Les attaquants. Le terme est dérivé du nom du club Fram, qui signifie « En avant ». Evidemment rien à voir avec le cher club du président de la FFF, l’En Avant Guingamp. Le club islandais fut fondé au printemps 1908 dans le centre de Reykjavík par un groupe de jeunes garçons. Pendant sa première année d’existence, cette organisation était plutôt informel : Aucun conseil d’administration n’avait été nommé, aucun statut rédigé et le club n’avait même pas de nom. Mais au fil des mois, la création d’une véritable structure se fit sentir afin de participer aux matchs locaux avec un vrai équipement. Chose faite avec la première réunion du conseil d’administration le 15 mars 1909. Il fut alors convenu que le nom du club serait Knattspyrnufélagið Kári (Kári Football Club), en hommage au célèbre mercenaire viking Kári Sölmundarson, un des personnages principaux de la saga islandaise Njála, qui vécut à la fin du Xème siècle et au début du XIème. Mais, ce nom ne faisant pas consensus, il fut décidé de changer pour Knattspyrnufélagið Fram (En avant Football Club). La raison de ce choix n’est pas connue mais plusieurs possibilités sont avancées. En début du siècle, l’Islande demeurait une dépendance du Danemark et peut-être que les jeunes de Reykjavík furent influencés par le nom de clubs danois tels que BK Frem (fondé en 1886 et l’un des plus anciens clubs de football danois) ou BK Fremad Valby (Frem ou Fremad signifiant aussi aller de l’avant). Une autre version fait référence au nom du célèbre navire d’exploration polaire norvégien Fram (également traduit par en avant). Cette goélette à trois mâts avec moteur à vapeur, conçue et construite par Colin Archer, accompagna les expéditions de nombreux explorateurs norvégien tels que Fridtjof Nansen au pôle Nord en 1895 ou Roald Amundsen au Pole Sud en 1911. Enfin, dans cette Islande en route vers l’indépendance, il est possible que Fram provienne du nom du partie autonomiste islandais, Heimastjórnarfélagsins Fram (En avant vers notre autonomie), principal soutien du premier ministre de l’époque, Hannes Hafstein.
Étiquette : Nom du Club
#376 – Asante Kotoko SC : Porcupine Warriors
Les guerriers porcs-épics. Le début de l’autre grand club ghanéen (honneur partagé avec le Hearts of Oak) furent laborieux. Tout commença à l’époque coloniale lorsque Kwasi Kumah, un natif de Kumasi, devint chauffeur d’un colonel Ross, officier anglais au sein de la Gold Coast Artillery Force. La fréquentation de cet officier lui permit de découvrir le football pratiqué par l’élite coloniale et qui se développait dans la capitale, Accra. Il développa un tel intérêt pour le football qu’il nourrit l’ambition de former son propre club. De retour dans la ville de Kumasi en 1924, il créa le club de Kumasi Rainbow. Les 10 premières années de ce nouveau club furent chaotiques, peinant à trouver une identité. En 1926, le nom changea pour Ashanti United après que les dirigeants avaient réussi à recruter un certain nombre de jeunes étudiants prometteurs venant de 2 écoles différentes. En 1931, il fut à nouveau décidé de changer le nom pour Kumasi Titanics. Ce changement de nom n’aida pas au développement du club, la plupart de ses joueurs, qui étaient fonctionnaires, ayant dû quitter Kumasi. Nouveau changement de nom en 1934 (Mighty Atoms) mais sans impact sur la vie du club. En 1935, James Frimpong, un enseignement de Kumasi, entraîna quelques jeunes garçons énergiques de son école dans le club et proposa également de changer le nom pour Asante Kotoko. Selon certaine version, un sage lui aurait prédit que ce nom leur porterait chance et, sans un prophète, il était évident que ce nom serait un plus pour aider le club. En effet, Asante est le nom du peuple vivant dans la région de Kumasi et Kotoko signifie porc-épic, le symbole de ce peuple et animal endémique. Le peuple Asante (ou Ashanti) développa un grand, riche et influent Empire au XVIIème siècle le long du lac Volta et du golfe de Guinée, avec comme capitale Kumasi. Le club fut officiellement inauguré et nommé ainsi le 31 août 1935, avec la bénédiction de l’Asantehene (l’Empereur), Nana Sir Osei Agyeman Prempeh II, qui en devint le premier président. Depuis que le club se plaça sous la garde et la tutelle de l’Asantehene et ses successeurs, il gagna en stabilité au niveau de son organisation et en soutien auprès de la population. Les résultats suivirent avec notamment 24 titres de champion du Ghana et deux ligues des champions de la CAF. Dans la langue de Asante (le twi), Asante signifie guerrier et le porc-épic est donc l’animal symbole de ce peuple. Ce dernier apparaît sur l’emblème du club, avec une apparence menaçante. Il symbolise l’esprit de combat inflexible du peuple du royaume d’Asante. Cet esprit est également matérialisé, sur cet écusson, par la devise «Kum Apem a, Apem Beba» (tuez mille, et mille autres viendront).
#345 – FC Bayern Munich : die Bayern
Les bavarois. Il n’est pas rare en France de voir accoler au nom du club, le nom de sa région ou de son département d’origine, uniquement pour des raisons de sponsoring (en tout cas, cela permet de justifier les subventions données). Pour le club allemand, cette référence à sa région d’origine remonte à la création du club en février 1900. Au-delà du nom, les fondateurs adoptèrent aussi les couleurs de la région, le bleu et le blanc. Pourtant, le club n’avait pas un esprit régionaliste au sein de cet Etat Allemand naissant et dominé par la Prusse. Au contraire, le Bayern fut fondé par 17 personnes qui venaient de Berlin, Fribourg, Leipzig et Brême. Le premier président était le berlinois Franz John et le premier secrétaire, Josef Pollack, était de Fribourg. Jusqu’en 1933, le club reposait sur des valeurs d’ouverture et libérales et était même le point de ralliement pour la pratique sportive des étudiants non-bavarois. Dans l’entre-deux guerre, les rivaux du FC Wacker ou du TSV Munich 1860 étaient les clubs phares de Munich. Mais, la popularité du Bayern grandit avec les succès à compter des années 60. En outre, ces victoires en Bundesliga comme en Coupe d’Europe se construisirent avec des joueurs bavarois tels que Franz Roth, Sepp Maier, Gerd Müller, Paul Breitner, Klaus Augenthaler, Bastian Schweinsteiger, Philipp Lahm, Thomas Müller et le plus grand joueur allemand, Franz Beckenbauer. En 1954, le club incorpora dans son blason le Rautenflagge, le drapeau à losanges bleus et blancs. Le club finit alors par s’ancrer régionalement. On peut ainsi voir les joueurs portaient le lederhose (culotte de peau), costume traditionnel bavarois, lors de la fête de la bière (Oktoberfest). Le club compte plus de 362 000 fans dont plus des deux tiers sont en Bavière. Si on a coutume de dire que les munichois supportent plus l’autre club de la ville, le TSV Munich 1860, il n’en demeure pas moins que sur les 75 000 spectateurs en moyenne à l’Allianz Arena, les trois quarts venaient de Munich et de ses alentours. Enfin, si le site du club s’est internationalisé en s’affichant en anglais, espagnol, chinois, japonais et russe, l’identité régionale ne s’est pas perdue avec des pages en bavarois.
#339 – FC Barcelone : Barça
Continuons notre hommage à Diego Maradona avec son premier club européen où son passage fut mitigé. Il apparaît évident que Barça est le diminutif de Barcelone. Pourtant, la logique voudrait que son abréviation soit « Barce ». Au moins, Barça respecte l’orthographe catalane qui prévoit un « c » cédille lorsqu’il est suivi d’un « a ». Ce diminutif n’est pas simplement le raccourci du nom de la ville. En réalité, plusieurs options s’affrontent.
Parmi les différentes versions qui enrichissent la toponymie de Barcelone, deux avancent le mot « Barca ». Ainsi, en 230 avant J.C., la légende veut que Hamilcar Barca, général de Carthage, (ou son fils Hannibal Barca, le fameux Hannibal) établit un campement sur Montjuïc, qui aurait jeté ainsi les bases de la future cité. Barcelone dériverait du nom de cette fameuse famille de Carthage, les Barca.
L’autre version fait appel au mythe de Jason et les Argonautes. Hercule aurait rejoint Jason et ses Argonautes pour les aider à trouver la Toison d’or. L’escouade était composé de 9 bateaux. A proximité de la côte catalane, leurs navires aurait été dispersés par une violente tempête et seulement 8 bateaux se retrouvèrent. Le 9ème manquait à l’appel. Hercule aurait alors retrouvé les restes du neuvième bateau (en latin Barca Nona) et son équipage près de Montjuïc. Les marins échoués aurait trouvé le site si agréable qu’ils auraient fondé, avec l’aide d’Hermès une ville qu’ils nommèrent Barcanona.
Si l’origine du diminutif est trouble, la première apparition écrite du mot « Barça » remonte à 1922. Il s’inscrivit dans un article humoristique du magazine sportif catalan « Xut ». Ce dernier était un revue satirique et critique sur le sport et les références au FC Barcelone et à l’ Espanyol s’appuyaient souvent sur des caricatures, des traits ironiques ou des diminutifs. Compte tenu de l’audience du magazine, le surnom affectueux « Barça » s’imposa très rapidement auprès de la population et depuis dans le monde entier.
#332 – Kashima Antlers :アントラーズ
Les ramures (bois de cerf). L’avantage avec les clubs japonais ou américains est que leurs surnoms sont très vite trouvés puisqu’il s’agit de leurs noms. Outil marketing puissant, ces noms, souvent imagés, sont parfois ancrés dans l’histoire de la ville ou de la région. En effet, comme souvent au Japon, au départ, le club de Kashima était une association corporatiste qui dépendait de Sumitomo Metal Industries. Ainsi, son premier nom était Sumitomo Metal Industries Factory FC.
Puis, à la création de la J-League au début des années 90, les organisateurs de cette dernière décidèrent que, pour leur nom, les clubs devaient accoler celui de la localité avec un surnom (et surtout abandonner le nom de l’entreprise dans leur dénomination). Les dirigeants de la J-League avaient compris qu’il était important qu’il existe un lien entre le club et sa localité d’attache pour attirer les fans et leur permettre de s’identifier. Ceci était d’autant plus vrai pour Kashima. Certes, le club fut créé en 1947 mais il était un club modeste cantonné aux tournois d’entreprises jusqu’en 1974. A cette date, il intégra la seconde division et toqua de manière surprenante à la porte de la J-League en 1991. Pour y parvenir, Sumitomo s’engagea à construire un stade de 15.000 places mais pour le remplir, il fallait associer à ce projet 4 communes voisines autours de Kashima (qui comptait seulement 45.000 habitants), pour élargir la zone de chalandise. Pour renforcer le lien, Antlers (ramures) fut choisit comme surnom car c’était un rappel direct à la région de Kashima, qui signifie littéralement « île des cerfs ».
#328 – Hertha Berlin SC : die Alte Dame
La vieille dame. Fondé le 25 juillet 1892, le club berlinois ne revendique pas le titre de doyen du football allemand avec ce surnom. Ce dernier titre est en réalité endossé par un autre club de la capital, le BFC Germania, fondé en 1888 (bien que cela soit contesté par le Hambourg SV qui est né officiellement en 1887). Le surnom est en fait lié au nom du club, Hertha, prénom féminin. En 1892, les nouveaux clubs de football allemand avaient généralement des noms plus nationalistes comme « Borussia », « Alemannia » ou « Germania » . Mais, pourquoi prendre un prénom féminin comme nom ? Les membres fondateurs, les frères Lindner (Fritz et Max) ainsi que les frères Lorenz (Otto et Willi) s’étaient réunis pour créer une association de football. Au moment de choisir le nom, Fritz raconta son voyage en bateau à vapeur sur l’Oberspree qu’il venait d’effectuer avec son père. Ce bateau à vapeur avaient deux cheminées, peintes en bleu et blanc (futurs couleurs du club), et se nommait « Hertha » . Son armateur l’avait ainsi dénommé en 1886 en hommage à sa fille, Hertha Zwerner. A partir de 1880, ce prénom figurait dans la liste des dix prénoms de filles les plus courants et ce jusqu’en 1920. Mais, après, il devint un prénom désuet et donc porté par des vieilles dames. Le bateau à vapeur a quant à lui continué à naviguer jusqu’en 2010.
#308 – St Johnstone FC : the Saints
Les saints. Le surnom est directement tiré du nom du club Saint Johnstone, qui fait référence à Saint Jean le Baptiste, saint majeur du christianisme comme de l’islam. A l’Automne 1884, l’équipe locale de cricket cherchaient à occuper son temps une fois la saison terminée. Les joueurs de cricket donnaient alors des coups de pied dans un ballon de football autour du South Inch, un grand parc public au bord de la rivière Tay. Cette pratique incita les joueurs à créer un club spécifique de football et ainsi naquit St Johnstone FC. Pour le choix du nom du club, les fondateurs s’inspirèrent de l’ancien nom de la ville où ils habitaient, Perth. Le nom Perth dérive d’un mot picte désignant le bois ou le bosquet. Mais, pendant la période médiévale, la ville était connue familièrement par ses habitants comme « St John’s Toun » ou « Saint Johnstoun ». Ce nom s’expliquait par le fait que la principale église au centre de la ville était dédiée à St Jean le Baptiste. Perth fut ainsi appelée « St Johns ton » jusqu’au milieu des années 1600. Depuis, ce nom est devenu le surnom de la ville et St Jean le Baptiste demeure le saint patron de la cité. D’ailleurs, le blason de la ville comme celui du club reprennent les couleurs de Saint Jean le Baptiste (rouge et blanc) et son symbole, l’agneau.
#301 – Standard de Liège : Standardmen
Le surnom peut facilement dérivé du nom du club. C’est le cas du Standard de Liège dont les joueurs sont simplement surnommé les Standardmen. Comment le club belge a-t-il trouvé ce nom de Standard ? En 1898, lors de la fondation du club, les étudiants organisèrent un vote pour déterminer le nom du nouveau club. Le football venant d’Angleterre, la plupart des clubs fondée à cette époque, quelque soit le pays, optèrent pour des noms à consonnance anglaise. Ainsi, le terme « Standard » l’emporta d’une voix face à « Skill« . En prenant le nom de Standard, les membres voulaient s’inspirer du club français du Standard Athletic Club. Le Standard Athletic Club était un club sportif et social rassemblant la communauté anglaise de Paris. Entre 1894 et 1904, le club du Standard AC domina les tournois français, remportant 5 fois le Championnat de France USFSA et 4 la Coupe Dewar. Son aura dépassa donc les frontières et arriva jusqu’au outre-quiévrain. Mais, si le Standard AC existe encore aujourd’hui, il demeure un club régional tandis que le Standard de Liège est un des 3 clubs majeurs du Championnat de Belgique.
#293 – Budapest Honvéd FC : Honvéd
Le défenseur de la patrie. Reprendre le nom du club pour en faire son surnom ne révèle pas une grande imagination. En revanche, s’appeler le défenseur de la patrie, cela sent bon le parfum d’autrefois quand le football dépassait l’enclos du stade et s’imposait comme une arme politique. Le 10 août 1908, le club fut fondé sous le nom de Kispesti Atlétikai Club, Kispesti étant le nom du village d’origine du club. Puis il mua en Kispest FC. Au retour de la 2nde guerre mondiale, le communisme prit le pouvoir en Hongrie. Comme dans les autres pays du bloc de l’est, les associations sportives passèrent sous l’égide des grandes structures administratives ou des syndicats. Le club intégra alors le giron du ministère de la Défense le 18 décembre 1949. Le nom Kispest fut abandonné car le village fut absorbé dans le XIXème district de Budapest. Ensuite, le nom du club intégra le mot honvéd (défenseur de la patrie) en hommage à son nouvel « actionnaire », l’armée hongroise, dont le nom est Honvédség (défense de la patrie).
Gusztáv Sebes, le sélectionneur de l’équipe nationale, avait en mémoire les grandes équipes nationales d’Italie et d’Autriche qui, avant-guerre, dominèrent le football. Il remarqua que ces équipes nationales s’appuyaient sur un noyau de joueurs qui venaient de un ou deux clubs du pays. Les habitudes et automatismes des joueurs en club facilitaient leur intégration et le jeu de l’équipe nationale. Il profita de la nationalisation des clubs de football pour manœuvrer et faire du Kispest le club de l’armée. Pourquoi le Kispest ? Les deux autres grands clubs hongrois (Ferencváros et MTK Hungária) étaient respectivement pour l’un jugé comme un club de droite et pour l’autre déjà absorbé par la police politique, l’ÁVH. En 1950, Kispest comptait déjà dans ses rangs Ferenc Puskás et József Bozsik qui furent rejoints par le reste de l’armature de l’équipe nationale : Sándor Kocsis, Gyula Grosics et Gyula Lóránt. Puis, en 1951, par László Budai et en 1953 par Zoltán Czibor. L’annexion de ces joueurs fut aisée car, en rejoignant le club, les nouveaux gagnaient le grade d’officier, ce qui leur assuraient argent, statut et exemption de service militaire. Tandis que les récalcitrants devenaient de simples soldats et devaient faire leur service. Cette politique fut payante. Le club remporta le championnat de Hongrie dès 1950 puis en 1952, 1954 et 1955 et réalisa des matches de prestige contre les meilleurs équipes de l’époque (FC Barcelone, Wolverhampton Wanderers, ER Belgrade) pour promouvoir l’Etat communiste. L’équipe nationale y gagna également en devenant championne olympique en 1952, championne d’Europe centrale en 1953 et finaliste de la Coupe du monde 1954.
#292 – Real Sociedad : la Real
La royale. Autant dire que les supporteurs ne sont pas fatigués pour trouver ce surnom qui fait référence au titre royal du club. En basque, le surnom devient Reala ou Erreala. Le titre de « Real » pour les clubs de football n’est pas un phénomène purement espagnol mais un certain nombre de clubs espagnols se sont vus attribuer ce titre. Pour découvrir l’origine de ce titre, il faut remonter au début du XXème siècle, lorsque le Roi d’Espagne Alphonse XIII (l’arrière-grand-père de Felipe, le Roi actuel) était sur le trône. Pendant son règne, qui dura de 1886 à 1931, la grande majorité des clubs de football espagnols se fondèrent. Ce fut le cas de la Real Sociedad qui puisent ses racines en 1904 avec la fondation du club omnisports San Sebastián Recreation Club. Suite à des dissensions, la section football de ce club fit dissidence en 1907 ou en 1908 et créa un nouveau club dénommé San Sebastián Foot-Ball Club. Puis, pour participer à la Coupe du Roi en 1909, le San Sebastián FC dut s’appuyer sur la structure d’un autre club, Club Ciclista de San Sebastián, pour répondre aux exigences administrative de l’organisateur, la Federación Española de Clubs de Foot-ball. Cette entorse au règlement ne fut pas vaine car le club remporta son premier titre. En conséquence, ce succès incita les joueurs à constituer légalement une entité et le 7 Septembre de 1909 la Sociedad de Foot-Ball de San Sebastián vit le jour. Cinq mois plus tard, le 11 de Février de 1910 , le Roi Alphonse XIII, concéda le titre Real au club, ce qui lui permettait de rajouter à son blason, la couronne royale. L’attribution fut faciliter par le fait que San Sebastián était le lieu de villégiature du Roi (San Sebastián, comme sa fameuse plage de la Concha, sont baignés par le Soleil).
A cette époque, le Roi Alphonse XIII, grand amateur de ce nouveau sport qu’était le football, n’hésitait pas à donner le titre aux clubs de sports demandeurs. Les premiers titres furent donner en 1908 à deux clubs de La Corogne (Club Deportivo de la Sala Calvet et la Sociedad Deportiva Club Coruña). Puis, en 1910, donc la Real Sociedad mais également la Sociedad de Fútbol de Santander. En 1912, le Club Deportivo Español de Barcelona. En 1914, le Vigo Sporting Club. et le Real al Betis Foot-Ball Club. Enfin, le Real Unión de Irún (1915), la Real Sociedad Gimnástica Española (1916) et bien évidement le Real Madrid Club de Fútbol (1920).
