#160 – Quilmes AC : los Cerveceros

Les brasseurs. Quilmes est une ville argentine située sur la côte du Río de la Plata, au sud-est du Grand Buenos Aires. De 10 000 habitants à la fin du XIXème siècle, la ville compte aujourd’hui plus de 200 000 habitants. Bourg plutôt rural, son développement s’opéra avec l’arrivée le 18 avril 1872 du chemin de fer qui permettait de rejoindre la capitale, Buenos Aires, en 55 minutes. En 1881, la population de la ville avait crû de 23% pour atteindre 8 341 habitants et 60 usines ou ateliers, pour la plupart des forges, des moulins à vapeur, des briqueteries, des ateliers de menuiserie, des magasins de chaussures, une brasserie et une distillerie, opéraient. Dans le sillage du train et dans ce contexte d’émulation, une communauté étrangère, principalement britannique s’installa dans la ville et développa de nombreuses entreprises.

En 1888, l’allemand Otto Bemberg en 1888 fonda à Quilmes la brasserie Cervecería y Maltería Quilmes en raison de la qualité de l’eau et la proximité d’une gare. Après deux ans d’essai et de recherche, il parvint à créer une bière blonde qu’il baptisa du nom de la ville. Elle s’imposa rapidement et devint une bière populaire. Dans les années 1920, la Quilmes devint la bière la plus populaire de Buenos Aires. Durant les années 1930 et 1940, le groupe rachetait ses concurrents ou les ruinait par des actions de concurrence déloyale, et poursuivait l’intégration de l’ensemble de la chaîne, en reprenant toutes les usines de levure et les malteries. L’entreprise était alors le Rey de la Cerveza (le Roi de la bière), en ayant quasiment le monopole du marché. Aujourd’hui encore, elle est l’un des principaux acteurs en s’accaparant en 2013, 67% de part de marché en Argentine.

Cette réussite rejaillit sur la ville. Ainsi, la création des services de pompiers fut sponsorisée par la brasserie, tout comme l’hôpital local, la maternité, le système d’eau courante et un espace vert de 87 000 m2. Le club naquit en 1887, un an avant le début de l’usine de Otto Bemberg, au sein de la communauté britannique (certainement consommatrice de bière). Mais le club de football n’eut aucun lien avec la brasserie. Cette dernière en fut toutefois un sponsor régulier.

#159 – Boavista FC : os Axadrezados

Les damiers. Boavista, l’autre club de Porto, est connu principalement pour deux choses. La première est d’avoir réussi en 2000/2001 à remporter le Championnat du Portugal au nez et à la barbe du triumvirat du Benfica Lisbonne, FC Porto et Sporting Portugal qui trustait les titres depuis 54 ans (à l’exception de la saison 1945/1946 remporté par Belenenses). Emmené par le meneur de jeu bolivien Erwin « Platini » Sánchez, Boavista avait terminé devant le FC Porto pour un point et avec la meilleure défense du championnat (seulement 22 buts encaissés en 34 matchs).

La seconde est le fameux maillot du club qui arbore un damier noir et blanc. A la création du club en 1903, la tenue fut intégralement noire et faisait la fierté des jeunes britanniques et portugais vivant dans le quartier de Boavista. Mais, cette tunique semblait bien trop austère pour certains. Ainsi, un short blanc remplaça le noir. Toutefois, la tenue ne faisant encore pas l’unanimité (le noir étant encore trop dominant), le maillot adopta des rayures noires et blanches en 1920. Toujours pas satisfait, un changement radical fut opéré en 1928 avec un maillot à rayure bleu, rouge et blanche, un short noir et des chaussettes à rayures horizontales blanches et noires. Mais, ne respectant pas les traditions du club, il fut rejeté par les supporteurs et la presse.

Suite à un séjour en France où il vit une équipe française jouait avec un maillot à damier, le président du club, Artur Oliveira Valença, proposa d’adopter cet équipement à damier noir et blanc. Le 29 janvier 1933, lors d’un match amical face au Benfica, le club arbora pour la première fois ce maillot et remporta ce match 4-0. La victoire aidant, le club adopta définitivement cette unique tunique. Mais quelle équipe française inspira Boavista ? Le mystère demeure. Personnellement, je mettrai peut-être une pièce sur le FC Lorient. En effet, à compter de 1926, le club breton portait un maillot à damier orange et noir. Toutefois, malgré les excellents résultats du club (dont un seizième de finale en Coupe de France), sa réputation demeurait au niveau régionale et, ainsi, difficile d’imaginer qu’Artur Oliveira Valença ait pu assister à l’un des matchs de Lorient.

#158 – FC Spartak Moscou : гладиаторы

Les gladiateurs. Le Spartak Moscou fut fondé en 1922 sous l’impulsion de Nikolaï Starostine, l’aîné d’une fratrie de 4 frères, fans de football. Ce club était une émanation de l’équipe de football qui apparut en 1897 au sein de l’association de gymnastique РГО Сокол (Faucon, provenant du mouvement panslave Sokol). Avant de devenir le Spartka, le club changea plusieurs fois de dénomination en fonction des consignes données par les autorités. Dans un premier temps, le nom devait se rattacher à l’origine géographique du club. Le club s’appela alors Красная Пресня, du nom du quartier de Krasnopresnenski à Moscou.

Puis, les club devaient être patronnés par une entreprise ou un syndicat. Le club se rattacha d’abord au syndicat des travailleurs agricoles et prit le nom de Пищевики (Les Travailleurs de l’Alimentation). Puis il rejoignit les mouvements de coopératives de production et de l’artisanat (petite industrie, ateliers, services) et changea de nom pour Промкооперация (contraction de Промысловая кооперация, ce qui signifie littéralement « Coopération artisanale » ou « Coopérative de production »). Mais, entre 1931 et 1934, le club fut fragilisé par le départ des meilleurs joueurs qui finalement revinrent au club. Ceci poussa Nikolaï Starostine à chercher une nouvelle organisation plus forte sur laquelle assoir le club.

En 1934, avec l’aide de Alexander Kosarev, secrétaire du Komsomol (Union communiste de la jeunesse), Nikolaï Starostine créa une société de culture physique et sportive (à l’instar des Dynamo, CSKA, Lokomotiv) qui, dans les différentes localités du pays, soutenaient et structuraient des clubs de sports au sein des populations qui dépendaient de cette administration ou syndicat. Le club Промкооперация de Moscou servit de base pour cette nouvelle organisation mais devait changer de nom pour illustrer ce grand mouvement. Plusieurs options furent envisagées telles que Атака (Attaque), Вымпел (Fanion), Звезда (Etoile), Промкооп (du nom du syndicat qui soutenait déjà le club), Сокол (Faucon, ce qui aurait fait le lien avec le club originel de Промкооперация et qui était en lien avec le mouvement panslave Sokol), Стрела (Flèche), Феникс (Phénix) et Штурм (Charge). Mais aucun consensus ne fut trouvé.

Starostine tomba accidentellement sur le livre de l’Italien Rafaello Giovagnoli « Spartacus », très populaire en URSS. Il proposa alors le nom de Спартак (Spartak), qui signifie Spartacus en russe. D’un côté, le romantisme et l’héroïsme antique du rebelle gladiateur qui se souleva contre Rome plaisaient. De l’autre, c’était idéologiquement cohérent car en Union Soviétique et au sein des mouvements communistes européens, Spartacus était devenu le symbole de la lutte prolétarienne. Le nouveau nom fut approuvé et le Spartak réunissait les travailleurs de l’industrie, des services publics, de la culture, des véhicules et de l’aviation civile. Dans le sport, Spartacus inspira également un événement sportif international, dénommé Spartakiade, promu par le mouvement sportif russe, créé en opposition aux Jeux olympiques.

#157 – Udinese Calcio : Bianconeri

Les blancs et noirs. Depuis sa fondation en 1896, le club du Frioul joue dans un maillot noir et blanc. Quand il fallut choisir les couleurs du club, les membres fondateurs ne firent pas preuve d’originalité. En effet, ils reprirent tous simplement les couleurs de la ville d’Udine, qui elle-même reprend les armes de la famille Savorgnan. Les membres de la famille Savorgnan furent baron, marquis et comte dans le Frioul et en 1385, la famille fut agrégée à la noblesse vénitienne. Créé en 1896, Udinese est le second club le plus ancien d’Italie, après le Genoa. Et ses couleurs sont répandus au sein de la péninsule, d’autres clubs héritant également du surnom de Bianconeri (Juventus, AC Sienne, Ascoli). Ainsi, il est parfois décrit comme I Primi Bianconeri d’Italia (les premiers blancs et noirs d’Italie).

#156 – Shamrock Rovers FC : Hoops

Les cerclés. Les cercles auxquels il est fait référence ici sont les rayures horizontales du maillot du club. Ces rayures vertes et blanches forment comme des cercles autours du joueurs. Pourtant, de la création du club jusqu’en 1926, le club jouait certes avec des maillots rayés verts et blancs mais les traits étaient verticaux. A l’époque, le club entretenait une relation étroite avec l’équipe nord-irlandaise de Belfast Celtic. Ce dernier arborait le même maillot que le club qui inspira son nom, le Celtic Glasgow. John Sheridan, membre des instances dirigeantes, suggéra alors de reprendre les rayures horizontales pour rendre hommage au club de Belfast. Ce lien était lié à l’histoire récente où l’indépendance de l’Irlande du Sud était effective en 1922 tandis qu’en Irlande du Nord, Belfast Celtic était un îlot catholique et irlandais au sein d’une marée unioniste. Ainsi, Shamrock voulait apporter son soutien nationaliste au club nord-irlandais. Le 9 janvier 1927, lors d’un match de Coupe face à Bray Unknows, Shamrock abora son nouveau maillot et, malgré la défaite (3-0), le club conserva ce nouveau maillot qu’elle n’abandonna jamais.

#155 – Club América : Águilas

Les aigles. Souvent, il est apparu dans les articles du site que le surnom de l’équipe remontait aux origines du club. Mais, ce n’est pas toujours le cas, comme pour ce club populaire mexicain. L’aigle est devenu le symbole et donc le surnom du club bien après sa création. Bien que cet emblème apparu fugacement dans une variante de l’écusson du club en 1938, il s’imposa massivement au début des années 1980.

A cette époque, le club entama une grande restructuration, après avoir terminé 13ème lors de la saison 1980-1981 (son pire classement depuis 1948-1949). Tout d’abord, l’entraîneur José Antonio Roca fut remercié et remplacé par Carlos Reinoso. Puis, le 10 septembre 1981, le président Guillermo Cañedo quitta la présidence après 20 ans et Emilio Díaz Barroso prît le relais. Ce dernier imposa tout de suite sa marque en voulant renforcer l’image du club. Le 20 septembre 1981, il prît la décision de prendre pour le club comme symbole et surnom « les Aigles » car l’animal représente l’orgueil et surplombe ces proies dans les airs.

Il faut garder à l’esprit que l’Aigle est un symbole fort au Mexique. Sur le drapeau national, l’aigle apparaît avec un serpent dans le bec et posé sur un nopal (cactus). Ces armes sont inspirées de la légende de Tenochtitlan, zone où se trouve la ville de Mexico (où siège le club). Selon le récit, les dieux auraient dit aux Aztèques de fonder une ville là où ils trouveraient un aigle en train de dévorer un serpent, posé sur un nopal.

Appuyé par une grande et longue (près de 20 ans) campagne marketing et publicitaire (le club étant lié au groupe de média Televisa, ce matraquage fut facilité), ce surnom s’imprima chez les supporteurs et les médias, supplantant alors les autres vieux surnoms. Ce changement s’imposa aussi car ce surnom accompagna le renouveau du club. En effet, lors de la saison 1981-1982, l’équipe termina deuxième dans le tableau général et fut éliminée en demi-final des play-off. La saison suivante, le club réalisa l’une des meilleures performances de l’histoire de la saison régulière, concluant le tournoi avec 26 victoires, 9 nuls et 3 défaites en 38 matchs, 69 buts pour et 27 contre et s’adjugeant les titres de meilleure attaque et meilleure défense. Mais, l’équipe échoua une nouvelle fois en demi-final des play-off. La saison suivante permit d’atteindre le Graal avec le gain du titre de Champion du Mexique. Exploit renouvelé la saison d’après. Au final, avec ce changement, notamment de surnom, le club recommença à déployer ses ailes sur le football mexicain.

#154 – Dundee United FC : the Terrors

Les terreurs. Il semblerait que ce surnom terrifiant soit né en 1949. En janvier pour être exact, suite à un match de Coupe d’Ecosse joué contre le Celtic. A l’époque, le Celtic était déjà une grande équipe, avec 19 championnats et 15 coupe remportés. En revanche, bien que créé en 1909, Dundee United n’avait quasiment connu jusqu’alors que la seconde division écossaise et son milieu de tableau. Les joueurs du club étaient semi-professionnels et cumulés la pratique du football avec un emploi à côté. Evidemment, quand au premier tour de la compétition, Dundee United tomba sur le Celtic lors du tirage au sort, peu de gens accordèrent une chance au club de la Mer du Nord face au puissant club catholique de Glasgow.

Toutefois, le football allait de nouveau procurer de fortes émotions et déjouer toutes les théories. La qualification se jouait sur un match qui se déroula à Tannadice Park, le stade de Dundee. Les joueurs de Dundee et de son manager, Willie MacFadyen, firent preuve de beaucoup d’abnégation et d’un formidable esprit combatif pour venir à bout du Celtic. En effet, l’arbitre leur refusa 3 buts et ils virent plusieurs fois le Celtic recoller au score (de 2-0 à 2-2 puis de 3-2 à 3-3). Malgré la fatigue et dans un style de jeu bourru, ils trouvèrent la force pour marquer un dernier et décisif but, Dundee remportant finalement le match 4 buts à 3. Au regard de cette grande performance et de cette façon de jouer plutôt agressive, l’équipe hérita du surnom des Terreurs.

Malheureusement, l’exploit ne connut pas de suite puisque Dundee United fut éliminé de la Coupe d’Ecosse au tour suivant par Dumbarton FC, club de seconde division, alors que Dundee jouait le « replay » à domicile (Dundee perdit 3 but à 1). En 1963, « The Terrors of Tannadice » fut enregistré par le chanteur écossais Hector Nicol, et pendant de nombreuses années, ce morceau hurlait depuis les haut-parleurs du stade alors que l’équipe pénétrait sur le terrain.

#153 – SL Benfica : Águias

Les aigles. Il s’agit de l’animal symbole du club de la capitale portugaise. Lors de la réunion du 28 février 1904, un groupe de 24 anciens élèves de la Casa Pia de Lisbonne (une institution d’Etat dont la mission est de promouvoir les droits et la protection des enfants) fondèrent un club de football. Ils hésitèrent pour le nom entre Sport Lisbonense de Lisboa ou Sport Lisboa, ce dernier étant finalement retenu. Lors de cette première réunion, les membres décidèrent également de la symbolique complète du club : couleurs rouge et blanc (#1305) et la devise latine « E Pluribus Unum » qui signifie « de plusieurs, un ! » . L’aigle fut également retenu comme l’animal totem. Aux yeux des fondateurs, il représentait l’indépendance, l’autorité et la noblesse, les valeurs que le club devait porter et souhaitait défendre. Dès le début, l’aigle fut incruster au blason, étant donné sa valeur héraldique forte.

En 1908, le Sport Lisboa fusionna avec son voisin du Sport Clube de Benfica. Sport Lisboa fournit tous ses joueurs, ses couleurs, son écusson et donc son oiseau fétiche à la nouvelle association dénommée Sport Lisboa e Benfica. Avec ses ailes déployés, son bec ouvert et la tête haute, l’aigle surmonte l’écusson du club encore aujourd’hui et montre la fierté, l’esprit d’initiative et les objectifs élevés du club lisboète.

Mais, sa présence ne s’arrêta pas à l’écusson du Benfica. Depuis l’inauguration de l’Estádio da Luz le 25 octobre 2003, un aigle survole le stade avant la présentation de l’équipe lisboète (tradition copiée depuis par la Lazio #306 et Ludogorets #263) et atterrit sur un écusson du club sans aigle, venant alors compléter le symbole du club. Cet aigle, qui se nomme Vitória (Victoire), est un pygargue à tête blanche, originaire des Amériques, et 2 autres, dénommés Glória (Gloire) et Luz (Lumière), l’accompagnent désormais.

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#152 – Górnik Zabrze : Górnicy

Le surnom provient du nom du club puisque Górnik signifie Mineur et Górnicy est son pluriel. Après la Seconde Guerre mondiale, les installations étaient dévastées et les associations sportives disparues. Les polonais n’avaient donc plus de quoi se dépenser physiquement, ni se divertir. Certains se regroupèrent afin de recréer des structures à partir des ruines des anciennes et, dans cette Pologne communiste, ces nouvelles associations étaient nécessairement encadrées soit par les administrations régaliennes (Police, Armée), soit par les entreprises ou syndicat d’Etat (Chemin de fer). Zabrze se situe en Haute-Silesie, entre Katowice et Gliwice. Cette région concentrait alors une forte activité économique, avec de riches exploitation agricoles, d’abondants ressources minières (principalement le charbon) et une très grande concentration industrielle (sidérurgie, automobile). Au milieu des années 70, ce bassin houiller renfermait plus de 50 milliards de tonnes de charbons, fournissant alors plus de 140 Mt par an. La région était une agglomération à base minière comparable à celles de l’Europe occidentale, notamment la Ruhr, et de loin le premier bassin des pays de l’Europe socialiste (hors URSS). Sur 2 millions d’habitants, 10% était mineur. De nos jours, même si son âge d’or est derrière, la Haute-Silésie reste le premier centre d’extraction de charbon de l’Union Européenne. En 2014, 29 mines de charbon, dont la plupart de taille importante, sont encore en activité dans la région et emploient environ 65 000 mineurs. Le club du Górnik Zabrze vit donc le jour en 1948 sous le patronage des organisations syndicales de l’industrie minière et prit le nom de Górnik.

#151 – Club Libertad : Gumarelo, el Guma

Le mot n’a pas de signification mais il se rattache totalement au club paraguayen. Son origine est floue puisque deux versions coexistent. La première version indique que ce surnom provient d’un personnage fictif créé par le journaliste argentin Antonio Franiecevich, dans les années 1919/1920, dans l’hebdomadaire sportif « La Gaceta ». Ce personnage pittoresque se dénommait « Pascuale Gummarello » et tenait une rubrique intitulée « Dizertazioni, Conferenzia e Tutti-quanti » (dissertation, conférence et tout le reste). Il avait une apparence très similaire à Don Nicola (un personnage d’une bande dessinée argentine, fan de Boca Juniors) avec les mains dans les poches, un peu voûté, un chapeau et une moustache imposante. Il parlait sur n’importe quel sujet d’actualité mais surtout du Club Libertad, dont il était fan. Il s’exprimait dans un espagnol italianisé comme de nombreux supporteurs du club qui avaient leur origine en Italie.

La deuxième version mentionne que le nom vient de la combinaison des noms de deux familles de fervents supporteurs appelés les Giummaresi et les Nuzzarello. Appartenant à la communauté italienne du Paraguay, comme beaucoup de supporteurs du club, le mélange des deux noms donnait Gummarello, qui apparemment était un mot d’un dialecte napolitain.