#64 – Vissel Kobe : 牛

Pour les non nippon-phones, 牛 ne signifie pas grand chose. Sa prononciation (Ushi) n’apprend pas grand chose non plus. En revanche, en vous donnant la traduction, vous pourrez aisément comprendre ce surnom. 牛 se traduit par les vaches. Et si vous êtes un vrai carnivore, vous faîtes immédiatement le lien entre vache et Kobe : le fameux boeuf de Kobe.

Le bœuf de Kobe est une viande de bœuf, provenant de la race bovine japonaise Wagyu (qui signifie approximativement « vache japonaise ») issu de la souche tajima, élevée et préparée selon une tradition stricte dans la préfecture de Hyōgo au Japon, dont la ville principale est Kobe. Le bœuf de Kobe est une marque déposée de la 神戸肉流通推進協議会 (Kobe Beef Marketing and Distribution Promotion Association) et pour obtenir cette appellation, la viande doit remplir toutes les conditions suivantes : Bovins tajima nés dans la préfecture de Hyōgo, alimentation dans une ferme situé dans la préfecture de Hyōgo, génisse (femelle qui n’a pas mis bas) ou bœuf, transformé dans certains abattoirs de la préfecture de Hyōgo, marbrure spécifique de la viande et un poids de la carcasse de 499,9 kg ou moins. Les bovins reçoivent traditionnellement des massages en plus de leur régime alimentaire et de leurs soins spécifiques.

Connu mondialement (sa réputation dépassent les frontières japonaise à partir des années 1980 bien que les premières exportations datent de 2012), cette viande est réputée savoureuse et tendre (bien marbrée) mais également rare et recherchée car seulement 5 000 bovins obtiennent la certification par an. Il était logique d’hériter comme surnom de ce met réservé par le passé à l’Empereur et au Shogun.

#59 – Ascoli Calcio FC : Picchio

Picchio est le nom italien de l’oiseau pic (pivert). Selon la littérature romaine (Strabon, Pline l’ancien), les Sabins, peuple antique, fondèrent la ville d’Ascoli. Peut-être poussé par une famine ou un autre malheur, ce peuple, originaire de l’Osco-Umbri, fit une migration (ver sacrum ou printemps sacré) pour trouver des terres plus accueillantes. Dans cette quête dédiée à un dieu (principalement Mars, Jupiter ou Apollon), le peuple était guidé par un animal sacré (loup, taureau, aigle …). Le nom de cet animal servait à baptiser la nouvelle communauté ainsi formée. Ainsi les Sabins furent guider par un pic, oiseau consacré à Mars et qui représentait le roi Picus. Ce dernier se posa sur leur enseigne quand ils s’établirent pour fonder Asculum (l’ancêtre d’Ascoli). L’oiseau devint leur emblème. Les Sabins s’associèrent à d’autres population sur place pour donner naissance à un nouveau peuple, les Picènes, nom dérivant du pic. Quand à leur ville Asculum, pour la distinguer d’une homonyme, elle fut nommée Asculum Picénum, donnant le nom actuel de la ville, Ascoli Piceno.

#51 – Norwich City FC : the Canaries

Ce surnom de canaris fait effectivement référence aux couleurs jaunes et vertes du maillot du club, qui rappelle les couleurs des plumes de l’oiseau. Toutefois, pour beaucoup de club, l’animal a été donné en surnom au club car ce dernier rappelait les couleurs du maillot. Pour Norwich, c’est l’inverse. Au XVIème siècle, les tisserands néerlandais qui fuyaient les persécutions espagnoles, émigrèrent à Norwich et amenèrent avec eux leurs canaris et leur connaissance de son élevage (qu’ils avaient importés de leurs colonies caribéennes). Depuis, la région du Norfolk est célèbre pour les élevages de ces oiseaux et a même vu le jour d’une race distincte, connue sous le nom de canari de Norwich. Au départ, le club joua dans des maillots bleus et blancs. Mais, en 1907, son dirigeant voulant intégrer le club à la ville, décida d’adopter le jaune et le vert, en référence à cette animal emblème de la ville.

#46 – CA River Plate : las Gallinas

Les poules. Ce surnom n’est pas flatteur pour River Plate mais il existe depuis 1966 et la campagne en Copa Libertadores. La compétition débuta bien, le club terminant premier de sa poule qui incluait son grand rival de Boca Junior. Sur 10 matchs, River en remporta 8 (pour un nul et une défaite). En seconde phase, River fut versé dans un nouveau groupe où il retrouvait Boca Junior. Outre son rival, le club argentin d’Independiente, tenant du titre, et les paraguayens de Guaraní composaient également ce groupe relevé. Là encore, River sortit premier du groupe et accéda à sa première finale de Libertadores. En finale, les uruguayens de Peñarol se dressaient devant River. Peñarol avait déjà gagné les deux premières éditions de la Copa en 1960 et 1961 et était le finaliste malheureux de la précédente saison. Le 14 mai 1966, River perdit le premier match 2 buts à 0. Mais, 4 jours plus tard, River réussit à égaliser en gagnant le second match à domicile 3 buts à 2. Il fallait donc organiser un troisième match pour départager les deux clubs. Le 20 mai 1966, River Plate joua donc le match d’appui au Estadio Nacional à Santiago du Chili. Suite aux buts de Daniel Onega (28ème minutes) et Jorge Solari (42ème), le club argentin menait 2 à zéro au bout de la première mi-temps et la coupe lui tendait les bras. Mais, l’équipe céda mentalement et le Peñarol égalisa en seconde période en 6 minutes. Puis, lors de la prolongation, Peñarol mit deux buts supplémentaires et remporta la Copa Libertadores.

Au match suivant, en championnat d’argentine, River Plate rencontra Banfield. Les supporteurs de ce club lancèrent sur le terrain une poule blanche avec une bande rouge peinte (représentant le maillot de River) censé symboliser la peur de l’équipe de River lors de la finale de Copa Libertadores.

Cette finale de Copa Libertadores match était le « paroxysme » d’une période difficile sportivement pour River. Malgré de bons joueurs tels que les frères Onega, José Ramos Delgado, Juan Carlos Sarnari, le Brésilien Delém, les uruguayens Roberto Matosas et Luis Cubilla, José Varacka, Luis Artime, Vladislao Cap et Oscar Más, River ne remporta aucun championnat dans les années 60. Au mieux, il terminait finaliste et perdait le titre de peu. Comme en 1962, où le gardien de Boca Antonio Roma arrêta le pénalty de l’attaquant de River, Delém, à l’avant-dernière journée du championnat. River termina second derrière Boca. En 1965, River finit second derrière Boca Junior tout comme en 1966, derrière le Racing. Cette disette dura de 1957 jusqu’en 1975.

#40 – Club Universidad Nacional UNAM : Pumas, los Félinos

Les pumas, les félins (le puma est un félin). Le Club Universidad Nacional est le club de football de l’Université Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM). Le club hérita du puma comme symbole et donc comme surnom dans les années 1940. En effet, entre 1942 et 1946, l’entraîneur de l’époque, le célèbre Robert « Tapatío » Méndez, utilisait souvent lors de ses speechs à ses joueurs de football américain des comparaisons avec des pumas ou les « traiter » de puma pour les encourager. il était convaincu qu’il s’agissait d’un félin qui réunissait les caractéristiques qu’il désirait voir chez tout joueur : fort, agressif, vaillant, rapide et intelligent. En outre, le puma n’est pas un animal imposant en termes de taille mais il sort souvent victorieux des affrontements avec des rivaux plus grands, grâce à son agilité et sa ruse. Puis, il décida que le surnom de l’équipe serait Pumas. Toutefois, le surnom était initialement dédié aux joueurs de football américain. Il devint si populaire qu’il se répandit pour l’ensemble des équipes sportives de l’université.

Symbole de l’équipe, le puma s’imposa sur l’écusson en 1962 puis disparut en 1970 pour laisser la place au blason initial représentant un « U ». Puis, il revint de nouveau le 20 avril 1974 dans la forme qu’on lui connait aujourd’hui encore. Il se compose du visage d’un puma en or, réalisé à partir de la silhouette d’un poing fermé, sur un triangle bleu aux coins arrondis. Le triangle symbolise les 3 valeurs clés de l’université : l’enseignement, la recherche et la diffusion de la culture. L’université avait commandé le projet à Manuel Andrade Rodríguez, dans le cadre de la rénovation de l’image de la Direction générale des activités sportives et récréatives et il fut choisi parmi 16 œuvres. Dans le cadre de ce même programme de modernisation de l’identité, la tête de puma s’installa également sous une forme géante et au centre du maillot de football. Depuis, le maillot à la tête de puma demeure un signe fort d’identité du club et un classique pour les collectionneurs de tenue sportive.

#36 – Juventus Turin : Zebre

Plus rarement utilisé que d’autres surnoms, cet animal n’en est pas moins un symbole du club. Evidemment, Turin ne constitue pas une zone d’habitation du zèbre et ce surnom doit à la couleur et au motif du pelage de l’animal (des rayures noires et blanches) similaires au maillot du club italien. Ce fameux maillot rayé noir et blanc n’a pas été adopté immédiatement par le club. Les premières couleurs du club fut le rose et noir. Aujourd’hui, la couleur rose est devenu à la mode mais à l’époque, ce choix constituait plus qu’une singularité. En réalité, les contraintes financières s’imposèrent aux fondateurs qui durent choisir le tissu le moins onéreux, le vichy rose. Mais la mauvaise qualité des maillots fit qu’au fil des rencontres, le rose devient blanchâtre. En outre, le rose atteignait la virilité du club et de ses joueurs. En 1903, insatisfaits, les dirigeants décidèrent de changer de couleur.

Là, les versions diffèrent. Une légende raconte qu’ils commandèrent à leur fournisseur anglais des maillots rouges semblables à ceux du club de Nottingham Forets, et par malheur, une erreur fit qu’on leur livra des maillots rayés blancs et noirs, de l’autre club de la ville, Notts County. A la réception de la commande, les turinois ne furent pas ravis mais, comme le premier match de championnat était proche, il était trop tard pour les renvoyer.

L’autre version repose sur John Savage, un négociant en gros de produits textiles à Turin et joueur de football. Après avoir joué pour le Torino, il rejoignit la Juventus en 1901. Originaire de Nottingham, John Savage fournit les nouveaux maillots au club, en prenant ceux de son équipe de cœur, Notts County. Ses nouvelles couleurs furent perçues comme un symbole de « simplicité, d’austérité, d’agressivité et surtout, de pouvoir ».

L’association du Zèbre avec le club apparut en 1928. Le 10 octobre 1928, l’hebdomadaire « Guerin Sportivo » sortit dans les kiosques avec en une, un article se proposant de décrire l’héraldisme des équipes de football italiennes. L’humoriste et illustrateur Carlo « Carlin » Bergoglio avait décidé d’associer aux principales équipes un animal qui devait être leur mascotte. Pour la Juve, le choix fut le Zèbre, pour son pelage donc.

#34 – Valence CF : los Murciélagos

Les chauves-souris. Même si les super-héros occupent depuis une quinzaine d’année l’espace (surtout les grands et petits écrans), Batman n’est pas le parrain du club valencien. Car la chauve-souris est l’emblème du club depuis sa création en 1919 et même celui de la ville depuis le moyen-âge (donc bien avant la naissance de Batman en 1939). En général, les villes préfèrent afficher des animaux symbolisant la puissance tels que le lion, l’ours, le dragon. Ce n’est pas le cas donc de Valence qui a préféré faire référence à un moment historique de la ville. En 1230, lors de la Reconquista (la reconquête par les espagnols catholiques de l’Espagne occupé par les maures), Jacques Ier d’Aragon et ses troupes établirent leur campement à Turia afin d’attaquer Valence où résidaient les maures et la dynastie almohade. Ces derniers avaient domestiqué des chauves-souris pour chasser les moustiques. L’animal était même un protecteur de la ville puisqu’une prophétie racontait qu’aussi longtemps que ces petits mammifères voleraient au-dessus de la ville, Valence resterait aux mains des maures. Et pourtant la chauve-souris changea de camp. Au campement de Jacques Ier d’Aragon, une chauve-souris établit son nid sur une des tentes. Lors d’une nuit, durant le sommeil des troupes de Jacques Ier d’Aragon, les maures tentèrent une attaque. Alertés par la réaction de la chauve-souris à cette attaque surprise (cris, battement d’aile), les soldats espagnols furent réveillés et purent répondre à l’attaque. Les maures ressortirent affaiblis par cet échec. Le souverain almohade locale, Abû Zayd, se rendit auprès du roi Jacques Ier d’Aragon et lui prêta même allégeance. Valence était alors libéré.

En valencien, les chauves-souris se disent los rats penat, autre surnom de l’équipe.

#29 – Bolton Wanderers FC : Trotters

Les trotteurs ne fait pas référence à une attache du club pour le monde hippique. Son origine est disputée entre plusieurs versions. La première histoire tourne autour du cochon et, là déjà, les déclinaisons sont nombreuses. Tout d’abord, les pieds de porcs ou moutons bouillis, familièrement appelés trotters, sont censés être un met apprécié des habitants de Bolton. Cela rappelle à quelque point l’Angleterre a beaucoup à faire en matière culinaire. Ensuite, les origines de ce surnom pourrait tourner sur la localisation du stade du club et son voisinage, sachant toujours que trotters signifient « pieds de cochon ». Selon une source, le stade de Pike’s Lane (enceinte de Bolton entre 1880 et 1895) se situait près d’une ferme porcine tandis qu’une autre avance que Burden Park (antre du club entre 1895 et 1997), était proche d’une boucherie. Mais, l’influence porcine ne s’arrête pas ici pour les deux versions. En effet, lorsque le ballon sortait des limites de Pike’s Lane, les joueurs devaient « trotter » à travers les enclos à cochons pour récupérer le cuir. Du côté de Burden Park, la boucherie voisine affichait dans sa vitrine ses pieds de porc. Ils auraient créé une telle impression que les Wanderers auraient été immédiatement surnommés les trotters. Plus que séduire les visiteurs du stade, les joueurs avaient aussi pour tradition d’aller se restaurer avant les matchs dans cette charcuterie.

Comme il n’y a pas que le cochon dans la vie, une autre légende, à laquelle l’historien du club, Simon Marland, souscrit, tourne autour du vocabulaire locale. Le terme trotter signifie localement un farceur, plaisantin dont les gens de Bolton ont la réputation d’être. Il est souvent raconté qu’un homme de Bolton défiait les visiteurs à un jeu où le vainqueur était celui qui restait le plus longtemps un pied dans un sceau d’eau chaude. Aucun visiteur ne réussit à vaincre cet habitant de Bolton, jusqu’au jour où on découvrit que ce dernier avait une jambe de bois. Les vaincus devaient eux avoir la gueule de bois. Ce terme a été appliqué aux habitants de toute la ville, et il semble donc tout à fait logique qu’il se soit propagé à l’équipe de football.

Enfin, une dernière version fait état que le terme trotting signifie marcher comme un vagabond (Wanderer).

Il semble que ce surnom ait un peu disparu dans les travées du nouveau stade, University of Bolton Stadium. Dans les années 1930, la marque de cigarette Ogdens intégrait dans ses paquets une carte qui donnait un historique sur un club et son surnom. Pour Bolton, la carte était illustrait avec le dessin d’un clochard et notait « The nickname still survives although it is not as commonly used as some years ago » (Le surnom survit encore bien qu’il ne soit pas aussi couramment utilisé qu’il y a quelques années).

#26 – Club Universidad de Chile : la Chuncho

La Chuncho est le hibou de Patagonie. Il s’agit du symbole de club, qui apparaît sur le blason. Ce symbole, version chilienne de l’oiseau de Minerve, provient du « Club Náutico Universitario », le club de natation de l’Université, un des clubs fondateurs du CU de Chile. A la fondation du club de natation, un dirigeant distingué, Pablo Ramírez Rodríguez, avocat et l’un des principaux dirigeants sportifs de l’époque, ramena d’un de ses voyages en Allemagne les écussons de plusieurs clubs de sport. Or, certains utilisaient la chouette qu’il attribua alors à son club. Il déclara que « le chuncho de le U symbolise la sagesse, la connaissance mutuelle, l’harmonie entre le corps et l’esprit, aspiration suprême du sport. ». Depuis, l’antiquité la chouette possède une forte charge symbolique. Toutefois, le hibou a une image tantôt négative, tantôt positive, en fonction des époques et des peuples. D’un côté, comme le hibou a une vie nocturne, un cri stridant et peut voir dans l’obscurité, nos ancêtres pensaient qu’il possédait des pouvoirs magiques et était lié à la mort. Le rapace était l’interprète d’Atropos, la Moire qui coupe le fil de la destinée. Pour les Romains, le cri du hibou présageait une mort prochaine. D’ailleurs, le meurtre de César aurait été annoncé par le cri de hiboux. Des peuples amérindiens l’associaient également à la mort et pour les Aztèques, la chouette symbolisait Mictecacihuatl, le dieu de la mort. Enfin, les Romains associèrent le nom de hibou (strix) avec celui des sorcières (striga), réputation de sorcellerie que la religion chrétienne entretint également au Moyen-Âge. D’un autre côté, la chouette était également le compagnon de la déesse de la guerre et de la sagesse, Athéna, dont son attribution était l’intelligence. Les Romains poursuivirent cette tradition avec Minerve. L’oiseau devenait donc associé à la sagesse et à la connaissance. Du fait que la chouette a une vision perçante et nocturne, le philosophe français René Guénon estimait que cette aptitude symbolisait la connaissance rationnelle (perception de la lumière dans la nuit) par opposition à la connaissance intuitive (perception directe via la lumière solaire). Enfin, le philosophe allemand Friedrich Hegel fit de cet oiseau le représentant de la philosophie. Intelligence, sagesse, connaissance, les valeurs défendues par une université comme celle du Chili.

#24 – Atlético Mineiro : Galo

Le coq. Il s’agit du symbole du club puisque c’est à la fois son surnom et sa mascotte. Il fut choisi par Fernando Pierucetti (mieux connu sous le pseudonyme de Mangabeira). Álvares da Silva, secrétaire du quotidien Folha de Minas, qui délivrait l’une des pages sportives les plus importantes et dynamiques de la presse du Minas Gerais à cette époque, décida d’imiter son confrère de Rio de Janeiro, Jornal dos Sports, qui avait décidé quelques années auparavant de personnaliser les équipes cariocas au travers de personnages de bande dessiné. Flamengo était Popeye, Fluminense était Pó-de-arroz, Vasco était Almirante, Botafogo était Donald Duck et America était le Diable. Álvares da Silva confia à Fernando Pierucetti, professeur de dessin et illustrateur du supplément littéraire et de la page pour enfants du journal, la réalisation de ces mascottes qui devaient puiser leur source dans l’univers des fables d’Ésope et de La Fontaine, mais en utilisant des animaux de la faune brésilienne. Pierucetti dessina alors la mascotte des 3 grands clubs de la ville : Atlético, Cruzeiro et América.

L’inspiration pour trouver les animaux représentatifs des clubs vint d’éléments qui faisaient déjà partie de l’imagerie populaire. L’Atlético avait une réputation de « bon combattant », de ne jamais abandonner comme un coq de combat et son uniforme noir et blanc ressemblait à un coq de la race carijó. L’Atlético apparut donc sous les traits de Mangabeira en un coq de combat, au bec crochu et toujours prêt à déchirer la chair de son adversaire. L’animal s’ancra rapidement dans l’esprit des supporteurs. On raconte que Zé do Monte, l’idole de l’Atlético dans les années 1940 et 1950, entrait sur le terrain avec un coq sous le bras. D’autres surnoms en sont dérivés : Galo das Américas (coq des Amériques), Galo Doido (coq fou).