#78 – Cruzeiro EC : Raposa

Le renard. Le club fut caricaturé sous la forme d’un renard par Fernando Pieruccetti (mieux connu sous le pseudonyme de Mangabeira) en 1945. Álvares da Silva, secrétaire du quotidien Folha de Minas, qui délivrait l’une des pages sportives les plus importantes et dynamiques de la presse du Minas Gerais à cette époque, décida d’imiter son confrère de Rio de Janeiro, Jornal dos Sports, qui avait décidé quelques années auparavant de personnaliser les équipes cariocas au travers de personnages de bande dessiné. Flamengo était Popeye, Fluminense était Pó-de-arroz, Vasco était Almirante, Botafogo était Donald Duck et America était le Diable. Álvares da Silva confia à Fernando Pierucetti, professeur de dessin et illustrateur du supplément littéraire et de la page pour enfants du journal, la réalisation de ces mascottes qui devaient puiser leur source dans l’univers des fables d’Ésope et de La Fontaine, mais en utilisant des animaux de la faune brésilienne. Pierucetti dessina alors la mascotte des 3 grands clubs de la ville : Atlético, Cruzeiro et América.

L’inspiration pour trouver les animaux représentatifs des clubs vint d’éléments qui faisaient déjà partie de l’imagerie populaire. Club de la communauté italienne de la ville, Cruzeiro s’était appuyé sur ces dirigeants italiens au sens des affaires aiguisé pour se développer. A l’image de l’ascension laborieuse et astucieuse des habitants d’origine italienne vers les plus hautes couches sociales de Belo Horizente, le club véhiculait l’image d’une trajectoire croissante linéaire, marquée par la simplicité, le gout du travail constant et répété et la ruse et dont l’accumulation des efforts, au fil du temps, avait forgé la grandeur du club. Ces qualités étaient d’autant plus en vrai en 1945 que le club était alors présidé par Mário Grosso. D’origine italienne, directeur sportif, trésorier et entraineur par intérim à compter de 1935, il accéda à la présidence de Cruzeiro le 17 décembre 1942. Connu pour son intelligence, il usa de ruse et de persévérance dans la direction des affaires du club. Grâce à ses méthodes, il parvint à chiper plusieurs jeunes talents au nez et à la barbe de l’Atlético. L’ingéniosité de Grosso furent mises en avant par Pieruccetti pour justifier le choix du renard. En outre, cette manière se retrouvait dans l’équipe de Cruzeiro de 1945, triple championne d’État, qui comptait des joueurs expérimentés et connaissant les ficelles du football.

Les supporteurs de Cruzeiro s’approprièrent vite cette image, tout comme le club qui créa par la suite une mascotte officielle de renard. Il faut dire que Pieruccetti avait choisi pour le rival de l’Atlético le coq. Or, le renard est l’animal qui attaque les poulaillers. On raconte que Zé do Monte, l’idole de l’Atlético dans les années 1940 et 1950, entrait sur le terrain avec un coq sous le bras. En réponse, les fans de Cruzeiro promettaient de lâcher un renard sur le terrain, pour chasser l’animal de Zé do Monte.

#71 – Glasgow Rangers : Teddy Bears

Les tendres ours. Comme pour le surnom d’Hibernian (Cabbage – Article #49), il s’agit d’un jeu de mot en argot écossais (rhyming slang). La prononciation de Rangers avec l’accent écossais accentue la dernière syllabe et celle-ci rime avec Bears. Le jeu de mot consiste à remplacer un mot par une phrase, sans rapport avec le mot mais ayant la même sonorité que le mot. Puis, la phrase est réduite à son premier terme pour signifier le mot initial. Par exemple, si vous dîtes « I’m going up the apples » (je monte les pommes), cela signifie « I’m going up the stairs » (je monte les escaliers). En effet, stairs (escalier) rime avec apples and pears (pommes et poires) et, au final, dans le jargon, apples remplace stairs. Dans celui des Rangers, le jeu de mot est plus simple puisqu’il ne joue que sur la sonorité.

Pourquoi le club s’appelle-t-il Rangers ? Galvanisés après avoir vu une équipe locale de Glasgow, Queen’s Park, jouer une nouvelle forme de football, cinq jeunes sportifs enthousiastes (pratiquant essentiellement l’aviron) fondèrent les Rangers en mars 1872 : les frères Moses et Peter McNeil, et les amis Peter Campbell, David Hill et William McBeath. Moses McNeil, qui est considéré comme la force motrice dans la formation du club, aurait vu le nom de « Rangers » dans un magazine intitulé « English Football Annual » rédigé par Charles Alcock (membre fondateur et plus tard secrétaire de la Football Association, et également créateur de la FA Cup). Dans ce livre, publié chaque année depuis 1868, Moses McNeil découvrit une équipe de rugby anglaise dénommée les Swindon Rangers qui jouaient en chaussette blanche, short blanc et maillot blanc avec une étoile bleue sur la poitrine. Le nom aurait tellement plu à Moses qui l’aurait proposé et fait adopté au reste de la troupe. Les fondateurs des Rangers copièrent non seulement le nom des rugbymen de Swindon, mais également leur kit. Selon certain, Moses avait aimé ce nom car Rangers rimait avec strangers (étrangers), ce qui symbolisait le rassemblement sous la houlette du club d’hommes différents (mais tout de même protestants) provenant de toute la ville.

#67 – Malaga CF : los Boquerones

Les anchois. Malaga et sa Costa del Sol ne sont pas seulement des stations balnéaires et une destination touristique. Avant l’essor débuté dans les années 1970, Malaga a été et reste un des grands ports espagnols, à la fois port de plaisance, de passagers, commercial et aussi de pêche. Il remonte aux origines de la ville fondée par les phéniciens et la pêche a constitué une forte activité économique. En particuliers celle de l’anchois. L’anchois de Malaga, anchois « vitoriano » ou « victoriano » , est la star des assiettes de la ville. Son nom provient de la période à laquelle est péché ce poisson, proche des fêtes de la vierge de la Victoria, patronne de la ville. Il existe plusieurs façon de le cuisiner mais sans aucun doute que sa version la plus simple, en friture (appelé « pescaíto frito » ou poisson frit), est la plus commune et appréciée. La préparation traditionnelle consiste à attacher 4 ou 5 anchois par la queue, les saler légèrement puis les enrober de farine et enfin les faire frire dans un bain d’huile d’olive brûlante. En rajoutant du safran, de l’origan, du cumin, de l’ail, de l’huile, du vinaigre et des condiments, et après l’avoir mis au frigo pendant 24 heures, on obtient une autre variante appelé anchois en escabèche. Dans une autre version, les habitants les laissent macérer dans du jus de citron puis les font frire dans beaucoup d’huile d’olive.

Chaque année, le deuxième dimanche du mois de septembre, la petite ville voisine de Rincón de la Victoria célèbre ce poisson argenté lors du Día del Boquerón Victoriano (Jour du Boquerón de la Victoire), ce qui conclut la saison touristique estivale. En outre, à la fin du carnaval, les habitants de Malaga fabriquent un anchois géant qu’ils emmènent en procession jusqu’à la plage où ce totem est finalement brulé.

Dès le XVIIème siècle, l’abondance de ce poisson dans la baie de Malaga et sa pêche étaient mentionnées. De nombreux témoignages de poètes et d’écrivains tout au long du XIXème siècle firent l’éloge de sa qualité et décrivaient son imprégnation dans la culture et l’identité de la ville. L’écrivain espagnol Pedro Antonio de Alarcón déclara « Malaga, patrie des meilleurs anchois au monde » et l’essayiste et gastronome Dionisio Pérez dira : « les anchois, il n’existe que ceux qui se pêchent d’Estepona à Malaga ». Les habitants de la ville, comme les joueurs du club, sont donc devenus los boquerones. Il n’est pas rare d’entendre le slogan « Somos Malagueños, somos Boquerones » (nous sommes malaguènes, nous sommes des anchois).

#66 – Lille OSC : les Dogues

L’origine de ce surnom est incertaine. Mais, la légende la plus admise veut qu’il soit un héritage de l’Olympique Lillois, un des clubs dont est issu le LOSC. Dans les années 1930, l’Olympique Lillois était un club qui comptait. Il fut notamment le premier champion de France en 1933, enregistrant une belle performance avec 8 victoires à domicile sur 9 matchs et, à l’extérieur, 6 victoires. Même si le club ne parvint pas à ajouter d’autres trophées dans sa galerie avant l’éclatement de la Seconde Guerre Mondiale, il termina à la seconde place du championnat en 1935 et atteignit la finale de la Coupe de France en 1939. Dans ces années, après une victoire face à Paris, un journaliste parisien aurait comparé les joueurs à des dogues en raison de leur pugnacité. L’image est restée. Elle sera assumée à partir du début des années 80 quand l’animal fera son apparition sur l’écusson.

#65 – AS Roma : Lupa

La louve. La référence est évidente à la fois car il s’agit du symbole du club qui apparaît sur son écusson et souvent dans ses produits dérivés. Egalement car le mythe de Romulus et Remus est l’identité de la ville éternelle et connu par beaucoup. Ces jumeaux, fils du dieu Mars et de la vestale Rhéa Silvia, sont connus pour être les fondateurs de Rome. Nouveau-nés, ils furent abandonnés à la demande de leur oncle sur le Tibre et recueillis par une louve qui les allaitèrent. Par la suite, les jumeaux se vengèrent de leur oncle, fondèrent Rome mais la volonté de gouverner la ville entraîna le fratricide de Remus par Romulus. Depuis l’Antiquité, l’image des jumeaux allaités par une louve est un symbole de la ville de Rome et depuis de l’AS Roma.

En 1927, l’AS Roma naquit de la fusion de trois clubs de football romain (Fortitudo Pro Roma, Alba Audace et Roman). L’objectif était de créer un grand club portant haut les couleurs de la capitale afin de s’opposer aux clubs du nord du pays. Pour conserver la base de supporteurs des 3 clubs comme élargir l’audience à toute la ville, les fondateurs comprirent que la symbolique allait jouer un rôle crucial. Tout d’abord, le choix simple de retenir le nom de la ville comme nom du club. Puis, le choix des couleurs en se référant aux bannières de l’Empire Romain et du Capitole (cf. #980). Il était donc logique que la louve du Capitole soit adoptée comme symbole du club et complète son identité. Paradoxalement, elle n’apparut sur le maillot du club et son écusson qu’un demi-siècle après la fondation. Au cours des premières années, aucun blason se présentait sur le maillot. Puis, au milieu des années 1930, un premier écusson formé des initiales du nom du club « ASR » au sein d’un cercle s’installa sur la tunique. Puis, il disparut de nouveau pour revenir sporadiquement en 1953 et au début des années 1960. Finalement, en 1978, Dino Viola prit la direction du club et s’intéressa immédiatement à développer les revenus du merchandising. Ainsi, pour se distinguer, la louve s’imposa à cette époque dans le blason comme sur le maillot. Encore que ce n’était pas vraiment une louve et encore moins dans sa position d’allaitement actuelle et classique. En effet, il s’agissait d’une tête de loup, affectueusement appelé Lupetto, créé par le graphiste milanais Piero Gratton (1939-2020). A cette époque, la stylisation des emblèmes du club étaient à la mode parmi les clubs italiens (diavoletto du Milan, le taureau du Torino ou l’aigle de la Lazio). Cette tête demeura jusqu’au milieu des années 1990 avant que la louve capitoline se dévoila sur le maillot à l’été 1997.

Seulement si le terme Lupa signifie louve en italien, en latin il a le même sens que celui de prostituée. Or, une des légendes raconte que les jumeaux furent recueillis par un berger du nom de Faustulus et sa femme, Larentia, prostituée. En jouant sur le double sens du mot, d’autres auteurs auraient détourné la légende pour y intégrer une louve, dont la symbolique est plus puissante que celle d’une prostitué. Officiellement, le surnom de l’AS Roma provient de l’animal. Si vous n’aimez pas le club, vous pouvez en changer le sens.

#64 – Vissel Kobe : 牛

Pour les non nippon-phones, 牛 ne signifie pas grand chose. Sa prononciation (Ushi) n’apprend pas grand chose non plus. En revanche, en vous donnant la traduction, vous pourrez aisément comprendre ce surnom. 牛 se traduit par les vaches. Et si vous êtes un vrai carnivore, vous faîtes immédiatement le lien entre vache et Kobe : le fameux boeuf de Kobe.

Le bœuf de Kobe est une viande de bœuf, provenant de la race bovine japonaise Wagyu (qui signifie approximativement « vache japonaise ») issu de la souche tajima, élevée et préparée selon une tradition stricte dans la préfecture de Hyōgo au Japon, dont la ville principale est Kobe. Le bœuf de Kobe est une marque déposée de la 神戸肉流通推進協議会 (Kobe Beef Marketing and Distribution Promotion Association) et pour obtenir cette appellation, la viande doit remplir toutes les conditions suivantes : Bovins tajima nés dans la préfecture de Hyōgo, alimentation dans une ferme situé dans la préfecture de Hyōgo, génisse (femelle qui n’a pas mis bas) ou bœuf, transformé dans certains abattoirs de la préfecture de Hyōgo, marbrure spécifique de la viande et un poids de la carcasse de 499,9 kg ou moins. Les bovins reçoivent traditionnellement des massages en plus de leur régime alimentaire et de leurs soins spécifiques.

Connu mondialement (sa réputation dépassent les frontières japonaise à partir des années 1980 bien que les premières exportations datent de 2012), cette viande est réputée savoureuse et tendre (bien marbrée) mais également rare et recherchée car seulement 5 000 bovins obtiennent la certification par an. Il était logique d’hériter comme surnom de ce met réservé par le passé à l’Empereur et au Shogun.

#59 – Ascoli Calcio FC : Picchio

Picchio est le nom italien de l’oiseau pic (pivert). Selon la littérature romaine (Strabon, Pline l’ancien), les Sabins, peuple antique, fondèrent la ville d’Ascoli. Peut-être poussé par une famine ou un autre malheur, ce peuple, originaire de l’Osco-Umbri, fit une migration (ver sacrum ou printemps sacré) pour trouver des terres plus accueillantes. Dans cette quête dédiée à un dieu (principalement Mars, Jupiter ou Apollon), le peuple était guidé par un animal sacré (loup, taureau, aigle …). Le nom de cet animal servait à baptiser la nouvelle communauté ainsi formée. Ainsi les Sabins furent guider par un pic, oiseau consacré à Mars et qui représentait le roi Picus. Ce dernier se posa sur leur enseigne quand ils s’établirent pour fonder Asculum (l’ancêtre d’Ascoli). L’oiseau devint leur emblème. Les Sabins s’associèrent à d’autres population sur place pour donner naissance à un nouveau peuple, les Picènes, nom dérivant du pic. Quand à leur ville Asculum, pour la distinguer d’une homonyme, elle fut nommée Asculum Picénum, donnant le nom actuel de la ville, Ascoli Piceno.

#51 – Norwich City FC : the Canaries

Ce surnom de canaris fait effectivement référence aux couleurs jaunes et vertes du maillot du club, qui rappelle les couleurs des plumes de l’oiseau. Toutefois, pour beaucoup de club, l’animal a été donné en surnom au club car ce dernier rappelait les couleurs du maillot. Pour Norwich, c’est l’inverse. Au XVIème siècle, les tisserands néerlandais qui fuyaient les persécutions espagnoles, émigrèrent à Norwich et amenèrent avec eux leurs canaris et leur connaissance de son élevage (qu’ils avaient importés de leurs colonies caribéennes). Depuis, la région du Norfolk est célèbre pour les élevages de ces oiseaux et a même vu le jour d’une race distincte, connue sous le nom de canari de Norwich. Au départ, le club joua dans des maillots bleus et blancs. Mais, en 1907, son dirigeant voulant intégrer le club à la ville, décida d’adopter le jaune et le vert, en référence à cette animal emblème de la ville.

#46 – CA River Plate : las Gallinas

Les poules. Ce surnom n’est pas flatteur pour River Plate mais il existe depuis 1966 et la campagne en Copa Libertadores. La compétition débuta bien, le club terminant premier de sa poule qui incluait son grand rival de Boca Junior. Sur 10 matchs, River en remporta 8 (pour un nul et une défaite). En seconde phase, River fut versé dans un nouveau groupe où il retrouvait Boca Junior. Outre son rival, le club argentin d’Independiente, tenant du titre, et les paraguayens de Guaraní composaient également ce groupe relevé. Là encore, River sortit premier du groupe et accéda à sa première finale de Libertadores. En finale, les uruguayens de Peñarol se dressaient devant River. Peñarol avait déjà gagné les deux premières éditions de la Copa en 1960 et 1961 et était le finaliste malheureux de la précédente saison. Le 14 mai 1966, River perdit le premier match 2 buts à 0. Mais, 4 jours plus tard, River réussit à égaliser en gagnant le second match à domicile 3 buts à 2. Il fallait donc organiser un troisième match pour départager les deux clubs. Le 20 mai 1966, River Plate joua donc le match d’appui au Estadio Nacional à Santiago du Chili. Suite aux buts de Daniel Onega (28ème minutes) et Jorge Solari (42ème), le club argentin menait 2 à zéro au bout de la première mi-temps et la coupe lui tendait les bras. Mais, l’équipe céda mentalement et le Peñarol égalisa en seconde période en 6 minutes. Puis, lors de la prolongation, Peñarol mit deux buts supplémentaires et remporta la Copa Libertadores.

Au match suivant, en championnat d’argentine, River Plate rencontra Banfield. Les supporteurs de ce club lancèrent sur le terrain une poule blanche avec une bande rouge peinte (représentant le maillot de River) censé symboliser la peur de l’équipe de River lors de la finale de Copa Libertadores.

Cette finale de Copa Libertadores match était le « paroxysme » d’une période difficile sportivement pour River. Malgré de bons joueurs tels que les frères Onega, José Ramos Delgado, Juan Carlos Sarnari, le Brésilien Delém, les uruguayens Roberto Matosas et Luis Cubilla, José Varacka, Luis Artime, Vladislao Cap et Oscar Más, River ne remporta aucun championnat dans les années 60. Au mieux, il terminait finaliste et perdait le titre de peu. Comme en 1962, où le gardien de Boca Antonio Roma arrêta le pénalty de l’attaquant de River, Delém, à l’avant-dernière journée du championnat. River termina second derrière Boca. En 1965, River finit second derrière Boca Junior tout comme en 1966, derrière le Racing. Cette disette dura de 1957 jusqu’en 1975.

#40 – Club Universidad Nacional UNAM : Pumas, los Félinos

Les pumas, les félins (le puma est un félin). Le Club Universidad Nacional est le club de football de l’Université Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM). Le club hérita du puma comme symbole et donc comme surnom dans les années 1940. En effet, entre 1942 et 1946, l’entraîneur de l’époque, le célèbre Robert « Tapatío » Méndez, utilisait souvent lors de ses speechs à ses joueurs de football américain des comparaisons avec des pumas ou les « traiter » de puma pour les encourager. il était convaincu qu’il s’agissait d’un félin qui réunissait les caractéristiques qu’il désirait voir chez tout joueur : fort, agressif, vaillant, rapide et intelligent. En outre, le puma n’est pas un animal imposant en termes de taille mais il sort souvent victorieux des affrontements avec des rivaux plus grands, grâce à son agilité et sa ruse. Puis, il décida que le surnom de l’équipe serait Pumas. Toutefois, le surnom était initialement dédié aux joueurs de football américain. Il devint si populaire qu’il se répandit pour l’ensemble des équipes sportives de l’université.

Symbole de l’équipe, le puma s’imposa sur l’écusson en 1962 puis disparut en 1970 pour laisser la place au blason initial représentant un « U ». Puis, il revint de nouveau le 20 avril 1974 dans la forme qu’on lui connait aujourd’hui encore. Il se compose du visage d’un puma en or, réalisé à partir de la silhouette d’un poing fermé, sur un triangle bleu aux coins arrondis. Le triangle symbolise les 3 valeurs clés de l’université : l’enseignement, la recherche et la diffusion de la culture. L’université avait commandé le projet à Manuel Andrade Rodríguez, dans le cadre de la rénovation de l’image de la Direction générale des activités sportives et récréatives et il fut choisi parmi 16 œuvres. Dans le cadre de ce même programme de modernisation de l’identité, la tête de puma s’installa également sous une forme géante et au centre du maillot de football. Depuis, le maillot à la tête de puma demeure un signe fort d’identité du club et un classique pour les collectionneurs de tenue sportive.