#380 – NK Olimpija Ljubljana : Zmaji

Les dragons. Cet animal mythique orne l’écusson du club comme celui de la ville. Ce symbole est si attaché à la ville que l’Olimpija n’était pas la seule équipe de Ljubljana à afficher le dragon dans ses armes (c’était par exemple le cas des anciens clubs du NK Ljubljana ou SK Ljubljana). Pourquoi un dragon pour Ljubljana ? Plusieurs légendes coexistent. Il y a longtemps, le Roi de la Colchide, Éétès, se vit offrir par Phrixos la toison d’un bélier ailé. Le Roi suspendit cette toison à un chêne et la fit garder notamment par un dragon. Sur les ordres de son oncle Pélias, le héros grec Jason et ses compagnons Argonautes volèrent au Roi, la Toison d’or. Cherchant à échapper à ses poursuivants, Jason et ses compagnons, au lieu de naviguer vers le sud pour rejoindre la mer Égée, prirent un mauvais chemin jusqu’à l’embouchure du Danube. Dans l’impossibilité de rebrousser chemin, ils continuèrent sur le Danube, puis la Sava et finalement la Ljubljanica. Entre l’actuelle Vrhnika et Ljubljana, les Argonautes trouvèrent un grand lac entouré d’un marais où vivait un dragon. Jason combattit ce terrible monstre des marais et finalement le tua. C’était le dragon de Ljubljana. Une autre histoire existe et paraît plus réaliste. Saint Georges fut désigné comme saint patron de la chapelle du château de Ljubljana, qui fut construit au Moyen-Age sur un lieu d’anciennes croyances. Le choix de Saint Georges était une métaphore. Il était souvent représenté lance à la main terrassant un dragon, d’après La Légende dorée, comme l’Eglise catholique « terrassait » les rites païens, avec ce château construit sur ce site. Quelques soit la bonne version, le dragon est devenu partie intégrante des armoiries de la ville de Ljubljana depuis la période baroque. Il incarne la force, le courage et la grandeur. Il est représenté sur le pont du Dragon à Ljubljana, sur les bâtiments de la ville ou encore sur les marches de la tour du château.

#379 – FK Čukarički : Brđani

Les hommes de la colline. Le club fut fondé le 4 juillet 1926, dans le quartier ouvrier du vieux Čukarica, à Belgrade. Jusqu’au milieu des années 90, le club concourrait surtout dans les ligues régionales. Puis, il commença à apparaître en première division yougoslave puis serbe (et même en Coupe d’Europe). Malheureusement, le 18 novembre 2011, le club fut déclaré et mis aux enchère. Le 17 avril 2012, le conglomérat ADOC (actif dans le BTP, la pharmacie …) racheta le club et ce dernier devint le premier club serbe privatisé. Grâce à la privatisation, la situation financière et organisationnelle du club se stabilisa et s’améliora même considérablement. L’entreprise investit également pour améliorer les infrastructures (doublement de la capacité du stade à 8.500 places, construction d’un centre d’entrainement). Résultat, l’équipe remporta en 2015 son premier titre majeur, la Coupe de Serbie. Aujourd’hui, le FK Čukarički est un club sain financièrement et sportivement, qui commence à se faire une place parmi les grands du football serbe. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit avant tout d’un club construit dans un quartier de Belgrade, situé sur les pentes d’une colline d’une hauteur d’environ 220m et dominant la Save et l’île d’Ada Ciganlija.

#378 – FC Bâle : RotBlau

Les rouges et bleus. En lisant l’article #200, on apprend que le club catalan aurait choisi ses couleurs rouge et bleu sous l’influence de l’un de ses fondateurs, Hans-Max Gamper, citoyen suisse et passionné du FC Bâle où il évolua. Si cette version est vrai (le FC Barcelone défend une autre idée), la question maintenant est de savoir pourquoi le club suisse choisit ces deux couleurs qui lui donna son surnom. Roland Geldner publia dans le journal Basler Nationalzeitung dans son édition du 12 novembre 1893 une annonce proposant l’idée de créer une équipe de football et invitant toute personne intéressée à se retrouver le mercredi suivant à 8h15 au restaurant Schuhmachern-Zunft. Onze hommes (des membres d’un club d’aviron, une poignée d’universitaires et un journaliste sportif) répondirent à l’annonce et se réunirent donc pour fonder le Fussball Club Basel le 15 novembre 1893. Les couleurs du club furent le rouge et le bleu dès le premier jour. Les membres venant du Basler Ruder-Club, association fondée en 1884 et dont les couleurs étaient (et sont toujours) le rouge et le bleu, proposèrent de reprendre ses couleurs. Dans le col du maillot actuel le cri de guerre des supporteurs, il est inscrit « Rot isch unseri Liebi, Blau die ewigi Treui, Basel unseri Stadt » (Rouge est notre amour, Bleu notre éternelle loyauté, Bâle notre ville).

#377 – Canon Sportif de Yaoundé : Kpa-Kum

Aucune traduction disponible pour ce surnom car il s’agit en réalité d’onomatopées. L’explication remonte à la création du club en 1930. Le football commençait à se développer dans les deux principales villes de la colonie française : Douala et Yaoundé. A Yaoundé, il existait alors 3 clubs : 2 pour les colons (Etoile Européenne et Ecole Supérieure) et un pour les indigènes (Etoile Indigène). Evidemment, les deux styles d’équipes (colons et indigènes) vivaient en parallèle et il fallait donc trouver un adversaire autochtone à l’Etoile Indigène. Pour cette nouvelle équipe, plusieurs noms furent proposés et s’inspiraient des animaux locaux tels que guépards, panthère, musaraigne, épervier, cobra, zèbre. Mais aucun ne fit l’unanimité. Le 9 novembre 1930, l’un des patriarches, Mvogo Melingui, prit la parole et demanda : « quel est le nom du fameux fusil qui mit l’armée allemande en déroute à Yaoundé en 1916 et dont le bruit était un cliquetis « Kpa » suivi de la détonation « Kum » ? ». L’assistance répondit comme un seul homme : « Canon ! Canon ! Canon ! ». Ainsi, le nom du club fut trouvé et son surnom également. Pour rappel, de 1888 à 1916, le Cameroun était une colonie allemande. Lors de la Première Guerre Mondiale, les français, les belges et les britanniques lancèrent une offensive pour conquérir le Cameroun. En Janvier 1916, les alliés prirent Yaoundé où les allemands avaient établi leur capital après la chute de Douala en 1914. Cette défaite marqua la fin de la colonisation allemande pour laisser la place à la tutelle principalement française.

#376 – Asante Kotoko SC : Porcupine Warriors

Les guerriers porcs-épics. Le début de l’autre grand club ghanéen (honneur partagé avec le Hearts of Oak) furent laborieux. Tout commença à l’époque coloniale lorsque Kwasi Kumah, un natif de Kumasi, devint chauffeur d’un colonel Ross, officier anglais au sein de la Gold Coast Artillery Force. La fréquentation de cet officier lui permit de découvrir le football pratiqué par l’élite coloniale et qui se développait dans la capitale, Accra. Il développa un tel intérêt pour le football qu’il nourrit l’ambition de former son propre club. De retour dans la ville de Kumasi en 1924, il créa le club de Kumasi Rainbow. Les 10 premières années de ce nouveau club furent chaotiques, peinant à trouver une identité. En 1926, le nom changea pour Ashanti United après que les dirigeants avaient réussi à recruter un certain nombre de jeunes étudiants prometteurs venant de 2 écoles différentes. En 1931, il fut à nouveau décidé de changer le nom pour Kumasi Titanics. Ce changement de nom n’aida pas au développement du club, la plupart de ses joueurs, qui étaient fonctionnaires, ayant dû quitter Kumasi. Nouveau changement de nom en 1934 (Mighty Atoms) mais sans impact sur la vie du club. En 1935, James Frimpong, un enseignement de Kumasi, entraîna quelques jeunes garçons énergiques de son école dans le club et proposa également de changer le nom pour Asante Kotoko. Selon certaine version, un sage lui aurait prédit que ce nom leur porterait chance et, sans un prophète, il était évident que ce nom serait un plus pour aider le club. En effet, Asante est le nom du peuple vivant dans la région de Kumasi et Kotoko signifie porc-épic, le symbole de ce peuple et animal endémique. Le peuple Asante (ou Ashanti) développa un grand, riche et influent Empire au XVIIème siècle le long du lac Volta et du golfe de Guinée, avec comme capitale Kumasi. Le club fut officiellement inauguré et nommé ainsi le 31 août 1935, avec la bénédiction de l’Asantehene (l’Empereur), Nana Sir Osei Agyeman Prempeh II, qui en devint le premier président. Depuis que le club se plaça sous la garde et la tutelle de l’Asantehene et ses successeurs, il gagna en stabilité au niveau de son organisation et en soutien auprès de la population. Les résultats suivirent avec notamment 24 titres de champion du Ghana et deux ligues des champions de la CAF. Dans la langue de Asante (le twi), Asante signifie guerrier et le porc-épic est donc l’animal symbole de ce peuple. Ce dernier apparaît sur l’emblème du club, avec une apparence menaçante. Il symbolise l’esprit de combat inflexible du peuple du royaume d’Asante. Cet esprit est également matérialisé, sur cet écusson, par la devise «Kum Apem a, Apem Beba» (tuez mille, et mille autres viendront).

#375 – CD Olimpia : Rey de Copas

Le roi des coupes. L’un des plus vieux clubs de football du Honduras (fondé 12 juin 1912) demeure aussi l’un des plus titrés au niveau national comme en Amérique Centrale. Sur la base des compétitions d’Amérique Centrale, le CD Olimpia fut élu le deuxième meilleur club de la zone au XXème siècle, derrière le Deportivo Saprissa, mais devant tous les clubs mexicains, dont la ligue demeurait pourtant la plus forte du continent, par l’IFFHS. Le CD Olimpia fut le seul club du Honduras à remporter la Liga de Campeones de la Concacaf (l’équivalent de notre Ligue des Champions) et par deux fois (1972, 1988). Il a même atteint la finale par deux autres fois (1985, 2000).En 2017, une Liga Concacaf s’est rajouté au palmarès. 3 Copa Interclubes de la Uncaf furent également remportés (1981, 1999, 2000). Sur le plan national, pas de discussion possible. L’Olimpia remporta 31 championnats professionnels et 7 amateurs, record du pays et ce qui en fait l’un des clubs les plus de titrés d’Amérique Centrale. L’Olimpia ajouta un autre jalon à son histoire en décembre 2013 en devenant le premier quadruple champion de l’histoire du Honduras. A cela s’ajoute 3 Coupes Nationales (1995, 1998, 2015). Le CD Olimpia n’a pas donc pas d’équivalent au Honduras et demeure l’un des clubs les plus respectés d’Amérique Centrale. Comme d’autres clubs, l’Olimpia a souhaité affiché sur son blason son palmarès. Ainsi, à chaque titre national remporté, une étoile était ajoutée à l’écusson. En gagnant de nombreux championnats, cette constellation commençait à peser sur le composition du blason. Résultat, il fut décidé que chaque étoile représenterait 5 titres remportés. Puis, aujourd’hui, l’écusson n’intègre plus que 3 étoiles, correspondant au 3 titres continentales gagnés. Toutefois, deux branches de laurier ont été ajouté pour symboliser, comme dans la Grèce antique, l’important palmarès du club.

#374 – Jaguares de Córdoba : los Felinos

Les félins. Ce surnom provient du nom du club qui fait la part belle au jaguar. Le choix de cet animal ne résulte évidement pas du hasard. En effet, le club réside dans la ville de Montería, qui se situe dans le département de Córdoba. Or, la ville comme le département affichent sur leur blason le jaguar. La Colombie et le département de Córdoba constituent une partie de l’aire de répartition du félin, ce qui en fait naturellement un symbole pour la région. Un symbole en réalité ancien. Car, le jaguar était un animal mystique pour la civilisation pré-colombienne des Zenú (ou Sinú) qui vivait dans un territoire correspondant aux actuels départements de Córdoba et de Sucre, entre 450 et 1500 après J.C.. De manière générale, de nombreux peuples préhispaniques (Aztèques, Mayas, Kogi, Muisca, Embera …) avaient une fascination pour ce félin. Tout d’abord, le jaguar, dans son milieu naturel, est le prédateur par excellence, un chasseur précis, le plus fort des carnivores du continent américain. Voyageant librement à travers toutes les zones de son territoire, il représentait le guerrier, le gardien de la lignée et le souverain. D’où, beaucoup se prétendait descendant du jaguar; parfois considéré parmi le premier habitant de la terre. En plus de sa relation symbolique avec la force et le pouvoir, son rugissement rauque, profond et sonore, semblait être la garantie du bien-être du milieu naturel. Il annonçait alors l’arrivée des pluies et, avec elles, une nature luxuriante, des sols fertiles. Enfin, la figure du jaguar était transcendantale et permettait au chaman de faire le lien avec la nature environnante. Ainsi, ce félin représentait souvent dans cette mythologie l’harmonie entre les êtres humains et la nature. Résultat, pour un club avec si peu d’histoire (sa fondation eut lieu en 2012 en reprenant les activités du Sucre FC), se rattacher à un animal endémique de la région, à la symbolique forte et présent dans la mythologie locale, c’était du pain béni pour s’ancrer auprès des supporteurs.

#373 – Fenerbahçe SK : Sarı Kanaryalar

Les canaris jaunes. Avec un tel surnom, on comprend immédiatement à quoi il fait référence. Le surnom de « canaris » est souvent utilisé par les équipes évoluant en jaune (Norwich cf article #51, FC Nantes cf article #208, JS Kabylie cf article #323 et KuPS cf article #365) mais, dans ce cas, le club turque a fait une belle tautologie. Pour sa défense, tous les canaris ne sont pas jaunes. Toutefois, la question ne se situe pas là et par ce surnom, il est surtout souligné la seule couleur qui demeura toujours sur le blason et les maillots du club : le jaune. En effet, en 1907, les fondateurs marièrent d’abord le blanc au jaune car ces couleurs rappelaient les camomilles qui fleurissaient dans les prés de Fenerbahçe. Peu de temps après, en raison d’un problème de « qualité » de ces maillots jaunes et blancs (cf article #131), le club dut en acheter des nouveaux. Sauf que ces derniers n’étant pas disponibles immédiatement, l’un des dirigeants décida de se rabattre sur des maillots jaunes et bleus que le fournisseur avait en réserve. Depuis lors, le jaune et le bleu sont les couleurs officielles.

Le surnom apparut avec un légendaire joueur du club, le gardien de but Cihat Arman, qui a joué pour Fenerbahçe entre 1939 et 1952. Ayant une certaine aisance dans ses sorties aériennes et multipliant les parades acrobatiques, il était connu comme « l’homme volant ». Puis, comme il portait généralement un pull jaune pendant les matchs, les fans finirent pas l’appeler le canari jaune. L’expression serait exactement apparue lors d’un match lorsqu’un spectateur scanda, suite à une nouvelle envolé du gardien dans sa cage, « Hey yavrum kanaryama bak, yine uçtu » (Hé, bébé, regarde mon canari, il a encore volé.). Après sa retraite, la jeune équipe de Fenerbahçe qui prit la relève fut également appelé les canaris jaunes.

#372 – CD El Nacional : los Puros Criollos

Les pures créoles. Le Nacional partage avec l’Athletic Bilbao, le CD Guadalajara et parfois l’Atlético Nacional une politique particulière : faire une équipe professionnelle composée uniquement de joueurs locaux. Au début des années 60, des officiers de l’armée équatorienne, le capitaine d’artillerie Hugo Enderica Torres, le colonel Caupolicán Marín et le major Carlos Delgado, émirent l’idée de créer un nouveau club dont l’idéal serait de ne faire jouer que des équatoriens afin de promouvoir le pays et son football.

Il faut noter que le contexte était particulier à cette époque en Equateur. Au moment de la création du club le 15 Juillet 1963, sous l’égide des forces armées, ces dernières s’emparèrent également du pouvoir en reversant le président Carlos Julio Arosemena Monroy. La dictature militaire qui s’installa partageait certainement les idées nationalistes de ces 3 officiers. Au début, les médias étaient sceptiques quant à l’idée d’une équipe de football professionnelle composée exclusivement de joueurs équatoriens, car dans le championnat local, les équipes ayant un bon quota de joueurs étrangers avaient plutôt réussi à truster les titres. En outre, un club sportif fondé et dirigé par l’armée ne présentait pas de grandes garanties.

Finalement, 57 ans plus tard, le Nacional est devenu l’un des 4 grands du pays avec 13 titres de champions et 1 Coupe nationale. Cette politique permit de faire émerger de grands joueurs équatoriens dont Antonio Valencia, Cristián Lara et Segundo Castillo. Du fait de cette particularité identitaire, le club est surnommé los puros criollos. Le terme de créole n’a pas la même signification que dans les Antilles françaises. Dans les Amériques hispaniques, les créoles sont les descendants des européens, en particulier des espagnoles. Or, la population équatorienne était et est toujours principalement composée de métis (plus de 70% encore aujourd’hui) dont la grande majorité montre un lien génétique avec les européens et est donc des créoles.

Seulement, cette stratégie semble montrait ses limites dans le football moderne. Lors de la dernière saison (2020), le club termina à la 16ème et dernière place du championnat, le conduisant alors en seconde division. Après le mauvais départ lors de cette saison en Série B (la seconde division), un ancien manager ayant un certain poids dans l’institution, Luis Tobar, a déclaré que si nécessaire pour la saison prochaine, l’équipe devrait recruter des joueurs étrangers. L’identité d’El Nacional serait alors perdue.

#371 – FCSB : Militarii

Les militaires. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’armée roumaine sortit affaibli. D’une part, les pertes de ces 5 années de guerre étaient de près de 500 000 hommes (plus 200 000 prisonniers) et les effectifs en 1945 sont de 316 000 hommes, un tiers des troupes de 1944. D’autre part, dès 1944, l’Union Soviétique mit la main sur l’armée, effectuant une purge au niveau des officiers. Dans une structure militaire en reconstruction, l’activité sportive pouvait être à la fois un élément fédérateur et favorisant l’entretien physique des jeunes recrues. Ainsi, l’Inspection générale de l’armée créa une section « Art et Sports » qui organisait notamment des compétitions sportives internes à l’armée. Le succès des compétitions poussa un groupe d’officiers à faire plus. 

Sous l’égide du Ministère de la Guerre, il fut décidé de créer une structure unique à Bucarest puis, en cas de succès, de l’étendre au niveau national. Le 7 juin 1947, le général Mihai Lascăr signa l’arrêté portant création de l’Asociația Sportivă a Armatei (Association Sportive de l’Armée), club qui comportait huit disciplines : football, escrime, équitation, boxe, tir, volley-ball, athlétisme et tennis. Le football se développa et le club changea plusieurs fois de nom pour arriver au Steaua (Etoile) en 1961.

Les militaires dirigèrent le club jusqu’en 1998, la section professionnelle se séparant alors de l’organisation militaire (le CSA Steaua). Le nom de Steaua ainsi que le blason furent concédés pour 20 ans à la nouvelle organisation sportive par l’armée. Mais, en 2011, le CSA Steaua poursuivit le club de football, exigeant l’annulation du logo enregistré par ce dernier. Après plusieurs décisions contradictoires, la justice roumaine se prononça en faveur de l’armée. L’équipe de football perdit les droits sur l’emblème et le nom hérité du précédent Steaua. Le CSA Steaua conserva l’ancien blason et rétablit une nouvelle équipe de football qui commença sa nouvelle histoire dans les ligues mineures de Bucarest. Quand à l’équipe professionnelle, elle créa alors un nouveau blason et changea de nom pour FCSB en avril 2017. Mais, toutes ces péripéties ne changèrent pas l’histoire de ce club, intimement lié à l’Armée.