons) et le choix à cette référence historique puissante était très symbolique. Ainsi de nombreux clubs de football allemand et autrichien les reprirent. A Graz, en plus de Sturm, les clubs de SK Gabelsberg, Akademische Sportverein et Eisenbahner Südbahn jouèrent dans cette combinaison de couleurs. Enfin, les équipes nationales d’Allemagne et d’Autriche firent de même. Deux autres surnoms sont également utilisés pour le club : Blackies (les noirs en anglais) et Schwarz-Weißen (les noirs et blancs).

#427 – Wisła Płock : Nafciarze

Les pétroliers. Etonnant d’avoir ce surnom alors que le club fut créé en 1947 par les ouvriers de la centrale électrique. Cette dernière fut le sponsor principal du club ses premières années et le club se dénommait même Elektryczność Płock (Electricité Plock). Toutefois, rapidement (3 ans après la fondation), des fusions furent organisées avec d’autres clubs de la ville et, comme chacun avait son sponsor, il fut décidé d’opter pour un nom neutre, Wisła, qui est le nom polonais du fleuve Vistule qui arrose la ville de Płock. En 1959, les autorités polonaises décidèrent de construire à Płock, une ville pauvre d’à peine 42 000 habitants, une raffinerie. La position centrale de la ville dans le pays ainsi que la présence de la Vistule qui permettait d’assurer la logistique furent des avantages pour remporter cette usine. En outre, la Vistule offrait un débouché pour les eaux usées et la situation venteuse devait éviter à la population d’être asphyxiée par les émanations. Cette implantation transforma la ville qui doubla sa population en dix ans et devint le centre névralgique de la Pologne pour les activités pétrolières et dérivés (pétrochimie). Aujourd’hui, la raffinerie fait partie du groupe PKN Orlen, dont le siège est à Płock, principale société pétrolière d’Europe Centrale et plus grande entreprise d’Europe centrale et orientale. Avec une telle puissance, la raffinerie, dénommée alors Mazowieckie Zakłady Rafineryjne i Petrochemiczne, prit sous son patronage le club de football qui vivotait dans les championnats amateurs. Jusqu’en 2010, les successeurs de Mazowieckie Zakłady Rafineryjne i Petrochemiczne poursuivirent le sponsoring du Wisła (parfois en intégrant le nom du club), sans pour autant rencontrer de grands succès.

#426 – Gil Vicente FC : Galos

Les coqs. Le club évolue dans une ville au nord du Portugal, Barcelos, connue pour ses activités artisanales, en particulier les objets en céramique. Un des objets ou motifs décoratifs le plus produit est le coq, le fameux galo de Barcelos, emblème de la ville et même du Portugal. Traditionnellement, il est représenté avec un plumage noir, une belle crête rouge, des pieds bleus et des ailes recouvertes de cœurs. Pourtant, la ville n’est pas connue pour ses élevages de ce volatile et, pour comprendre son origine, il faut connaître une histoire légendaire qui remonterait au XVIème siècle. Un jour, un crime horrible se déroula dans la ville de Barcelos mais aucun coupable ne put être identifié. La population, mécontente et ayant soif de justice, mit la pression sur les autorités pour retrouver le coupable. Un pèlerin en route pour Compostelle fut alors arrêté, accusé, jugé coupable et condamné à la pendaison bien qu’il clamait son innocence. La veille de l’execution de la sentence, le pèlerin demanda une dernière faveur, en souhaitant rencontrer le magistrat qu’il l’avait condamné. Ce dernier accéda à cette requête et le reçut au moment du diner. Sur la table, le condamné aperçut un poulet rôti et proclama « Si je suis innocent, le coq chantera ! ». Le magistrat et ses invités rirent évidemment mais le coq mort se leva et chanta. Face au miracle, le magistrat, une personne croyante, accorda la grâce au pèlerin. Pour rendre grâce à Saint Jean de Compostelle et à la Sainte Vierge, le pèlerin revint à Barcelos et érigea une sculpture en l’honneur du coq. Depuis, le coq devint un symbole de foi, de morale et de justice. Il trône fièrement sur l’écusson du club, dans une version plus sobre que celle traditionnelle.

#425 – Cúcuta Deportivo FC : el Doblemente Glorioso

Le double glorieux. Il y a une histoire dominante pour expliquer ce surnom mais elle comporte quelques curiosités. Il est répandu que pendant la période dorée du football colombien (entre 1949 et 1953), le Deportivo Cali était alors une des meilleurs équipes du pays, qui remporta notamment le championnat trois années consécutives. Pour cet exploit, cette équipe fut alors dénommé el glorioso (l’équipe glorieuse). Lors d’une saison, le Cúcuta Deportivo réussit à battre le Deportivo Cali à l’aller comme au retour. Un journaliste radio déclara après cette double confrontation victorieuse : « Si el Deportivo Cali es el equipo glorioso, entonces el Cúcuta Deportivo es el doblemente glorioso » (si le Deportivi Cali est l’équipe glorieuse, alors le Cúcuta Deportivo est le le double glorieux). Ainsi, cette double victoire contre el glorioso justifia le fait d’être surnommé el doblemente glorioso. Mais, le Deportivo Cali ne connut pas une période faste durant el dorado du football colombien, ne remportant aucun championnat et ne terminant qu’une seule fois vice-champion. Il est donc probable que le Deportivo Cali avait reçu le surnom d’el glorioso lorsqu’il remporta 3 fois de suite le championnat du département de Cali, l’un des championnats régionaux les plus relevés du pays (à une époque où il n’existait pas de championnat national), de 1934 à 1936. Ceci, même si une décennie avant, le club avait réalisé l’exploit d’être 5 fois de suite champion de 1927 à 1931. Malheureusement, ce surnom n’empêcha pas de placer le club en liquidation judiciaire en Décembre 2020. Il est inenvisageable pour les habitants et nombreux supporteurs de la ville de Cúcuta que cette dernière se retrouve sans équipe professionnelle. Une solution sera certainement trouvée.

#424 – NK Celje : Grofje

Les comtes. Le club n’a pas gagné ce surnom aristocratique en remportant son premier titre de champion de Slovénie en 2020. La ville de Celje fut le siège d’une des plus grandes et puissantes familles nobles sur le territoire de la Slovénie actuelle, la Maison de Celje. Cette dynastie démarra vers 1125, avec les Seigneurs de Žovnek, et s’éteignit en 1456. Vassal des Habsbourg dès la fin du XIIIème siècle, la ville et son chateau tombèrent dans l’escarcelle de la famille en 1333. Puis, cette dernière fut élevée au rang comtale par l’empereur Louis IV à Munich en 1341, recevant le titre de Comte de Cylie ou Cilli dérivé du nom du château de Celje. En peu de temps, les comtes de Celje possédaient plus de 20 châteaux sur tout le territoire de la Slovénie moderne et au-delà grâce aux mariages de leurs filles. Avec l’acquisition de grands domaines dans les duchés contigus de Styrie et de Carinthie, dans la marche de la Carniole ainsi que dans les territoires de la Couronne hongroise (y compris la Croatie et la Slavonie ), leur influence s’accrut et ils devinrent l’une des familles les plus puissantes de la région. Leur dernier représentant, et également le plus puissant, le comte Ulrich II de Cilli, détenait environ 12 villes, 30 bourgs et 125 châteaux. Mais, souhaitant obtenir la régence de la Hongrie, de la Bohême et de l’Autriche puis de s’attribuer la couronne bosniaque, Ulrich II échoua dans toutes ses entreprises et se fit beaucoup d’ennemie. Il fut assassiné. La lignée masculine des comtes de Cilli s’éteignit avec la mort d’Ulrich II et, après une guerre de succession, tous leurs domaines et propriétés furent remis aux Habsbourg. Les couleurs des armes de la famille inspirèrent celles du blason de la ville, puis du club.

#423 – FC Sion : les Rouges et Blancs

Il s’agit des couleurs traditionnels du FC Sion mais également de la ville de Sion et du Canton du Valais, où se situe la ville. En fait, le blason du club, qui se présente sous la forme de deux bandes rouge et blanche, avec deux étoiles rouges, reprend celui de la ville qui inspira celui du Valais. Tous ces emblèmes puisent leur origine dans les armoiries de la principauté épiscopale de Sion. Sous l’empire romain, l’importance du municipe de Sion était croissante, même si elle demeurait dans l’ombre d’autres cités. Entre 565 et 585, Sion devint siège épiscopal, et en 999, le roi de Bourgogne Rodolphe III donna au titulaire du siège épiscopal le comté du Valais. Ainsi, Sion prit de l’envergure et devint capitale religieuse, culturelle et politique du pays valaisan, et au-delà. Sion porta alors naturellement les couleurs blanche et rouge de la bannière épiscopale, citée dès 1220, et donc les armes de la ville se confondaient avec celles du Siège épiscopal. Les pièces de monnaie du Valais, les thalers, datés de 1498, 1501 et 1528, étaient constituées d’un simple écu parti (divisé). Cependant, deux étoiles furent ajoutées dès 1368 au blason de la ville afin de distinguer la ville et le Siège.

#422 – Chicago Fire FC : Men in Red

Les hommes en rouge, couleur traditionnel du club depuis sa création en 1997. Cette couleur se réfère à celle des camions de pompier de la ville (comme dans la plupart des pays d’ailleurs) et cela paraît logique quand on s’appelle Fire. Tout le club a été bâti sur l’imagerie des combattants du feu car les fondateurs voulaient rendre hommage à ces hommes et au grand incendie de Chicago qui se déroula du 8 au 10 Octobre 1871. Cet incendie fut particulièrement dévastateur et marqua profondément la ville. Il tua environ 300 personnes et laissa près de 100 000 habitants sans abri (soit un tiers de la population). 9km2 de la ville (soit le tiers de sa superficie) fut détruit. Cela représenta plus de 117 km de routes, 190 km de trottoir, 2 000 lampadaires, 17 500 bâtiments et au final, 222 millions de dollars de biens ravagés. Suite à l’incendie, Chicago fut rapidement reconstruit, améliorant au passage les normes anti-incendie des bâtiments, et paradoxalement, cet évènement contribua au développement important de la ville à compter de la fin du XIXème siècle. De nombreux films ou romans s’inspirent de cette catastrophe tout comme d’autres clubs sportifs : les équipes de sports de l’Université de l’Illinois de Chicago s’appellent les Flames. Deux précédentes équipes de soccer se dénommèrent également Fire.

L’équipe actuelle se créa officiellement le 8 Octobre 1997, soit pour le 126ème anniversaire du grand incendie. Si Nike, l’équipementier officiel en 1997, souhaita développer le nom de Chicago Rythm, la direction imposa le choix de Chicago Fire. Ensuite, la couleur rouge fut prise pour rappeler celle des camions de pompiers. En outre, les maillots ont été désignés avec une large bande blanche horizontale, au niveau du torse, pour ressembler à l’équipement d’un pompier de Chicago (manteau noir avec une bande blanche ou jaune sur le torse et les manches). L’hommage ne s’arrêta pas là. De 1997 à 2019, le blason du club fut dérivé de la croix de Saint Florian, symbole courant des unités de pompiers aux Etats-Unis. Et lorsque en 2019, il fut décidé de changer le logo, le nouveau était oval intégrant 3 triangles rouges, avec en reflet 3 jaunes, dénommés « Fire Crown », et faisait toujours référence au grand incendie en symbolisant cette fois la revitalisation de la ville après l’événement.

#421 – Ross County FC : the Staggies

Le mot est dérivé de stag qui signifie en anglais « cerf » . Une tête de cerf apparait sur l’écusson du club situé à Dingwall. Les créateurs du blason copièrent les armes du régiment écossais de l’armée britannique dénommé Seaforth Highlanders dans lequel de nombreux joueurs et supporteurs de Ross County servirent. Basé à Inverness, à moins de 30 km de Dingwall, ce régiment prestigieux fut fondé en 1881 et exista jusqu’en 1961. Le blason était une tête de cerf, accompagnée de la devise Cuidich ‘n Righ (gaélique écossais : «Aidez le roi!»). Le cerf avec ses bois majestueux, qui habite les forêts écossaise, est l’une des images emblématiques de l’art écossais depuis la préhistoire et l’insigne de la tête de cerf est l’un des plus anciens insignes de l’héraldique militaire. Cet emblème doit son origine à un incident de chasse dans la forêt de Mar (région d’Aberdeen, à l’Est de Dingwall) vers l’année 1266. Lors d’une chasse, Alexander III, le roi d’Écosse, tomba de son cheval et un cerf blessé se retourna contre lui. Colin de Kintail, chef du Clan MacKenzie, courut à son aide en criant cuidich ‘n righ et tua le cerf. En guise de gratitude, le roi accorda les armoiries d’une tête de cerf caboshed (coupée au cou).