Les blancs et bleus. En 1947, le club fut fondé sur les ruines de certains anciens de la ville, en particulier du Slavija Osijek, et en fusionnant les récents clubs de FD Udarnik, FD Jedinstvo et SD Bratstvo. Après la seconde guerre mondiale, le football en Yougoslavie devait se reconstruire car soit les clubs sportifs avaient disparus, emportés par la guerre, soit ils avaient été dissouts par le régime communiste pour collaboration avec les nazis. Si le Slavija Osijek jouait en noir et blanc pendant l’entre-deux guerre, le nouveau club, connu sous le nom de FD Proleter, opta pour les couleurs rouge et bleu, pour une raison inconnue. Peut-être que ces couleurs furent tirer de celles apparaissant sur les armoiries de la région de Slavonie, dont Osijek est la principale ville. Ces armoiries se découpaient en 3 bandes, dont deux bleues, représentant des rivières, et une rouge au centre, et remontaient à la fin du XVème siècle. Après quelques évolutions, notamment en se mariant avec des sections sportives d’autres clubs (tels que la boxe ou et l’athlétisme), le club de football reprît son indépendance en 1967 et changea de nom pour devenir le NK Osijek. Avec ce changement, le club souhaita affirmer son origine et choisit de changer de couleurs, pour le blanc et bleu, au début des années 70. Ces deux couleurs étaient celles de la ville d’Osijek mais apparaissaient aussi sur le drapeau de la région de Slavonie (ce dernier se compose d’une bande verticale bleu et d’une bande verticale blanche). Depuis, la combinaison des couleurs blanche et bleue s’est diffusé dans le blason du club, les sièges du stade, les chants des supporteurs … et représente une part importante de l’identité du club. Avec ces nouvelles couleurs, le club vit également éclore l’un des plus grands représentants du football croate, Davor Šuker.
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#240 – Fluminense : Flu, Fluzão, Nense
Ce sont évidemment des diminutifs du nom du club et cela ne constitue pas une originalité, beaucoup de surnom étant un diminutif. L’originalité provient du nom du club, Fluminense. Contrairement à ses rivaux de Flamengo et Botafogo, Fluminense n’est pas le nom d’un des quartiers de Rio de Janeiro. De même, le club ne rend pas hommage à un personnage historique comme le Vasco da Gama. En 1901, le jeune Oscar Alfredo Cox, un anglo-brésilien, revenait de Suisse, où il étudia et apprit le football, et diffusa le football dans le pays. Après avoir fondé un premier club, il réunit vingt hommes le 21 juillet 1902 pour créer le Fluminense Football Club.
Au départ, les fondateurs souhaitèrent donner naturellement le nom de Rio Football Club au premier club carioca. Finalement, Fluminense fut adopté. Le nom est dérivé du latin flumen qui signifie rivière. Logique pour un club résidant à Rio de Janeiro, qui signifie la Rivière de Janvier. Pourtant la ville n’est pas traversée par une rivière. Il semble que les explorateurs portugais avaient confondus la fameuse baie de Guanabara avec l’embouchure d’une rivière et donnèrent ainsi ce nom à la ville. Les natifs de l’État de Rio de Janeiro sont dénommés Flūmen Januarii en latin et par extension Fluminenses en portugais.
#222 – FK Radnički Niš : Real sa Nišave
Le Real de la Nišava. Ce surnom place le club serbe au même niveau que le Real Madrid et s’est vu attribué au club par ses supporteurs (on n’est jamais mieux servi que par soit-même). Le 14 avril 1963, lors du match FC Radnicki – OFK Belgrade, les supporteurs du club déployèrent dans le stade une banderole où était inscrit « le Real de la Nišava ». Cette banderole fut régulièrement arboré dans le stade du club pendant les années 60. Pourtant le club de Niš, avant 1963, était un modeste club de région et errait dans les divisions inférieures de Yougoslavie. En 1963, le club atteignit pour la première fois la première division et les supporteurs voulurent indiquer par cette banderole (et avec cette comparaison très flatteuse pour le club serbe) que les fans considéraient leur club au sommet, qu’ils en étaient fiers, à quel point il lui portait de l’estime. Malgré ce surnom, le club serbe n’a jamais été en mesure de lutter avec les grands clubs serbes (Etoile Rouge et Partizan) mais il réussit tout de même l’exploit de parvenir en demi-finale de Coupe de l’UEFA en 1982. En 2019, le club termina pour la première fois vice-champion de Serbie. La Nišava est la rivière qui traverse la ville de Niš et qui lui a donné son nom.
#216 – Yokohama F. Marinos : マリノス
マリノス signifie Marinos qui est le mot espagnol pour désigner les marins. Le constructeur automobile Nissan possédait une équipe de baseball qui se distinguait dans les championnats locaux. Dans les années 1970, Nissan souhaitait, pendant la saison morte du baseball, avoir une équipe dans une autre discipline sportive. Le football fut retenu (pour son caractère universel) et le Nissan Motor Soccer Club fut fondé en 1972.
En 1991, pour se donner les moyens de devenir compétitif sur la scène internationale et de participer à des compétitions tels que les Jeux Olympiques et la Coupe du monde, les instances japonaises décidèrent de créer une ligue professionnelle pour 1993 (la J-League). Pour créer une base forte de pratiquants et de supporters qui pourrait s’identifier au club, la Ligue voulut un ancrage des clubs avec la ville de résidence. Ainsi, le nom des clubs devait inclure le nom de la ville résidente. En outre, il fut décider de se détacher du corporatisme en interdisant le nom des sociétés dans celui des clubs, évitant aux associations sportives de devenir un panneau publicitaire.
Basé à Yokohama, le Nissan Motor Soccer Club allait prendre le nom de la ville pour nouvelle dénomination. Pour le reste du nom, les clubs japonais s’inspirèrent des clubs de baseball et de la mode américaine pour associer le nom de la ville à une image, un symbole. Un véritable outil marketing pour renforcer l’image du club auprès des nouveaux supporteurs. Pour Nissan, en étant basé à Yokohama (2ème port du Japon et pourvoyeur d’une grande partie de l’activité de la ville), il était naturel de faire référence à la mer et au port. Situé à environ 30 km de Tokyo, la capitale du Japon, et à proximité de l’entrée de la baie de Tokyo, le port ouvra 1859 et couvre une superficie de plus de 10 hectares. En 2024, plus de 3 millions de containeurs (équivalent 20 pieds) ont transité par le port, pour près de 27 500 navires (dont plus de 4 000 porte-conteneurs) et 150 paquebots. Tourné sur le pacifique, le port de Yokohama favorise les échanges avec la Chine (13,3% des exportations et 24,6% des importations), l’Australie (respectivement 6,5% et 17,1%) et les Etats-Unis (respectivement 6,7% et 8,0%). Les exportations ont représenté 29 millions de tonne en 224 (principalement automobiles) tandis que les importations atteignent 42,2 millions de tonne (avant tout de l’énergie avec du gaz liquéfié et du charbon). 30% de la population de Yokohama dépend de l’activité du port.
#205 – Santos FC : Alvinegro
Les blancs et noirs. Lorsque le club de Santos fut fondé en 1912, le premier choix des couleurs se portèrent sur le blanc, le bleu et l’or. Le maillot était alors rayé bleu et blanc, avec de fines bandes dorées. Mais, après à peine un an d’existence, le 31 mars 1913, les membres décidèrent de changer pour opter pour un maillot rayé noir et blanc, fixant alors définitivement les couleurs du club. Les raisons du changement étaient simples. Il est probable que les joueurs constatèrent que les couleurs bleus et dorées passaient assez vite après quelques lavages. Il fallait donc refaire régulièrement des maillots. Or, les finances du club ne devaient pas le permettre. Surtout, la couturière de l’équipe, connue sous le nom de Dona Didi, se plaignait de ne pas réussir à trouver les tissus nécessaires (en particulièrement celui doré) pour réaliser le maillot du club. Lors de cette réunion du 31 mars 1913, Paulo Peluccio, membre du club, suggéra de retenir un maillot à rayures blanches et noires. Le noir aurait représenté la noblesse et le blanc symbolisait la paix. Surtout, ces couleurs étaient plus simple à trouver à l’époque.
En 1913, le maillot fut donc rayé verticalement en noir et blanc. Mais, en 1915, en même temps qu’il dut changer de nom pour participer au tournoi de Santos, le club porta un maillot intégralement blanc, marqué seulement de son blason. Ce fut une réussite avec le titre au bout. En 1925 et en 1935 (pour le premier titre dans le championnat de l’Etat de São Paolo), le maillot fut une nouvelle fois intégralement blanc. Dans la version de 1925, le maillot intégrait toutefois au niveau de la taille une bande noire, comme une ceinture. Pour celle de 1935, tout l’équipement était blanc, les chaussettes ayant quelques détails noirs. Au milieu des années 1930, Santos porta l’uniforme le plus inhabituel de son histoire. En effet, si le short était blanc, le maillot était dans une couleur surprenante pour le club, rouge. Cet uniforme fut utilisé que dans quelques matchs. Au début des années 1940, Santos avait pour équipement une chemise à larges rayures noires et blanches mais cette fois horizontales. Lors de la grande période du Santos de Pelé, l’uniforme redevint complètement blanc, à l’exception de la taille où la ceinture était noire. Toutefois, en 1963, la direction tenta un nouveau maillot blanc à fines rayures noires, le short et les chaussettes demeurant blancs. Ce fut un échec auprès des supporteurs et le club revint au kit blanc. Dans les années 1970, l’équipement se stabilisa avec comme premier uniforme, un kit intégralement blanc, et en maillot extérieur, celui rayé noir et blanc. Enfin, dans les années 1990, le club céda à la mode des tenues extravagantes et si les couleurs demeurèrent, les shorts affichèrent des damiers, des étoiles, des traits …
Comme d’autres équipes ont adopté ces couleurs et ont donc gagné ce surnom d’Alvinegro, celui de Santos a été enrichi par la suite en Alvinegro da Vila et Alvinegro Praiano. Le premier se réfère au stade dans lequel évolue Santos, le stade Urbano Caldeira, mieux connu sous le nom de Vila Belmiro, quartier où il se situe. Enfin, Praiano est un adjectif pour désigner un objet, un lieu ou une personne situé sur le littoral. Ce qui est le cas de la ville de Santos, située sur la côte de l’ État de São Paulo et qui est le plus grand port d’Amérique Latine.
#203 – Hapoël Beer-Sheva : הגמלים
Les chameaux. Le club de la ville de Beer-Sheva a marqué récemment le football israélien. Alors que le Macabbi Tel Aviv, avec ses 25 championnats remportés, trustaient les trophées, seuls le Maccabi Haïfa, le Betar Jérusalem et l’Hapoël Tel-Aviv parvenaient à troubler son hégémonie depuis une trentaine d’année. Fondé le 1er mai 1949, le club se trouvait en 2007 en seconde division et en proie à des difficultés financières. Racheté pour 1,8 million de dollars par Alona Barkat, femme milliardaire, le club connut une renaissance qui le fit remonter en première division deux ans après son rachat. Puis, en 2014, l’Hapoël devint vice-champion d’Israël, avant de remporter 3 titres d’affilés en 2016, 2017 et 2018. Bien que situé dans la vallée du Jourdain, la ville de Beer-Sheva se trouve avant tout à l’extrémité nord du désert du Néguev et connait un climat chaud et sec, typique des déserts. Le club a donc naturellement hérité comme surnom de l’animal emblématique du désert, le chameau.
#198 – SV Werder Brême : die Werderaner
Le surnom est dérivé du nom du club, Werder, qui est un mot spécifique au région du Nord-Est de l’Allemagne pour désigner les îles fluviales (ou d’un lac). Le 4 février 1899, des écoliers de 16 ans issus de la classe moyenne fondèrent le club. Ils avaient remporté quelque temps avant un ballon de football dans une compétition de tir à la corde. Le club va évoluer dans les quartiers du sud de la ville (Huckelriede puis Peterswerder) qui se situent au bord de la Weser (la Visurge en français). Au XIXème siècle, plusieurs îles se situèrent sur la Weser mais après la forte crue de 1881, une nouvelle digue plus solide et plus droite fut construite en amont de la vieille ville de Brême, conduisant à assécher certaines terres qui vont unir les îles fluviales aux terres. Ainsi, le quartier de Peterswerder s’étendit et sur ces nouvelles terres, un complexe sportif fut construit en 1909, dont le terrain du Weserstadion où joue encore le Werder Brême.
#189 – Deportivo Independiente Medellín : El Poderoso de la Montaña
Le puissant de la montagne. L’origine du surnom n’est pas connue avec exactitude mais il remonte certainement aux années où l’équipe dominait le football colombien amateur. Fondé en 1913, le club est l’un des plus vieux du pays. Avant 1948 et la création de la première division professionnelle, le football colombien était amateur et composé de championnats régionaux puis nationaux. Dès son match inaugural, l’équipe impressionna le public en battant par 11 buts à 0 l’équipe du Sporting (également appelé Los Extranjeros – les étrangers), une équipe de Paisa fondée en 1913 par un groupe de locaux et d’Européens, notamment belges et suisses. Dès sa première année d’existence, l’équipe était respectée par ses rivaux (Antioquia, Unión et Sporting) qui étaient des équipes reconnues et qu’elle avait battu aisément. Le club de Medellín remporta 8 championnats nationaux (1918, 1920, 1922, 1923, 1930, 1936, 1937, 1938) ainsi que 8 championnats régionaux de la Liga Antioqueña (1937, 1938, 1939 1941, 1942, 1943, 1944 et 1945). En 1941, elle sortit même invaincu du championnat régional. En 1924, dans des jeux inter-régionaux, les joueurs de l’Independiente Medellín représentait la quasi-totalité de l’équipe du département d’Antioquia. En 1930, le club fut invitée à un tournoi à Bogota car son équipe était considéré comme étant la meilleure d’Antioquia.
A l’ère du football professionnel, même s’il fut moins dominateur, le club remporta 6 championnats de Colombie (1955 , 1957 , 2002-Clôture , 2004-Ouverture , 2009-Clôture et 2016-Ouverture) et 3 Coupes nationales (1981, 2019, 2020).
Enfin, Medellín est la capital d’Antioquia, un des départements de la Colombie et occupe la vallée encaissée de l’Aburrá. La cité repose sur un sol incliné, entre 1 800 et 1 500 mètres d’altitude et la hauteur officielle est de 1 479 m d’altitude. Un tiers de la région est occupé par des chaînes de montagnes, constituant la partie centrale et occidentale des Andes. Plus 200 sommets importants se détachent dans la région, culminant à des altitudes comprises entre 1 000 et 4 080 m d’altitude. Quand à la cité de Medellín, elle est entourée de plateaux et montagnes qui dépassent les 2 000 m d’altitude. Les principales hauteurs du territoire de Medellín sont l’Alto Padre Amaya (3 100 m d’altitude), l’Alto Patio Bonito (2 750 m d’altitude), l’Alto Boquerón (2 600 m d’altitude), l’Alto Venteadero (2 500 m d’altitude) et l’Alto Las Cruces (2 400 m d’altitude), entre autres.
#165 – CDC Atlético Nacional : el Verde, el Verde y Blanco
Le vert, le vert et blanc. Ces deux couleurs sont celles du club colombien, ayant l’un des plus beaux palmarès du pays. Né en 1947, le club opta pour les couleurs vertes et blanches, celles qui apparaissent sur le drapeau du département d’Antioquia. Le club représente la ville de Medellín, qui est la capital du département d’Antioquia. Ce drapeau remonte à l’indépendance du pays en 1810. Les couleurs choisit faisaient référence à celles de l’Université d’Antioquia, fondée quelques années plus tôt, en 1803. Mais également aux couleurs de la province de Carthagène lorsqu’elle déclara son indépendance de l’Espagne en 1811. Le drapeau est composé de deux bandes horizontales, une blanche en haut et une verte en bas, de largeur égale. Selon la version officielle, la couleur blanche symbolise la pureté, l’intégrité, l’obéissance, l’éloquence et le triomphe. Le blanc rappèle aussi pour le club la couleur de la fleur du Pourpier, une plante endémique de la régio, qui donna également un autre surnom au club. La couleur verte représente les montagnes du département, l’espoir, l’abondance, la foi, le service et le respect. Pour unifier le département, Medellín retiendra également le même drapeau, en rajoutant ses armoiries au centre. D’autres surnom ont dévié de ceux-ci, en particulier el verde de la montaña (le vert de la montagne). Le département d’Antioquia est traversé par deux chaînes de la cordillère des Andes, les chaînes de montagnes occidentale et centrale, qui atteignent plus de 4.000 mètres. Pour cette raison, Medellín est appelée « la capitale de la montagne ». Le club est également surnommé el Verde Paisa, le paisa vert. Paisa est à la fois le nom de la région nord-est de Colombie, englobant plusieurs départements dont celui d’Antioquia, ainsi que les habitants de cette région. Paisa est un apocope du mot espagnol Paisano, qui signifie paysan (la région étant une important aire de production agricole du pays, notamment le café). Dans certains pays d’Amérique du sud (Panamá, Equateur, Venezuela), le terme est un synonyme de Colombien.
#147 – Real Valladolid CF : Pucela, Pucelos
Les mots ne sont pas traduisibles mais ils désignent le club et surtout la ville de Valladolid et ses habitants, comme un gentilé. 3 hypothèses existent pour expliquer ce surnom. La première version raconte qu’au XVème siècle, certains chevaliers de Valladolid se rendirent en France pour rejoindre Jeanne d’Arc dans sa guerre contre l’Angleterre. Jeanne d’Arc était connue comme la Pucelle d’Orléans et en ancien castillan, le mot jeune fille se disait « pucela » . Résultat, les soldats furent surnommés pucelas.
Une autre des théories repose sur la géographie de Valladolid. Situé dans une zone sèche, la ville est traversée par les rivières Pisuerga et Esgueva ainsi que par le canal de Castille. La ville était alors considérée par beaucoup comme une piscine, qui se dit pozuela. Pucela serait alors dérivé de ce terme.
Enfin, la dernière histoire lie ce pseudonyme avec l’économie locale. A l’antiquité, la ville castillane importait de la ville romaine de Pouzzoles du ciment qu’elle distribuait de manière exclusive. Du fait de ce commerce et du nom de la ville italienne, la ville castillane hérita de ce surnom de pucelos.
