L’ampoule. En 1926, l’Américain George Lewis Capwell prît la direction de Empresa Eléctrica del Ecuador, la société en charge de la production et la distribution de l’électricité pour la ville de Guayaquil. Pratiquant et fan de sports, en particulier la boxe, Capwell favorisa le développement du sport au sein de l’entreprise en faisant découvrir aux ouvriers des sports tels que handball ou le baseball et en faisant organiser des championnats internes. L’un des patios de l’entreprise était alors consacré à ses ligues entre collègues. L’opération rencontra une franc succès et les équipes sortirent de l’entreprise pour commencer à affronter des clubs externes. Naturellement, en avril 1929, Capwell proposa de créer une structure dédiée dénommée Emelec (EMpresa ELéctrica del ECuador). Seulement au départ, seules les sections de natation, baseball, boxe, basket-ball et athlétisme ouvrirent, Capwell n’était pas fan de football. Toutefois, ce sport était populaire et avait même précédé la création officielle de Emelec. En effet, en 1925, des employés de Empresa Eléctrica del Ecuador avait déjà constitué une équipe de football dénommé Emelec qui avait remporté une ligue locale, jouissant d’une certaine popularité. Mais, cet Emelec eut une vie éphémère, n’étant jamais constitué sous une forme d’une entité dûment organisée. Le retard à l’allumage en 1929 fut rattrapé quelques mois après puisque le 7 juin 1929, la section football fut ouverte et s’inscrivit à la fédération de Guayas.
Mois : décembre 2020
#351 – Sparta Rotterdam : Kasteelheren
Les seigneurs. L’autre club de Rotterdam n’a pas hérité son surnom de son palmarès qui demeure plus limité (6 championnats, 3 coupes) et daté (dernier titre en 1966 mais principalement conquit au début du XXème siècle) par rapport à son rival du Feyenoord. Ce n’est pas non plus sa qualité de doyen des clubs professionnels néerlandais qui forgea ce surnom (il fut fondé le 1er avril 1888 et seuls onze clubs amateurs peuvent se prévaloir d’avoir été créés avant). En fait, ce surnom est lié au stade où évolue le club, le Het Kasteel, qui signifie le château. Construit en 1916 sous le nom de Stadion Spangen, le stade est situé dans le quartier de Spangen. Les architectes JH de Roos et WF Overeynder lui donnèrent l’aspect d’un château, en dessinant un bâtiment avec deux petites tours, placé derrière l’un des buts. Ce bâtiment a survécu aux différentes rénovations et demeure d’ailleurs le seul vestige authentique de la conception originale. Il a été toutefois déplacé désormais le long de la tribune sud.
#350 – Jiangsu FC : 江东雄狮
Le lion de Jiangdong. Fondé en 1958 et basé dans la ville de Nankin, le club participa à la création du championnat professionnel chinois en 1994. Toutefois, pour assurer les coûts opérationnels liés à la participation à ce championnat, le club dut, comme d’autres, s’associer à une entreprise, Maint, et changea son nom en Jiangsu Maint. Au fil des années, d’autres sociétés de la région de Jiangsu parrainèrent le club dont la société Jiangsu Sainty International Group, qui le détint pendant 15 ans. Finalement, le 21 décembre 2015, Suning Appliance Group racheta le club pour 68 millions d’euros et modifia évidemment le nom en Jiangsu Suning FC. Outre le nom, la société de distribution spécialisée dans la vente de produits d’électroniques imposa aussi son symbole, le lion. Lancé en 2015 également, le lion devait représenter, en tant que roi des animaux, le prestige et le potentiel de Suning. Le lion devint logiquement également le surnom de l’équipe et s’afficha sur son blason. Cette appropriation du club par Suning avait évidemment une logique marketing. Au Japon, lors de la création de la J-League, la fédération souhaita détacher les clubs des entreprises en interdisant le nom des sociétés dans celui des clubs. La Chine ne fit pas ce choix mais la fédération semble faire machine arrière. En effet, pour la prochaine saison 2021, il est prévu que les clubs optent pour des « noms neutres », en supprimant toute référence aux investisseurs et aux entreprises qui les possèdent. Presque toutes les équipes chinoises de Super League devraient devoir changer de nom dont Jiangsu. Mais, contrairement au Japon où la suppression du nom de l’entreprise avait pour but d’aider les supporteurs à mieux s’identifier au club, le sentiment est totalement différent en Chine. La décision de la fédération a en effet exaspéré les fans. Il faut dire que certains n’ont jamais connu leur équipe sous un autre nom que l’actuel. Les clubs de supporteurs des 5 équipes ont publiquement critiqué cette nouvelle stratégie : « Le football est une culture et un club de football n’est pas une simple entreprise, c’est un symbole culturel d’une ville ou d’une région […] Le nom de l’équipe, le logo et la couleur font un tout ». L’entreprise publicitaire a donc plutôt bien marché en Chine.
Jiangdong est une ancienne région de la Chine dont la capitale se trouvait dans la préfecture de Jiangning (aujourd’hui ville de Nankin).
#349 – Inter Milan : Nerazzurri
Les noirs et bleus. La tenue traditionnel de l’Inter se compose d’un maillot à rayures verticales noires et bleues, combinée avec un short et des chaussettes noirs (à partir de 1924, avant le short étant blanc). En 1908, une dissidence se créa au sein du Milan Cricket and Football Club (futur AC Milan) et le 9 mars, un groupe d’italiens et de suisses s’éloignèrent du Milan, en fondant l’Internazionale. Les raisons de ce schisme étaient multiples mais la principale demeura le refus du Milan d’intégrer des joueurs étrangers. Les dissidents créèrent donc un club qui acceptait des joueurs étrangers sans limites ainsi que des italiens (d’où le non Internazionale). La fondation eut lieu au restaurant « Orologio » de la Piazza del Duomo à Milan, le 9 mars 1908, en fin de soirée.
Le peintre futuriste Giorgio Muggiani, l’un des membres, réalisa le premier blason du club et choisit également les couleurs du club, noir et bleu. Un des fondateurs déclara plus tard que « Questa notte splendida darà i colori al nostro stemma: il nero e l’azzurro sullo sfondo d’oro delle stelle. Si chiamerà Internazionale, perchè noi siamo fratelli del mondo » (Cette merveilleuse nuit donnera les couleurs de notre blason : noir et bleu sur le fond doré des étoiles. Il s’appellera International, parce que nous sommes frères du monde). Le choix du noir et du bleu résulterait donc du moment de la création du club, en représentant les couleurs du ciel.
Mais, la réalité serait moins « romantique ». Une des premières versions raconte que le bleu fut choisi car, à l’époque, il existait des crayons bicolores, rouge d’un côté et bleu de l’autre. Symboliquement le bleu était opposé au rouge, couleur qui était celle de l’ancien club des dissidents et futur rival, l’AC Milan. Mais, selon une autre version encore moins poétique, le peintre n’avait que deux couleurs sur sa palette : le noir et le bleu.
En 1928, suite à la fusion avec l’Unione Sportiva Milanese, imposée par le régime fasciste, le club fut contraint d’adopter un maillot blanc arborant une immense croix-rouge (reprenant alors le drapeau de Milan) accompagné d’un short noir. Cependant, déjà la fin de la même saison, l’Inter recommença à porter les rayures verticales noires et bleues plus habituelles.
#348 – Fredrikstad FK : Aristokratene
Les aristocrates. Si le club marqua le football norvégien entre 1932 et 1961 (9 championnats remportés et 8 coupes), ce n’est pas ce palmarès qui donna son surnom d’aristocrate. Celui-ci est hérité du nom de ville où réside le club. Fredrikstad signifie la ville de Fredrik, du nom du Roi du Danemark et Norvège, Fredrick II. Lors de la Guerre nordique de Sept Ans (1563-1570), la ville de Sarpsborg fut incendiée par les suédois en 1567. Le roi Fredrick II décida, par décret royal, de rebâtir une ville à 15 kilomètres au sud de l’emplacement original de Sarpsborg, sur un site à proximité de la mer et de vastes plaines. La ville devint alors un site militaire stratégique. Le nom Fredrikstad fut utilisé pour la première fois dans une lettre du Roi, Fredrick II, datée du 6 février 1569. Cette naissance monarchique donna le surnom au club.
#347 – Caracas FC : el Rojo
Le rouge. L’un des plus beaux palmarès du football vénézuélien évolue en maillot rouge, ce qui donna son surnom à l’équipe. Pourtant, à la création du club en 1967, le club opta pour un maillot blanc, un short bleu marine et des chaussettes blanches. Toutefois, comme deuxième uniforme, les fondateurs choisirent un maillot rouge, un short blanc et des chaussettes blanches, les couleurs dans lesquelles évoluait l’équipe nationale). Jusqu’en 1989, le club oscilla entre les ligues amateurs et quelques percées vers les ligues de seconde et première division. Toutefois, à la fin des années 80, les problèmes financiers persistaient qui conduisit à la vente du club au Docteur Guillermo Valentiner, ce donna un coup de pouce important à la structuration et l’essor du club. Le Docteur Guillermo Valentiner, propriétaire du laboratoire pharmaceutique Vargas, créa une structure dénommée Organización Deportiva Cocodrilos qui racheta l’équipe de basket de Caracas, qu’il dénomma Cocodrilos de Caracas, et le club de football du Caracas FC. Il décida d’unifier les couleurs des deux clubs vers le rouge. Pourquoi le rouge ? Selon la légende, Docteur Guillermo Valentiner était un fan du Bayern Munich. L’autre surnom du club est los Rojos del Ávila (les rouges d’Ávila), Ávila étant le massif montagneux qui domine la ville de Caracas.
#346 – Guarani FC : Bugre
Bugre est un mot populaire au Brésil pour désigner les indigènes, en particulier les amérindiens vivant entre le Rio Tietê et la frontière uruguayenne. Le Rio Tietê est ce fleuve qui se trouve au nord de la ville de Campinas, où est basé le club du Guarani FC. En 1911 (le 1er avril mais officiellement le 2 pour éviter les blagues de poisson d’avril), 12 jeunes garçons brésiliens et principalement italiens ou d’origine italienne (un des fondateurs est d’ascendance allemande) se réunirent pour fonder le club sur la Praça Carlos Gomes, une place de Campinas nommée en l’honneur de Carlos Gomes, un compositeur brésilien du XIXème siècle, le plus célèbre personnage né à Campinas. Cette place eut une influence sur le club car, pour le choix du nom de la nouvelle association, les fondateurs choisirent Guarani Futebol Clube en l’honneur de l’opéra le plus connu du compositeur Carlos Gomes « O Guarani » . En outre, cette référence à Carlos Gomes rappelait également les origines nationales des fondateurs puisque le compositeur était brésilien (de Campinas donc) mais vécu une grande partie de sa vie en Italie (à Milan) pour y composer et faire jouer ses oeuvres à la Scala. En effet, parmi les 12 jeunes fondateurs, ont trouvé les italiens ou d’origine italienne Vicente Matallo, Antonio de Lucca, Pompeo de Vito, son frère Romeo Antonio de Vito, Angelo Panattoni, José Trani, Luiz Bertoni, José Giardini, Miguel Grecco, Julio Palmieri et Hernani Felippo Matallo. Le douzieme homme était Alfredo Seiffert Jaboby Junior mais il était le seul dont la famille était originaire d’Allemagne.
« O Guarani » (Le Guarani) est un opéra-ballet en quatre actes, d’après le roman éponyme de José de Alencar. Se déroulant au XVIème siècle sur fond de colonisation du Brésil par les Portugais, cet oeuvre raconte l’histoire d’amour impossible entre une jeune femme portugaise, promise en mariage à un noble, et un chef indien Guarani, Pery. Aujourd’hui, la population amérindienne Guarani existe toujours (estimé à 80.000 personnes) même si elle est menacée par l’exploitation forestière et se répartit dans les régions amazoniennes du Brésil, d’Argentine, de Bolivie, de l’Uruguay et du Paraguay. Avec un tel nom de club, le terme de Bugre s’imposa rapidement et d’autres en dérivèrent tels que Bugrao (petit Bugre) ou Família Bugrina (la famille indigène).
#345 – FC Bayern Munich : die Bayern
Les bavarois. Il n’est pas rare en France de voir accoler au nom du club, le nom de sa région ou de son département d’origine, uniquement pour des raisons de sponsoring (en tout cas, cela permet de justifier les subventions données). Pour le club allemand, cette référence à sa région d’origine remonte à la création du club en février 1900. Au-delà du nom, les fondateurs adoptèrent aussi les couleurs de la région, le bleu et le blanc. Pourtant, le club n’avait pas un esprit régionaliste au sein de cet Etat Allemand naissant et dominé par la Prusse. Au contraire, le Bayern fut fondé par 17 personnes qui venaient de Berlin, Fribourg, Leipzig et Brême. Le premier président était le berlinois Franz John et le premier secrétaire, Josef Pollack, était de Fribourg. Jusqu’en 1933, le club reposait sur des valeurs d’ouverture et libérales et était même le point de ralliement pour la pratique sportive des étudiants non-bavarois. Dans l’entre-deux guerre, les rivaux du FC Wacker ou du TSV Munich 1860 étaient les clubs phares de Munich. Mais, la popularité du Bayern grandit avec les succès à compter des années 60. En outre, ces victoires en Bundesliga comme en Coupe d’Europe se construisirent avec des joueurs bavarois tels que Franz Roth, Sepp Maier, Gerd Müller, Paul Breitner, Klaus Augenthaler, Bastian Schweinsteiger, Philipp Lahm, Thomas Müller et le plus grand joueur allemand, Franz Beckenbauer. En 1954, le club incorpora dans son blason le Rautenflagge, le drapeau à losanges bleus et blancs. Le club finit alors par s’ancrer régionalement. On peut ainsi voir les joueurs portaient le lederhose (culotte de peau), costume traditionnel bavarois, lors de la fête de la bière (Oktoberfest). Le club compte plus de 362 000 fans dont plus des deux tiers sont en Bavière. Si on a coutume de dire que les munichois supportent plus l’autre club de la ville, le TSV Munich 1860, il n’en demeure pas moins que sur les 75 000 spectateurs en moyenne à l’Allianz Arena, les trois quarts venaient de Munich et de ses alentours. Enfin, si le site du club s’est internationalisé en s’affichant en anglais, espagnol, chinois, japonais et russe, l’identité régionale ne s’est pas perdue avec des pages en bavarois.
#344 – Al Ahly SC : نادي القرن
Le club du siècle. Le surnom semble mérité après la 9ème Ligue des champions de la CAF, remportée face à son rival du Zamalek, il y a quelques jours de cela (depuis l’écriture de cet article, 3 autres se sont rajoutés, record africain). Le club ne s’est pas attribué ce qualificatif même s’il est heureux de le faire figurer sur son blason. En réalité, la Confédération Africaine de Football (CAF) lui décerna ce titre le 31 décembre 2000, et à juste titre.
Au niveau national, Al Ahly détient 44 titres de champion, 39 coupes d’Egypte et 14 super coupes, ce qui en fait le club le plus titré d’Egypte et détenant le record de titres gagné dans chacune de ces catégories. Le club remporta le premier titre de champion national en 1949 et les 8 suivants. Il réédita cette domination sur le championnat avec 8 titres d’affilée de 2005 à 2014. De plus, Al Ahly n’a jamais été relégué en seconde division égyptienne. Avant l’avènement de la première division égyptienne, Al Ahly constituait déjà la référence du football cairote, en ayant remporté 17 fois la Ligue du Caire (record).
Sur le plan continental, le club ne démérite pas non plus ce titre : 12 Ligue des champions de la CAF, record continental, auquel s’ajoute 4 Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe (également le record de l’épreuve et notamment 3 d’affilés en 1984, 1985 et 1986), 1 Coupe de la Confédération CAF et 8 Super Coupe de la CAF (record). Enfin, le club remporta également un Championnat des clubs afro-asiatiques, une Coupe des champions des clubs arabes, une Coupe des Vainqueurs de Coupe Arabe, deux Super Coupes Arabes, et 4 médailles de bronze à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA (2006, 2020, 2021 et 2023). Selon les classements, le club égyptien serait le club de football le plus titré au monde avec près de 120 trophées (en 2020). Ce qui plut certainement au supporteurs du club, c’est que ce dernier se vit décerner cette distinction avec comme premier dauphin, le Zamalek, le club rival.
#343 – The Strongest : el Tigre
Le tigre. Le club hérita de ce surnom lors de son 33ème anniversaire. En effet, le 8 avril 1941, le président de la Fédération de Football de La Paz, M. Max de la Vega, déclara un discours lors des célébrations où il baptisa le club du surnom de Tigre : « TIGRES! Yo les llamo Tigres!, porque lleváis en la piel los colores máximos del Club, que en las sombras densas han recibido el beso del sol, para, con sus rayos luminosos, hacer de la penumbra el emblema gualdinegro. Yo les llamo « Tigres »!, porque en los campos de la lid, vuestra garra y tesón me recuerdan al tigre feroz.Yo les llamo « Tigres »!, porque cuando el score os es adverso, lucháis, cual « Tigre » herido, para reconquistar el laurel » (TIGRES! Je les appelle des Tigres!, Parce que vous portez les couleurs du Club sur votre peau, qui dans les ombres denses a reçu le baiser du soleil, pour, avec ses rayons lumineux, faire sortir l’emblème noir et or de l’obscurité. Je les appelle « Tigres »! Parce que dans les champs de combat, ta griffe et ta détermination me rappellent le féroce tigre. Je les appelle « Tigres »!, Car quand le score vous est défavorable, vous vous battez, comme un « Tigre » blessé, pour reconquérir le laurier).
Le président de la Fédération ne puisa pas bien loin pour y trouver cette inspiration. En effet, en portant un maillot rayé or et noir, la référence au tigre devenait naturelle. D’ailleurs, l’équipement du club donna le surnom d’atigrados (tigrés). Ces rayures noires et jaunes représentaient pour les fondateurs le jour et la nuit et copiaient le maillot d’un ancien club de La Paz disparu en 1907, Thunder FBC. Ce dernier arborait un maillot avec des rayures horizontales noires et jaunes, inspiré du plumage noir tacheté de jaune d’un oiseau chanteur très abondant dans les parcs de la ville appelé Chayñita (une espèce de chardonneret).
En outre, avec un nom comme The Strongest (les plus forts), le club ne pouvait s’identifier qu’à un animal qui se rapproche des valeurs du club : force et courage. Dans les années 1920, le condor des Andes fut le premier animal qui s’afficha sur le maillot du club. Mais, l’oiseau disparut quelques années plus tard. Le tigre s’imposa donc à partir de 1941 mais il ne fit son apparition sur le maillot, sous la forme de la tête, qu’à compter de 1969. Jusque dans les années 1980, ce symbole était utilisé à la place du blason. Depuis, les deux s’affichent sur la tunique du club. Enfin, le pseudonyme est parfois précisé en indiquant le quartier dont est originaire le club, el tigre de Achumani.
