#369 – Coritiba FC : Coxa-Branca

Les cuisses blanches. Au début du XXème siècle, les clubs sportifs brésiliens étaient souvent une association communautaire. A sa fondation en 1909, Coritiba regroupait alors la communauté allemande résidente de la ville de Curitiba. La ville se développa avec l’immigration européenne au XIXème siècle et les allemands furent les premiers à s’installer à Coritiba à partir de 1833. Ils participèrent à l’industrialisation de la ville (sidérurgie, imprimeries), développèrent le commerce, introduisirent des changements dans l’architecture et propagèrent de nouvelles habitudes alimentaires. Aujourd’hui, la colonie allemande est la deuxième plus grande de l’Etat du Paraná.

Au début du siècle dernier, la communauté allemande était donc bien intégrée au sein de la municipalité comme au Brésil de manière générale. Toutefois, lors de la Seconde Guerre Mondiale, le Brésil s’engagea au côté des alliés. Les associations sportives allemandes et italiennes subirent alors la foudre des autorités comme des supporteurs des autres équipes. Par exemple, la Societá Sportiva Palestra Italia, fondé par les immigrants italiens, dut changer de nom pour devenir le Palmeiras. Pour Coritiba, en 1941, lors d’un Atletiba (le derby entre Coritiba et Atlético Paranaense), un joueur adverse, Jofre Cabral e Silva, décida de provoquer Hans Breyer, l’un des meilleurs joueurs de Coritiba. Comme Breyer était né en Allemagne (il vint au Brésil avec sa famille à l’âge de six ans), il lui déclara « Alemão, quinta coluna ! » (Allemand, 5ème colonne). Lorsqu’il se rendit compte que Breyer ne l’écoutait pas, Jofre Cabral e Silva accentua ses moqueries et cria « Coxa-Branca ! Coxa-Branca !« . Il faisait alors référence non pas au maillot blanc de Coritiba mais aux jambes du joueur de Coritiba. Les paroles de Jofre avait en effet un relent raciste puisque les joueurs de Coritiba qui étaient d’ascendance allemande étaient censés avoir une peau plus claire (blanche) que les autres. Malgré la provocation, Coritiba remporta le match 3 buts à 1.

Toutefois, cette comparaison heurta les fans de Coritiba comme la direction du club, particulièrement dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale. Il blessa encore plus Breyer qui préféra arrêter sa carrière en 1944. Jusqu’à la fin des années 60, ce surnom demeura une insulte scandée par les adversaires de Coritiba. Puis, en 1969, lors de la célébration de la conquête du titre de l’Etat, les supporteurs de Coritiba choisirent comme cri de guerre « Coxa, Coxa, Coxa« . En effet, les fans se rendirent compte qu’il n’y avait aucune raison d’avoir honte des origines allemandes du club (la guerre était terminée depuis longtemps et l’influence allemande fut déterminante pour la croissance de la ville). L’expression perdit ainsi son caractère péjoratif, à tel point que les fans chantent aujourd’hui un hymne nommé « Coxa eu te amo ! » (Coxa je t’aime !). Le terme est même apposé sur la pierre tombale de Breyer. 

#346 – Guarani FC : Bugre

Bugre est un mot populaire au Brésil pour désigner les indigènes, en particulier les amérindiens vivant entre le Rio Tietê et la frontière uruguayenne. Le Rio Tietê est ce fleuve qui se trouve au nord de la ville de Campinas, où est basé le club du Guarani FC. En 1911 (le 1er avril mais officiellement le 2 pour éviter les blagues de poisson d’avril), 12 jeunes garçons brésiliens et principalement italiens ou d’origine italienne (un des fondateurs est d’ascendance allemande) se réunirent pour fonder le club sur la Praça Carlos Gomes, une place de Campinas nommée en l’honneur de Carlos Gomes, un compositeur brésilien du XIXème siècle, le plus célèbre personnage né à Campinas. Cette place eut une influence sur le club car, pour le choix du nom de la nouvelle association, les fondateurs choisirent Guarani Futebol Clube en l’honneur de l’opéra le plus connu du compositeur Carlos Gomes « O Guarani » . En outre, cette référence à Carlos Gomes rappelait également les origines nationales des fondateurs puisque le compositeur était brésilien (de Campinas donc) mais vécu une grande partie de sa vie en Italie (à Milan) pour y composer et faire jouer ses oeuvres à la Scala. En effet, parmi les 12 jeunes fondateurs, ont trouvé les italiens ou d’origine italienne Vicente Matallo, Antonio de Lucca, Pompeo de Vito, son frère Romeo Antonio de Vito, Angelo Panattoni, José Trani, Luiz Bertoni, José Giardini, Miguel Grecco, Julio Palmieri et Hernani Felippo Matallo. Le douzieme homme était Alfredo Seiffert Jaboby Junior mais il était le seul dont la famille était originaire d’Allemagne.

« O Guarani » (Le Guarani) est un opéra-ballet en quatre actes, d’après le roman éponyme de José de Alencar. Se déroulant au XVIème siècle sur fond de colonisation du Brésil par les Portugais, cet oeuvre raconte l’histoire d’amour impossible entre une jeune femme portugaise, promise en mariage à un noble, et un chef indien Guarani, Pery. Aujourd’hui, la population amérindienne Guarani existe toujours (estimé à 80.000 personnes) même si elle est menacée par l’exploitation forestière et se répartit dans les régions amazoniennes du Brésil, d’Argentine, de Bolivie, de l’Uruguay et du Paraguay. Avec un tel nom de club, le terme de Bugre s’imposa rapidement et d’autres en dérivèrent tels que Bugrao (petit Bugre) ou Família Bugrina (la famille indigène).

#304 – SE Palmeiras : Campeão do Século

Le champion du siècle. Surnom pour le moins pompeux mais ce titre fut décerné au club par la Federação Paulista de Futebol et la presse brésilienne en 1999. Alors pourquoi se priver d’un tel surnom ? Il est vrai que le club est le plus titré du Brésil. Fin 2020, sa vitrine présente une belle ribambelle de trophées : 10 Championnats du Brésil (record national, le dernier en 2017), 3 Coupes du Brésil, 1 Coupe des Champions, 5 fois vainqueurs du tournoi Rio-São Paulo, 23 Championnats de São Paolo (le dernier en 2020). Au plan continental, le club n’est pas en reste. Il a remporté 1 Copa Libertadores et fut 3 fois finalistes. Il gagna également une Copa Mercosur et fut 2 fois finalistes. Enfin, il perdit une finale de Coupe Intercontinentale en 1999 face à Manchester United.

#291 – SC Corinthians : Mosqueteiro

Les mousquetaires. Le surnom vient de la mascotte du club qui est un mousquetaire. Plusieurs versions existent sur l’origine de ce mousquetaire. La plus ancienne remonte à 1913. A cette époque, la plupart des équipes paulistes rejoignirent la nouvelle ligue créée, l’APEA (Associação Paulista de Esportes Atléticos). Seuls 3 clubs, Germânia, Internacional et Americano, demeurèrent dans la Liga Paulista de Futebol et furent comparés aux 3 mousquetaires, Athos, Porthos et Aramis, du roman d’Alexandre Dumas, qui résistèrent à la nouvelle ligue. Corinthians souhaita intégrer la ligue mais, pour cela, l’équipe devait démontrer sa détermination et sa valeur. Ainsi, Corinthian affronta et défit les autres prétendants qu’étaient Minas Gerais et FC São Paulo et obtint ainsi le droit de participer à la ligue au côté des 3 autres équipes. Naturellement, en tant que 4ème participant, ayant prouvé sa valeur et rejoignant une ligue déjà formée dont les autres équipes étaient déjà comparées aux mousquetaires, l’analogie avec D’Artagnan fut évidente. Mais seul les Corinthians gardèrent ce surnom de Mousquetaires. Toutefois, cette version n’est pas étayée par des documents de l’époque. De plus, le championnat pauliste de 1913 de la LPF a été joué par cinq équipes (incluant Ypiranga), et non par quatre.

La deuxième version apparaît plus plausible et naquit en 1929, lorsque les Corinthiens connurent leur première victoire international. Sur le plan local, l’équipe dominait, ayant remporté les deux derniers championnat pauliste. Le 1er mai 1929, les Corinthiens disputèrent un match amical au Parque São Jorge contre l’équipe argentine de Barracas et le remportèrent 3 à 1 (buts d’Apparicio, Rodrigues et Rato), marquant ainsi la reconnaissance sur le plan international de la qualité de l’équipe. Ce match montra aussi deux équipes déterminées et pratiquant un football flamboyant, séduisant les spectateurs et les journalistes. Le lendemain, Thomaz Mazzoni, journaliste au « Gazeta Esportiva », écrivit une chronique où il compara les joueurs corinthiens aux braves et courageux mousquetaires. Selon le journaliste, les joueurs gagnèrent avec la fibra de mosqueteiro (la fibre de mousquetaire).

#270 – EC Vitória : Leão da Barra

Le Lion de Barra. Fondé le 13 mai 1899 à Salvador da Bahia, le club se concentra d’abord sur le cricket avant d’ouvrir d’autres sections, l’aviron en 1902, le football en 1903, l’athlétisme en 1905, le tennis en 1906 et le tir en 1908. Et c’est un exploit en Aviron qui va donner naissance à ce surnom qui deviendra également la mascotte du club. En 1902, les rameurs du club relièrent Porto da Barra à Porto dos Tainheiros, à Itapagipe, soit environ 9 milles marins. Cet exploit eut un grand retentissement à l’époque et ces athlètes héritèrent du surnom de Leão da Barra. Les fondateurs du club ne pouvaient en être que satisfaits puisque des lions ornaient l’entrée de leur maison. En outre, le lion symbolisait la noblesse et la force. Aujourd’hui, le lion est devenu la mascotte du club, dont le nom est Lelê Leão, et également le titre du deuxième hymne du club.

#264 – SC Internacional : Inter

Diminutif du nom du club, d’où le club brésilien tient-il ce nom ? Une fois de plus, plusieurs versions subsistent. La plus pertinente (ou la plus probable) est la suivante. Au début du XXème siècle, de nombreux clubs furent créés par des immigrants et étaient ouverts qu’aux membres de ces communautés. Ainsi, le club Palestra Itália Paulista regroupaient les italiens de São Paulo tandis que le Società Sportiva Palestra Italia était ouvert aux italiens de Belo Horizonte. Le Vasco de Gama était lié à la communauté portugaise de Rio de Janeiro. A Porto Alegre, deux clubs existaient, Grêmio Foot-Ball Porto Alegrense et Fuss Ball Porto Alegre, qui étaient ouverts aux italiens et aux allemands pour le premier et aux allemands uniquement pour le second.

Cette organisation freina la pratique du football des frères Poppe, qui avaient emménagé à Porto Alegre en 1901 et qui n’était pas d’origine allemande. Ainsi, pour enfin pouvoir jouer, ils contournèrent le problème en fondant en 1909 le propre club, le SC International. Leur volonté était que le club soit ouvert à tous, quelque soit son origine sociale ou géographique. International Le nom du club rendait hommage au club pauliste dénommé Sport Club Internacional, champion l’année précédente, qui avait la même volonté d’ouverture et dont le terme International traduisait cet idéal humaniste. En outre, le Sport Club Internacional était le club dans lequel jouait les frères Poppe à São Paolo avant de déménager à Porto Alegre.

Une autre thèse avance que le club fut fondé par des italiens et que son nom était en l’honneur de l’Internazionale de Milan. Cette version paraît peu probable car le club milanais avait été fondé à peine un an avant le club brésilien, à une époque où les moyens de communication, en particulier transatlantique, étaient plutôt limités. En outre, la famille Poppe, arrivée à Porto Alegre en 1901, serait d’origine néerlandaise. En revanche, on retrouve un point commun avec les deux club brésiliens. L’Inter fut fondé par des italiens et suisses qui, mécontents de voir leur ancien club, l’AC Milan, refuser aux étrangers la possibilité de jouer, décidèrent de créer leur propre entité. La volonté des fondateurs était de donner la possibilité aux joueurs non italiens de pratiquer le football au sein d’un club et le nom devait montrer cette ouverture.

#240 – Fluminense : Flu, Fluzão, Nense

Ce sont évidemment des diminutifs du nom du club et cela ne constitue pas une originalité, beaucoup de surnom étant un diminutif. L’originalité provient du nom du club, Fluminense. Contrairement à ses rivaux de Flamengo et Botafogo, Fluminense n’est pas le nom d’un des quartiers de Rio de Janeiro. De même, le club ne rend pas hommage à un personnage historique comme le Vasco da Gama. En 1901, le jeune Oscar Alfredo Cox, un anglo-brésilien, revenait de Suisse, où il étudia et apprit le football, et diffusa le football dans le pays. Après avoir fondé un premier club, il réunit vingt hommes le 21 juillet 1902 pour créer le Fluminense Football Club.

Au départ, les fondateurs souhaitèrent donner naturellement le nom de Rio Football Club au premier club carioca. Finalement, Fluminense fut adopté. Le nom est dérivé du latin flumen qui signifie rivière. Logique pour un club résidant à Rio de Janeiro, qui signifie la Rivière de Janvier. Pourtant la ville n’est pas traversée par une rivière. Il semble que les explorateurs portugais avaient confondus la fameuse baie de Guanabara avec l’embouchure d’une rivière et donnèrent ainsi ce nom à la ville. Les natifs de l’État de Rio de Janeiro sont dénommés Flūmen Januarii en latin et par extension Fluminenses en portugais. 

#228 – EC Bahia : Esquadrão de Aço

L’équipe d’acier. Bahia gagna ce surnom lors d’un match contre le São Paulo FC en 1946. Le club du Nord-Est brésilien le remporta 7 buts à 2, dominant le match de bout en bout. L’ancien joueur et membre fondateur du club, Aristóteles Góes, devenu journaliste au quotidien local A Tarde, titra son article résumant le match « Esquadrão de Aço« , marquant ainsi la force et la solidité que dégagea l’équipe lors de ce match. Toutefois, ce fut éphémère car le reste de la saison fut plus difficile pour le club, voyant même son rival, Guarany, remporter son premier championnat de l’Etat. En 1947, le surnom fut plus justifié, le club remportant le championnat d’Etat avec 14 victoires en 19 matches, trois nuls et seulement deux défaites. En 1979, le dessinateur Ziraldo créa la mascotte du club, ressemblant à Superman. D’une part, Superman est surnommé l’homme d’acier. D’autre part, il porte un uniforme bleu et rouge, couleurs du club de Bahia. En 2015, Penalty, l’équipementier du club, sortit un maillot du club version third de couleur argenté (Camisa de Aço). Ce fut un véritable succès, les ventes enregistrant des records dès son lancement : 3.000 pièces vendues en 24 heures et plus de 7.500 en une semaine.

#220 – SC Internacional : Colorados

Les rouges. Depuis la fondation, le club évolue en rouge et blanc. Le journaliste brésilien Henrique Poppe Leão, avec ses frères Luiz Madeira Poppe et José Eduardo Poppe, avaient déménagé de São Paulo à Porto Alegre en 1901 mais rencontraient depuis des années des difficultés dans la pratique du football. En effet, les principaux clubs de la ville, à l’époque, étaient réservés aux personnes d’origine allemande, ce qui n’était pas le cas des frères Poppe. Le 4 avril 1909, ils décidèrent donc de fonder leur propre club de football. Ils optèrent pour le nom « International » afin de montrer, contrairement aux autres clubs de la ville, leur ouverture à toutes les nationalités. Il s’agissait également d’un hommage à l’Internacional São Paulo, club de football dont avaient fait partie les frères Poppe.

A la 3ème réunion des membres fondateurs, au mois d’Avril 1909, le choix des couleurs fut aussi discuté. Tous les membres étaient naturellement des adeptes du carnaval de Porto Alegre et soutenaient un des deux groupes principaux qui animaient le défilé : Venezianos (les vénitiens) aux couleurs rouges et blanches et Sociedad Esmeralda (la société émeraude) aux couleurs vertes et blanches. Les Venezianos étant majoritaires lors de cette réunion, le rouge et le blanc furent donc adoptées comme couleurs du nouveau club. Comme pour le nom, les 3 frères Poppe essayèrent également de faire référence à leur club d’origine, Internacional São Paulo qui évoluait en noir et rouge, mais leur proposition d’intégrer la couleur noire fut refusée par les autres membres.

Le premier fut donc rayé verticalement en rouge et blanc. En 1912, pendant quelques mois, une tenue intégralement blanche fut adoptée. Mais, finalement, en 1913, un maillot rouge accompagné d’un short blanc fit son apparition et à l’exception de la saison 1915 (où les joueurs portèrent de nouveau un maillot rayé), le club évolue dans ce kit.

#205 – Santos FC : Alvinegro

Les blancs et noirs. Lorsque le club de Santos fut fondé en 1912, le premier choix des couleurs se portèrent sur le blanc, le bleu et l’or. Le maillot était alors rayé bleu et blanc, avec de fines bandes dorées. Mais, après à peine un an d’existence, le 31 mars 1913, les membres décidèrent de changer pour opter pour un maillot rayé noir et blanc, fixant alors définitivement les couleurs du club. Les raisons du changement étaient simples. Il est probable que les joueurs constatèrent que les couleurs bleus et dorées passaient assez vite après quelques lavages. Il fallait donc refaire régulièrement des maillots. Or, les finances du club ne devaient pas le permettre. Surtout, la couturière de l’équipe, connue sous le nom de Dona Didi, se plaignait de ne pas réussir à trouver les tissus nécessaires (en particulièrement celui doré) pour réaliser le maillot du club. Lors de cette réunion du 31 mars 1913, Paulo Peluccio, membre du club, suggéra de retenir un maillot à rayures blanches et noires. Le noir aurait représenté la noblesse et le blanc symbolisait la paix. Surtout, ces couleurs étaient plus simple à trouver à l’époque.

En 1913, le maillot fut donc rayé verticalement en noir et blanc. Mais, en 1915, en même temps qu’il dut changer de nom pour participer au tournoi de Santos, le club porta un maillot intégralement blanc, marqué seulement de son blason. Ce fut une réussite avec le titre au bout. En 1925 et en 1935 (pour le premier titre dans le championnat de l’Etat de São Paolo), le maillot fut une nouvelle fois intégralement blanc. Dans la version de 1925, le maillot intégrait toutefois au niveau de la taille une bande noire, comme une ceinture. Pour celle de 1935, tout l’équipement était blanc, les chaussettes ayant quelques détails noirs. Au milieu des années 1930, Santos porta l’uniforme le plus inhabituel de son histoire. En effet, si le short était blanc, le maillot était dans une couleur surprenante pour le club, rouge. Cet uniforme fut utilisé que dans quelques matchs. Au début des années 1940, Santos avait pour équipement une chemise à larges rayures noires et blanches mais cette fois horizontales. Lors de la grande période du Santos de Pelé, l’uniforme redevint complètement blanc, à l’exception de la taille où la ceinture était noire. Toutefois, en 1963, la direction tenta un nouveau maillot blanc à fines rayures noires, le short et les chaussettes demeurant blancs. Ce fut un échec auprès des supporteurs et le club revint au kit blanc. Dans les années 1970, l’équipement se stabilisa avec comme premier uniforme, un kit intégralement blanc, et en maillot extérieur, celui rayé noir et blanc. Enfin, dans les années 1990, le club céda à la mode des tenues extravagantes et si les couleurs demeurèrent, les shorts affichèrent des damiers, des étoiles, des traits …

Comme d’autres équipes ont adopté ces couleurs et ont donc gagné ce surnom d’Alvinegro, celui de Santos a été enrichi par la suite en Alvinegro da Vila et Alvinegro Praiano. Le premier se réfère au stade dans lequel évolue Santos, le stade Urbano Caldeira, mieux connu sous le nom de Vila Belmiro, quartier où il se situe. Enfin, Praiano est un adjectif pour désigner un objet, un lieu ou une personne situé sur le littoral. Ce qui est le cas de la ville de Santos, située sur la côte de l’ État de São Paulo et qui est le plus grand port d’Amérique Latine.