#321 – FC Viitorul Constanța : Puștii lui Hagi

Les enfants d’Hagi. Hagi et le football roumain. Hagi est le football roumain. Né en 1965, Gheorghe Hagi est un ancien footballeur roumain, considéré comme le plus grand footballeur roumain de tous les temps. Formé au Farul Constanța, il passa bien entendu dans les rangs du Steaua (juste après sa victoire en Coupe des Clubs Champions), puis au Real Madrid, à Brescia, au FC Barcelone et enfin à Galatasaray. Sa carrière en Europe de l’Ouest au sein de clubs prestigieux ne fut pas à la hauteur de son talent mais, sous le maillot de l’équipe nationale, accompagné d’une belle génération dont Florin Rǎducioiu ou Dan Petrescu, Hagi fit des merveilles. Lors de la Coupe du Monde 1994, la Roumanie réussit sa meilleure performance, quart de finale après avoir terminé premier de son groupe. Surnommé le « Maradona des Carpates » ou le « Roi », Hagi est considéré comme un héros par les roumains. 7 fois nommés footballeur roumain de l’année, il fut sélectionné en 2003 par la fédération roumaine de football comme meilleur joueur de Roumanie au cours des 50 dernières années. 

Cette reconnaissance d’un pays pour l’un de ses plus grands sportifs lui est bien rendu par Hagi. Attaché à son pays et à son football, Hagi prit la décision en 2009 de fonder une académie de football visant à former de jeunes joueurs et leur fournir une plate-forme pour leur progression vers le football professionnel et, finalement, l’équipe nationale. 250 jeunes joueurs y sont aujourd’hui présents, répartis en 13 catégories d’âge, de 6 à 19 ans. Outre cette académie, Hagi poursuivit ce projet en créant la même année une nouvelle équipe professionnelle qui offrait un débouché naturel pour les meilleurs éléments de l’académie. Cette équipe est le FC Viitorul Constanța, Viitorul signifiant en roumain, l’avenir. L’aventure démarra en 2009 en 3ème division et l’équipe atteignit l’élite du football roumain 2 ans après. En 2015, soit 6 ans après la création, l’académie avait déjà fourni près de cinquante joueurs à l’équipe nationale roumaine (des équipes de jeunes aux seniors). Tous ces jeunes talentueux ne sont pas encore les héritiers de Hagi, aucun n’ayant encore sa magie et son palmarès, mais ils sont bien ses enfants, Hagi ayant couvé leur éclosion.

#320 – Vitória Guimarães : os Conquistadores

Les conquérants. Avec seulement une Coupe et une Supercoupe du Portugal à son actif, le club a peu été conquérant en son pays. La ville de Guimarães n’a pas été non plus le point de départ ou de ralliement des conquérants portugais partis à la découvertes des Amériques ou du Monde. En réalité, il faut remonter un peu plus loin dans l’histoire et évoquer une conquête qui fut moins gourmande en terrain conquis mais ô combien importante pour le Portugal.

Tout d’abord, fondé en 1922, le club opta pour son blason actuel au début des années 1930. Le capitaine Mario Cardoso, concepteur de l’écusson, s’inspira de la statue de Dom Afonso Henriques, situé au Paço dos Duques de Bragança (Palais des Ducs de Bragance) à Guimarães. Dom Afonso Henriques, aussi appelé Alfonso I, et surnommé le « Conquérant », fut le premier Roi du Portugal, à partir de 1140. Elevé à Guimarães, il conquit définitivement le Comté du Portugal, alors sous domination des nobles galiciens et du Royaume de Castille, après avoir battu sa mère lors de la bataille de São Mamede en 1128. A partir de cette date, Dom Afonso Henriques rechercha à obtenir l’indépendance de son Comté envers le Roi de Castille. Il y parvint en 1143 par le traité de Zamora. Puis, le Portugal fut reconnu en 1179 par le pape Alexandre III.

En même temps que sa conquête de l’indépendance, ce fut également à partir de Guimarães que Dom Afonso Henriques partit à la reconquista du sud du Pays. En 1147, il reprit ainsi Santarém et Lisbonne aux Maures. Guimarães est donc historiquement associée au premier Roi du Portugal et à sa conquête de l’indépendance et des terres du Portugal. La ville est le point de départ et le centre politique du pays durant son règne. Elle est ainsi connue comme le « berceau de la nation portugaise ». D’ailleurs, pour le rappeler aux habitants comme aux visiteurs, dans l’une des tours de l’ancienne muraille de la ville, il est inscrit « Aqui nasceu Portugal » (Ici est né le Portugal).

#319 – MVV Maastricht : de Sterrendragers

Les porteurs de l’étoile. Bien qu’un célèbre traité européen porte son nom et que le drapeau de l’Europe se caractérise par 12 étoiles en cercle, le surnom de l’équipe de football de la ville n’y puise pas son explication. En fait, ce surnom provient de l’écusson du club qui reprend celui de la ville : une étoile à 5 branches blanche sur fond rouge. L’origine de cette étoile à cinq branches comme armoiries de Maastricht est inconnue même si le fort culte à l’Etoile de Mer (Sterre der Zee) pourrait en être la raison. L’Etoile de la Mer est un ancien titre donné à Marie, allégorie de la Vierge comme étoile, guide des hommes vers Dieu. Sterre der Zee est le nom populaire d’une statue de la Vierge Marie du XVème siècle exposée dans la Basilique Notre-Dame de Maastricht. La dévotion à Marie, Etoile de la mer est particulièrement populaire dans le sud des Pays-Bas (Marie, Etoile de la Mer est même la sainte patronne des Pays-Bas.) et la statue de la basilique Notre-Dame constitue le plus important sanctuaire marial des Pays-Bas. L’étoile à 5 branches est mentionné pour la première fois en 1253 comme sceau de la ville. Une oeuvre confirme ces armes. Ainsi, le tableau Gerechtigheidstafereel (Scène de Justice), attribué à Jan Van Brussel et daté de 1475, représente une riche source d’information pour la ville de Maastricht puisqu’il décrit notamment le premier paysage urbain de Maastricht. Surtout, le tableau contient trois images des armoiries. Le premier apparait sur les vêtements d’une personne. Le deuxième blason de la ville est représenté sur un vitrail dans la salle d’audience. Le troisième est tenu par une figure féminine, placée comme une statue au sommet d’une colonne. Le tableau fut suspendu pendant plus de 350 ans à la mairie de Maastricht. A compter du 16ème siècle, un ange, porteur du blason, fut ajouté. Si l’écusson du club de football reprend à l’identique les armoiries de la ville, l’ange n’y apparaît pas mais cet ange porteur fait partie du folklore de la ville. Et les joueurs du club sont donc les porteurs de l’étoile.

#318 – Unión Española : Hispanos

Les hispaniques. En s’appelant Unión Española, ce surnom était évident. En 1897, le Centro Español de Instrucción y Recreación (Centre Espagnol d’Instruction et de Récréation) fut fondé avec pour objectif d’offrir un espace où les immigrants espagnols pouvaient partager leurs traditions et pratiquer des sports. Dans une ancienne colonie espagnole devenue indépendante au début du XIXème siècle, la présence d’une importante communauté de descendants espagnols n’est pas une surprise. Celle-ci fut complété au XIXème siècle par une seconde vague d’immigration espagnol (environ 60 000 espagnols s’installèrent entre 1880 et 1940), attiré par le développement économique du pays, tiré par l’exploitation des ressources naturelles (nitrate principalement). Dans cette population où se mélangeaient chiliens et immigrants (italien, français, belge, allemand, anglaise, croate, grecque …), les communautés se regroupaient au sein d’association culturelle et sportive. Les italiens créèrent Audax Italiano (voir article #188) et ultérieurement la communauté palestinienne fonda Palestino. Aujourd’hui, encore, ces trois clubs s’affrontent au sein de ce qui est appelé Clásico de colonias (Classique des colonies). Aujourd’hui, la communauté hispanique, estimée à 400 000 personne, continue d’être une des principales du pays, avec son propre club de football, Unión Española, mais aussi plus de 80 autres institutions à travers le Chili telles que des organismes de bienfaisance, des services de pompiers, des clubs sportifs, philanthropiques ou sociaux.

#317 – Real Madrid : Blancos, Casa Blanca

Les blancs, la maison blanche. La couleur blanche est indissociable du club madrilène et ce depuis sa création en 1902. Dans les statuts du club, les fondateurs établirent que l’uniforme réglementaire se composerait d’une chemise blanche, d’un pantalon bleu foncé et de chaussettes foncées. Des pantalons et des chaussettes qui avec le temps deviendront totalement blancs. Deux légendes coexistent pour expliquer le choix de cette couleur. Au début du football, il aurait été courant de jouer avec un maillot blanc et presque toutes les équipes portaient du blanc. La raison de ce penchant immaculé était le prix des équipements. Les équipes pouvaient se procurer facilement des chemises blanches à des prix compétitif alors que les tenues colorés venant d’Angleterre étaient onéreuses. Au fil du temps, les équipements se démocratisèrent et de nombreux clubs choisirent de coloriser leurs uniformes mais le Real Madrid continua à utiliser des maillots blancs, sous prétexte qu’il était l’un des plus anciens clubs madrilènes.

L’autre version est celle qui est la plus connue. Les fondateurs auraient choisi le maillot blanc avec un pantalon et des chaussettes noires pour rendre hommage au club anglais des Corinthians FC, qui évoluait dans cette tenue. Ce dernier était un club amateur basé à Londres et fondé en 1882 par Nicholas Lane Jackson, secrétaire adjoint de la Fédération Anglaise. Jackson voulait rassembler dans ce club les meilleurs joueurs amateurs pour rivaliser avec l’équipe nationale d’Ecosse, qui dominait alors les débats. En outre, le club défendit un certain football, promouvant l’esprit sportif et le fair-play, et jouant pour l’amour du jeu. Le club anglais inspira ainsi plusieurs nouveaux clubs naissant. Le Real Madrid en aurait repris les couleurs et les brésiliens du Sport Club Corinthians Paulista copièrent le nom. Mais, en 1925, le club subit deux défaites sévères face à Barcelone (5-1 à domicile et 3-0 dans la capitale catalane) et le président Pedro Paragés conclut que les tenus foncées étaient la cause de ces deux revers. Le short tourna alors blanc et 26 ans plus tard les chaussettes suivirent.

#316 – NK Osijek : Bijelo-plavi

Les blancs et bleus. En 1947, le club fut fondé sur les ruines de certains anciens de la ville, en particulier du Slavija Osijek, et en fusionnant les récents clubs de FD Udarnik, FD Jedinstvo et SD Bratstvo. Après la seconde guerre mondiale, le football en Yougoslavie devait se reconstruire car soit les clubs sportifs avaient disparus, emportés par la guerre, soit ils avaient été dissouts par le régime communiste pour collaboration avec les nazis. Si le Slavija Osijek jouait en noir et blanc pendant l’entre-deux guerre, le nouveau club, connu sous le nom de FD Proleter, opta pour les couleurs rouge et bleu, pour une raison inconnue. Peut-être que ces couleurs furent tirer de celles apparaissant sur les armoiries de la région de Slavonie, dont Osijek est la principale ville. Ces armoiries se découpaient en 3 bandes, dont deux bleues, représentant des rivières, et une rouge au centre, et remontaient à la fin du XVème siècle. Après quelques évolutions, notamment en se mariant avec des sections sportives d’autres clubs (tels que la boxe ou et l’athlétisme), le club de football reprît son indépendance en 1967 et changea de nom pour devenir le NK Osijek. Avec ce changement, le club souhaita affirmer son origine et choisit de changer de couleurs, pour le blanc et bleu, au début des années 70. Ces deux couleurs étaient celles de la ville d’Osijek mais apparaissaient aussi sur le drapeau de la région de Slavonie (ce dernier se compose d’une bande verticale bleu et d’une bande verticale blanche). Depuis, la combinaison des couleurs blanche et bleue s’est diffusé dans le blason du club, les sièges du stade, les chants des supporteurs … et représente une part importante de l’identité du club. Avec ces nouvelles couleurs, le club vit également éclore l’un des plus grands représentants du football croate, Davor Šuker.

#315 – PFC Botev Plovdiv : Жълточерните

Les jaunes et noirs. Le Botev Plovdiv, dont le nom rend hommage au poète et révolutionnaire bulgare, Hristo Botev, est l’un des plus anciens clubs bulgares de football, né officiellement le 11 mars 1912. Mais, dès le début du XXème siècle, des équipes de football s’organisèrent au sein des écoles de la ville et diffusèrent auprès de la jeunesse urbaines ce nouveau sport. Le 11 mars 1912, les élèves du Collège de Saint Augustin et ceux du Premier Lycée d’Hommes unirent leurs ressources pour fonder le club du Botev Plovdiv. Toutefois, l’époque était troublée par les guerres balkaniques (ainsi que la première guerre mondiale) et ceci perturba les premières années d’existence du club, qui fut parfois au bord de la disparition. Finalement, les membres décidèrent de renforcer le club et rédigèrent les premiers statuts en 1917. Ils adoptèrent également les couleurs du club : le jaune et le noir.

Le jaune reprenait la couleur du Collège catholique de Saint-Augustin, dont venait une partie des fondateurs. Elle symbolisait aussi « златните жита на Тракия » (les grains d’or de Thrace), ce qui signifiait les grands champs de céréales cultivés en Thrace. Plovdiv est située dans la région historique de la Thrace. L’autre couleur, le noir, était celle de l’orthodoxie, religion du Premier Lycée d’Hommes, provenance des autres membres du club. En outre, le noir rappelait le tchernoziom du sol fertile de la région. Le tchernoziom est le nom donné à cette terre épaisse et noire, contenant un fort pourcentage d’humus (3 à 15 %), riche en potasse, phosphore et oligo-éléments. Ainsi, religion et agriculture furent les inspirations des membres du club pour décider les couleurs du club.

#314 – Cercle Bruges KSV : de Vereniging

L’association. Le Cercle Sportif Brugeois fut fondé le 9 avril 1899, dans un contexte de tension politique encore vive. Au milieu du XIXème siècle, l’éducation en Belgique était assurée par les autorités catholiques, chaque commune comptant une école catholique. L’Église palliait les insuffisances de l’Etat et assurait une fonction de service public. Mais elle avait aussi une main mise dangereuse et partiale sur l’esprit des générations futures de la Belgique. Face à cette situation de dépendance, les nouveaux gouvernements libéraux entamèrent un processus de laïcisation de l’école. Bien entendu, le mouvement religieux y résista. La création des établissements, le choix des matières enseignées, le contrôle des manuels scolaires et la désignation des enseignants constituèrent des sujets de bataille entre les deux camps. Entre 1879 et 1884, cette affrontement atteignit son paroxysme dans ce qui s’appela la première guerre scolaire. Dorénavant, chaque village possédait son école catholique et son école laïque. En 1899, les anciens élèves de l’Institut Saint-François-Xavier de Bruges (Sint-Franciscus-Xaveriusinstituut) affrontaient au football ceux de l’Athénée royal, école d’Etat. L’établissement catholique décida d’organiser cette jeune équipe de football naissante. Le CS Brugeois fut donc créé au sein de l’association sportive de l’Institut, Vereeniging der Oud Leerlingen Broeders Xaverianen (Association des Anciens Elèves des Frères Xavériens). Cette association comptait déjà d’autres sections sportives comme le tennis, le cyclisme, la course à pied et le cricket et laissa son empreinte sur le surnom de l’équipe de football.

#313 – West Ham United : the Hammers

Les marteaux. Les joueurs de West Ham ne sont pas plus fous que les autres et les plus marteaux étaient le crazy gang de Vinnie Jones, Dennis Wise et consorts (mais qui évoluaient au milieu des années 80 à Wimbledon). Ici, il est fait plutôt référence aux origines du club. Au XIXème siècle, au bord de la Tamise, au niveau des quartiers de Blackhall et Bow Creek, au sud de West Ham, était érigé l’usine de la Thames Ironworks and Shipbuilding Company, à la fois un chantier naval, spécialisé dans les bateaux construits en fer, et une aciérie. Elle se diversifia également dans tous les ouvrages en fer, tels que dans le génie civil, les moteurs marins, les grues, l’électrotechnique et les automobiles.

En 1895, son directeur général, Arnold Hills, se laissa convaincre par l’un de ses contremaîtres, l’arbitre de football local Dave Taylor, de créer un club de football pour les ouvriers de l’usine. Syd King, ancien joueur et président du club, résuma ainsi la création du club : « In the summer of 1895, when the clanging of « hammers » was heard on the banks of Father Thames and the great warships were rearing their heads above the Victoria Dock Road, a few enthusiasts, with the love of football within them, were talking about the grand old game and the formation of a club for the workers of the Thames Iron Works Limited. There were platers and riveters in the Limited who had chased the big ball in the north country. There were men among them who had learned to give the subtle pass and to urge the leather goalwards » (À l’été 1895, lorsque le bruit des « marteaux » se fit entendre sur les rives de Father Thames et que les grands navires de guerre élevaient leurs têtes au-dessus de Victoria Dock Road, quelques passionnés, avec l’amour du football en eux, parlaient sur le vieux grand jeu et la formation d’un club pour les travailleurs de la Thames Iron Works Limited. Il y avait des plaqueurs et des riveteurs dans la Limited qui avaient chassé la grosse balle dans le nord du pays. Il y avait parmi eux des hommes qui avaient appris à donner la passe subtilement et pousser les cuirs vers le but). Les marteaux étaient un des outils principaux de ces ouvriers qui fondèrent West Ham et on retrouve aujourd’hui cet instrument sur l’emblème du club.

Par ailleurs, outre la référence à l’activité de l’enterprise dont est originaire le club, le mot hammers présente aussi l’avantage d’apparaître comme une extension du nom du quartier de West Ham.

#312 – Gimnasia y Esgrima La Plata : el Lobo

Le loup. Jusqu’en 1953, le club était caricaturé sous les traits d’un boucher, en raison d’un autre surnom du club : lors triperos (les tripiers, cf. #621). Mais, selon le site du club, Gimnasia était déjà représenté parfois sous la forme d’un loup. Ce dernier surnom gagna en popularité au début des années 1950. En 1953, un dessinateur dénommé Julio Cesar « Pilo » Trouet aimait croquer les clubs de football en les associant à des personnages et ses caricatures accompagnaient les articles du journal « La Plata » sur les rencontres dominicales.

Toutefois, il n’était pas satisfait de l’image du boucher pour le club de Gimnasia y Esgrima. Après en avoir discuté avec des amis, il publia une caricature dans la journal régional « El Día » où le club était représenté sous la forme d’un loup. Pourquoi un loup ? Deux raisons inspirèrent le dessinateur. Tout d’abord, le stade du club, depuis 1929, se situe dans le seul parc de la ville, dénommé Paseo del Bosque. Le stade dont le vrai nom est Estadio Juan Carmelo Zerillo hérita du surnom, el Bosque (la forêt). Or, que trouve-t-on dans une forêt ? Des loups. Ensuite, l’équipe jouait un football rapide, rusé et audacieux, caractéristiques que le loup symbolisait.

Les fans adoptèrent ce symbole lors de la grande campagne de la saison de 1962. Après un début de saison moyen, où le club perdit à domicile 1 à 0 face à son rival d’Estudiantes, Gimnasia y Esgrima demeura invaincu pendant 15 matchs de suite. Ce parcours hissa le club à la première place du classement à quelques matchs de la fin du championnat. Au final, il termina à la 3ème place avec 16 victoires, 6 nuls et 6 défaites. Emmené par les buteurs Alfredo « Tanque » Rojas avec 17 buts et Diego Bayo avec 10 buts, l’équipe marqua 47 buts pour 28 buts encaissés. Comme de nombreuses équipes perdirent dans l’enceinte de Gimnasia y Esgrima, les supporteurs estimèrent que le loup était alors le symbole du club. Aujourd’hui, le loup est la mascotte du club.