#208 – FC Nantes : les Canaris

Comme beaucoup d’équipe évoluant en jaune, le club nantais a hérité du surnom « les canaris » . Ces couleurs jaunes et vertes furent décidées lors de la création du club. Au printemps 1943, 5 clubs amateurs de la région nantaise, sous l’impulsion de 3 entrepreneurs locaux, Marcel Braud, Marcel Saupin et Jean Le Guillou, fusionnèrent pour donner naissance au FC Nantes afin de « développer, par la pratique du football, les forces physiques et morales des jeunes gens et pour créer entre tous les membres, des liens d’amitié et de solidarité ». Cet objet, dans la lignée de la politique de vichy, n’était pas un hasard car les 3 entrepreneurs étaient des collaborationnistes et Jean Le Guillou fit sa fortune en travaillant pour la Luftwaffe et la Kriegsmarine. Avec cet argent, Jean Le Guillou acquît des cabarets parisiens, des bijouteries, des boutiques de haute couture ainsi qu’une écurie de chevaux de courses. Dans son haras, figurait un crack, dénommé Ali Pacha qui était monté par un jockey en casaque jaune et verte. Fasciné par son crack et mécène du jeune club, Jean Le Guillou fit adopter alors les couleurs jaunes et vertes au club de football.

#207 – BV 09 Borussia Dortmund : Schwarz-Gelben

Les noir et jaune. De la création du club en 1909 jusqu’en 1913, le Borussia ne portait pas les couleurs noirs et jaunes qui nous apparaissent traditionnelles aujourd’hui. Le club débuta son existence avec une tenue multicolore : maillot rayé bleu et blanc, ceinture rouge et pantalon noir. Il semble que les tenues étaient un héritage de la congrégation religieuse que fréquentait les membres avant la fondation du club. Une histoire raconte que cette étroite bande de tissu rouge, populaire auprès de diverses équipes sportives de l’époque, aurait pu être portée comme un symbole à la fois de solidarité avec le mouvement ouvrier et de résistance à l’Église. Il ne faut pas oublier que le club se créa suite à une opposition farouche avec l’aumônier de la congrégation (cf. #84).

Selon le récit de Maria Risse, épouse du co-fondateur Willi Jacobi, le kit original posa beaucoup de problèmes. Chaque fois qu’elle essayait de nettoyer les tenues, les couleurs bleu et blanc disparaissaient au lavage. De plus, les ceintures lâchement suspendues provoquaient souvent des bagarres pendant les matchs car elles s’emmêlaient ou volaient au-dessus de la tête des joueurs pendant qu’ils couraient. D’où il semblait inévitable de changer complètement de kit.

Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février 1913, les membres de la direction du club optèrent pour un nouveau maillot. Ce dernier était jaune citron et arborant un « B » noir sur le côté gauche de la poitrine. Les raisons de ce choix de teintes sont inconnus. Mais une option possible pourrait être les couleurs des armes de la ville de Dortmund. Ces armes représentent un aigle impérial noir. Le champs (fond) des armes était habituellement représenté en argent (le blanc en héraldique). Toutefois, au début du XXème siècle, la couleur azur (bleu) était également utilisé avec un aigle noir ou blanc. Ceci pourrait expliquer les couleurs de la première tenue du club. En outre, dans un manuscrit du XVIIème siècle, le champ apparaît or, tout comme dans le blason officiel et actuel (mais qui passa de l’argent à or en 1946). Même si ce n’est pas la couleur traditionnelle, elle pouvait être connue des membres du club. Une autre option serait que le jaune rappelait la couleur des blouses de ses ouvriers-supporteurs tandis que le noir faisait référence à ses supporteurs-mineurs.

#205 – Santos FC : Alvinegro

Les blancs et noirs. Lorsque le club de Santos fut fondé en 1912, le premier choix des couleurs se portèrent sur le blanc, le bleu et l’or. Le maillot était alors rayé bleu et blanc, avec de fines bandes dorées. Mais, après à peine un an d’existence, le 31 mars 1913, les membres décidèrent de changer pour opter pour un maillot rayé noir et blanc, fixant alors définitivement les couleurs du club. Les raisons du changement étaient simples. Il est probable que les joueurs constatèrent que les couleurs bleus et dorées passaient assez vite après quelques lavages. Il fallait donc refaire régulièrement des maillots. Or, les finances du club ne devaient pas le permettre. Surtout, la couturière de l’équipe, connue sous le nom de Dona Didi, se plaignait de ne pas réussir à trouver les tissus nécessaires (en particulièrement celui doré) pour réaliser le maillot du club. Lors de cette réunion du 31 mars 1913, Paulo Peluccio, membre du club, suggéra de retenir un maillot à rayures blanches et noires. Le noir aurait représenté la noblesse et le blanc symbolisait la paix. Surtout, ces couleurs étaient plus simple à trouver à l’époque.

En 1913, le maillot fut donc rayé verticalement en noir et blanc. Mais, en 1915, en même temps qu’il dut changer de nom pour participer au tournoi de Santos, le club porta un maillot intégralement blanc, marqué seulement de son blason. Ce fut une réussite avec le titre au bout. En 1925 et en 1935 (pour le premier titre dans le championnat de l’Etat de São Paolo), le maillot fut une nouvelle fois intégralement blanc. Dans la version de 1925, le maillot intégrait toutefois au niveau de la taille une bande noire, comme une ceinture. Pour celle de 1935, tout l’équipement était blanc, les chaussettes ayant quelques détails noirs. Au milieu des années 1930, Santos porta l’uniforme le plus inhabituel de son histoire. En effet, si le short était blanc, le maillot était dans une couleur surprenante pour le club, rouge. Cet uniforme fut utilisé que dans quelques matchs. Au début des années 1940, Santos avait pour équipement une chemise à larges rayures noires et blanches mais cette fois horizontales. Lors de la grande période du Santos de Pelé, l’uniforme redevint complètement blanc, à l’exception de la taille où la ceinture était noire. Toutefois, en 1963, la direction tenta un nouveau maillot blanc à fines rayures noires, le short et les chaussettes demeurant blancs. Ce fut un échec auprès des supporteurs et le club revint au kit blanc. Dans les années 1970, l’équipement se stabilisa avec comme premier uniforme, un kit intégralement blanc, et en maillot extérieur, celui rayé noir et blanc. Enfin, dans les années 1990, le club céda à la mode des tenues extravagantes et si les couleurs demeurèrent, les shorts affichèrent des damiers, des étoiles, des traits …

Comme d’autres équipes ont adopté ces couleurs et ont donc gagné ce surnom d’Alvinegro, celui de Santos a été enrichi par la suite en Alvinegro da Vila et Alvinegro Praiano. Le premier se réfère au stade dans lequel évolue Santos, le stade Urbano Caldeira, mieux connu sous le nom de Vila Belmiro, quartier où il se situe. Enfin, Praiano est un adjectif pour désigner un objet, un lieu ou une personne situé sur le littoral. Ce qui est le cas de la ville de Santos, située sur la côte de l’ État de São Paulo et qui est le plus grand port d’Amérique Latine.

#201 – Argentinos Junior : el Bicho, los Bichos Colorados

La punaise, les punaises rouges. Ce surnom fut attribué par un journaliste au club dans les années 50. Club amateur reconnu et triomphant, Argentinos Junior négocia mal le virage du professionnalisme dans les années 30. Participant à la création du championnat professionnel, les charges salariales des joueurs plongèrent le club dans les difficultés économiques et connut le déclin sportif en sombrant en seconde division argentine. De 1937 à 1955, le club se débâtât dans les divisions inférieures. En 1956, Argentinos Junior remonta enfin en première division et commença à titiller les 5 grands argentins (Boca, River, Racing, Independiente ou San Lorenzo) qui trustaient tous les titres. L’apothéose demeura la saison 1960 où le club atteignit la finale face à River Plate. Cette renaissance se fit grâce à une génération de jeunes joueurs tels que Pederzoli, Pando, Oscar Distéfano, Sciarra, Ditro, Sainz, Moreno et Nappe et un style de jeu offensif et flamboyant. Au lendemain d’une victoire face à Boca Juniors (1-0 le dimanche 4 août 1957, but de Héctor Tedeschi), le journaliste Diego Lucero publia une tribune dans le quotidien Clarín où il utilisa pour le première fois le terme de « bichitos colorados » pour désigner le club. En fait, son style de jeu fit penser à des insectes qui piquaient son adversaire à chaque attaque.

Le rouge faisait évidemment référence à la couleur des maillots. Le club fut fondé en 1904 par l’union de deux associations sportives dont les membres étaient anarchistes ou socialistes. Pour honorer l’élection d’Alfredo Palacios à la députation (le premier député socialiste élu en Argentine), les membres décidèrent d’opter pour la couleur rouge du Parti Socialiste, en remplacement du vert et du blanc.

Parfois, le surnom est complété par « La Paternal » , référence au quartier dont est originaire le club.

#200 – FC Barcelone : Blaugrana

Les bleus et grenats. Les couleurs du FC Barcelone font partie des symboles majeurs du club et remontent à la création du club, même si les raisons de ce choix ne sont pas connues avec certitude. Le club défend la version suivante : Le 13 décembre 1899, lors de la deuxième réunion du comité de direction, le directeur et joueur Arthur Witty proposa ces couleurs. Witty souhaitait reprendre les couleurs de l’école de rugby du collège anglais Merchant Taylors de Liverpool, où il avait évolué entre 1893 et 1894. Cette version serait corroborée par l’histoire d’un autre club de sport barcelonais. En avril 1899, le club de tennis, dénommé Barcelona Lawn Tennis Club, fut fondé avec comme premier président le consul de la Grande-Bretagne à Barcelone, Ernest F.C. Witty, le père d’Arthur. Or, l’écusson du club de tennis portait lui aussi les couleurs bleu et grenat, ce qui démontrerait que la famille Witty soit à l’origine de ces couleurs.

Or, le club de tennis de Barcelone compte également un autre fondateur, Hans-Max Gamper, qui est à l’origine de l’autre version, bien ancrée dans la mémoire collective. Suisse exilé à Barcelone, Hans-Max Gamper était un sportif émérite et un passionné de football. Il fut capitaine du FC Bâle en 1896 et, suite à des divergences avec le club, fonda en 1897 le FC Zurich. Son employeur l’envoya à Lyon où il évolua avec le FC Lyon. Mais, son passage fut bref et émigra alors à Barcelone. Comme à son habitude, il s’investit dans le sport et, avec 11 amis, créa le FC Barcelone. Toujours fan du FC Bâle, Hans-Max devenu Joan Gamper en Catalogne donna les couleurs du club suisse (rot-blau) à son nouveau club catalan.

#193 – Stade Rennais : les Rouge et Noir

Fondé en 1901 par des étudiants de l’Université de Rennes, le club arborait un maillot rayé bleu ciel et bleu marine, s’inspirant des teintes du Havre AC. En 1902 débuta le championnat régional dont le premier vainqueur fut le FC Rennais. Puis, le Stade Rennais remporta la seconde édition. Mais, un troisième club l’US Servannaise, club malouin principalement composé de joueurs britanniques, s’avérait être de plus en plus un redoutable rival. Afin de concurrencer l’équipe de Saint-Malo, le Stade Rennais et le FC Rennais décidèrent d’unir leurs forces en 1904 pour devenir le Stade Rennais Université Club. Le nouveau club opta pour son maillot pour les rayures du Stade Rennais et les couleurs du FC Rennais, le rouge et le noir.

Selon l’historien du club, Claude Loire, ces deux couleurs représentent d’un côté l’esprit laïque (le rouge de la République française) et de l’autre la religion catholique (le noir rappelle la couleur des soutanes), deux courants à la base de l’identité du FC Rennais, fondé par des étudiants de mouvance anarcho-syndicaliste. Tout ceci, un avant la Loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat. Si les couleurs sont désormais traditionnelles, les rayures disparurent assez vite. D’abord blanc et noir (couleur de la ville de Rennes), le logo du club s’aligna avec les couleurs du maillot rouge à partir des années 1960.

Pour la petite histoire, en 2024, alors que le Stade Rennais s’apprêtait à accueillir l’AC Milan, dans le cadre des barrages de la Ligue Europa, la préfecture décida d’interdir de porter des insignes aux couleurs du club italien … sauf que les couleurs du Milan sont celles de Rennes.

L’union des deux club ne donna pas à court terme les résultats escomptés. Si l’US Servannaise et le Stade Rennais UC se partagèrent les titres régionaux jusqu’en 1914, l’équipe malouine remporta la majorité des titres (8 au total). Parfois de manière assez singulière. Lors de la dernière journée de la saison 1904-1905 les deux clubs étaient à égalité. L’US Servannaise joua son dernier match face au Stade Vannetais qui se termina par un résultat nul. Mais les Vannetais refusèrent de jouer la prolongation (pourtant obligatoire), donnant ainsi sur tapis vert la victoire à l’US Servannaise. Avec ses deux points, le club malouin remporta son premier titre. La saison suivante, l’US Servannaise fut suspendu à un match de la fin et termina dernière du championnat. Le nouveau Stade Rennais fut donné vainqueur. Mais, le 9 avril 1906, l’US Servannaise déposa un appel pour obtenir de rejouer le titre. Devant le refus du Stade Rennais, le titre fut donné à l’US Servannaise. Lors de la saison 1906-1907, l’US Servannaise domina haut la main le championnat au point de se permettre de ne pas jouer la dernière journée contre le Stade Rennais.

#190 – US Lecce : Giallorossi

Les jaunes et rouges. Ceci fait référence au maillot rayé jaune et rouge du club. Ce dernier résulta de la fusion de 3 clubs de la ville de Lecce (FBC Juventus , Sporting Club Lecce et Gladiator) en 1928, sous l’impulsion de l’Etat fasciste. Les couleurs adoptées par la nouvelle institution étaient le blanc et le noir mais dès la saison suivante, avec la première accession du club en Série B, ces dernières laissèrent place aux couleurs actuels, le jaune et le rouge.

Ces couleurs sont celles de l’ancienne région de Terre d’Otrante (Terra d’Otranto) où se situe Lecce et dont les armes font apparaître un dauphin tenant un croissant sur un fond de lignes verticales jaunes et rouges. Ce fond n’est pas là par hasard évidemment car il s’agit en fait des Barras de Aragon (les barres ou pals en héraldiques d’Aragon), qui se composent de quatre franges verticales rouges sur fond or.

Les origines de ces armes ne sont pas clairement définies. La légende veut que Guifred le Velu, considéré comme le premier comte de Catalogne, aurait repoussé une invasion normande au IXème siècle mais aurait été blessé au combat. Le roi de France, Charles le Chauve, lui demanda alors avant son trépas ce qu’il désirait, et Guifred lui répondit qu’il souhaitait un signe d’unification pour son peuple. Le Roi plongea alors quatre doigts dans sa blessure et traça sur son bouclier d’or quatre marques de sang, lui offrant ainsi ses armoiries. Cette histoire semble inventée puisque Guifred le Velu mourut lors d’une bataille mais face au Sarrasin. En outre, les Barras d’Aragon apparurent bien plus tardivement. Il semblerait en fait que les couleurs proviennent de la Rome antique. En tout cas, ces armes furent utilisées par la Couronne d’Aragon, qui les rependît sur un grand nombre de territoires lors de son expansion du XIIème jusqu’au XVIème siècle. Ainsi, on les retrouve dans les armes de la Catalogne, la Communauté de Valence, les Baléares, la ville de Barcelone, la ville de Valence mais également dans les possessions tels que la Sicile, la ville de Palerme, la Provence …. Ce fut aussi le cas de la Terre d’Otrante, qui, sous domination du Royaume d’Aragon, connût un fort développement commercial. Le maillot jaune et rouge fut souvent associé à un short bleu. L’association de ces trois couleurs permet de faire référence à une vielle maxime qui caractérise la région des Pouilles, « lu sule, lu mare, lu ientu » (le soleil, la mer, le vent). Le jaune et le rouge rappelle le soleil, le bleu, la mer. Enfin, le second maillot, souvent blanc, s’associe au vent.

#187 – AGF Århus : de Hviie

Les blancs. Le club danois évolue dans un maillot blanc. La section football de ce club omnisports fut créé en 1902 mais n’obtint son premier jeu de maillots qu’en 1904. Ces derniers étaient rayés bleus et blancs, accompagnés de shorts noirs, qui provenaient de la patrie du football, l’Angleterre. Jusqu’en 1911-1912, le club utilisa ce jeu de maillot qui fut finalement remplacé par un maillot rayé vert et blanc avec un short blanc. Dans la période 1918-21, le club revint au bleu avec des maillots intégralement en bleu ainsi que des shorts blancs. Finalement, ce fut qu’en 1921 que l’équipe obtint la combinaison encore utilisée aujourd’hui : un maillot blanc avec un short et des chaussettes bleu marine. Ce jeu de maillots fut offert par des bienfaiteurs d’AGF. La raison du choix de cette couleur est méconnue mais elle aurait été inspirée par le club de football anglais de Tottenham Hotspur.

#183 – SK Brann : Rødtrøyene

Les maillots rouges. Le 26 Septembre 1908, Christen K. Gran et Birger Gjestland, associés à 8 autres jeunes hommes, créèrent au Café Johnsens, le club, sous le nom de Ski- og Fodboldklubben Brann (Ski et Football Club Brann). Les fondateurs inscrivirent dans l’article 2A des statuts que les couleurs de base du club étaient le rouge et le blanc. Pourquoi ? Il faut en fait s’interroger sur le nom du club de la ville de Bergen. Brann signifie en norvégien, Feu. Ce nom fut suggéré par Birger Gjestland, mais à ce jour, les raisons de ce choix ne sont pas connus avec certitude. Certainement que les fondateurs voulaient un nom court et puissant pour identifier le club. Ils hésitèrent entre « Brann » (Feu) et « Fart » (Vitesse) et choisirent donc le Feu. Naturellement, la couleur rouge découla de ce choix. En outre, le rouge et le blanc sont les couleurs de la ville de Bergen.

#178 – America FC : Sangue

Le sang, rappelant ainsi la couleur rouge du maillot du club. Fondé le 18 septembre 1904, les dirigeants du club optèrent d’abord pour un maillot intégralement noir. Puis, en 1906, en raison de difficulté d’approvisionnement, le maillot devint noir et rouge. Enfin, en 1908, João Evangelista Belfort Duarte qui était joueur de l’America (et qui deviendra capitaine (1911), entraîneur, directeur général du football et trésorier du club) suggéra de porter un maillot rouge, à l’image du club d’Associação Atlética Mackenzie College, que l’America avait récemment affronté lors d’un match amical. Belfort Duarte avait été l’un des fondateurs de l’Associação Atlética Mackenzie College, premier club de football formé par des Brésiliens.