#206 – CD Jorge Wilstermann : el Aviador

L’aviateur. Le 24 Novembre de 1949, des collaborateurs (de 23 à 50 selon les sources) de la « Lloyd Aereo Boliviano », la compagnie aérienne de Bolivie, décidèrent de créer un club sportif et culturel dénommé Club Deportivo LAB (initiales de la compagnie) dont les premières branches sportives furent le football, le tennis et les échecs. Au départ, le club organisa des concours internes à la société mais assez rapidement l’équipe s’étalonna sur quelques matchs aves des équipes locales puis nationales. En 1952, Justo Mancilla, président du Club LAB, et Hernán Zurita, président du club de San José de la Banda, s’associèrent et l’équipe de San José de la Banda, qui évoluait au sein de la ligue régionale, intégra des joueurs du Club LAB. San José de la Banda remporta le championnat et le club LAB prit conscience qu’il devait franchir un cap.

Un an plus tard, le club quitta définitivement l’univers fermée corporatiste pour intégrer les championnats locaux. Pour marquer cette nouvelle étape, les symboles du clubs devaient changer. Le président d’honneur du club, le commandant de bord Walter Lehm, suggéra le nom de son ancien collègue, Jorge Wilstermann. Né en 1910, dans la ville de Punata, situé dans le département de Cochabamba (où réside le club), Jorge Wilstermann fut le premier pilote civil de Bolivie. Son père Karl Wilstermann Junge, de nationalité allemande, était ingénieur en mécanique de profession et immigra en Bolivie en 1899. Jorge Wilstermann étudia à la Escuela de Mecánicos y Pilotos comerciales del Lloyd Aéreo Boliviano et obtint son diplôme de mécanicien en 1930. Puis, il se forma pour devenir le premier pilote civil de la Bolivie et en trois ans, il effectua 250 heures de vol. Durant la guerre du Chaco (1932–1935), il opéra dans les forces aériennes boliviennes. En 1936, il mourut dans un accident avion.

Après le club, Walter Lehm fit la même demande à l’aéroport de la ville de Cochabamba qui fut ainsi renommé « Aeropuerto Internacional Jorge Wilstermann ».

#174 – AS St Etienne : les Verts

Le club stéphanois a acquis sa popularité grâce à ses campagnes européennes des seventies (en particulier celle de la saison 1976 qui les verra prendre une bain de foule lors de la descente des Champs-Elysées alors qu’il venait de perdre la finale de la C1 face au Bayern Munich), et à une chanson « Qui c’est les plus forts ?… Évidemment c’est les Verts », sorti en 1976 et chanté par Jacques Monty. Car le club est reconnu parmi tous par ses maillots intégralement verts, une couleur assez peu portée par les équipes françaises. Est-ce la couleur du gazon qui inspira le club pour le choix du vert ? Oui et Non. Si la fondation du club remonte officiellement à 1933, le club puise ses origines dans l’équipe corporatiste de la grande enseigne de distribution, Casino. Le fondateur du groupe, Geoffroy Guichard, naquit au sein d’une famille d’épicier à St Etienne. En 1889, il s’allia à son cousin par alliance Paul Perrachon qui dirigeait depuis dix ans une épicerie installée dans l’ancien Casino Lyrique de Saint-Etienne. Ce Casino Lyrique était un cabaret aux mœurs légères, ce qui entraîna sa fermeture en 1858. L’espace rouvrit en 1860 mais pour accueillir une épicerie de détail. Le propriétaire, M. Bréchaud, conserva le nom de « Casino » pour son magasin (une notoriété facile à gagner auprès des clients), comme le feront les suivants, parmi lesquels la famille Perrachon et Geoffroy Guichard. Ce dernier racheta les parts de son cousin par alliance en 1892 puis fonda en 1898 la société des magasins Guichard-Perrachon, à l’origine du Groupe Casino. L’établissement se développa rapidement, comptant déjà 100 succursales dans toute la région en 1904. Comme souvent à cette époque, l’entreprise accompagna ses employés dans la vie courante via des oeuvres sociales et sportives. En 1904, les employés de Casino bénéficièrent d’une caisse de prévoyance et d’assurance décès, puis d’un service médical et pharmaceutique en 1905, de primes aux familles nombreuses et à la naissance en 1910 ou encore d’allocations familiales et d’une participation aux résultats à partir de 1916. En 1912, Casino créa également une association sportive (l’Amicale des employés de la Société des magasins Casino), qui lança une section football en juillet 1919. Réservée aux employés de Casino, cette dernière changea plusieurs fois de nom jusqu’à se fondre en 1933 dans le nouveau club professionnel créé à St Etienne, l’ASSE. Fortement affilié et soutenu par le groupe Casino, le nouveau club adopta les couleurs de l’enseigne, le vert. Pourquoi Geoffroy Guichard et Casino choisirent le vert comme couleur des magasins ? Le bâtiment du Casino Lyrique qui devint le siège du groupe était situé au 5 rue des Jardins. Or, les Jardins firent penser à la verdure, donc au vert.

#163 – FC Red Bull Salzburg : die Bullen

Les taureaux. Fondé en 1933, l’Austria Salzbourg, qui connaîtra ses heures de gloires entre 1993 et 1997 (le club remporta ses 3 premiers titres nationaux (1994, 1995, 1997), 3 super coupes (1994, 1995, 1997) et surtout atteignit une finale de Coupe de l’UEFA (1994)), fut racheté par le groupe de boisson énergisante, Red Bull. Ce dernier fut créé en 1984 par Dietrich Mateschitz et Chaleo Yoovidhya. Son siège social se situe à Fuschl am See, dans le land de Salzbourg en Autriche.

Le groupe autrichien poursuit une politique de mécénat et de sponsoring sportif important, au cœur de sa stratégie de communication et de marketing. En 2012, il est associée à environ 500 athlètes et 600 manifestations sportives. Il compte notamment deux écuries de formule 1 (Red Bull Racing et Alpha Tauri). Dans le football, Red Bull commença par racheter le club de Salzbourg et depuis, acquit ou créa 6 autres clubs à travers 3 continents (New York Red Bulls, Red Bull Brasil, Red Bull Bragantino, RB Leipzig, Red Bull Ghana et FC Liefering). Comme le déclarait Dietrich Mateschitz, son implication dans le sport devait être total, Red Bull ne pouvant être un simple sponsor. En outre, placée au cœur de la stratégie marketing, cet investissement ne pouvait se limiter à simplement apparaître sur le maillot des équipes. Ainsi, pour Salzbourg, suite au rachat, Red Bull fit table rase de toute la symbolique de l’Austria. Adieu nom, blason et couleurs. Le club fut renommé « FC Red Bull Salzbourg » et son logo comme ses couleurs furent modifiés afin de copier ceux de la marque. Les deux taureaux s’affrontant, logo de la marque, apparurent alors sur l’écusson du club. Le surnom vient naturellement en s’inspirant lui aussi de la marque de boisson, Red Bull signifiant taureau rouge.

La présence de ces taureaux sur le logo de la marque depuis ses débuts provient de la symbolique de la boisson populaire thaïlandaise, qui portait le nom de Krating Daeng (taureau rouge) et dont s’était inspiré Red Bull. Tout d’abord, les deux boissons énergisantes se basent notamment sur la taurine, un acide aminé découvert dans la bile de taureau. En outre, s’agissant d’une boisson énergisante, le taureau exprimait leur vitalité et leur force. Enfin, sponsor des boxeurs de Muy Thaï, la société thaïlandaise avait opté pour deux taureaux qui s’affrontent pour représenter leur boisson.

#160 – Quilmes AC : los Cerveceros

Les brasseurs. Quilmes est une ville argentine située sur la côte du Río de la Plata, au sud-est du Grand Buenos Aires. De 10 000 habitants à la fin du XIXème siècle, la ville compte aujourd’hui plus de 200 000 habitants. Bourg plutôt rural, son développement s’opéra avec l’arrivée le 18 avril 1872 du chemin de fer qui permettait de rejoindre la capitale, Buenos Aires, en 55 minutes. En 1881, la population de la ville avait crû de 23% pour atteindre 8 341 habitants et 60 usines ou ateliers, pour la plupart des forges, des moulins à vapeur, des briqueteries, des ateliers de menuiserie, des magasins de chaussures, une brasserie et une distillerie, opéraient. Dans le sillage du train et dans ce contexte d’émulation, une communauté étrangère, principalement britannique s’installa dans la ville et développa de nombreuses entreprises.

En 1888, l’allemand Otto Bemberg en 1888 fonda à Quilmes la brasserie Cervecería y Maltería Quilmes en raison de la qualité de l’eau et la proximité d’une gare. Après deux ans d’essai et de recherche, il parvint à créer une bière blonde qu’il baptisa du nom de la ville. Elle s’imposa rapidement et devint une bière populaire. Dans les années 1920, la Quilmes devint la bière la plus populaire de Buenos Aires. Durant les années 1930 et 1940, le groupe rachetait ses concurrents ou les ruinait par des actions de concurrence déloyale, et poursuivait l’intégration de l’ensemble de la chaîne, en reprenant toutes les usines de levure et les malteries. L’entreprise était alors le Rey de la Cerveza (le Roi de la bière), en ayant quasiment le monopole du marché. Aujourd’hui encore, elle est l’un des principaux acteurs en s’accaparant en 2013, 67% de part de marché en Argentine.

Cette réussite rejaillit sur la ville. Ainsi, la création des services de pompiers fut sponsorisée par la brasserie, tout comme l’hôpital local, la maternité, le système d’eau courante et un espace vert de 87 000 m2. Le club naquit en 1887, un an avant le début de l’usine de Otto Bemberg, au sein de la communauté britannique (certainement consommatrice de bière). Mais le club de football n’eut aucun lien avec la brasserie. Cette dernière en fut toutefois un sponsor régulier.

#136 – Lokomotiv Moscou : паровозы

Les locomotives à vapeur. Lors des premières années de développement du football en Russie et surtout en Union Soviétique, les clubs se créèrent alors principalement autour des sites industriels ou fortement cornaqués par les entreprises. Ce fut le cas pour le Lokomotiv Moscou dont l’ancêtre le plus communément admis est le club de Kazanka qui était l’abrégé de Кружок футболистов Казанской дороги (Cercle des joueurs de football de la route de Kazan). Les fondateurs et les joueurs du club provenaient en effet du dépôt ferroviaire de la ligne de chemin de fer Moscou-Kazan, l’une des principales à l’époque. Puis, en 1935, le commissaire du peuple des chemins de fer Lazar Kaganovitch et le comité central des syndicats des cheminots approuvèrent la charte de la société sportive nationale des cheminots « Lokomotiv » dont le but était d’améliorer la santé des cheminots et de leurs familles. En 1936, le Lokomotiv Moscou fut créé sous l’égide de l’association nationale et, favorisé par les instances, reprit les joueurs et les actifs du club de Kazanka. Le club appartenait alors au ministère soviétique des Transports via les chemins de fer russes (Российские железные дороги). L’écusson du club arbora alors une locomotive à vapeur. Depuis, la locomotive demeure sur le blason mais, l’évolution technologique aidant, la machine à vapeur fut remplacée par une locomotive diesel verte TE3. Toutefois, les mauvaises langues adverses comparaient l’équipe à une locomotive à vapeur car le jeu que développait le Lokomotiv était lent.

#116 – Sporting Cristal : los Cerveceros

Les brasseurs. Les joueurs et supporteurs du club ne sont pas des ivrognes, mais comme d’autres clubs à travers la planète, la fondation du club est très liée à une brasserie. A Lima, la manufacture de tabac « Estanco de Tabaco del Perú » était une institution publique importante du quartier de Rimac et qui monopolisait la chaîne industrielle de cigarettes au Pérou. En 1926, l’entreprise fonda le club du Sporting Tabaco qui était composé de ses employés. A peine deux ans après sa création, le Sporting rejoignit la première division péruvienne dont il devint un habitué jusqu’en 1955 (26 saisons de 1929 à 1934 puis de 1936 à 1955). Ses meilleures performances furent 2 titres de vice-champion en 1931 et 1954. Toutefois, le passage au statut professionnel de l’élite en 1951 fragilisa le club qui connut une profonde crise économique menant quasiment à sa disparition en 1955.

Un autre acteur économique comptait dans le quartier de Rimac, la brasserie « Backus & Johnston Brewery », fondée en 1876 par des américains. En 1954, un groupe d’hommes d’affaires péruviens, emmené par Ricardo Bentín Mujica, acquirent aux actionnaires anglais cette usine péruvienne et la renommèrent Cervecería Backus y Johnston SA. Passionné de sport et de football en particulier, le nouveau président, Ricardo Bentín Mujica, chercha à promouvoir une pratique sportive au sein de ses ouvriers et également un outil marketing pour développer la marque de bière (Red Bull n’a rien inventé). Le 13 décembre 1955, Ricardo Bentín Mujica fit racheté le club du Sporting Tabaco, trouva un terrain dans le quartier (à La Florida) et fonda le nouveau club du Sporting Cristal Backus. Le nom de Cristal provenait de la marque de bière vedette de Backus & Johnston, la Cristal (qui fut créée en 1922 et existe encore de nos jours).

Appartenant à une entreprise et portant le nom d’une marque, cette association trop commerciale (et le soutien financier important reçu qui permit des recrutements remarquables) ne plut pas beaucoup à la fédération, aux adversaires comme à la presse qui craignait une commercialisation effrénée n’atteignît le football. En Octobre 1955, le journaliste Alfonso Rospigliosi écrivit dans le quotidien « La Crónica » à propos de la direction du Sporting Tabaco qui venait de sauver le club en le vendant aux brasseurs : « Parece que han sentado un mal precedente en esto, porque a lo mejor dentro de un año, ya no veremos el partido Tabaco-Boys, sino el match Cristal-Pilsen y ya no espectaremos (sic) el encuentro Iqueño-Chalaco, sino el match Coca Cola-Crush » (Il semble qu’ils aient créé un mauvais précédent, car peut-être que dans un an, nous ne verrons plus le match Tabaco-Boys, mais le match Cristal-Pilsen [une autre marque de bière], et nous ne verrons plus (sic) le match Iqueño-Chalaco, mais le match Coca Cola-Crush [un soda détenu par Pepsico]). Jusqu’à la fin mars 1956, la fédération interdit donc au club de participer au championnat. Puis, elle prit des mesures pour faire bannir le nom de l’entreprise du nom du club. Le terme Backus fut finalement abandonné dans le nom du club dans les années 1960.

#114 – Crystal Palace FC : Glazier

Les vitriers. En 1851, Londres organisa une grande exposition universelle, dénommée Great Exhibition of the Works of Industry of All Nations, mettant en avant les avancées technologiques de l’époque ainsi que la culture. Pour accueillir les exposants, une nouvelle structure fut conçu par Joseph Paxton à Hyde Park. Elle était composé d’un squelette en acier et d’éléments en verre plat, qui lui donna logiquement le nom de Crystal Palace (Palais de Cristal). L’exposition se déroula du 1er mai au 15 octobre 1851, et plus de 14 000 exposants du monde entier se réunirent dans cette espace d’exposition de 92 000 m2.

A l’issue de l’exposition, le bâtiment fut déplacé dans un quartier du sud de Londres connu sous le nom de Penge Common (exactement au sommet de Penge Peak, à côté de Sydenham Hill, une banlieue aisée). Autour de cette structure, tout un quartier fut remodelé pour créer quasiment un parc d’attraction. Le quartier résidentiel voisin fut rebaptisé Crystal Palace. Un parc, Crystal Palace Park, fut aménagé, comprenant notamment un espace dédié à des statuts de dinosaures, Crystal Palace Dinosaurs. Des terrains de sports, principalement de cricket, furent également érigés. Mais surtout, le stade de football, Crystal Palace National Sports Center, fut construit et accueillit la finale de la toute jeune FA Cup entre 1895 et 1914.

Ce complexe était exploité par la Crystal Palace Company. Pour occuper ses employés qui jouaient au cricket l’été, la compagnie créa un club de cricket, forcément dénommé Crystal Palace, qui développa par la suite une section football pour proposer une activité l’hiver. Ce club fut un des membres fondateurs de la Football Association, la fédération anglaise, en 1863. Mais, le club disparut en 1875, pendant une vingtaine d’année. La raison de la disparition est inconnue mais il est possible que la pratique du football l’hiver endommageait le terrain de cricket. Finalement, en 1905, porté par la construction du Crystal Palace National Sports Center, un nouveau club de football (le Crystal Palace que nous connaissons) prit la suite, avec comme actionnaire majoritaire, la Crystal Palace Company. Si le bâtiment de fonte et de verre fut détruit dans un incendie en novembre 1936, le club hérita du surnom des vitriers.

#93 – Lech Poznań : Kolejorz

Kolejorz signifie les cheminots en argot local. Le club fut créé en 1922 (bien qu’il y ait des thèses qui fait remonter les origines du club en 1920). Au bout de 8 années d’existence, le 1er mai 1930, la section militaire des Chemins de Fer Polonais devint le principal sponsor du club. Ce dernier changea donc logiquement de nom en devenant Sportowy Kolejowego Przysposobienia Wojskowego Poznań Dworzec (Club sportif du chemin de fer d’entraînement militaire Poznań Dworzec). Puis, après la guerre et l’avènement du communisme, le club resta attaché au Polskie Koleje Państwowe, la société ferroviaire polonaise, via le syndicat des cheminots (Związek Zawodowy Kolejarzy). En 1957, le nom du club fit apparaître pour la première fois le terme de Lech en lieu et place des références ferroviaires. Selon une légende de la mythologie slave, 3 chefs slaves, frères, dénommés Lech, Čech et Rus furent à l’origine de 3 nations et peuples, respectivement la Pologne, la Bohême (en gros la Tchéquie) et la Rithénie (Russie, Biélorussie et Ukraine). Toutefois, le club demeurait toujours dans le giron du monde ferroviaire polonais. Finalement, avec la chute du communisme à la fin des années 80, PKP n’avait plus les moyens d’entretenir le club et s’en désengagea en 1993. Malgré tout, le club est connu par tous les polonais comme le club des cheminots. Résultat, en 2006, le club se renomma Kolejowy Klub Sportowy Lech Poznań pour rappeler son passé ferroviaire.

#82 – CFR Cluj : Feroviarii

Les cheminots. Ce surnom devient évident si on connait de quoi est l’acronyme CFR. CFR signifie Căile Ferate Române (Chemin de Fer Roumain). Le club fut créé en 1907 sous le nom Kolozsvari Vasustas Sport Club. Kolozsvari est le nom hongrois de Cluj et Vasustas signifie cheminot en hongrois. Car en 1907, la Transylvanie, où se situe Cluj, faisait partie de l’Empire Austro-Hongrois. Le club était donc une émanation des chemins fers locaux. Après la première guerre mondiale, la Roumanie récupéra la Transylvanie et tous ses actifs. Ainsi, le CFR mit la main sur les voix ferrés et le matériel ferroviaire … et le club tomba aussi dans son escarcelle. Il fut alors renommé CFR et resta longtemps dans le giron des chemins de fer. Aujourd’hui, le club affiche encore une locomotive sur son blason, même si depuis des années, il est détenu par des mécènes privés.

#81 – Cruz Azul : los Cementeros

Les cimentiers. Le club fut fondé le 22 mai 1927 (c’est donc son 73ème anniversaire à la date de parution de cet article) par des employés de la société Cooperativa La Cruz Azul S.C.L., fabricant de ciment. A l’époque, à Jasso, la ville où le club fut créé, il n’y avait rien d’autres que cette cimenterie et il fallait donc bien occuper le personnel. Le baseball était roi. Mais, Guillermo Álvarez Macías, directeur général de la cimenterie, et Carlos Garcés, directeur de l’action sociale, tous fans de football, fédérèrent plusieurs ouvriers pour bâtir les bases du club. Depuis, le club est fortement lié par ses origines à cette entreprise (il en reprend d’ailleurs le logo) mais également car le cimentier a été l’unique sponsor du club jusqu’en 1997 et depuis, reste un partenaire majeur.