#1133 – Berekum Chelsea FC : the Blues

Les bleus. Au Ghana, Berekum Chelsea a su rapidement se faire une place parmi l’élite footballistique du pays, au point d’être champion du Ghana lors de la saison 2010-2011, soit à peine 11 ans après sa naissance. En 2000, sous le nom de Semereka FC, le club de Berekum fut fondé par Emmanuel Kyeremeh et Obed Nana Nketiah. En 2004, ces deux propriétaires décidèrent de changer le nom du club et de surfer sur la vague de popularité des anglais de Chelsea au Ghana, les propriétaires eux-mêmes étant supporteurs du club londonien. En effet, à cette époque, le Ghana comptait dans ses rangs un formidable footballeur, Michael Essien. Il évoluait alors dans le milieu de l’équipe magique de l’Olympique Lyonnais mais était courtisé par le Chelsea de Roman Abramovitch. En 2005, le milliardaire russe aligna les euros (38 millions précisément) pour attirer le ghanéen dans son équipe. Avec ce transfert, outre le gain sportif évident (le club remporta la première ligue des champions de son histoire en 2012), Chelsea gagna immédiatement en popularité au Ghana.

Semereka FC devint donc le Berekum Chelsea FC et son blason se rapprocha fortement de celui de Chelsea, à l’animal près (le lion de Chelsea fut remplacé par un aigle). Evidemment, le club opta également pour les couleurs des londoniens, le bleu (cf. #210).

#1132 – Rio Ave FC : Rioavistas

L’origine de ce surnom est assez simple puisqu’il dérive directement du nom du club. Ce qui est plus original, c’est que le club réside dans une ville qui se nomme Vila do Conde. Donc rien à voir avec son patronyme. Le club a tout simplement prit le nom de la rivière Rio Ave, qui coule à Vila do Conde. L’histoire de cette ville, à la longue histoire (première mention en 953), a toujours été étroitement liée à l’Océan Atlantique et surtout au fleuve Rio Ave. Située sur la rive nord de l’embouchure de ce dernier, Vila do Conde est une terre de pêcheurs, un port actif, un centre industriel et surtout une des stations balnéaires les plus prisées du pays. Avant l’époque des découvertes, Rio était un village de pêcheurs. Puis, au XVIème siècle, de par sa situation géographique sur la côte et avec l’activité économique débordante liée aux grandes Découvertes, Vila do Conde attint son apogée commerciale et maritime. Son port et ses douanes constituaient un important entrepôt commercial pour les denrées venant des nouvelles terres. En outre, ses chantiers de construction navale devinrent réputées et une de ses activités principales. Aujourd’hui, la ville est appréciée pour ses grandes plages. Les plages de Vila do Conde s’étendent quasiment sur 18 kilomètres jusqu’à l’embouchure du Rio Ave. La Plage de Caxinas est privilégiée par les pêcheurs tandis que la Plage de Turismo par sa proximité avec le centre urbain est très courue. La Plage Bleue demeure la plus recherchée par les surfeurs.

#1131 – OH Louvain : les Universitaires

En 2002, 3 clubs de la région de Louvain s’unirent pour donner naissance au OH Louvain. Il y avait le Zwarte Duivels Oud-Heverlee (fondé en 1957), le Daring Club Louvain (fondé en 1945) et le Stade Louvain (fondé en 1903). Les couleurs du nouveau club, blanc, noir, rouge et vert, reprenaient tout simplement les teintes des 3 clubs fondateurs. Pour le surnom, les initiales du club, OHL, s’imposèrent et continuent d’être utilisées. Mais, la ville de Louvain est également connu pour sa fameuse université, dont le stade du club, se situe en bordure de la cité universitaire de Louvain.

Fondée par le duc Jean IV de Brabant, une première université exista entre 1425 et 1792. Elle ne résista pas à l’annexion du territoire à la France au XVIIIème siècle. Mais, pendant plus de 300 ans, elle fut un grand centre de connaissance et d’enseignement, notamment en étant le berceau et le bastion du Jansénisme. Puis, l’Université d’État de Louvain fut fondée le 6 octobre 1817 par le Roi Guillaume Ier, souverain du Royaume des Pays-Bas. Relevant de l’Etat, son enseignement était neutre. Elle ferma ses portes le 15 août 1835. Le 8 novembre 1834, une nouvelle université vit le jour à Malines avec l’appui des évêques de Belgique. Cette université avait pour objectif d’enseigner la doctrine du Saint-Siège. Elle déménagea en 1835 à Louvain et prit le nom Université Catholique de Louvain. Cette dernière existe encore même si en 1968, elle se sépara juridiquement en deux, sur fond d’affrontement linguistique. D’un côté, une entité néerlandophone (Katholieke Universiteit Leuven) dont les bâtiments sont à Louvain, et une entité francophone (UCLouvain), qui s’établit dans la localité wallonne Louvain-la-Neuve. En 2023, KUL comptait 65 631 étudiants et près de 23 000 professeurs, répartis sur 13 campus dans 10 villes de Flandre. De renommée internationale, elle est la plus grande université néerlandophone en Flandre et aux Pays-Bas. Elle a obtenu la 1ère place du classement Reuters 4 ans de suite (de 2016 à 2019) et est classée 87ème au classement de Shanghai en 2021, 70ème au classement mondial des universités QS en 2022 et 42ème au classement Times en 2022.

#1130 – Lima CFC : el Decano de América

Le doyen des Amériques. Plongé dans l’histoire de ce club péruvien, c’est revenir au source du football sud-américain. C’est décrire une histoire commune à de nombreux clubs d’Amérique Latine. Au XIXème siècle, le football moderne s’émancipa en Angleterre et se répandit rapidement chez ses voisins britanniques. Pour conquérir le reste de la planète, le football s’appuya sur la puissance du commerce anglais, qui inondait le monde de ses produits et ses inventions. Notamment, les ingénieurs et ouvriers anglais investirent l’Amérique du Sud pour poser les rails du réseau ferré et en profitèrent pour y exporter également leur culture et leur pratique sportive. Ce fut le cas pour un certain nombre de clubs comme le Peñarol en Uruguay (#62), le CA Douglas Haig (#1091) et le Ferro Carril Oeste en Argentine (#665).

Ce fut également le terreau du Lima Cricket and Football Club. En 1859, les anglais immigrés à Lima et Calla étaient près de 1 400 et travaillaient pour la plupart à la construction du chemin de fer. Ces derniers souhaitaient pratiquer les sports qu’ils connaissaient en Angleterre, comme le football, le rugby et le cricket, mais qui étaient inconnus au Pérou au milieu du XIXème siècle. Résultat, la communauté de Lima fonda son propre club le 9 septembre 1859 sous le nom de Lima Cricket Club. En 1885, il fusionna avec le Lima Lawn Tennis Club et se rebaptisa Lima Cricket and Tennis Club. Bien que ses membres pratiquaient le football depuis ses origines, le premier match de football enregistré eut lieu le 7 août 1892. Suite à cet événement, le club se dota officiellement d’une section football en 1893. En 1906, le nombre de pratiquants de football prenant de l’importance, le club adopta son nom actuel. Le plus important à noter est que l’histoire du club débuta en 1859. Or, sur le continent sud-américain, les clubs apparurent plutôt dans les années 1880-1890 (Gimnasia y Esgrima Buenos Aires en 1880, Quilmes et Gimnasia y Esgrima La Plata 1887, São Paulo AC 1888, Rosario Central en 1889, Albion FC et Peñarol en 1891, Santiago Wanderers en 1892, CR Flamengo et Banfield en 1895, Oruro Royal en 1896) et ainsi Lima CFC est le plus ancien des clubs d’Amérique Latine.

#1129 – FC Universitario : Manzanero

Manzanero est un terme qui désigne les animaux qui cherchent les pommiers pour manger leurs fruits. Le club de la ville de Vinto se démarque par sa jeunesse dans le football bolivien. Fondé le 23 Mars 2005, il lui aura fallu moins de 20 ans pour accéder à l’élite du pays. Mais son surnom se puise dans la longue histoire agricole du pays de Vinto.

Aujourd’hui, la ville de Vinto se présente comme « la Gran Manzana de Bolivia » (la grande pomme de Bolivie). Evidemment cette municipalité ne se compare pas avec New York. Plus simplement, la production de pommes demeure un des vieux piliers de l’économie de Vinto. Cette dernière s’est spécialisée dans la variété camuesa. De couleur verte avec des nuances de rouge à maturité, cette pomme présente d’indéniables qualités nutritionnelles et médicinales (elle aiderait à la cicatrisation). Importée par les espagnols lors de la conquête, la culture de la pomme arriva à Vinto avec les propriétaires terriens Martín Lanza Saravia et Darío Montaño qui possédaient dans leurs vergers plus de deux mille pommiers. Mais, après avoir été un des fleurons de l’agriculture locale, la production de pomme baissa dans la région, en raison de la croissance de la zone urbaine, qui a entraîné la disparition des vergers. Au début des années 2010, la culture traditionnelle de la pomme paraissait même menacée. En 2013, la surface agricole consacrée à la pomme s’élevait à un peu plus 1,2 hectares pour une production atteignant près de 8 quintaux. Elle était devancée par la culture de la pêche et du raisin. Toutefois, la ville garde une relation particulière avec la pomme. Un monument, se résumant à une énorme pomme verte surmontée d’un chapeau de paille blanc, trône fièrement dans la ville. En outre, depuis 1989, chaque année, le deuxième week-end du mois d’avril, une fête consacrée à la pomme se déroule dans la cité. La Foire de la Pomme est devenue l’un des emblèmes les plus marquants de cette région où l’on peut admirer et déguster toute la production dérivant de la pomme (patisserie, confitures, liqueurs).

#1128 – FC Emmen : Rood-Witten

Les rouge et blanc. Fondé le 21 août 1925, le club néerlandais connut différentes phases chromatiques. Dans ses premières années d’existence, l’équipe joua dans des tenues rouge et noir, héritées d’un des prédécesseurs, le VEV (Vlug en Vaard). Mais, au bout de quelques temps, le club évolua vers des uniformes vert et blanc. Finalement, il opta pour les couleurs rouge et blanc, qui devinrent ses teintes traditionnelles. Outre les couleurs, l’équipement se distingua à partir de la saison 1993-1994, en se composant d’un maillot rouge avec une bande centrale verticale blanche, accompagné d’un short blanc. Un peu le négatif du maillot de l’Ajax.

D’où viennent ces deux couleurs ? Le club a tout simplement reprit les couleurs du drapeaux et des armoiries de la région de Drenthe. Emmen est une ville de la province de Drenthe, au Nord-Est des Pays-Bas. Au Xème siècle et jusqu’à 1025, la région de Drenthe passa sous la domination de différentes seigneuries. Puis, en 1024, l’évêque d’Utrecht reçut à la mort d’Henri II, Empereur du Saint-Empire, le comté de Drenthe. Cette donation fut confirmée définitivement en 1046. Les Evêques d’Utrecht étaient également seigneurs temporels de la principauté d’Utrecht et la région Drenthe fut intégrée à cette principauté. Jusqu’en 1528, l’évêque d’Utrecht resta seigneur de Drenthe puis la principauté fut cédée à l’Empereur Charles Quint et rejoignit les possessions des Habsbourgs aux Pays-Bas. Aujourd’hui, les armoiries de la région de Drenthe reprennent les couleurs blanches et rouges de la principauté d’Utrecht. Elles pourraient également correspondre aux couleurs traditionnelles des saxons dont Drenthe fut un fief au IXème siècle.

#1127 – PFC Litex Lovech : Oранжевите

Les oranges. Durant les années 1990 et 2000, le club de la ville de Lovech devint une place forte du football bulgare. Il remporta 4 championnats de Bulgarie (1997-1998, 1998-1999, 2009-2010 et 2010-2011) et 4 coupes nationales (2001, 2004, 2008 et 2009) et réussit même quelques exploits en coupe d’Europe. Mais, avant cette période dorée, malgré une fondation en 1921, la vie du club fut à la fois calme et mouvementée. Calme car le palmarès était vierge et le club végéta dans les divisions inférieures. Mouvementée car le club changea plusieurs fois de nom et de couleurs. De 1921 à 1957, le club se dénomma Hisarya, puis jusqu’en 1979 Karpachev et de 1979 à 1994 Osam (l’équipe évoluait alors en bleu et rouge). En 1994, le club trouva un nouveau sponsor, LEX, qui imposa son nom dans celui du club. Puis arriva Grisha Ganchev.

Oligarque originaire de Lovech, Grisha Ganchev fut un lutteur au lycée sportif avant de faire des études de commerce. Dans les années 1990, il lança son entreprise de négoce en produits pétroliers Литекс комерс (Litex commerce). Litex proviendrait du grec ancien et signifierait Lilas, la fleur étant un des symboles de la ville de Lovech. Prospérant dans le pétrole, Ganchev étendit ses activités à la production de sucre, d’électricité, au tourisme, à la construction et au transport, des milliers d’habitants de Lovech travaillant alors dans ses sociétés. Au point, que la ville de Lovech fut surnommée Ganchev City. Pour assoir son image, Ganchez racheta le club, dont il était supporteur, en 1996, après la déroute financière de son sponsor LEX, et mena deux politiques. D’une part, le club devint à l’image de son empire. Il prit le nom de Litex et opta pour les deux couleurs de l’entreprise, orange et vert. D’autre part, il entreprit un projet sportif ambitieux, en recrutant des joueurs connus et en dotant le club d’infrastructures de qualité. Mais, la belle aventure prit fin au milieu des années 2010. En 2015, Ganchev et ses ressources « infinies » abandonnèrent le Litex pour rejoindre le grand club de la capitale en perdition, le CSKA Sofia. A l’agonie financière, le club de Lovech arrêta sa participation à la première division en Décembre 2015. Le CSKA racheta la licence du club de Lovech et prit sa place au sein de l’élite. Lovech repartit quelques mois plus tard en 3ème division en fusionnant avec un petit club régional. Pas rancunier et surtout nostalgique de cette époque bénie, le club conserva les couleurs et le nom Litex.

#1126 – Örgryte IS : Lirarnas Lag

L’équipe des champions. Club omnisports (football, bowling , lutte , athlétisme et handball), Örgryte IS est l’un des plus titrés du pays (12 titres de champion) mais surtout le pionner du football en Suède. Le dimanche 4 décembre 1887, des jeunes lancèrent une initiative visant à fonder une association de patinage et créer une patinoire au Sud-Est de Göteborg (à Balders hage). Vers 1890, l’association s’ouvrit au football et finalement, l’ÖIS joua et remporta le premier match de football disputé sur le sol suédois en 1892 (1-0 contre Lyckans Soldater). Le club aime donc à dire qu’il a apprit à la Suède à jouer au football.

Alors que le club domina le football suédois avant la Seconde Guerre mondiale (11 titres de champion + 2 non officiels), l’ÖIS évoluait seulement en seconde division au cours des années 1940 et 1950. Mais, en 1956, le légendaire attaquant Gunnar Gren (agé de 36 ans), qui venait de passer 7 ans en Italie (AC Milan, Fiorentina et Genoa), rentra au pays et signa comme entraineur-joueur à Örgryte. Sous sa houlette et en prodiguant un jeu offensif basé sur les passes, les jeunes joueurs de l’équipe se révélèrent : l’ailier gauche Lennart Wing et les attaquants Rune Börjesson et Agne Simonsson. L’équipe échoua deux années de suite en finale d’accession à l’élite suédoise. Mais, après 19 ans d’absence, Örgryte retrouva la première division en 1959. L’équipe termina alors à la 4ème place mais enregistra une moyenne de 25 507 spectateurs, record d’affluence du football suédois qui tint jusqu’en 2015. Preuve que le football pratiqué était attrayant. Lors de cette saison, Rune Börjesson finit meilleur buteur avec 21 buts et Agne Simonsson termina 5ème au classement du ballon d’or FF et remporta le Guldbollen (meilleur football suédois). En 1960, Örgryte monta sur le podium à la 3ème place, Rune Börjesson étant encore meilleur buteur (24 buts). Gunnar Gren quitta le club en 1959, Agne Simonsson rejoignit le Real Madrid en 1961 et Rune Börjesson la Juventus en 1961. Malgré l’absence de titre, le club gagna le surnom de Lirarnas Lag lors de cette époque dorée.

#1125 – Étoile Sportive du Sahel : الحمراء

Le rouge. Fondé le 11 mai 1925 dans le lycée franco-tunisien et reconnu par les autorités françaises le 11 juillet 1925, le club de Sousse qui est devenu une icone nationale s’inscrivit d’abord dans le mouvement des nationalistes sahéliens (par opposition aux clubs de Sousse qui regroupaient d’autres communautés : Patriote de Sousse pour les Français, Savoya qui réunissait les Italiens, Red Star pour les Maltais et Maccabi qui regroupait les joueurs de confession israélite). Résultat, le choix fut fait de retenir les couleurs du drapeau de la Tunisie, rouge et blanc.

Suite à la défaite de la flotte ottomane, qui comportait plusieurs navires tunisiens, face à une alliance franco-russo-britannique à la bataille navale de Navarin le 20 Octobre 1827,  Hussein II, Bey de Tunis, décida la création d’un drapeau à destination des bateaux tunisiens, pour les distinguer des autres flottes. Plusieurs pays de la Méditerranée, vassale de l’Empire Ottoman, utilisaient alors un drapeau à dominante rouge s’inspirant du drapeau de la Sublime Porte. Ainsi, la Tunisie étant elle-même un vassale de l’Empire Ottoman, le choix du drapeau se porta en 1831 sur un étendard rouge et comportant, en son milieu, un disque blanc où figure un croissant et une étoile à cinq branches rouges. Depuis cette date, le drapeau tunisien a subi peu de modification. Il y a différentes interprétations sur la symbolique attachée à ce drapeau. Il est communément admis que la couleur rouge exprimerait le sang des martyrs tombés durant la conquête par les Ottomans en 1574. Même couleur qui pour d’autres serait soit le symbole de la résistance contre la suprématie turque (sic), soit elle propagerait la lumière sur le monde musulman. Le blanc symboliserait la paix tandis que le cercle de cette couleur évoquerait le soleil. Le croissant et l’étoile à 5 branches, vieux symboles associés depuis l’Antiquité et devenus aujourd’hui une des images largement répandues du monde musulman, étaient à l’époque présent sur l’étendard de l’Empire Ottoman. La Tunisie le reprit à son compte, le croissant incarnant l’unité de tous les musulmans et les branches de l’étoile les 5 piliers de l’islam. Mais, le croissant pourrait également apporter la chance ou désigner le dernier croissant de Lune, qui marque la fin du mois du ramadan. Il n’empêche que si la Tunisie s’inspira des symboles de l’Empire Ottoman, le croissant et le soleil étaient déjà utilisés par la Carthage Punique (814 av. J.-C. – 146 av. J.-C.), et finalement, ce ne serait qu’un retour aux sources.

#1124 – 1. FC Sarrebruck : die Molschder

Ceux de Malstatt. La ville comme le club, frontaliers de l’hexagone, ont un lien avec la France. En effet, pendant un an (1948-1949), alors que la région de la Sarre était sous protectorat français depuis 1947 (et jusqu’en 1956) suite à la Seconde guerre mondiale, le FC Sarrebruck affrontait « secrètement » les clubs français de seconde division sans que son affiliation à la FFF fusse accepté. Il parvint même à remporter ce championnat de manière officieuse. Mais, finalement, à l’issu des atermoiements des clubs français à ouvertement jouer contre un club allemand et donc à accepter sa promotion dans l’élite française, le FC Saarebruck réintégra le système allemand en 1951. Mais, son surnom est purement local et même attaché au dialecte de la région.

Les origines du FC Saarebruck remontent au début du XXème siècle. En 1903, quelques passionnés de football se rencontrèrent dans un restaurant avec l’idée de créer un club de football. Ce fut fait le 18 avril 1903 en affiliant cette section au club omnisport du TV 1876 Malstatt, qui existait depuis 1876. A cette époque, Malstatt, dont la première mention remonte à 930, était une ville indépendante, qui s’était unie en 1874 avec la cité voisine de Burbach. Le nom de la ville de Malstatt provient d’un lieu de justice qui y était établi (en allemand ancien, mahal désignait une assemblée publique judiciaire, où l’on discutait des lois et où l’on tranchait les litiges en plein air). En dialecte locale, le nom de la ville se dit Mòòlschd, d’où le dérivé Molschder qui est devenu le surnom du club. Puis, le 1er avril 1909, les municipalités de Sarrebruck, Saint-Jean et Malstatt-Burbach fusionnèrent pour donner naissance à une Sarrebruck élargie, comptant 105 000 habitants. Malstatt devint alors un quartier de cette nouvelle cité.