#1460 – AS Douanes : les Gabelous

Au début des années 2000, des agents de la Direction Générale des Douanes constituèrent une équipe de football pour participer à des tournois corporatistes. Leur tout premier match fondateur se joua lors d’un tournoi organisé par le génie militaire. Puis, malgré le manque de moyens, l’équipe se développa et sortit du giron corporatiste dès 2001 et en 2014, elle rejoint la fédération burkinabè. La Direction Générale des Douanes comprit l’intérêt de posséder un club de sports en son sein afin de donner une image plus positive et dynamique des douanes auprès de la population burkinabè. En effet, cette dernière ne voyait l’administration des Douanes qu’au travers de sa mission de répression. Désormais, les douanes permettent aussi aux jeunes de pratiquer leur passion.

Ce club omnisports (il compte des équipes de football, volleyball, handball, judo, athlétisme et basketball) est donc lié à l’administration des douanes. Le Directeur Général des Douanes est statutairement le président d’honneur de l’AS Douanes. Le comité central, qui inclut des membres de la mutuelle et du syndicat des douanes, comprend aussi un « officier des sports », dont le rôle est de coordonner les activités entre l’administration douanière et le club sportif. L’administration douanière suit les performances de près, écrit officiellement pour féliciter les joueurs après des succès majeurs, et organise des soirées de célébration au sein même de la Direction Générale.

Le sobriquet de gabelous était donc logique. Ce terme est devenu un synonyme de douanier. Sous l’Ancien Régime, en France, les douaniers étaient des percepteurs d’impôts. En particulier, ils collectaient la gabelle, l’impôt sur le sel. Cet impôt était considéré comme le plus injuste car il portait sur une denrée incontournable pour conserver les aliments, le sel. De gabelle fut dérivé en ancien français le terme gabeleur, pour nommer les douaniers en charge de la collecte. Dans certains dialectes, le terme devint gabelous et par extension est devenu le mot familier pour désigner les douaniers.

#1046 – Etoile Filante de Ouagadougou : la Reine des Stades

Depuis 1961 et le premier championnat du pays, l’EFO domine le football burkinabais (ex-Haute Volta). Tout d’abord, il est parvenu à remporter 13 championnats de première division (1962, 1965, 1985, 1986, 1988, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994, 2001, 2008, 2014), dont 5 d’affilées entre 1990 et 1994. Ces 13 championnats constituent le record de titre remporté, à égalité avec son grand rival du ASFA Yennenga. Côte Coupe nationale, la coupe est bien plus peine avec 22 titres (1963, 1964, 1965, 1970, 1972, 1975, 1976, 1985, 1988, 1990, 1992, 1993, 1996, 1999, 2000, 2001, 2003, 2006, 2008, 2011, 2017 et 2022), cette fois le record national sans partage. Par 2 fois, l’EFO s’attribua la Coupe 3 années de suite (1963, 1964, 1965 et 1999, 2000, 2001). Aucun autre club burkinabais n’est parvenu à réaliser cette performance. A ce palmarès, il convient de rajouter 7 Super Coupes du Burkina Faso (1994, 1996, 1999, 2003, 2006, 2011, 2017), là aussi le record.

Sans conteste, ce palmarès impressionnant, le plus important du pays, fait de l’EFO la Reine des Stades du Burkina Faso. Pourquoi pas le Roi ? Tout d’abord, l’EFO est une étoile. Par ailleurs, son grand rival du ASFA Yennenga prît le nom de la Reine fondatrice du Royaume Mossi, Yennenga. Être la reine des stades était aussi un pied de nez à ceux qui avait prit le nom d’une Reine historique. Si l’EFO remporta la coupe l’année dernière, son aura pâlit, le club ayant flirté avec la relégation lors du dernier exercice du championnat.