#1156 – Tigres UANL : Auriazules

Les jaune et bleu. L’écusson du club comme le maillot des joueurs se résument à ses deux couleurs, qui ne sont pas celles de l’animal symbole de l’équipe. Pas plus d’ailleurs celles de l’équipe précurseurs, le CD Nuevo León, fondé en 1957 et finalement déménagé à l’UANL en 1960, dont les couleurs étaient le vert et le blanc. Finalement, lorsque le 7 Mars 1960, le CD Nuevo León cessa d’exister après de multiples problèmes financiers, l’association passa sous le contrôle du conseil d’administration de l’Université autonome de Nuevo León, où l’équipe fut rebaptisée Club Deportivo Universitario de Nuevo León. Naturellement, le nouveau club s’intégra à l’université et s’attacha la communauté étudiante comme base de fans en reprenant ses couleurs bleu et jaune.

Si au XIXème siècle, plusieurs chairs se mirent en place au Nuevo León, l’université, regroupant et encadrant ces différents enseignements, vit le jour en 1933. Son blason apparût seulement 15 ans plus tard. Le 3 Décembre 1948, la proposition d’écusson de l’architecte Joaquín Antonio Mora Alvarado et du docteur Enrique Carlos Livas Villareal, qui présentèrent leur travail sous le pseudonyme de Castor et Pólux, fut adoptée par le Conseil pour représenter l’Université. Il synthétisait les différentes valeurs de la faculté dont les principales, universalité et liberté. Les armes se présentent comme une torche enflammée (la flamme, symbole de vie, éclairant le monde de sa connaissance, de la vérité, de son universalisme) s’insérant dans le mouvement d’un atome (unité minimale de la matière et allégorie de la science). Les couleurs principales sont le bleu, le jaune, soulignées par du rouge. Mais, ce sont bien les deux premières qui demeurent aujourd’hui celles de l’université et qui ont rejaillies sur les équipes sportives de l’UANL.

#1151 – HNK Cibalia Vinkovci : Nebesko Plavi

Les bleus ciels. Le nom du club, Cibalia, fait référence à la cité antique Colonia Aurelia Cibalae, précurseur de la ville actuelle de Vinkovci. Son histoire remonte au début du XXème siècle quand la ville découvrit le football. Les tentatives de créer une structure sportive furent stoppées avec la Première Guerre mondiale. Mais, l’idée survécut à la guerre et certains des initiateurs d’avant-guerre, dirigées par Slavko Janković, se réunirent le 7 mai 1919 à l’auberge de l’hôtel Slavonija et fondèrent le Građanski športski klub Cibalia Vinkovci, au sein duquel, des sections d’autres sports furent également ouvertes (comme le tennis). Les membres optèrent pour le noir et le blanc comme couleurs du club. Néanmoins, ils ne trouvèrent pas de maillots dans ses teintes et se rabattirent sur un maillot violet et un short blanc. En 1925, le GŠK fusionna avec son rival local du ZŠK Sloga pour donner naissance au Željezničarski građanski športski klub Cibalia. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’histoire apparaît confuse mais plusieurs clubs furent rétablis pour être fusionnés ensemble et le NK Dinamo Vinkovci vit le jour. En 1990, la fin de l’ère communiste permit au club de reprendre son nom de Cibalia. Durant toutes ces années, le club passa donc d’un maillot violet à un maillot bleu ciel mais ce passage n’est pas documenté. Mon avis personnel est que le changement de couleur intervint certainement avec la naissance du NK Dinamo Vinkovci. Le mouvement sportif du Dynamo avait adopté les couleurs bleus et blancs et la quasi-totalité de ses clubs au travers des pays du bloc de l’Est avait également repris ces deux teintes (cf. #233 Dynamo Kiev, #117 Dynamo Moscou, #982 Dinamo Tbilissi). La différence est que le bleu du Cibalia est clair contrairement aux couleurs historiques des Dynamos. Cela pourrait s’expliquer par le bleu ciel qui apparaît sur le blason de la ville qui fut adopté le 22 septembre 1922.

#1133 – Berekum Chelsea FC : the Blues

Les bleus. Au Ghana, Berekum Chelsea a su rapidement se faire une place parmi l’élite footballistique du pays, au point d’être champion du Ghana lors de la saison 2010-2011, soit à peine 11 ans après sa naissance. En 2000, sous le nom de Semereka FC, le club de Berekum fut fondé par Emmanuel Kyeremeh et Obed Nana Nketiah. En 2004, ces deux propriétaires décidèrent de changer le nom du club et de surfer sur la vague de popularité des anglais de Chelsea au Ghana, les propriétaires eux-mêmes étant supporteurs du club londonien. En effet, à cette époque, le Ghana comptait dans ses rangs un formidable footballeur, Michael Essien. Il évoluait alors dans le milieu de l’équipe magique de l’Olympique Lyonnais mais était courtisé par le Chelsea de Roman Abramovitch. En 2005, le milliardaire russe aligna les euros (38 millions précisément) pour attirer le ghanéen dans son équipe. Avec ce transfert, outre le gain sportif évident (le club remporta la première ligue des champions de son histoire en 2012), Chelsea gagna immédiatement en popularité au Ghana.

Semereka FC devint donc le Berekum Chelsea FC et son blason se rapprocha fortement de celui de Chelsea, à l’animal près (le lion de Chelsea fut remplacé par un aigle). Evidemment, le club opta également pour les couleurs des londoniens, le bleu (cf. #210).

#1111 – Suwon Samsung Bluewings : 청백적

Les bleu, blanc, rouge ou le corps bleu, blanc, rouge (청백적 군단). Si les couleurs du club coréen copient celle de notre étendard, la France n’a pas inspiré les fondateurs de Suwon. Selon le site du club, le rouge et le bleu portent des symboliques précises. Le rouge représente la passion et le défi, exprimant le dynamisme du club. Tandis que le bleu symbolise la jeunesse et l’enthousiasme. Enfin, selon d’autres sources, le blanc représente la pureté et le fair play. L’origine du choix de ses couleurs n’est pas expliquée mais, on peut légitiment se dire que, comme son nom l’indique, son lien avec le conglomérat Samsung modela la symbolique du club.

Car le conglomérat coréen s’affiche en bleu et blanc. La marque d’électronique grand public apparut pour la première fois en 1938. À cette époque, le terme Samsung s’écrivait en utilisant les caractères chinois « 三星 », qui littéralement signifiait « trois étoiles ». Le fondateur Byeong-cheol Lee déclarait « 하늘의 별처럼 크고 강력하고 영원하라 » (Soyez grand, puissant et éternel comme les étoiles dans le ciel). Ces trois étoiles apparurent sur le logo de 1938 à 1979 en noir et blanc. Puis, en 1980, le logo évolua. Les 3 étoiles étaient toujours présentes mais se distinguèrent en étant blanches dans des cercles rouges. En 1992, alors que l’entreprise devint une marque mondiale, le rouge et les étoiles disparaissent au profit d’un grand oval bleu. Samsung explique que le fond bleu symbolise le ciel et la mer, et que l’ovale incliné symbolise l’univers. Le bleu représente également la technologie et l’innovation. Finalement, tout au long de son existence, le blanc est demeurée une des couleurs de l’entreprise. Et les 3 couleurs bleu, blanc et rouge ont fait partie de son histoire.

#1109 – SC Toulon : les Azur et Or

Le Sporting Club de Toulon naquit au lendemain de la Seconde guerre mondiale par la fusion de deux clubs de la ville, le Sporting Club du Temple (fondé en 1933) et la Jeunesse Sportive Toulonnaise. Le premier choix de couleurs se porta sur le jaune et noir, sans connaître la raison (était-ce le mélange des couleurs des deux clubs ?). Lors de la saison 1955-1956, le club abandonna ces couleurs pour adopter celles de la ville de Toulon. La cité varoise arbore un blason représentant une croix grecque jaune sur un fond bleu (D’azur à la croix d’or). Il est souvent avancé que cette croix est un rappel de celle du Christ et également une évocation des croisades. Toulon ne fut pas une ville de passage ou d’embarquement des croisés, à l’exception du Comte de Provence Gilbert de Boson qui embarqua de Toulon lors de la première croisade. Il est vrai toutefois que Toulon, du Xème siècle au XIIème siècle, fut de nombreuses fois attaqués et pillés par les Sarrasins, ce qui lia la ville au mouvement général de combat des Chrétiens face aux Musulmans à cette époque. D’autres estiment que Toulon se serait inspiré des armoiries des villes voisines de Marseille, Fréjus ou Antibes qui arborent effectivement une croix. Quand aux couleurs du blason de Toulon, les origines sont méconnues.

En 1406, les registres de comptes de la commune comportaient au bas de ses pages des petits blasons noirs et blancs contenant une croix. Ces illustrations semblaient tenir lieu de signatures aux comptables de la ville et cette pratique perdura jusqu’en 1554. Une autre représentation du blasonnement apparait en 1494 sur la couverture d’un registre de comptes trésoraires. Il montrait un écu orange à la croix d’azur. En 1553, sur un registre de délibérations de 1477, les armes de Toulon furent dessinés avec les couleurs actuels. Néanmoins, en 1563, le blason affichait cette fois des couleurs inversées, un écu d’or à la croix d’azur. Les couleurs actuelles semblèrent définitivement fixées à compter de 1584. D’ailleurs, elles furent enregistrées officiellement par le Consul de Toulon dans cette version dans les registres de l’armorial général du royaume en 1696.

#1101 – FK Budućnost Podgorica : Plavo-Bijeli, Plavi

Les bleu et blanc, les bleus. Le club demeure un des plus anciens du Monténégro en étant fondé le 12 Juin 1925 mais surtout représente l’un des plus beaux palmarès. Membre fondateur de la première division yougoslave en 1946, il joua au sein de l’élite durant 26 ans et fut le seul représentant du Monténégro. Depuis, la création de la première ligue monténégrine, il a remporté 6 titres de champion (record national), auquel ajouter 4 coupes nationales. Enfin, de ses rangs, ont été formés Predrag Mijatović et Dejan Savićević.

Club des ouvriers (qui s’opposaient alors à son grand rival de Balšić, club de l’élite de la ville), il semble, selon le site du club, que l’équipe évolua tout d’abord en rouge. Peut-être un lien entre l’origine sociale de ses supporteurs et les mouvements socialistes qui s’agitaient à l’époque. Puis, le club changea pour le bleu (accompagné de plus ou moins de blanc) à une date et pour une raison inconnues. En tout cas, pour de nombreux supporteurs, il ne fait pas de doute que le bleu rappelle l’environnement nautique de la ville. D’ailleurs, le blason de la ville (à l’exception de l’époque communiste) se base sur le bleu (et le blanc) afin de rappeler que parmi toutes les caractéristiques de cette commune, la plus importante de ses richesses est l’eau. Les rivières Morača et Ribnica traversent la ville, tandis que 4 autres rivières (Zeta, Cijevna , Sitnica et Mareza) coulent à proximité. La rivière Morača, l’une des principales du pays, passe sous le célèbre pont du Millenium, et demeure un symbole de la ville. Podgorica se situe également à seulement 15 kilomètres au Nord du Lac de Shkodër (ou Skadar), le plus grand lac de la péninsule balkanique et même de l’Europe du Sud.

#1085 – Cowdenbeath FC : the Blue Brazil

Le Brésil bleu. Dans le Nord des Îles Britanniques, avec ses terres arables arrosées par une pluie fine et grevées par les anciennes veines des mines de Charbon, Cowdenbeath ne présente guère le paysage brésilien verdoyant et chaleureux de l’imaginaire populaire. Pourtant, l’équipe locale, dont le palmarès demeure famélique malgré 142 ans d’existence, a gagné ce surnom. L’origine exacte est méconnue et donc plusieurs légendes existent autour du surnom.

La plus simple se rattache à la couleur des maillots de Cowdenbeath. Fondé en 1882 par la fusion de deux clubs, Cowdenbeath Rangers et Raith Rovers, le première kit enregistré du club se composaient de maillots rayés rouges, blancs et bleus, de shorts bleus et de chaussettes rouges ou bleues. Les couleurs originelles de l’équipe furent abandonnées en 1911 pour des maillots bleus et shorts blancs, couleurs que le club porte encore aujourd’hui. Ces dernières semblent éloignées du maillot traditionnelle de la Seleção, jaune et vert. Mais, avant qu’elle ne soit identifiée à ses couleurs, la Seleção évoluait principalement en blanc jusqu’en 1950. Toutefois, le 5 Juin 1938, le Brésil affrontait la Pologne au premier tour de la Coupe du Monde. Les deux équipes évoluant en blanc, un tirage au sort eut lieu et le perdant, le Brésil dut changer d’uniforme. L’équipe trouva en urgence qu’un kit intégralement bleu. Juste après la rencontre, le Brésil réadopta son maillot blanc jusqu’à la finale perdue de la Coupe du Monde 1950. Ce drame national conduisit à changer de maillot et après un appel à candidature, le maillot jaune à parement vert avec un short bleu et rayure blanche apparut. Temporairement utilisé entre 1950 et 1954 comme kit principal, le maillot bleu s’imposa par la suite comme version alternative à la tunique jaune. Avec des couleurs similaires à certaines époques entre Cowdenbeath et l’équipe nationale brésilienne, cela pourrait constituer l’origine du surnom.

Les esprits taquins avancent une autre théorie remontant aux débuts des années 1980. Survivant dans les eaux troubles de la 3ème et 4ème division écossaise, le club connaissait une situation financière fragile et la vente régulière de ses meilleurs joueurs constituait la seule stratégie pour équilibrer ses comptes. A la même période, la situation des finances publiques brésilienne n’était pas plus florissante. En 1982, la défaillance du Mexique entraina une hausse des taux d’intérêt et plongea les autres pays en développement, dont le Brésil, dans la crise de la dette. En manque de financement extérieur, le Brésil fut forcé de restreindre ses dépenses publiques et de déprécier fortement sa monnaie. Résultat, les finances de l’Etat Brésilien, lourdement endetté auprès de créanciers étrangers, se dégradèrent fortement et l’hyperinflation fit son apparition. S’en suivit une décennie perdue pour l’économie.

Enfin, la dernière version, même si elle est une fable, mérite d’être racontée. Elle rapporte qu’un trio de joueurs brésiliens jouèrent (ou plutôt se perdirent) du côté de Cowdenbeath. A la fin du XIXème siècle, la région de Fife, et en particulier la cité de Cowdenbeath, était toute tournée vers l’exploitation de mines de charbon. Les mineurs percevaient une rémunération en fonction de leur production quotidienne. Poussés à augmenter les rendements pour gagner un salaire décent, certains mineurs creusèrent si loin leur veine qu’ils atteignirent la surface. Etonnés par les vêtements des personnes rencontrées, les mineurs s’imaginèrent avoir atteint Édimbourg. Mais, ne comprenant par la langue des habitants, ils découvrirent qu’ils avaient creusé jusqu’au Brésil. De cette expédition, les mineurs, dont certains évoluaient dans les rangs de Cowdenbeath, ramenèrent trois jeunes brésiliens amateurs de football. Ces 3 joueurs furent intégrés dans l’équipe lors d’un match contre les rivaux de Dunfermline. Surpris par la couleur de peau plutôt mat de ces 3 joueurs, l’arbitre interrogea le capitaine de Cowdenbeath qui lui répondit qu’il s’agissait de 3 mineurs qui venaient à peine de sortir de la mine et n’avaient pas eu le temps de prendre une douche. Cowdenbeath écrasa Dumfermline 11 buts à 1 et les 3 joueurs, qui préfèrent, vu le climat, retourner dans leur pays, laissèrent un souvenir impérissable et un joli surnom.

#1063 – Volos FC : Κυανέρυθροι

Les bleu et rouge. Au sein de la ville de Volos, préfecture du département de Magnésie et située dans la région de Thessalie, deux clubs coexistaient depuis des décennies, Olympiakos Volos, fondé en 1937, et Niki Volos, création en 1924, dont les performances se cantonnaient à quelques rares titres de champion de seconde division. Or, le maire de la ville, Achille Béos, avait l’ambition de faire de sa cité balnéaire et portuaire un Monaco grec. Il déclarait son souhait de voir une ville unifiée et que le sport, le football en particulier, était l’un des leviers pour parvenir à cet objectif. Ainsi, l’idée germa de fusionner l’Olympiakos et le Niki, afin d’en faire une force capable de rivaliser avec les grands noms de l’élite. Cependant, face aux difficultés et résistances, un autre scénario se développa. Celui de constituer une équipe de toutes pièces. Aider par un autre entrepreneur, Georgios Spyridopoulos, Achille Béos acquit les droits du club MAS Pydna Kitros, évoluant au 3ème niveau national pour le délocaliser à Volos et créer le Volos FC en 2017.

Le choix des couleurs se porta sur le bleu et le rouge. Tout de suite, on y vit la patte d’Achille Béos, qui par le passé (de 1996 à 2006) avait été un des dirigeants influents du Paniónios. Or, le club athénien évolue en bleu et rouge (cf. article #944). Toutefois, même si la raison des couleurs ne fut pas explicitée à l’époque, la passion de Béos pour le Paniónios n’en serait pas le motif. En réalité, il semblerait que si la fusion entre Olympiakos et Niki ne put se faire, le nouveau club de Volos réussit au moins à marier les couleurs des deux historiques. L’Olympiakos, dont Spyridopoulos est fan, évolue en rouge et Niki en bleu.

#1056 – RCD Espanyol Barcelone : los Blanquiazules

Les blanc et bleu. L’autre club de Barcelone partage une partie de ses couleurs, le bleu, avec son grand rival, dont il vit dans l’ombre, le FC Barcelone. Mais, il ne s’agit pas du même bleu et surtout il est associé à une autre couleur, qui n’est pas la même entre l’Espanyol (le blanc) et le FC Barcelone (le Rouge). Vous pouvez lire les origines des blaugrana à l’article #200 car ici, nous allons nous intéresser au maillot de l’Espanyol. En 1897, le club du Real Sociedad Gimnástica Española fut fondé avec la volonté d’exercer divers sports. A la charnière du XIXème et du XXème siècle, la pratique du football se diffusa à Barcelone et des premiers clubs éclosirent, notamment le FC Barcelone (1899), le Català FC (1899) et l’​​Hispània AC (1900). Attiré par ce nouveau sport, Ángel Rodríguez, membre fondateur de la Real Sociedad Gimnástica Española, et un groupe d’amis décidèrent de créer une équipe de football au sein de l’association de gymnastique. La date de fondation fut fixée au 28 Octobre 1900.

Oriol Junqueras, homme politique de la gauche catalane mais surtout historien de son état, fit l’erreur en 2015 d’expliquer que les couleurs bleu et blanc du maillot rayé de l’Espanyol provenait de sa distinction obtenue du roi Alphonso XIII en 1912. Selon lui, la majorité des équipes qui détiennent le titre de Real portent ces couleurs. Mais, c’est faux.

Le choix des couleurs du premier maillot ne fit pas l’objet d’un grand débat lors de la fondation. En effet, possédant une usine de fabrication textile, un des fondateurs donna des maillots jaunes et des pantalons noires aux joueurs, et le club et ses joueurs, étant démunis comme habituellement à l’époque, ne refusèrent pas ce don. Seulement, ce membre cessa assez rapidement de participer aux matchs et ne fut donc plus en mesure d’approvisionner le club en tissu jaune notamment. Or, ce dernier étant plutôt rare (et donc chère à l’époque) et les premiers maillots jaunes s’usant, chaque joueur fut invité à se servir dans sa garde-robe personnelle pour s’équiper. Naturellement, les vêtements les plus courants étaient des chemises blanches et des pantalons noirs (et parfois bleus). Ainsi, la tenue du club évolua dès 1901 vers ces couleurs (principalement blanc et noir). Toutefois, par manque de joueurs, entre 1906 et 1909, les activités football furent suspendues. En 1909, le club renait de ses cendres et la question de la tenue se posa. Lors de l’assemblé du 20 Février 1910, les membres votèrent pour un maillot rayé bleu et blanc, en l’honneur de Roger de Lauria, un amiral dont les armoiries étaient des rayures bleues et blanches et ayant défendu la couronne aragonaise. Au XIIIème siècle, la Couronne d’Aragon était une confédération de royaumes, qui débuta par l’union du Royaume d’Aragon et du Comté de Catalogne en 1137. Avec la reconquista, la Couronne s’étendit sur les Baléares et le Royaume de Valence. En 1282, la Couronne prit possession du Royaume de Sicile, puis du Royaume de Sardaigne en 1295, devenant alors la puissance dominante de la Méditerranée. Originaire de Sicile, Roger de Lauria, suivit sa mère, dame de compagnie de la reine Constance de Sicile, épouse de Pierre III d’Aragon, à la cours à Barcelone. Son génie militaire permit de remporter de nombreuses batailles navales (dont les batailles de Malte en 1283 et de la Baie de Naples en 1284 contre le Royaume d’Anjou puis contre la France en 1285 lors des batailles des Formigues et du col de Panissars) et contribua à l’expansion et à la domination maritime de la Couronne.

#1031 – Viking FK : de Mørkeblå

Les bleus foncés. Situé à Stavanger, Viking est un des clubs légendaires de Norvège. D’une part, fondé le 10 août 1899, le club compte parmi les plus anciens du pays. Cette longévité s’est traduite par son longue présence au sein de l’élite norvégienne. Intégrant la ligue à sa création en 1963, le club participa à toutes les saisons à l’exception de trois courtes périodes (1966-67, 1987-88 et 2018). Résultat, il est l’un des deux clubs norvégiens avec le plus de participation à la première division. D’autre part, Viking FK est l’un des clubs de football les plus titrés de Norvège.  Le club a remporté huit championnats (1958, 1972, 1973, 1974, 1975, 1979, 1982, 1991) et six coupes de Norvège (1953, 1959, 1979, 1989, 2001 et 2019).

Le club de Viking fut donc fondé à Stavanger le 10 août 1899. La cotisation fut fixée à 5 couronnes. Avec ce « butin », en Septembre 1899, les membres font l’acquisition d’un ballon de football auprès du fabriquant anglais Hall & Hamlin à Hull. Puis, ils achètent un équipement composé d’un maillot et d’un pantalon intégralement blanc, accompagné d’une cap et d’une écharpe verte. Sur le maillot fut apposé l’écusson du club, un drapeau bordeaux. Toutefois, pour éviter que la couleur bordeaux déteignît sur le blanc du maillot, l’écusson était décousu avant chaque lavage et replacé juste après. Peu pratique, le club opta pour un nouveau maillot plus sombre, de couleur bleu foncé.