#276 – Crystal Palace FC : Palace

Le surnom n’a pas été trop difficile à trouver puisqu’il reprend une partie du nom du club. Ce dernier est tiré de la structure d’acier et de verre conçue par Joseph Paxton à Hyde Park en 1851, pour accueillir une grande exposition universelle, dénommée Great Exhibition of the Works of Industry of All Nations. A l’issue de l’exposition, le bâtiment fut déplacé dans un quartier du sud de Londres connu sous le nom de Penge Common (exactement au sommet de Penge Peak, à côté de Sydenham Hill, une banlieue aisée). Autour de cette structure, tout un quartier fut remodelé pour créer quasiment un parc d’attraction. Le quartier résidentiel voisin fut rebaptisé Crystal Palace. Un parc, Crystal Palace Park, fut aménagé, comprenant notamment un espace dédié à des statuts de dinosaures, Crystal Palace Dinosaurs. Des terrains de sports, principalement de cricket, furent également érigés. Mais surtout, le stade de football, Crystal Palace National Sports Center, fut construit et accueillit la finale de la toute jeune FA Cup entre 1895 et 1914. Ce complexe était exploité par la Crystal Palace Company. Pour occuper ses employés qui jouaient au cricket l’été, la compagnie créa un club de cricket, forcément dénommé Crystal Palace, qui développa par la suite une section football pour proposer une activité l’hiver. Ce club fut un des membres fondateurs de la Football Association, la fédération anglaise, en 1863. Mais, le club disparut en 1875, pendant une vingtaine d’année. La raison de la disparition est inconnue mais il est possible que la pratique du football l’hiver endommageait le terrain de cricket. Finalement, en 1905, porté par la construction du Crystal Palace National Sports Center, un nouveau club de football (le Crystal Palace que nous connaissons) prit la suite, avec comme actionnaire majoritaire, la Crystal Palace Company.

#265 – Hajduk Split : Hajduci

Ce surnom est dérivé de Hajduk, qui est le terme croate pour désigner les Haïdouks, ces hors-la-loi opérant principalement en Europe Centrale et dans les Balkans (Hongrie, Bulgarie, Serbie, Croatie, Macédoine, Pologne, Roumanie, Grèce, Slovaquie, Ukraine) lors de la domination ottomane, de la fin du XVIème au milieu du XIXème siècle. A cette période, les différences culturelles et religieuses ainsi que les discriminations et la pression fiscale opposaient les populations autochtones avec les autorités de la Sublime Porte. Et certains, les Haïdouks, se soulevèrent contre cette colonisation. Pour les turcs, il s’agissait de bandits tandis qu’ils représentaient plutôt des rebelles aux yeux des populations locales. Dans la tradition folklorique, le Haïdouk se résumait à une figure héroïque et romancée qui combattait les autorités ottomanes et volait pour donner aux populations pauvres. Une version balkanique de Robin des Bois ou Thierry la Fronde. Mais, ils furent aussi des mercenaires qui se mettaient à disposition de certains gouvernements (Autriche, République de Venise, Dubrovnik, République des Deux Nations, Serbie, Valachie, Monténégro et Russie) mais toujours pour s’opposer à la présence ottomane. Finalement, les Haïdouks étaient aussi bien des guérilleros contre le pouvoir ottoman que des bandits de grands chemins qui s’en prenaient non seulement aux Ottomans et à leurs représentants locaux, mais aussi aux marchands et aux voyageurs locaux. Pourquoi dénommé le club ainsi ?

Le club fut fondé dans le célébre café U Fleků à Prague (qui faisait alors partie de l’Empire Austro-Hongrois, comme la Croatie), par un groupe d’étudiants de Split (Fabjan Kaliterna, Lucijan Stella, Ivan Šakić et Vjekoslav Ivanišević). Ces derniers s’étaient retrouvés dans ce pub après un match entre les deux clubs pragois du Sparta et du Slavia et souhaitèrent que leur ville de Split se dota d’un club de football professionnel. Le club fut officiellement enregistré auprès des autorités le 13 février 1911. Plusieurs options furent avancées pour le nom : Mosor (en référence à la chaîne montagneuse proche de Split), Marjan (du nom d’une colline de Split), Borac (signifiant Combattant), Uskok (du nom d’un groupe de pirates croates de l’Adriatique aux XVIème et XVIIème siècles) ou Velebit (en référence à une chaîne de montagne côtière de la mer Adriatique). Aucune majorité se dessina et les étudiants décidèrent de se tourner vers leur ancien enseignant, passionné de sport, Josip Barač. Selon le récit, les étudiants firent irruption avec enthousiasme dans son bureau et Josip Barač les compara alors à des rebelles. Il leur proposa ainsi de retenir le nom de Hajduk en leur précisant que ces derniers symbolisaient « ce qu’il y a de mieux dans notre peuple: bravoure, humanité, amitié, amour de la liberté, défi aux pouvoirs et protection des faibles. Soyez digne de ce grand nom ».

#264 – SC Internacional : Inter

Diminutif du nom du club, d’où le club brésilien tient-il ce nom ? Une fois de plus, plusieurs versions subsistent. La plus pertinente (ou la plus probable) est la suivante. Au début du XXème siècle, de nombreux clubs furent créés par des immigrants et étaient ouverts qu’aux membres de ces communautés. Ainsi, le club Palestra Itália Paulista regroupaient les italiens de São Paulo tandis que le Società Sportiva Palestra Italia était ouvert aux italiens de Belo Horizonte. Le Vasco de Gama était lié à la communauté portugaise de Rio de Janeiro. A Porto Alegre, deux clubs existaient, Grêmio Foot-Ball Porto Alegrense et Fuss Ball Porto Alegre, qui étaient ouverts aux italiens et aux allemands pour le premier et aux allemands uniquement pour le second.

Cette organisation freina la pratique du football des frères Poppe, qui avaient emménagé à Porto Alegre en 1901 et qui n’était pas d’origine allemande. Ainsi, pour enfin pouvoir jouer, ils contournèrent le problème en fondant en 1909 le propre club, le SC International. Leur volonté était que le club soit ouvert à tous, quelque soit son origine sociale ou géographique. International Le nom du club rendait hommage au club pauliste dénommé Sport Club Internacional, champion l’année précédente, qui avait la même volonté d’ouverture et dont le terme International traduisait cet idéal humaniste. En outre, le Sport Club Internacional était le club dans lequel jouait les frères Poppe à São Paolo avant de déménager à Porto Alegre.

Une autre thèse avance que le club fut fondé par des italiens et que son nom était en l’honneur de l’Internazionale de Milan. Cette version paraît peu probable car le club milanais avait été fondé à peine un an avant le club brésilien, à une époque où les moyens de communication, en particulier transatlantique, étaient plutôt limités. En outre, la famille Poppe, arrivée à Porto Alegre en 1901, serait d’origine néerlandaise. En revanche, on retrouve un point commun avec les deux club brésiliens. L’Inter fut fondé par des italiens et suisses qui, mécontents de voir leur ancien club, l’AC Milan, refuser aux étrangers la possibilité de jouer, décidèrent de créer leur propre entité. La volonté des fondateurs était de donner la possibilité aux joueurs non italiens de pratiquer le football au sein d’un club et le nom devait montrer cette ouverture.

#243 – Ajax Amsterdam : Godenzonen

Les fils de Dieux. Ce surnom fait évidemment référence au nom du club, Ajax, qui est un héros grec. En réalité, il existe deux héros grecs dénommés Ajax : Ajax le Grand (ou Ajax fils de Télamon) et Ajax le petit (ou Ajax fils d’Oïlée). Les deux firent la guerre de Troie mais le premier a connu à travers les siècles une renommée plus grande. Pour le club d’Amsterdam, les fondateurs voulurent s’inspirer certainement du premier.

3 amis, Han Dade, Carl Bruno Reeser et Floris Stempel fondèrent un premier club de football le 15 octobre 1893 dénommé Union. Mais, après quelques mois d’existence, le nom fut changé pour Footh-Ball Club Ajax. Le club disparut suite à des problèmes administratifs et de terrain. Mais les 3 amis refondèrent un club dénommé Ajax le 18 mars 1900 qui est devenu l’un des plus grands clubs de football néerlandais.

A l’époque, la mode pour les fondateurs de ces toutes nouvelles associations sportives était de prendre un nom anglicisé, pour rendre hommage au pays où a été inventé le football, ou un nom latin ou étranger pour apparaître cultivé (comme la Juventus de Turin, le Velocitas Breda ou le Vitesse Arnhem – cf article #111), ou encore avec une référence mythologique (Hercule Utrecht fondé en 1882, Achille Assen fondé en 1894 et Sparta Rotterdam fondé en 1888). Les 3 fondateurs, encore de jeunes étudiants d’un Hogereburgerschool (école d’enseignement secondaire) du centre d’Amsterdam, prirent en référence ce héros grec qu’ils avaient dû apprendre dans une leçon de mythologie. Ajax symbolisait le courage et l’audace, valeurs que les fondateurs souhaitèrent probablement défendre et infuser dans leur équipe. En outre, il était réputé invulnérable et considéré comme le meilleur des Grecs après Achille. Toutefois, le surnom exagère un peu la valeur de ce héros. En effet, Ajax n’est pas un Dieux, ni le fils d’un des Dieux de l’Olympe. Il n’est en fait que l’arrière petit-fils de Zeus. Mais, au vue du palmarès du club et de la révolution que représenta le football total, les joueurs sont devenus les fils du Dieux football …

#240 – Fluminense : Flu, Fluzão, Nense

Ce sont évidemment des diminutifs du nom du club et cela ne constitue pas une originalité, beaucoup de surnom étant un diminutif. L’originalité provient du nom du club, Fluminense. Contrairement à ses rivaux de Flamengo et Botafogo, Fluminense n’est pas le nom d’un des quartiers de Rio de Janeiro. De même, le club ne rend pas hommage à un personnage historique comme le Vasco da Gama. En 1901, le jeune Oscar Alfredo Cox, un anglo-brésilien, revenait de Suisse, où il étudia et apprit le football, et diffusa le football dans le pays. Après avoir fondé un premier club, il réunit vingt hommes le 21 juillet 1902 pour créer le Fluminense Football Club.

Au départ, les fondateurs souhaitèrent donner naturellement le nom de Rio Football Club au premier club carioca. Finalement, Fluminense fut adopté. Le nom est dérivé du latin flumen qui signifie rivière. Logique pour un club résidant à Rio de Janeiro, qui signifie la Rivière de Janvier. Pourtant la ville n’est pas traversée par une rivière. Il semble que les explorateurs portugais avaient confondus la fameuse baie de Guanabara avec l’embouchure d’une rivière et donnèrent ainsi ce nom à la ville. Les natifs de l’État de Rio de Janeiro sont dénommés Flūmen Januarii en latin et par extension Fluminenses en portugais. 

#223 – Vitória Setúbal : Vitorianos

Ce surnom est dérivé du nom du club, Vitória. Au début du XXe siècle, un nouveau sport anglais, le football, était arrivé à Setúbal. L’engouement pour cette nouvelle activité se confirma vite. En 1905, les premiers clubs de la ville furent fondés, parmi lesquels le Grupo Académico, l’União Futebol Avenida, Ginásio Setubalense, le Bonfim Futebol Clube, le Sport Clube Académico, le Setubalense Sporting Clube entre autres. Le 10 novembre 1910, les tensions croissantes entre les membres du Bonfim Futebol Clube (l’un des clubs les plus populaires de Setúbal) conduisirent Joaquim Venâncio, Henrique Santos et Manuel Gregório à quitter le club et à en créer un nouveau. Joaquim Venâncio encouragea ses collègues dissidents en déclarant « A Vitória será nossa » (La victoire sera à nous), ce qui donna le nom du club.

#218 – Aston Villa : the Villans

Parfois orthographié ou énoncé de manière erroné en Villains, le surnom Villans est dérivé du nom du club. Le club est parfois aussi plus simplement surnommé Villa. Pour un club situé à Birmingham, pourquoi les fondateurs ont-ils choisi ce nom ? La légende veut que le club fut fondé en 1874 à la lumière d’un réverbère par 4 joueurs du club de cricket de la chapelle méthodiste Villa Cross Wesleyan Chapel afin de s’occuper pendant l’hiver. Cette chapelle était alors située dans la localité d’Aston, qui à l’époque n’était pas encore absorbée par Birmingham. Dès le XVIIIème, était mentionné un bâtiment du nom d’Aston Villa. Aston a été mentionné pour la première fois dans le Domesday Book en 1086 comme « Estone » (qui signifie la colline de l’Est), où se trouvait un moulin, un prêtre et donc probablement une église, un bois et des terrains agricoles. Il fut un fief de certaines familles nobles, dont les Holtes qui l’ont possédée pendant 400 ans. Villa Cross était à la jonction de 3 routes importantes où aurait été construit un bâtiment, une villa, suffisamment importante pour léguer son nom à ce quartier. L’église méthodiste fut construite en 1865 et 9 ans plus tard donna son nom à un club de football.

Le terme villans apparût au début du XXème siècle et fit, au fil du temps, les belles heures du merchandising du club de Birmingham. En effet, autour de Villa Park ou dans ses travées, vous pouvez quelques fois apercevoir la mascotte Villa Villan (ou Villa Villain), un personnage plutôt espiègle portant une longue cape, un chapeau pointu, un masque (parfois) et une longue moustache. Le rédacteur en chef de l’hebdomadaire sportif de Birmingham « Sports Argus » (publié entre 1897 et 2006), Jack Urry, serait l’inventeur du terme qui s’anima sous le crayon du dessinateur Tom Webster vers 1905. Dans les années 1930, le personnage réapparut dans les cartes produites par Ogdens. La marque de cigarette avait sorti une série de 50 cartes nommée « AFC Nickname » où était présenté un surnom des équipes de l’élite anglaise accompagné d’une illustration. Cette carte précisait que le villain est « an appropriate representation of one of the most formidable teams [with] classical style which is the envy of their rivals » (une représentation appropriée de l’une des plus formidables équipes [avec] un style classique que ses rivaux envient).

#216 – Yokohama F. Marinos : マリノス

マリノス signifie Marinos qui est le mot espagnol pour désigner les marins. Le constructeur automobile Nissan possédait une équipe de baseball qui se distinguait dans les championnats locaux. Dans les années 1970, Nissan souhaitait, pendant la saison morte du baseball, avoir une équipe dans une autre discipline sportive. Le football fut retenu (pour son caractère universel) et le Nissan Motor Soccer Club fut fondé en 1972.

En 1991, pour se donner les moyens de devenir compétitif sur la scène internationale et de participer à des compétitions tels que les Jeux Olympiques et la Coupe du monde, les instances japonaises décidèrent de créer une ligue professionnelle pour 1993 (la J-League). Pour créer une base forte de pratiquants et de supporters qui pourrait s’identifier au club, la Ligue voulut un ancrage des clubs avec la ville de résidence. Ainsi, le nom des clubs devait inclure le nom de la ville résidente. En outre, il fut décider de se détacher du corporatisme en interdisant le nom des sociétés dans celui des clubs, évitant aux associations sportives de devenir un panneau publicitaire.

Basé à Yokohama, le Nissan Motor Soccer Club allait prendre le nom de la ville pour nouvelle dénomination. Pour le reste du nom, les clubs japonais s’inspirèrent des clubs de baseball et de la mode américaine pour associer le nom de la ville à une image, un symbole. Un véritable outil marketing pour renforcer l’image du club auprès des nouveaux supporteurs. Pour Nissan, en étant basé à Yokohama (2ème port du Japon et pourvoyeur d’une grande partie de l’activité de la ville), il était naturel de faire référence à la mer et au port. Situé à environ 30 km de Tokyo, la capitale du Japon, et à proximité de l’entrée de la baie de Tokyo, le port ouvra 1859 et couvre une superficie de plus de 10 hectares. En 2024, plus de 3 millions de containeurs (équivalent 20 pieds) ont transité par le port, pour près de 27 500 navires (dont plus de 4 000 porte-conteneurs) et 150 paquebots. Tourné sur le pacifique, le port de Yokohama favorise les échanges avec la Chine (13,3% des exportations et 24,6% des importations), l’Australie (respectivement 6,5% et 17,1%) et les Etats-Unis (respectivement 6,7% et 8,0%). Les exportations ont représenté 29 millions de tonne en 224 (principalement automobiles) tandis que les importations atteignent 42,2 millions de tonne (avant tout de l’énergie avec du gaz liquéfié et du charbon). 30% de la population de Yokohama dépend de l’activité du port.

#213 – Partick Thistle FC : Jags

Le terme provient du verbe anglais to jag qui signifie déchiqueter, taillader. Ce surnom est une allusion au nom du club thistle, le chardon, qui apparaît également sur le blason du club. Au XIXème siècle, lors de la création de plusieurs clubs écossais, ces derniers prirent le nom thistle (tels que Partick, Inverness Caledonian, Thistle FC …) pour marquer leur fierté d’être écossais et/ou leur appartenance à l’Écosse. La création de ces clubs se réalisa dans un contexte où un certain nationalisme écossais commençait à prendre de l’ampleur dans le pays (en 1853, apparaissent les premières revendications pour un Parlement Écossais, processus qui fut interrompu par la première guerre mondiale). Le chardon est probablement l’un des symboles les plus connus et les plus facilement reconnaissables de l’Écosse. Le chardon (précisément l’Onopordum acanthium, le chardon aux ânes) est une petite herbe résiliente qui a toujours fleuri dans le paysage écossais. Plusieurs légendes entourent le choix de cette mauvaise herbe comme emblème. Mais, la plus connue remonte au XIIIème siècle. A cette époque, le royaume de Norvège, régi par le roi Håkon IV, possédait des territoires en Ecosse, les Hébrides (une archipel au sud de la Mer d’Ecosse), que le Roi d’Écosse, Alexandre III, revendiquait. Une guerre se déclencha et dura de 1262 à 1266. En 1263, 5 navires norvégiens débarquèrent à Largs, une ville côtière écossaise. Les norvégiens voulurent prendre par surprise les forces écossaises. Ils décidèrent d’attaquer durant la nuit et, pour ne pas faire de bruit (pour ne pas réveiller les soldats écossais), d’enlever leurs bottes. Malheureusement pour ces envahisseurs imprudents, l’un des soldats, pieds nus, marcha sur un chardon et ses cris de douleur suffirent à réveiller les archers écossais endormis qui purent vaincre les envahisseurs. Ainsi, en raison du rôle héroïque que la plante a joué dans l’issue de la bataille, le chardon fut immédiatement choisi comme emblème national. Outre cette victoire, la guerre fut remportée par l’Écosse. En 1266, le roi norvégien Magnus VI signa le traité de Perth, assurant la souveraineté écossaise sur ces îles. Evidemment, il s’agit d’une légende et sa véracité peut être mise en doute. En tout cas, dès le XVème siècle, le chardon était utilisé comme emblème national. Il apparaît ainsi sur les pièces d’argent émises en 1470 sous le règne du roi Jacques III et, au début du XVIème siècle, il est devenu une partie intégrante des armoiries d’Écosse.

#198 – SV Werder Brême : die Werderaner

Le surnom est dérivé du nom du club, Werder, qui est un mot spécifique au région du Nord-Est de l’Allemagne pour désigner les îles fluviales (ou d’un lac). Le 4 février 1899, des écoliers de 16 ans issus de la classe moyenne fondèrent le club. Ils avaient remporté quelque temps avant un ballon de football dans une compétition de tir à la corde. Le club va évoluer dans les quartiers du sud de la ville (Huckelriede puis Peterswerder) qui se situent au bord de la Weser (la Visurge en français). Au XIXème siècle, plusieurs îles se situèrent sur la Weser mais après la forte crue de 1881, une nouvelle digue plus solide et plus droite fut construite en amont de la vieille ville de Brême, conduisant à assécher certaines terres qui vont unir les îles fluviales aux terres. Ainsi, le quartier de Peterswerder s’étendit et sur ces nouvelles terres, un complexe sportif fut construit en 1909, dont le terrain du Weserstadion où joue encore le Werder Brême.