Les piqueurs de rats. Le surnom pincharratas, souvent raccourci en pinchas, provient d’une personne dénommée Felipe Montedónica, Né en 1898 à Olavarria, Felipe était un fan de l’Estudiantes depuis la fondation du club, et il commença à aller au stade dès ses 13 ans. Depuis les années 1910, Felipe et son petit frère travaillaient au marché où ils déchargeaient des fruits ou comme cireurs de chaussures. De nombreux rats vivaient au marché et les deux frères les poursuivaient, piquaient avec une grosse fourchette. Ainsi, il héritèrent du surnom de pincharratas. Ce surnom les accompagna au stade et commença à s’appliquer à leur groupe d’amis et au final à l’ensemble des supporteurs de l’Estudiantes. Une autre version raconte que ce surnom est lié au fait que de nombreux supporteurs étaient des étudiants. Or, ces derniers utilisaient des rongeurs dans le cadre de leurs expérimentations au laboratoire de la Faculté de Médecine.
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#118 – PAOK Salonique : Δικέφαλος Αετός του Βορρά
L’aigle à double tête. Il s’affiche sur le blason du club et est un de ses symboles forts. En effet, le club fut fondé en 1926 mais il se considère reprendre le flambeau du club sportif et culturel Hermès Sport Club (le K signifie Konstantinoupolitón, Costantinople). Créé en 1877, cette association fut la première existant à Constantinople et devint le principal club sportif de la communauté grecque au sein de l’Empire ottoman. Mais, en 1919, portée par son nationalisme, la Grèce lança une expédition militaire pour occuper les régions d’Asie Mineure où habitèrent des populations orthodoxes de langue grecque, héritières de l’époque hellénistique, qui étaient persécutaient par l’Empire Ottoman. Soutenu par les britanniques et les français ainsi que leurs victoires, la Grèce obtint des possessions en Anatolie suite au Traité de Sèvres (1920). Mais, ce traité ne fut pas ratifié par les deux parties, qui demeuraient insatisfaites, et la guerre reprit. Au final, les troupes de la jeune Turquie renversèrent le jeu des alliances et gagna des batailles qui conduisit pour les grecs à la Megalê katastrophê (la Grande Catastrophe) en 1922. La Grèce perdit tous les territoires conquis et surtout un grand échange de population eut lieu. 1 300 000 Grecs de Turquie émigrèrent vers la Grèce tandis que 385 000 Turcs quittèrent la Grèce pour la Turquie.
Certains de ces grecques atterrirent à Salonique et se réunirent au sein d’association sportive et culturel. A l’instar de l’AEK Athènes (#74), le PAOK Salonique reprit des symboles forts de la communauté grecque de Constantinople, l’aigle à deux tête. Ce dernier est à la fois le symbole de l’Empire Byzantin (l’âge d’or de Constantinople et de la religion Orthodoxe) et celui du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Contrairement à celui de l’AEK Athènes, l’aigle du PAOK a les ailes repliés afin de signifier le deuil de l’expulsion de la patrie.
Cet aigle bicéphale s’imposa dans l’héraldisme byzantin avec la dynastie macédonienne des Paléologue. Le motif se trouvait déjà dans l’art à l’âge du bronze, mais également en Grèce mycénienne et dans le Proche-Orient ancien, en particulier dans l’iconographie mésopotamienne et hittite. L’aigle à deux têtes apparaît vers le Xème siècle dans l’art byzantin mais bien plus tard comme emblème impérial au cours du dernier siècle de la dynastie des Paléologues (XIIIème-XVème siècle). Cette famille utilisait un aigle à deux têtes de couleur or sur fond rouge (couleur de l’Empire romain) sur lequel, au niveau de la poitrine, se trouvait le sympilima, monogramme de la famille. Toutefois, une autre famille dynastique utilisait également l’aigle à deux têtes. Il s’agissait des Comnènes qui régnèrent de 1057 à 1185 sur l’Empire Byzantin. Originaire de la région de Paphlagonie, au Nord de la Turquie, cette famille s’inspira certainement de l’aigle à deux têtes des Hittites, qui était associé à la ville paphlagonienne de Gangra. En tout cas, cet aigle à deux têtes qui ne se regardent pas pouvait être interprété par la suite comme l’Empire Romain dans ses composantes occidentale et orientale.
#115 – Raja CA Casablanca : l’Aigle Vert
Ces deux éléments, l’animal et la couleur, sont des symboles forts du club, qui l’accompagne depuis la création en 1949. Le club se forgea sous le protectorat français et pour ses fondateurs, dont le Père Jégo (un des promoteurs du football au Maroc), les clubs se devaient d’être des associations nationalistes. L’aigle symbolisait alors la force, le prestige ainsi le combat, la résistance. Au fil des années, et de la domination du Raja sur le football marocain, le club, comme l’aigle, survolait ses adversaires, le championnat. Le vert est également la couleur du club (avec le blanc) depuis sa fondation. Le vert est une des composantes du drapeau marocain. Ce dernier intègre une étoile verte à cinq branches sur un fond rouge. Le rouge est la couleur des Alaouites, la dynastie régnante au Maroc. L’étoile à cinq branches représente le « sceau de Salomon » et le vert symbolise l’espoir et le courage. Les cinq branches représentent aussi les cinq piliers de l’Islam et le vert est la couleur de l’Islam (car elle est censée être la couleur préférée de Mahomet). Quant au blanc, il est associé à la ville de Casablanca que le club représente au Maroc (avec son rival, le Wydad).
#101 – RCD Espanyol Barcelone : Pericos
Pericos (comme l’autre surnom Periquitos) signifie les perruches. L’animal est devenu la mascotte du club. Pourtant, le chat aurait dû être l’animal qui représente le deuxième club de Barcelone. Mais chat et perruche ne font pas bon ménage. Tout commença en 1922 dans l’hebdomadaire sportif satirique et populaire, Xut !. Valentí Castanys, dessinateur et directeur de la publication, prit le parti de représenter les fans de l’Espanyol comme quatre chats noirs. Ceci faisait allusion au faible nombre de supporteurs et membres que comptait le club et, également, à leur malchance. Il faut rappeler que le club suspendit ses activités entre 1906 et 1909 faute de joueurs. A la même époque, à la fin des années 20, Félix le chat, qui avait pour surnom en espagnol Gato Perico ou Periquito (car il était l’un des premiers personnages de dessin animé à parler grâce à l’introduction du son au cinéma), connût un grand succès en Espagne. Ce fut le moment où les deux images s’associèrent dans l’esprit des gens pour parler de l’Espanyol. Le 26 août 1930, la couverture de Xut ! qui était consacré au transfert du joueur de l’Espanyol dénommé Zamora au Real Madrid, présentait quatre Gato Perico au lieu des habituels chats noirs. La même année, une autre publication, El Látigo Deportivo croqua une caricature des quatre premiers clubs du championnat : un lion apparaissait avec une chemise rayée (Atlético Madrid), un grand-père portait la chemise du Barça, un homme vêtu de blanc se lamentait (Real Madrid) et enfin un chat noir sous les traits de Felix et qui s’appelait Perico représentait l’Espanyol. Avec le temps, le chat disparut de l’imaginaire pour ne laisser que le terme Perico et l’animal associé.
Toutefois, ce n’est pas la seule histoire. En 1923, le club déménagea pour jouer ses matchs au Stade Sarriá. Le stade était bordé de palmiers et d’arbres où les perruches étaient nombreuses à vivre. Selon la légende, les vendeurs ambulants autour du Stade proposaient des graines aux supporteurs pour nourrir les oiseaux.
Avec l’avènement du franquisme, l’image des perruches disparut. Mais, au milieu des années 70, à l’occasion du 75ème anniversaire de l’Espanyol, le club imprima des autocollants avec la silhouette de l’oiseau et ce dernier réapparu comme surnom.
#100 – Dunfermline Athletic FC : Pars
Intraduisible et à l’origine floue. En tout cas, les théories ne manquent pas. Tout d’abord, le club arbore un maillot à rayures verticales blanches et noires. Ces rayures sont évidemment parallèles et « Pars » en serait le diminutif.
Mais Pars pourrait être aussi le diminutif de Paralytics (Paralytiques). Ce qualificatif utilisé de façon moqueuse trouve aussi ses racines dans deux versions différentes. La première fait mention du style de jeu déployé par l’équipe qui n’aurait pas été flamboyant. Et donc pour se moquer, les joueurs étaient supposés être paralysés pour justifier de joueur aussi mal. La seconde est plus amusante puisque les joueurs gagnèrent leur réputation non pas sur le terrain mais plutôt au bar. Après des 3ème mi-temps bien arrosé, leur état en fin de soirée ne leur permettait pas d’être bien fringuant. Au point qu’ils n’arrivaient plus à rentrer par leur propre moyen, comme s’ils étaient paralysés.
Pour en revenir au surnom Pars, une autre légende indique que les anglais qui vinrent travailler dans les usines d’armement de Rosyth (proche de Dunfermline) créèrent une association de supporteurs de leur ancien club (Plymouth Argyle) dont les banderoles autour du stade affichaient PAR (Plymouth Argyle Rosyth Supporters Club).
Pars pourrait également venir du nom gaélique de Dunfermline, Dùn Phàrlain. Son étymologie pourrait se rapporter à des fortifications, situées près de la ville. Le premier élément « dùn » traduit du gaélique ferait référence à une colline fortifiée et pourrait correspondre au site surélevée de la tour de Malcolm Canmore à Pittencrieff Park. Pour le reste du nom, cela reste plus mystérieux. Le terme « ferm » pourrait avoir été un nom alternatif pour la Tour Burn, une fortification qui doublait une autre, les deux située de part et d’autre d’une rivière selon un document médiéval publié en 1455.
Enfin, comme il manquait de version, le mot Pars serait dérivé de Parr, qui est un saumon juvénile avec des marques noires sur les écailles, qui rappellent le maillot rayé noir du club. N’oublions pas que le saumon pullule en Écosse (malheureusement souvent en ferme aujourd’hui), les eaux froides des lochs des Highlands et des îles d’Écosse offrant des conditions idéales à la croissance de ce poisson.
Avec toutes ses histoires, je vous laisse choisir votre part.
#98 – Eintracht Francfort : die Adler
Les aigles. Il s’agit de l’emblème du club qui s’affiche pleinement sur son écusson. Un autre surnom est d’ailleurs, Adlerträger, les porteurs d’aigles. Cette écusson n’a que très peu changé depuis la création du club en 1899. Et ce dernier s’inspire très largement des armes de la ville de Francfort, qui adopta l’aigle impérial du Saint-Empire romain germanique. À partir de 855, la ville de Francfort prit de l’importance puisque les Empereurs germaniques y furent nommés avant d’être couronnés à Aix-la-Chapelle. Au fil du temps, Francfort devint une des plus grandes villes du Saint-Empire romain germanique. En 1372, Francfort accéda au statut de Reichsstadt (ville impériale libre), c’est-à-dire directement subordonnée au Saint-Empereur romain et non à un souverain régional ou à un noble local. Ce fut à cette époque et pour marquer son statut que le Conseil de la ville reprit l’aigle royal couronné des sceaux de l’Empire.
Cette tradition de l’aigle sur les armes d’une ville impériale était largement diffusée au sein du Saint-Empire. Aujourd’hui, les villes d’Aix-la-Chapelle (Allemagne – ville impériale en 1166), de Besançon (France – ville impériale en 1290), Dortmund (Allemagne – ville impériale en 1236), Essen (Allemagne – ville impériale en 1377), Lübeck (Allemagne – ville impériale en 1226), Nimègue (Pays-Bas – ville impériale en 1230), Nördlingen (Allemagne – ville impériale en 1215) ou Reutlingen (Allemagne – ville impériale vers 1240) affichent sur leurs armoiries, généralement un aigle noir sur fond jaune. Ce symbolisme était directement tiré des armes du Saint-Empire romain germanique (d’or, à l’aigle déployé à bec de sable et membré de gueules). Le Saint-Empire était une sorte de confédération de plusieurs Etats et principautés mais n’a jamais constituait un Etat-Nation au sens moderne. Issu de la décomposition de l’Empire de Charlemagne après le traité de Verdun (843), cet ensemble débuta par la réunion de deux divisions de l’Empire carolingien au Xème siècle et s’étendait principalement sur une partie de l’Allemagne et de l’Italie actuelle (jusqu’au XIVème siècle). Ainsi, les dynasties qui régnèrent qualifièrent l’Etat de « Saint » (à compter de 1157) pour exprimer que son monarque était établi par la volonté de dieu et régnait par droit divin. Ensuite, le terme « Romain » apparu vers 1184 (et de façon constante à partir de 1254) établissait un lien direct entre l’ancien Empire Romain (disparu en 476) et le nouvel Etat (qui occupait des régions historiques de l’Empire Romain). D’ailleurs, le monarque du Saint-Empire était titré « Empereur des Romains ». Pour renforcer l’héritage, les armes du Saint-Empire reprit les attributs de Rome dont l’Aigle. L’oiseau à l’époque de l’Empire romain était le protecteur des légions sur le champ de bataille et, selon leur croyance, favorisait les victoires des Romains au combat. Il apparaissait sur l’étendard des légions (aquila). Dès l’antiquité grec, l’aigle, animal favori de Zeus, le Dieu de tous les Dieux, symbolisait la puissance, la victoire et la prospérité. Dans la mythologie romaine, il demeurait attaché au Dieu des Dieux, Jupiter, en étant son messager. Pour le Saint-Empire, les armes d’un aigle noir sur fond jaune devint attestées vers 1250, la « Chronica maiora », un livre historique du moine bénédictin anglais, Matthieu Paris, attribuant un Reichsadler (l’aigle impérial) à deux têtes à l’Empereur Otto IV. Ce symbole, le Reichsadler, a traversé les âges, en étant représenté sur les armes du Saint-Empire, l’Empire Allemand, la République de Weimar, le 3ème Reich et jusqu’à aujourd’hui, la République Fédérale Allemande.
#95 – AIK Solna : Gnaget
Les rongeurs. Le surnom est peu flatteur et son origine n’est pas connu. Il remonterait aux années 20. Pourtant, le club aurait déjà été surnommé ainsi dans un magazine sportif suédois Nordiskt Idrottslif dès 1914. La version la plus admise est lié à la couleur des maillots. En effet, le choix du club, à sa création, s’était porté sur le noir et jaune. Malheureusement, comme souvent à l’époque, les couleurs résistèrent mal aux lavages successif et rapidement le noir tourna au gris, rappelant la robe grisée de certains rongeurs, comme les rats. Le club fut alors surnommé les rongeurs. Parfois, un autre surnom lui est donné, Råtta, qui signifie rat.
Une autre théorie place également ce surnom dans les années 1920. Au cours de la saison 1928/1929, il se disait que l’AIK « rongeait » (dans le sens de monter) l’une après l’autre les places au classement et, grâce à ce travail progressif, réussit à se maintenir en Allsvenskan, la première division suédoise.
#89 – CSKA Moscou : конями
Les chevaux. Il existe trois versions pour l’origine de ce surnom. La plus généralement admise est que le stade Peschanoe où évolua le club fut construit sur une partie de l’hippodrome de Moscou. Ce stade a été détruit au début des années 2000 pour laisser place à la nouvelle enceinte du CSKA, la VEB Arena, en 2016. L’autre version est très proche. Simplement, au lieu du stade, elle parle du siège du club. Et plutôt que l’hippodrome de Moscou, il s’agit des anciennes écuries de la famille princière Ioussoupov. Enfin, la dernière version rend hommage à l’un des premiers maréchaux de l’Union soviétique, Semion Boudienny. Il fut le commandant de la première armée de cavalerie de l’Armée rouge pendant la guerre civile russe et également l’un des principaux organisateurs de la cavalerie. Nombreuses fois décorés (8 ordres de Lénine, 3 Médaille d’Or, il reçut le titre de Héros de l’Union Soviétique, al plus haute distinction de l’URSS), il contribua aussi à la naissance de la race équine rustique qui porte son nom. On ne saura peut-être jamais l’origine de ce surnom mais depuis 2008, cet animal est devenu le symbole officiel du club de Moscou. Si les anciens fans du CSKA appréciaient peu ce surnom, maintenant les supporteurs s’appellent fièrement конями (les chevaux) ou пони (poneys). Lors de matchs, dans les gradins du stade, vous pouvez apercevoir de nombreux chevaux gonflables ou en peluche.
#88 – Bohemians Prague 1905 : Klokani
Les kangourous. Ce n’est pas vraiment un animal endémique de la Tchéquie ou de l’Europe Centrale. Pourtant, un kangourou empaillé se situe bien dans les bureaux du siège du club. En 1927, la fédération australienne cherchait à inviter des clubs européens pour affronter des équipes locales. Ils contactèrent le Slavia Prague et le Viktoria Žižkov qui déclinèrent car ils n’avaient pas en confiance dans l’organisation d’une si longue tournée (on parlait de 4 à 5 mois loin de leur base). Le Sparta avait quand à lui déjà d’autres engagements. Finalement, le Bohemians accepta et entame sa tournée le 6 Avril 1927.
Cette tournée constituait un défi sportif pour l’équipe pragoise mais était également un outil de promotion de la Tchécoslovaquie. Lors du discours du départ, il fut déclaré « Vaše výprava z pražského předměstí jest nejdelší cestou československých sportovců. Bude trvat téměř pět měsíců. A budete se bít za čest a vlajku nejen svého klubu, ale celého československého sportu, ba celého národa. A my doma pevně doufáme, že nás Vršovice nezklamou » (Votre expédition depuis la banlieue de Prague est le plus long voyage des athlètes tchécoslovaques. Cela prendra près de cinq mois. Et vous vous battrez pour l’honneur et le drapeau non seulement de votre club, mais de tout le sport tchécoslovaque, voire de toute la nation. Et chez nous, nous espérons fermement que Vršovice ne nous décevra pas). Ce n’est pas faux que beaucoup d’Australiens découvrirent ce pays d’Europe Centrale avec l’équipe des Bohemians. La tournée du club passa par les villes d’Adélaïde, Melbourne, Sydney, Newcastle et Brisbane et fut une réussite avec 19 matchs joués (notamment contre l’équipe nationale d’Australie et une sélection de l’armée britannique) pour un bilan de 14 victoires, 2 nuls et 3 défaites (90 buts marqués pour 48 encaissés).
Lors de leur passage à Brisbane, le 20 juin, l’équipe se vit confier un couple de kangourous par le ministre des Affaires publiques du Queensland qui souhaitait les offrir au Président Tchécoslovaque, TG Masaryk. Les joueurs les ramenèrent en Tchécoslovaquie et TG Masaryk les confia au Zoo de Prague (Vergers de Havlíček). Depuis, l’animal est l’emblème du club et s’affiche sur son écusson. Mais, cette tournée ne conduit pas seulement à adopter un nouvel emblème. En effet, avant de partir, le club se dénommait AFK Vršovice (nom d’un petit village près de Prague qui devint un quartier) depuis sa création en 1905. Conscient que ce nom serait imprononçable et que ce quartier de Prague serait insituable pour les australiens, les organes du club décidèrent de changer de nom avant la tournée pour AFK Bohemians. Le terme anglais Bohemians faisait référence à la Bohème, l’une des régions historique de la Tchéquie.
#85 – Nîmes Olympique : les Crocodiles, les Crocos
L’animal est l’emblème du club mais son origine dépasse le Nîmes Olympique. En effet, les armes de la ville expose un crocodile enchaîné à un palmier. Pour comprendre ce symbole, il faut remonter à 31 avant J.C et à la bataille d’Actium. Les armées romaines d’Octave réduisirent à néant les dernières ambitions de Cléopâtre et Marc-Antoine. L’Egypte des Pharaons tomba alors sous le joug de l’Empire Romain. La légende veut qu’Octave octroya des terres à ses vétérans d’Actium à Nîmes, favorisant l’essor de la ville. Au-delà de cette version, la colonie de Nîmes eut surtout le droit de frapper une monnaie en mémoire de cette victoire : l’as de Nîmes (aussi désigné comme dupondius au crocodile). Cette pièce de bronze affichait sur son avers Octave, désormais élevé au rang d’Empereur, et son gendre Agrippa (commandant de la flotte à Actium et principal artisan de la victoire) et, au revers, le fameux crocodile enchaîné à un palmier couronné de lauriers, surmontés de l’inscription « Col. Nem. », qui signifie COLonia NEMausensis, ie colonie nîmoise. Le crocodile et le palmier symbolisent l’Egypte soumise à Rome (la couronne de lauriers).
