Les bleu et blanc. Depuis sa fondation en 1909, le second club d’Eindhoven joue avec un maillot rayé bleu et blanc et ce n’est pas en réaction au maillot rouge et blanc du grand PSV Eindhoven. Le 16 novembre 1909, un groupe d’hommes se réunirent afin de créer un club de football à Eindhoven capable de rivaliser avec les équipes des autres grandes villes du pays qui performaient de plus en plus et gagnaient en réputation. Pour les couleurs de ce nouveau club, étant donné que le club avait l’objectif de devenir l’étendard de la ville au niveau du football, il apparaissait logique pour les fondateurs de reprendre les couleurs d’Eindhoven. En 1909, les armes de la ville se composait, sur fond bleu, d’un lion rampant sur sa partie gauche et de trois cors sur celle de droite. La représentation la plus ancienne de ces armoiries d’Eindhoven remontent à un sceau datant de 1282. Les cors proviennent des armoiries de la famille Van Horne, seigneurs de Cranendonk, qui avait acquit la seigneurie d’Eindhoven au XIIIème siècle. Le lion provient des armoiries du duc de Brabant, où la ville d’Eindhoven se situait. Seulement, si on regarde les armes actuelles de la ville, elles reprennent exactement les composantes décrites ci-avant mais on s’aperçoit qu’elles ne sont pas bleus mais rouges. Entre le 16 juillet 1817 et le 17 octobre 1923 (donc au moment de la fondation du FC Eindhoven), les armoiries étaient bien sur un champs (fond) bleu. En effet, en 1815, le congrès de Vienne donna naissance au nouvel état du Royaume des Pays-Bas qui, pour ses armoiries, reprit en partie les armes de la Maison de Nassau, famille régnante, qui étaient bleus. Dans les années suivantes, soit les villes et provinces qui voulaient enregistrées leurs armoiries choisirent le bleu pour s’identifier au Royaume soit les autorités gouvernementales leur imposaient si les couleurs n’étaient pas renseignées dans la descriptions des armoiries. Résultat, les armes d’Eindhoven devinrent bleus alors que dès le XVIème siècle, elles étaient décrites comme rouge dans l’armoriale de Brocx. Ce rouge provenait certainement des couleurs du Duché de Basse-Lotharingie, dont le Duché de Brabant était issu. Finalement, en 1923, lors de la fusion de plusieurs communes avec Eindhoven, une demande fut déposée pour rétablir la couleur originelle des armes de la ville qui redevinrent donc rouges. Seulement, pour le club du FC Eindhoven, il devait certainement être compliqué après près de 15 ans d’existence de modifier ses couleurs. En outre, le rouge était la couleur de son nouveau rival du PSV, dont la notoriété montait en flèche.
Étiquette : Bleu
#695 – PFK Levski Sofia : сините
Les bleus. Le grand club bulgare évolue dans un maillot bleu mais ce choix ne remonte pas à sa fondation. Dès 1911, des jeunes de l’école Todor Minkov de Sofia se réunissaient régulièrement pour jouer au football et le 24 mai 1914, ils formèrent la base des 20 à 30 lycéens de Sofia qui créèrent un nouveau club de sport et de football. Après avoir choisi le nom du club, Levski, l’assemblée constituante ne se positionna pas sur les couleurs du club. Finalement, la direction prit la décision quelques temps plus tard. Après avoir étudié les couleurs portées par les autres clubs de la capitale bulgare, la direction décida d’opter pour le jaune et rouge. Les fondateurs collectèrent de l’argent et réunirent un montant juste suffisant pour acheter 12 maillots, un équipement de gardien et un ballon. À l’automne 1914, avec l’aide du père de Petar Stojanovic (membre fondateur et attaquant de l’équipe), qui était le directeur de la poste à Sofia, ces articles furent commandés auprès d’un fabricant roumain de Bucarest. L’équipement était composé d’un maillot rayé jaune et rouge, accompagné d’un short noir. Jusqu’en 1919, le club évolua dans ces couleurs. Puis, en 1921, l’équipe changea de couleur et opta pour des maillots bleus avec des shorts blancs ou noirs. Les raisons de cette modification ? Il semblerait qu’il était difficile pour le club de se procurer ses maillots jaune et rouge et la direction préféra se tourner vers des équipements plus simples. Depuis, le bleu est la couleur principale du club. Pendant les périodes 1945-1948 et 1950-1956, le club revint temporairement à ses couleurs originelles. Le blason du club reprend ces différentes couleurs. Les supporteurs surnomment aussi l’équipe синята лавина (l’avalanche bleue).
#691 – FCBW Linz : Blau Weiss
Les bleu et blanc. Facile de comprendre qu’il s’agit des couleurs de l’équipe, qui s’imprègnent jusque dans le nom du club : BW sont les initiales de Blau Weiss. Ok vous vous dîtes que l’article va encore porter sur les couleurs de ce club. Mais, en l’espèce, elles apparaissent importantes. Le 26 Juillet 1946, le SV Eisen und Stahl 1946 Linz (SV Fer et Acier 1946 Linz) fut fondé avec le soutien de l’aciérie locale (l’une des principales d’Autriche) nommée VÖEST et adopta les couleurs noires et blanches de l’usine. En 1949, le nom du club fut rebaptisé SK Voest. En 1972, l’équipa modifia ses couleurs pour le bleu et blanc. La raison m’est encore inconnue. L’entreprise mécène changea-t-elle également de couleurs (son héritière arbore le bleu) ? La volonté de se distinguer de son rivale locale, le Linz ASK, qui évoluait également en noir et blanc ?
L’important est que les nouvelles couleurs s’imposèrent vite car le club remporta son premier et unique Championnat d’Autriche en 1974. Malheureusement, entreprise d’Etat, VÖEST fut privatisée au début des années 1990 et ne voulut plus continuer à financer le club (qui s’appelait désormais FC Linz). Sans ce soutien, en 1997, les difficultés sportives et financières apparurent et son président promut l’idée d’une fusion avec son rival du Linz ASK pour réunir leurs forces et poursuivre leur existence. Toutefois, au lieu d’une fusion, ce fut une absorption et disparition du SK Voest. En effet, le soi-disant nouveau club s’appela LASK et reprit les couleurs noires et blanches. Il était donc clair que pratiquement rien n’avait changé pour le Linz ASK alors que le champion de 1974 disparaissait de la scène du jour au lendemain, ses supporteurs des bleus et blancs étant désemparés.
Emmenés par un fan et entrepreneur local, Hermann Schellmann, les supporteurs convainquirent un autre club amateur de la ville, le SV Austria Tabak (lui-même soutenu par l’usine locale du cigarettier autrichien qui ne voulait également plus financer ces activités sportives), de devenir le 1er août 1997, le FCBW Linz. Pour établir la continuité avec l’ancien club, quoi de mieux que de reprendre les couleurs auxquels les fans s’identifier, qui n’étaient pas protégées par un quelconque droit de propriété intellectuel (contrairement au blason) et qui ne nécessitait pas d’accord de la fédération. Le sauvetage en urgence des bleu-blanc rencontra un franc succès : lors des matchs à domicile, le stade se remplissait de 1 000 à 2 000 spectateurs (alors que le club repartit en 4ème division) et plus de 400 abonnements furent vendus (plus qu’à l’époque du FC Linz). Seulement, à croire que l’Autriche souhaita imiter la confusion Roumaine (cf articles #687 et #371), en 2013, un nouveau club naquit avec la volonté d’être le successeur officiel du FC Linz. Il prît les couleurs bleus et blanches ainsi que le nom de FC Stahl Linz (Stahl signifiant acier en allemand).
#686 – Ruch Chorzów : Niebiescy
Les bleus. Deuxième club le plus titré de Pologne, avec 14 titres de champion à son actif entre 1933 et 1989, Ruch constitue, depuis un siècle, une véritable vitrine de la ville de Chorzów mais également de la Haute-Silésie et évolue dans un kit bleu et blanc. Il n’existe pas d’explication officielle justifiant ce choix de couleurs. Plusieurs histoires circulent même si une apparaît dominante et remonte à la création du club.
Au début du XXème siècle, la Haute-Silésie, et donc Chorzów, se situait au sein de l’Empire Allemand bien que sa population était majoritairement polonaise (60% vs 40% de germanophone). Forcément, il existait des tensions entre les deux communautés, sur des bases ethniques, religieuses et sociales, et dès la fin du XIXème siècle, les habitants polonais de Chorzów s’animèrent d’un sentiment nationaliste. Le traité de Versailles de 1919 offrit l’opportunité à cette population polonaise de rallier la République de Pologne, de nouveau indépendante depuis 1918. En effet, un référendum connu sous le nom de Plébiscite de Haute-Silésie fut organisé sous l’égide des alliés pour connaître à quel pays souhaitaient être incorporés les habitants de cette région : la République Allemande de Weimar ou la République de Pologne, de nouveau indépendante en 1918. Ce processus conduisit à la division de la Silésie, une partie étant rattachée au territoire polonais en 1922. Durant cette période, les silésiens d’origine polonaises menèrent de nombreux mouvements et soulèvements pour emporter la décision. Ainsi, le Commissariat du Plébiscite polonais (organisme nationaliste pro-Pologne) s’inquiéta de la germanisation de la jeunesse silésienne au travers des associations sportives allemandes et lança un appel le 27 janvier 1920 à la création de nouveaux clubs sportifs polonais en Haute-Silésie (ceci afin d’éveiller la jeunesse à la cause nationaliste). L’appel fut entendu avec, à l’été 1920,112 clubs déjà fondés, rassemblant plus de 15 000 adhérents. Dans ce contexte, le représentant du Commissariat à Chorzów créa le club le 20 avril 1920. Le nom Ruch, qui signifie mouvement en polonais, était censé faire référence aux mouvements insurrectionnels silésiens (mais les autres clubs créés lors de l’appel affichèrent des références plus explicites tels que Polonia (Pologne en Latin), Powstaniec (Insurgés), …). La couleur devait donc être un choix politique également et les membres auraient opté pour le bleu et blanc, couleurs des armes de la Haute-Silésie. Ces dernières se composent d’un aigle jaune sur fond bleu et proviennent directement des armoiries de la Maison Piast. Les Piast étaient la première dynastie régnante historique de la Pologne à compter du Xème siècle. Si le règne royal des Piast en Pologne prit fin en 1370 avec la mort du roi Casimir III le Grand, d’autres branches de la famille dominèrent encore des duchés, en particulier ceux de Mazovie et de Silésie (basse et haute). Toutes ces branches avaient pour armoirie un aigle, seuls les couleurs changées. En Basse-Silésie, l’aigle était noir sur fond jaune et donc en Haute-Silésie, jaune sur fond bleu. Pour la Haute-Silésie, ces armes sont affirmés dès 1222. Quand aux teintes, la plus ancienne représentation en couleur des armoiries est conservée dans le château de Lauf près de Nuremberg, où 114 armoiries des principautés, des évêchés et des villes d’Europe furent sculptées dans la pierre en 1353. Celles du duché d’Opole, dépendant de la Haute-Silésie, présentent encore aujourd’hui des traces de jaune sur l’aigle et de bleu sur l’écu. Cette palette de couleurs est confirmée dans l’Armorial de Gueldre (établi entre 1370 à 1395). Seulement, vous aurez noté une différence de taille : les armes sont de couleurs jaune et bleu tandis que le club évolue en blanc et bleu. Comment expliquer cette différence alors que le jaune figure sur les armoiries des Piasts de Haute-Silésie depuis au moins le XIVème siècle ? Certains prétendent que la couleur jaune ne fut pas permanente sur les armes et qu’il arriva qu’elle fusse remplacée par du blanc. Cela aurait été le cas dans l’entre-deux guerres. Ce qui vient corroboré cette hypothèse est l’Etoile de Haute-Silésie. Il s’agit d’une distinction militaire polonaise établie en 1925 pour décorer les insurgés de Silésie. Elle se composait notamment d’un aigle en argent (ici la matière mais en héraldisme l’argent correspond au blanc) sur une croix bleue et blanche. D’autres avancent que le club aurait remplacé le jaune par du blanc car le mariage du bleu et jaune aurait pu faire référence aux couleurs de l’Ukraine voisine, avec qui les relations n’étaient pas au beau fixe. Dans la même veine, la Basse-Silésie était la région voisine (mais très majoritairement germanophone) dont les armes étaient un aigle noir sur fond jaune. Les populations polonaises de Haute-Silésie n’auraient donc pas souhaité partager une couleur commune avec leur voisin « honni » . Enfin, l’explication la plus simple serait qu’à l’époque, les gardes-robes des joueurs, qui constituaient la « réserve » vestimentaire du club, étaient simples et ne comptait pas de jaune mais plutôt du blanc.
D’autres versions ont fleuri parmi les fans. Tout d’abord, le bleu du club ferait référence aux bleus de travail portés par les joueurs et les supporteurs qui travaillaient majoritairement dans les usines, notamment l’aciérie Huta Bismarck. Sauf que beaucoup indiquent que les employés de Huta dans les années 1920 ne travaillaient pas en uniforme bleu, mais avec ce qu’ils avaient dans leur garde-robe.
Une autre légende se rapporte aux soulèvements de Silésie de l’entre-deux guerres, au cours desquels les insurgés auraient porté des brassards bleus sur leurs manches et les populations les appelaient niebiescy. Résultat, la couleurs et le surnom se seraient reportés vers le club et ses joueurs. Seulement il semble que les insurgés portaient des brassards de différentes couleurs : blanc, blanc et rouge, blanc et bleu.
Une autre histoire fait appel à la rivalité avec le club germanophone de l’AKS Królewska Huta (aujourd’hui AKS Chorzów) qui évoluait en vert. Par opposition, le Ruch aurait opté pour le bleu. Mais, dans ce cas pourquoi pas le rouge, le blanc ou toute autre couleur qui par définition s’oppose au vert ?
Certains estiment que le surnom est venu plus tard, dans les années 1930. A cette époque, le Ruch Chorzów posait la première pierre de sa légende, en remportant 5 Championnats de Pologne (dont 4 d’affilé, 1933 à 1936 et 1938). Au même moment, un autre club de football en Allemagne s’imposa comme l’équipe dominante, à la popularité immense en Allemagne et grandissante dans le reste de l’Europe, Schalke 04. Après un premier championnat d’Allemagne remporté en 1929, Schalke disputa 14 des 18 finales du championnat d’Allemagne entre 1933 et 1942. Pour décrire son écrasante domination, rappelons que de 1935 à 1939, Schalke ne perdit aucun match de championnat. Les supporteurs de Ruch établirent alors le parallèle avec le club allemand qui évoluait également en bleu et dont le surnom était die königsblauen (les bleus royaux). Par mimétisme, les fans de Ruch adoptèrent le surnom niebiescy et le scandèrent à leurs joueurs.
Enfin, l’histoire la moins crédible mais finalement la plus sympathique. Depuis les cieux, le diable (bies) et l’archange Gabriel (Gabryjel) regardait un match. L’équipe de Ruch jouait un superbe football et les joueurs paraissaient inspirés. Gabryjel déclara à l’attention des joueurs de Ruch « Wyście som Anielscy » (Vous êtes des anges). Ce à quoi Bies répondit « Nie ! » (Non !) et Gabriel dit alors « Biescy » (diabolique). Les supporteurs de Ruch entendirent les deux derniers mots Nie et Biescy et crièrent alors à leurs joueurs « niebiescy » (les bleus).
#656 – SSC Naples : Azzurri
Les bleus. Les couleurs sociales de Naples sont le bleu et le blanc, avec une prééminence du premier par rapport au second qui apparaît plutôt sur le short et sur les parements du maillot. Ce bleu varia au fil du temps entre un azur, un électrique et un clair mais fut toujours la couleur du club.
Le choix de cette couleur n’est pas clairement défini mais résulte des deux clubs qui en 1922 donnèrent naissance au club actuel. Une première association naquit en 1904 sous le nom de Naples Football & Cricket Club puis fut rebaptisé Naples Football Club en 1906. En 1911, un autre club napolitain vit le jour, l’US Internazionale. En 1922, les deux clubs fusionnèrent pour créer l’Internaples qui le 25 août 1926 devint l’Associazione Calcio Napoli. Le Naples FC évoluait dans des maillots rayés bleu azur et bleu ciel tandis que l’Internaples portait des maillots bleu marine et un short blanc. Naturellement, le nouveau club ne pouvait porter que du bleu.
En 1922, les couleurs furent le bleu, le blanc et le bleu ciel (le marine était donc abandonné). Puis, en 1926, le maillot devint définitivement bleu accompagné d’un short blanc. Il est souvent avancé que le Naples FC opta pour le bleu et le bleu ciel qui devaient représenter respectivement la mer et le ciel de Naples. Côté Internazionale, le bleu marine et le blanc furent également choisis parce qu’ils rappelaient les couleurs du golfe de Naples. La sublime situation de Naples au bord de la mer serait donc à l’origine des couleurs du club.
Toutefois, une autre hypothèse apparaît aussi valable. Au XIIIème siècle, Naples et sa région (ainsi que la Sicile) devint une possession de Charles Ier, Comte d’Anjou qui fonda alors la maison capétienne d’Anjou-Sicile, branche cadette de la famille royale de France. Elle régna sur Naples jusqu’en 1481. Ces armoiries représentaient des fleurs de lys sur fond bleu. Ainsi, le bleu marqua la ville. D’ailleurs, la famille qui dominait la Sicile et Naples au XIème siècle était la Maison normande de Hauteville dont les armes étaient également azur (bleu). Cette hypothèse prit de l’ampleur quand de 1969 à 1973, le président Corrado Ferlaino tenta d’identifier l’équipe avec l’histoire de la ville. Ainsi, les armoiries des Bourbon des Deux-Siciles s’imprima sur les abonnements et les tickets d’entrée. En outre, l’écusson du club se dota d’un N entouré par 3 fleurs de lys sur fond bleu, rappelant les armes modernes de l’Anjou (donc de la Maison d’Anjou-Sicile).
#566 – FC Motagua : los Águilas Azules
Les aigles bleus. L’histoire du club commença le 29 août 1928 après que deux clubs de la capital, Tegucigalpa, disparurent, Honduras Atlética et CD Aguila. Dr Marco Antonio Ponce et le poète Marco Antonio Rosa se rencontrèrent et recrutèrent les membres des deux précédents clubs pour créer une nouvelle entité. Dans les années 1920, le Honduras connaissait une période difficile de son histoire. Le pays était instable politiquement, secoué régulièrement par des coups d’état et des conflits armés, avec l’intervention des Etats-Unis. Les relations avec ses voisins, Guatemala, El Salvador et Nicaragua, n’étaient pas non plus au beau fixe. En particulier, le Honduras contestait le fleuve Motagua au Guatemala. Dans ce contexte, les fondateurs décidèrent de nommer le club du nom de ce fleuve et de prendre le bleu foncé comme couleur, afin de rappeler les eaux du fleuve.
L’aigle s’affiche sur l’écusson du club depuis les années 1970. Depuis 2014, il s’agit même de la mascotte du club. Il semble que le majestueux oiseau soit une référence au nom de l’un des clubs prédécesseurs du Motagua, le CD Aguila. Aujourd’hui, le club considère que l’aigle personnifie la grandeur, la force, le courage et le dévouement des fans du club.
#559 – Birmingham City FC : the Blues
Les bleus. Le grand rival d’Aston Villa joue depuis sa fondation en bleu. En 1875, des membres de l’équipe de cricket de l’église Holy Trinity, Bordesley, dans l’est de Birmingham, décidèrent de trouver une occupation sportive pendant les longs mois d’Hiver et formèrent ainsi une équipe de football. Le nouveau club se prénomma Small Heath Alliance, quartier de la ville. Puis, il fut rebaptisé Small Heath en 1888 (lorsque le club devint la première société sportive anonyme), Birmingham en 1905 et enfin Birmingham City en 1943.
L’équipe commença par porter des maillots bleu foncé même si, dans les premiers temps, ils portaient n’importe quelle chemise bleue qu’ils avaient. Au moment du passage au professionalisme en 1888, le club changea radicalement de couleurs pour jouer avec des maillots rayés verticalement en noir et ambre. Puis, en 1889, une expérience avec des hauts noirs s’avéra impopulaire, les joueurs et les spectateurs se plaignant que l’équipe était pratiquement invisible. Pour la saison suivante, un nouvel ensemble de maillots bleu royal fut commandé et depuis, le kit présente différentes variations autour de cette couleur. Un maillot célèbre fut celui avec le scapulaire blanc adopté pendant la Première Guerre mondiale et conservé jusqu’en 1926. De 1926 jusqu’au début des années 1970, le maillot était simplement bleu royal. En 1971, ils adoptèrent un bandeau central blanc entouré de bleu, le style de l’Ajax se répandant en Europe. Mais, ici, on l’appela la version « pingouin ». Retour en 1976, du maillot bleu royal simple. Depuis, les équipementiers ont fait preuve d’imagination mais le bleu royal demeure toujours la couleur éternelle de Birmingham.
#558 – Adana Demirspor : Mavi Şimşekler
Les éclairs bleus. Le bleu est définitivement la couleur du club qui vient d’accéder à la première division turque puisque que le maillot de l’équipe marie usuellement du bleu et du bleu marine. En 1940, en pleine Seconde Guerre Mondiale, alors que le Turquie demeurait neutre, l’Etat Kémaliste préparait la jeunesse à un éventuel conflit. Une loi nommée « Obligation de défense civile » fut votée dans le but d’orienter les jeunes vers le sport pour qu’ils s’entretinssent physiquement, aiguisassent leur esprit de compétition et leur sentiment nationaliste et se disciplinassent. Ainsi, les entreprises employant plus de 500 collaborateurs du secteur public ou privé devaient créer des associations sportives. Adana est un centre ferroviaire et ce depuis longtemps. La première ligne de chemin de fer vers Adana fut construite par les Britanniques en 1886. Situé sur la ligne Istanbul-Bagdad, passant par Ankara, Adana accueille la 6ème direction régionale de la compagnie des chemins de fer turque, TCDD. Résultat, en 1940, le directeur des opérations de la TCDD, Esref Demırag, fonda le club. Lié à la compagnie ferroviaire, l’association adopta sa couleur, ie le bleu.
#550 – Cagliari Calcio : Rossoblù
Les rouges et bleus. Les couleurs du club sont le rouge et le bleu depuis sa fondation le 30 mai 1920. Pourtant, pour son premier match, l’équipe porta un kit tout blanc. Le fondateur, Gaetano Fichera, chirurgien de son état, réadapta des blouses blanches de l’hôpital pour confectionner le premier kit. Assez rapidement, le club se pourvut de maillots rouges et bleus, sous différentes design (à rayure, partagé, façon ajax …) durant les 5 premières années d’existence. Puis, le 25 janvier 1925, lors d’un match contre une sélection militaire (issue des rangs du 46ème régiment d’infanterie), le club arbora pour la première fois un maillot rayé noir et bleu et le conserva jusqu’en 1928. A compter de la saison 1928-1929, le maillot rossoblù fut définitivement adopté et en 1930, le club opta pour le maillot partagé horizontalement, d’un côté bleu et de l’autre rouge (couleurs inversées dans le dos). Depuis, cette tunique constitue l’un des symboles du club sarde.
Les raisons du choix des couleurs rouges et bleus ne sont pas à aller chercher bien loin. Ce sont en effet celles du drapeau et des armes de la ville. A l’origine les couleurs de la ville, tirées de celles des armoiries, étaient le rouge et l’or (couleurs du Royaume d’Aragon dont dépendait la Sardaigne). En 1718, à la suite de la guerre de Succession d’Espagne, la Sardaigne passa de la domination Espagnole à celle de la Maison de Savoie, dont le Duc était également Prince du Piémont. Ainsi, de cette date à 1861, Sardaigne et Piémont constituèrent un nouvel Etat dénommé le royaume de Piémont-Sardaigne. Au fil des années, la bannière et le blason de la ville reprirent donc les couleurs de la Maison de Savoie et de celles du Piémont. Depuis le XIIème siècle, les armoiries de la famille de Savoie se blasonnent « de gueules (rouge) à la croix d’argent (blanche) ». Cette croix blanche sur fond rouge devint naturellement le blason du Piémont et avec l’unification se répandit également sur les armes de Cagliari (et sa couleur rouge à sa bannière). Le bleu provient aussi de la Maison de Savoie puisque c’est sa couleur traditionnelle. Deux histoires alimentent l’explication de ce choix. Le 20 juin 1366, Amédée VI, Comte de Savoie, partit en croisade afin d’aider son cousin, Jean V Paléologue, Empereur Byzantin. Il exigea que ses bateaux arborèrent un pavillon bleu à côté de l’étendard de la Savoie, en l’honneur de la Vierge (le bleu est la couleur de la Vierge Marie). Une autre histoire se déroule au XVIème siècle. Emmanuel-Philibert, Duc de Savoie et Prince du Piémont, décida de changer la couleur des manteaux des chevaliers de l’Ordre suprême de la Très Sainte Annonciade du rouge vers le bleu, devenant par la suite la couleur de la dynastie de Savoie. Profondément restructuré par le duc Charles III de Savoie, en 1518, l’ordre prit son actuel et fut encore plus consacré à la Vierge, expliquant peut-être le choix de changer la couleur du manteau pour le bleu.
#523 – Club Bolívar : los Celestes
Les bleus ciels. Le 12 avril 1925, un groupe de jeunes fonda un nouveau club sportif dans la capital de La Paz. Créé l’année du centenaire du pays, les membres fondateurs voulaient donner un nom hispanique au club, contrairement aux autres clubs boliviens de l’époque qui avaient adopté des noms britanniques (The Strongest, Always Ready, Blooming …). Ils l’appelèrent ainsi Bolívar en l’honneur du grand libérateur sud-américain Simón Bolívar. Pour le choix des couleurs, ils optèrent pour l’originalité avec du bleu clair, peu répandue à l’époque. Elle reflétait la couleur du ciel au dessus de La Paz. Capitale la plus haute du monde, elle connaît des hivers particulièrement secs et ensoleillés.
