#662 – PAOK Salonique : Ασπρόμαυροι

Les blanc et noir. En consultant l’article #118, le lecteur comprend que le PAOK naquit au sein de la communauté grecque venant de l’Empire Ottoman et installée à Salonique. Après 3 années de guerre, la Turquie parvint à repousser la Grèce hors de son territoire en 1922, évènement conduisant à la Megalê katastrophê (la Grande Catastrophe). En effet, ces pertes territoriales eurent pour conséquence l’émigration ou l’expulsion des communautés hellénistes de Turquie (soit 1 300 000 personnes), remplacées par 385 000 turcs qui vivaient alors en Grèce. Certains de ces grecques d’orient atterrirent à Salonique et se réunirent au sein d’association sportive et culturel. Ainsi, les clubs de l’AEK et du PAOK naquirent à Salonique, avec pour missions d’entretenir le lien au sein de cette communauté et avec sa culture, et reprirent les symbole de Constantinople pour rappeler leur origine (et celle de leurs membres). Comme le club athénien, l’AEK inscrivit dans son blason l’Aigle à deux têtes, symbole de l’Empire Byzantin (l’âge d’or de Constantinople et de la religion Orthodoxe) et celui du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Le PAOK opta lui pour deux couleurs symboliques : le blanc et le noir. Le noir signifiait le deuil du départ des populations et l’anéantissement de l’hellénisme d’Orient. Le blanc, en revanche, symbolisait l’espoir de renaissance. En 1928, le PAOK absorba l’AEK et conserva ses couleurs et l’aigle bicéphale de l’AEK.

#661 – RCD Majorque : los Bermellones

Les vermillons. Le RCD Majorque évolue dans un maillot rouge foncé depuis 1922. Tout d’abord, revenons à la création du club. Le 27 février 1916, Adolfo Vázquez Humasqué, Antonio Moner, Rafael González, Alberto Elvira, Joaquín Mascaró et Fernando Pinillos, convinrent de fonder une association de football qu’ils dénommèrent Alfonso XIII FBC. Alfonso XIII était le nom du monarque espagnol qui régnait alors. Les fondateurs devaient donc être royalistes. Ce choix ne fut pas vain car dès le 28 juin de la même année, le roi Alfonso XIII honora la nouvelle équipe du titre de société royale. Jusqu’en 1922, les joueurs portaient un maillot, un pantalon et des chaussettes noirs. En 1922, Adolfo Vázquez Humasqué, un des principaux fondateurs et premier président du club, donna au club un équipement composé d’un maillot rouge et un short bleu, similaire à l’équipe de football espagnol. Outre le nom, ce choix renforçait encore le lien avec l’Espagne et sa monarchie.

Pourquoi ne pas avoir fait ce choix dès la création du club ? Tout simplement car l’équipe nationale d’Espagne naquit en 1920 afin de représenter le pays au Jeux Olympiques d’Anvers. Le maillot fut choisie par le président de l’époque du Comité olympique espagnol, Gonzalo Figueroa y Torres. Il opta pour un maillot rouge avec un lion rampant jaune comme blason. Le président du Comité olympique voulait un maillot aux couleurs du drapeau espagnol, rouge et jaune. Toutefois, il ne retint pas l’idée d’un maillot à 3 bandes comme le drapeau et préféra un lion rampant de couleur jaune. Cette figure héraldique apparaissait sur les armes du Roi Alfonso XIII et représentait les Pays-Bas des Habsbourg, qui dépendait de la couronne espagnole du XVème au XVIIIème siècle. Or, ce lion rampant, intégré dans le blason des Pays-Bas des Habsbourg, provenait des armes d’une des provinces des Pays-Bas, le Duché de Brabant, qui étaient noir avec un lion jaune. Et quelle ville se situait dans ce duché ? Anvers. Ainsi, l’Espagne se présentait avec des maillots aux couleurs nationales mais qui avait un lien avec la ville où se déroulait les Jeux Olympiques. En 1921, la sélection espagnole porta un maillot blanc mais redevint l’année suivante au rouge, période où Majorque l’adopta.

#656 – SSC Naples : Azzurri

Les bleus. Les couleurs sociales de Naples sont le bleu et le blanc, avec une prééminence du premier par rapport au second qui apparaît plutôt sur le short et sur les parements du maillot. Ce bleu varia au fil du temps entre un azur, un électrique et un clair mais fut toujours la couleur du club.

Le choix de cette couleur n’est pas clairement défini mais résulte des deux clubs qui en 1922 donnèrent naissance au club actuel. Une première association naquit en 1904 sous le nom de Naples Football & Cricket Club puis fut rebaptisé Naples Football Club en 1906. En 1911, un autre club napolitain vit le jour, l’US Internazionale. En 1922, les deux clubs fusionnèrent pour créer l’Internaples qui le 25 août 1926 devint l’Associazione Calcio Napoli. Le Naples FC évoluait dans des maillots rayés bleu azur et bleu ciel tandis que l’Internaples portait des maillots bleu marine et un short blanc. Naturellement, le nouveau club ne pouvait porter que du bleu.

En 1922, les couleurs furent le bleu, le blanc et le bleu ciel (le marine était donc abandonné). Puis, en 1926, le maillot devint définitivement bleu accompagné d’un short blanc. Il est souvent avancé que le Naples FC opta pour le bleu et le bleu ciel qui devaient représenter respectivement la mer et le ciel de Naples. Côté Internazionale, le bleu marine et le blanc furent également choisis parce qu’ils rappelaient les couleurs du golfe de Naples. La sublime situation de Naples au bord de la mer serait donc à l’origine des couleurs du club.

Toutefois, une autre hypothèse apparaît aussi valable. Au XIIIème siècle, Naples et sa région (ainsi que la Sicile) devint une possession de Charles Ier, Comte d’Anjou qui fonda alors la maison capétienne d’Anjou-Sicile, branche cadette de la famille royale de France. Elle régna sur Naples jusqu’en 1481. Ces armoiries représentaient des fleurs de lys sur fond bleu. Ainsi, le bleu marqua la ville. D’ailleurs, la famille qui dominait la Sicile et Naples au XIème siècle était la Maison normande de Hauteville dont les armes étaient également azur (bleu). Cette hypothèse prit de l’ampleur quand de 1969 à 1973, le président Corrado Ferlaino tenta d’identifier l’équipe avec l’histoire de la ville. Ainsi, les armoiries des Bourbon des Deux-Siciles s’imprima sur les abonnements et les tickets d’entrée. En outre, l’écusson du club se dota d’un N entouré par 3 fleurs de lys sur fond bleu, rappelant les armes modernes de l’Anjou (donc de la Maison d’Anjou-Sicile).

#651 – CA Central Norte : los Azabaches

Les jais. Le jais est une pierre fine composée de restes fossiles de plantes. Sa caractéristique connue demeure sa couleur noire brillante, contenant souvent des reflets bleus métalliques, qui a donné l’expression « noir de jais ». Ce surnom est donc lié à la couleur historique du club, qui se retrouve sur son blason et son maillot, le noir. Ce choix de couleur résulte de l’origine des fondateurs. Le club fut fondé le 9 mars 1921 par des employés sportifs de la compagnie ferroviaire Ferrocarril Central Norte Argentino. Le Central était un club réservé exclusivement aux cheminots et dont le football était l’une des activités les plus pratiquées. Etant cheminots, les fondateurs choisirent le noir, couleur représentative de leur profession. Les locomotives étaient à vapeur et les cheminots maniaient du charbon, qui noircissait leur visage. Si au départ la couleur noire identifiait le lien avec les cheminots, avec le déclin du train à la fin des années 1980 et l’ouverture du club aux non-cheminots, le noir cessa d’avoir cette valeur et devint le symbole de la classe ouvrière, celle qui soutenait massivement le club.

#647 – Bristol City FC : the Robins

Les rouges-gorges. Fondé le 12 Avril 1894, le club évolua dès le début dans des maillots de couleur rouge qui ressemblait alors au plumage du rouge-gorge. Pendant ses 127 années d’existence, les seules fantaisies furent un short bleu la première année et quelques touches de noir au début des années 1980 et des années 2010. Même en 1900 lorsque le club fusionna avec son voisin de Bedminster FC, qui portait des maillots bordeaux et or, Bristol conserva ses maillots rouges. La raison de porter du rouge est inconnue. Différentes hypothèses furent avancées mais aucune ne paraît tenir.

Jusqu’à l’obtention de son statut professionnel, le club se dénommait Bristol South End, peut-être en l’honneur de Preston North End, le club majeur à cette époque (champion d’Angleterre en 1889 et 1890, et vice-champion les 3 années suivantes). Comme Preston évoluait en bleu, les fondateurs auraient pu retenir le rouge (comme un parallèle de l’opposition North-South). En parlant d’opposition, le grand rival local de City est Bristol Rovers qui porte des maillots bleus. Seulement, les Rovers n’optèrent pour le bleu qu’au début des années 1930, soit bien après l’adoption du rouge par City.

Personnellement, j’avancerais que les dirigeants s’inspirèrent des armoiries de la ville (un bateau et un fort) qui apparaissent sur un fond rouge. Il se peut aussi que ce choix soit beaucoup moins réfléchit et ne résulte que du fait que le maillot rouge était le plus simple à se procurer (à l’époque, de nombreuses équipes portaient un maillot rouge). Naturellement, les premiers surnoms du club se calquèrent à la couleur du maillot.

Ce fut donc les Reds (rouge) et Red Shirts (Maillots rouges). Mais aussi les Garabaldians (garibaldiens) car les partisans du patriote italien portaient des chemises rouges (cf. #430). En 1949, le maillot afficha pour la première fois un blason où apparaissait un rouge-gorge. Cet oiseau fit certainement son apparition dans la vie du club suite à la sortie de la chanson « When The Red, Red Robin Comes Bob, Bob, Bobbing Along » (quand le rouge rouge-gorge vient, bob, bob sautille) en 1926. Dans les années 1930, le manager du club se nommait Bob Hewison et résultat, en référence au titre de la chanson (bob comme le manager + ressemblance des maillots rouges avec le plumage de l’oiseau), les supporteurs brandirent dans le stade des panneaux avec un rouge-gorge. Le rouge-gorge demeura sur le maillot jusqu’en 1969 où il fut remplacé par les armoiries de Bristol. Face au protestation des fans, 7 ans plus tard, l’oiseau revint, avec l’accession du club en première division. En 1994, nouvelle tentative de le remplacer par une version simplifiée du blason de Bristol. Nouvel échec auprès des fans mais ces derniers attendirent 2013 pour lancer une campagne demandant la restauration du rouge-gorge. En Novembre 2014, leur pétition attira 1 000 signatures. Au lieu de cela, le club répondit avec une version simplifiée du blason. Lors de la saison 2018, la direction choisit un retour timide du rouge-gorge sur les maillots extérieurs qui fut évidement bien reçu par les supporteurs. En vue de marquer les 125 ans du club en 2019, le bureau marketing Mr B & Friends, mandaté par le club, organisa une consultation auprès des fans pour déterminer le nouveau design du blason du club. 3 350 personnes répondirent et 75% d’entre eux approuvèrent le retour du rouge-gorge. Depuis, l’oiseau trône de nouveau sur le maillot rouge.

#643 – NK Maribor : Vijoličasti, Vijolice

Les violets, les violettes (la fleur). Le club de Maribor domine le championnat de Slovénie du haut de ses 15 titres et réalise quelques exploits sportifs sur le plan continental (le lyonnais que je suis se souvient avec amertume des deux défaites en 1999 au 3ème tour préliminaire de la Ligue des champions). Autre particularité, partager avec l’Újpest, l’Austria de Vienne, Anderlecht et la Fiorentina cette couleur violette assez peu commune dans la mode footballistique. Le club fut fondé le 12 Décembre 1960 suite à la dissolution le 11 août de la même année du club du NK Branik Maribor (qui était impliqué dans une affaire d’intoxication alimentaire avant son match contre le NK Karlovac). Le conseil d’administration du club nouvellement créé organisa les élections présidentielles. Le Dr Srečko Koren remporta le scrutin et fut le premier président du club, tandis qu’Andrija Pflander fut nommé premier entraîneur et Oto Blaznik, capitaine de l’équipe première. Pour le choix des couleurs, différentes idées fusèrent. Certains voulaient opter pour le rouge et blanc, couleurs de la ville de Maribor. Tandis que d’autres proposaient le noir et blanc, couleur du NK Branik, précurseur du NK Maribor. Les premiers remportèrent les suffrages, la faible attractivité d’un club banni et la symbolique unificatrice de la ville étant des arguments convainquant. Ainsi, pour le premier match face au Kovinar Maribor le 5 février 1961, les joueurs arborèrent une tenue rouge et blanche. Seulement le rouge et blanc comme le noir et blanc étaient des mariages de couleurs assez communes en Yougoslavie pour les clubs de football (pour les plus connues, l’Etoile Rouge de Belgrade et le Partizan de Belgrade). Oto Blaznik reçut une édition du journal italien La Gazetta dello Sport et tomba sous le charme de l’une des photographies représentant un joueur de la Fiorentina. Il proposa alors une tenue composée d’un maillot violet, un short blanc et des chaussettes violettes. Outre l’aspect agréable de sa couleur violette, la Fiorentina était aussi le club dominant du football italien. Ce dernier avait remporté son premier scudetto lors de la saison 1955-1956 (où l’équipe fut invaincue jusqu’à l’ultime journée). L’année suivante, il était le premier club italien à atteindre la finale de la Coupe des Clubs Champions. La Fiorentina enchaina également 4 secondes places d’affilée dans le championnat d’Italie avant de gagner une Coupe des Coupes en 1961 (et même d’atteindre une nouvelle fois la finale en 1962). Autant dire qu’avec un tel palmarès, le club italien avait de quoi inspirer Oto Blaznik. Seulement se procurer des maillots violets n’étaient pas une chose aisée en Yougoslavie à cette époque et les premières tenues étaient des maillots blancs teintés en violet. Mais, la transpiration ou la pluie (comme lors du premier match avec cette nouvelle tenue) faisaient partir la couleur violette des maillots, qui déteignait alors sur la peau des joueurs. Les autorités communistes ne furent pas ravies de ce choix car le violet était une couleur associée à la religion catholique (la fascia et la cappa magna des évêques sont violettes), qui était très présente à Maribor et dans la région de Styrie. Néanmoins, cette couleur eut un succès retentissant à Maribor où les bus comme l’hôtel Slavija se parèrent de violet. Résultat, les autorités communistes n’imposèrent pas de changer de couleur au club.

#642 – GAIS : Makrillarna

Les maquereaux. Pour une ville portuaire, la référence à un poisson ne constitue pas une surprise. La pêche est une activité historique de la ville de Göteborg et, depuis 1910 et la construction du port de pêche, la criée de Göteborg est la plus grande criée au poisson de Suède. Comme beaucoup de pays des mers du Nord et Baltique, le hareng constitua la principale ressource jusqu’au début du XIXème siècle où sa pêche se réduisit quasiment à zéro. Pourtant, c’est un autre poisson qui prit la place du symbole pour le club, le maquereau (le maquereau commun pour être précis).

Le maquereau commun est une espèce qui privilégie les eaux froides et tempérées et est présent en mer du Nord et en mer Baltique. Abondant, le maquereau est pêché de manière industrielle, particulièrement en mer du Nord, en mer Baltique, en mer d’Irlande et en Manche. Malheureusement, la surpêche en mer du Nord a conduit à une forte diminution du stock depuis les années 1960.

Si le maquereau s’imposa pour les joueurs de GAIS, c’est plus en raison de son apparence que de l’activité économique qu’il représenta pour la ville. En effet, le maquereau commun est un poisson au corps fuselé, au dos bleu-vert, zébré de raies noires, tandis que son ventre présente des reflets blancs argentés. Or, les joueurs de GAIS portent un maillot rayé vert et noir, ainsi qu’un short et des chaussettes blancs. Une ressemblance frappante. Le choix de ces couleurs par les fondateurs du club n’est pas documenté. A noter tout de même que le maillot n’afficha pas toujours ces couleurs. En 1909, à un moment où le club connut une nouvelle naissance, les membres décidèrent d’opter pour une tenue intégralement noire. Leur motivation aurait été de choisir un équipement qui se salissent moins vite pour le laver moins souvent. Dans les années 1950, l’équipe évolua avec des maillots verts aux manches blanches et un pantalon blanc, dans un style Arsenalesque.

#640 – Botafogo FR : Alvinegro

Les blanc et noir. Le choix des couleurs remonte aux origines du club. En 1904, durant un cours d’algèbre au Collège Alfredo Gomes, deux jeunes garçons du nom de Flávio Ramos et Emmanuel Sodré s’échangèrent des mots portant sur l’idée de fonder un nouveau club de football. Le professeur de mathématiques intercepta les messages et les réprimanda car ce n’était pas le moment le plus approprié pour des conversations de ce type. Toutefois, il les encouragea à créer ce nouveau club. Dans l’après-midi du 12 août 1904, le club du Botafogo FC fut fondé par un groupe d’écoliers âgés de 14 à 15 ans, dans une vieille maison en ruines de la Rua Conselheiro Gonzaga, à l’angle de Rua Humaitá et Largo dos Leões.

La première tenue du club était composée d’un maillot et un short blanc, accompagnés de chaussette orange. En 1906, Itamar Tavares, l’un des fondateurs du club, proposa de changer pour un maillot rayé verticalement de couleur noir et blanc. Itamar avait étudié en Italie et était alors devenu un supporteur de la Juventus. Les nouveaux maillots furent fabriquées en Angleterre par Benetfink & Co et furent inaugurés lors d’un match face à Fluminense, qui devint par la suite l’un des principaux rivaux de Botafogo. Pour compléter la tenue, les joueurs portèrent un short blanc et des chaussettes noires. Lors de la fusion en 1942 avec le club d’aviron du Club de Regatas Botafogo, la section football conserva son maillot rayé noir et blanc. En même temps, il n’y avait pas tant de différence avec les tenues des rameurs qui étaient intégralement noires. Ces derniers conservèrent également leur tenue. A partir de 1948 et pendant 7 ans, Botafogo commença à utiliser des shorts et des chaussettes blancs. Puis de 1954 à 1956, en raison du suicide du président du Brésil Getúlio Vargas, Botafogo portait à nouveau des bas et des chaussettes noirs. En 1957, les bas gris furent introduits.

Il faut savoir que le maillot de Botafogo est depuis très codifié. Selon les statuts du club, le nombre de rayures doit être compris entre sept et neuf. En outre, le maillot frappé du numéro 7 est mythique pour le peuple de Botafogo car de nombreux grands joueurs l’ont porté tels que Garrincha (dans les années 1960), Jairzinho, Rogério et Zequinha (dans les années 1970), Túlio Maravilha (dans les années 1990) et Dodô (dans les années 2000). Après un sondage auprès des supporteurs, en 2021, Botafogo nomma son nouveau programme de fidélité « Camisa 7 ».

#633 – CDC Atlético Nacional : los Verdolagas

Le pourpier. Il s’agit d’une plante aux fleurs colorés, mesurant de 15 cm à 60 cm de hauteur. Cette plante appartient au genre portulaca, qui comprend environ 200 espèces, et à la famille des portulacacées, où l’on dénombre près de 500 variétés. Originaire d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Afrique, son aire s’est étendue aux différentes régions ensoleillées du globe, au climat tempéré ou subtropicale. Souvent utilisé comme bordure ou parterre, notamment afin de retenir l’humidité au profit d’autres plantes, le pourpier se compose d’une tige droite ou prostrée ainsi que des feuilles vertes et charnues. Leurs fleurs peuvent être solitaires ou en grappe recouvrent une multitude de couleurs : jaune, rose, rouge et blanc. Justement, cette plante est endémique de la région d’Antioquia, où se situe Medellín, depuis l’époque précolombienne. La variété aux fleurs blanches est la plus courante dans la région. Or, cette association d’une tige et feuilles vertes et d’une fleur blanche rappelle les couleurs du maillot du club. En outre, la Colombie est un grand producteur et exportateur de fleurs (en 2019, le pays a exporté environ 1 480 millions de dollars et 260 000 tonnes de fleurs vers 100 pays) et le département d’Antioquia est connu pour sa production de chrysanthème et d’hortensias. Depuis 1957, Medellín organise même un festival annuel, Feria de las Flores (fête des fleurs), qui constitue l’événement le plus important de la ville au même titre que le carnaval à Rio ou l’Oktoberfest en Bavière. La référence à cette plante s’imposa donc comme surnom de l’équipe dès la création du club.

#620 – CA Osasuna Pampelune : los Rojillos

Les petits rouges (Gorritxoak en basque). La naissance du club souffre de quelques incertitudes mais tous s’accordent à penser que le CA Osasuna résulte de la fusion de deux clubs, Sportiva Foot-ball Club et New Club, en 1920. Concernant le premier jeu de maillot, certains avancent qu’il était blanc, accompagné d’un short noir, comme ceux du Sportiva FC (probablement que par manque de moyen, le nouveau club reprit l’équipement de l’ancienne équipe). Mais, dès l’année suivante, le blanc aurait été remplacé par le rouge. D’autres affirment que le club a toujours évolué depuis ses débuts avec un maillot rouge et un short bleu. En tout cas, depuis longtemps, les statuts du club ont fixés ces dernières comme les couleurs officielles. Ce choix, qui s’affiche naturellement aussi sur l’écusson du club, pourraient venir des couleurs des armes de la ville, qui représentent un lion blanc sur fond bleu et une bordure rouge portant les chaînes des armoiries du Royaume de Navarre. Ce blason fut codifié pour la première fois en 1923.

A compter du Xème siècle, autour du village originelle romain nommée Navarreria, habités par des basques, s’établissait un premier bourg, San Cernin, occupé par des francs. Au XIIème siècle, un autre bourg franc, San Nicolas, apparût. Bien que sous l’autorité de l’évêque, chaque bourg avait sa propre administration et ses privilèges. Cette organisation donna donc lieu à de nombreux et réguliers désaccords et heurts entre voisins. Finalement, le 8 Septembre 1423, afin de régler définitivement les différends, le Roi Charles III le Noble signa un traité, Privilegio de la Unión, qui regroupait les 3 bourgs en une commune, unie sous un seul blason, une seule bannière, une seule fiscalité et un seul régent. En outre, les murs d’enceinte de 3 bourgs devaient être abattus pour permettre l’édification d’une seule barrière extérieure. Ce traité, en son article 15, dotait la ville de ses premières armoiries encore utilisées aujourd’hui.