#96 – Servette Genève : les Grenats

Ce surnom se rattache à la couleur des maillots du club genevois. Mais, l’origine de cette couleur n’est pas vraiment connu. A la création du club en 1890, les premières couleurs furent vertes et rouges, suite au don par un de ses fondateurs, M. Fiala, d’un tissu affichant ces couleurs. Puis, rapidement, les gazettes de l’époque surnommait le Servette, les rouges. Ce fut notamment le cas dans un article du 11 décembre 1903 du « Journal de Genève ».

Mais, ce même journal, 5 ans plus tard (le 6 septembre 1908), dénomma l’équipe, les grenats. Les motivations pour changer de couleur demeurent inconnues et les versions se multiplient. Certains évoquent que les raisons furent politiques. Ainsi, dans certains cantons suisses, les instances du football poussèrent des clubs liés au syndicat à changer leur maillot rouge, couleur trop connoté politiquement, pour d’autre. Toutefois, le Servette n’était pas un club prolétarien mais peut-être que les dirigeants de l’époque suivirent le mouvement et se détachèrent du rouge pour une couleur proche mais plus « noble ».

D’autres avancent une raison de courtoisie. La période 1905-1910 marqua l’émergence des premiers matchs internationaux. Bien que la fédération suisse fut créée en 1895, le premier match officiel de l’équipe nationale suisse se joua contre la France seulement le 12 février 1905 à Paris. Et dès ce premier match, le maillot de la sélection devint rouge, à l’image du drapeau de la Confédération helvétique. Par respect, le club genevois aurait donc délaissé le rouge pour que cette couleur fusse seulement portée par la Nati, l’équipe nationale helvète.

Enfin, la dernière hypothèse serait plus prosaïque et lié à la réalité de nombreuses équipes de l’époque. La qualité des maillots était aléatoire et en 1905, le fournisseur du club leur procura des maillots dont le rouge tiré vers le brun-rouge. Cette couleur sombre plut probablement aux dirigeants qui l’adoptèrent définitivement.

#94 – CS Marítimo Funchal : Verde-rubros

Les verts et rouges. Le club fut créé par opposition à une autre formation locale, Club Sports Madeira. Le CS Madeira était le club des élites locales, tandis que le CS Marítimo puisait ses origines dans les couches modestes de l’île. Le CS Madeira évoluait en bleu et blanc, les couleurs de la Monarchie. Le CS Marítimo souhaita prendre des couleurs opposés et repris celles du Parti républicain portugais (vert et rouge). Créé en 1876, le premier congrès du Parti Républicain eut lieu le 5 janvier 1891. Les partisans choisirent alors deux couleurs pour leur mouvement : le rouge et le vert. Le rouge représentait le sang versé par les combattants, en particulier les républicains. Le vert avait conquis le titre de couleur de l’espoir depuis l’avènement du courant philosophique du Positivisme d’Auguste Comte. Il eut un grand échos au XIXème siècle, en particulier au Brésil (le drapeau du pays est principalement vert avec comme devise, ordre et progrès, valeurs défendues par le Positivisme) et au Portugal.

Il faut rappeler que la création du club remonte au 20 Septembre 1910. Depuis le début du XXème siècle, le Portugal vivait d’importantes perturbations politiques et sociales. Les partis républicains, libéraux, progressistes, réformistes, socialistes, régénérateurs et monarchistes entre autre s’opposaient régulièrement. Les obstructions étaient donc nombreuses et l’agitation sociale croissante. En 1907, un coup d’Etat se produisit et renversa le système de monarchie parlementaire pour instaurer un pouvoir royal fort au profit du Roi Charles Ier. Mais cette dictature ne résista pas aux mouvements républicains. Ces derniers parvinrent à assassiner le Roi le 1er février 1908. Le fils de Charles Ier, Manuel II, monta sur le trône pour tenter de ramener en vain le calme. Une révolution à Lisbonne renversa la Monarchie et la Première République fut déclaré le 5 octobre 1910. Dans la foulée, en 1911, une commission décida de remplacer le drapeau royal du pays (bleu et blanc) par un nouveau (que nous connaissons encore aujourd’hui), qui reprenait les symboles du Parti Républicain. Le vert et le rouge était donc à la mode.

#80 – Urawa Red Diamonds : Reds

Facile de deviner d’où vient ce surnom. Le club évolue en rouge et cette couleur est inscrite dans sa raison sociale, Red Diamond signifiant les diamants rouges. L’origine de cette appellation est à chercher auprès du propriétaire du club, l’entreprise Mitsubishi, et de son logo qui représente 3 losanges, ie 3 diamants. Le nom Mitsubishi est la combinaison des mots mitsu et hishi, qui signifie respectivement 3 et châtaigne d’eau, une plante aquatique. Les Japonais utilisent depuis longtemps le mot hishi pour désigner un losange. En japonais, le son « h » est souvent prononcé comme un « b » lorsqu’il se produit au milieu d’un mot. Yataro Iwasaki, le fondateur de la société, a choisi l’emblème aux trois diamants car cela évoquait les armes à trois feuilles du clan Tosa, le premier employeur de Yataro, ainsi que les trois losanges empilés des armes de la famille Iwasaki. A l’origine, la société était une compagnie maritime qui démarra son activité avec 3 bateaux.

#77 – IFK Göteborg : Blåvitt

Les bleus et blancs. L’IFK Göteborg joue en bleu et blanc et ce n’est pas un hasard. A la fin du XIXème siècle, il existait un magazine pour la jeunesse appelé « Kamraten » (Camarade) qui était publié dans tout le pays. En 1895, deux étudiants, Louis Zettergren et Per Ehnemark, lancèrent un appel pour créer un mouvement sportif dans toute la Suède et publièrent une annonce en ce sens le 1er février dans le magazine « Kamraten ». Au mois de Mars, la première réunion de l’association se tint et la décision fut prise de la dénommer Idrottsföreningen Kamraterna (IFK – Camaraderie d’associations sportives, en français). A une époque où il n’existait pas d’organisation sportive nationale, cette association visait à développer le sport en Suède en créant un club à Stockholm et en essaimant des « filiales » dans les autres villes. Un nouvel appel à la jeunesse fut publié dans le journal « Kamraten » et les invitait à fonder des clubs sous la devise ihärdighet, färdighet, kraft och kamratskap (Persévérance, Compétence, Pouvoir et Camaraderie). Très vite, de nombreux clubs naquirent un peu partout. En 1904, une 39ème structure apparut, l’IFK Göteborg.

Ce dernier adopta alors comme tous les autres clubs de l’IFK, les couleurs bleus et blancs. Ces dernières sont censées symboliser l’innocence (blanc) et la loyauté (bleu). Elles furent inscrites dans les statuts de l’association générale dès 1899 et tous les IFK respectent cette charte. Ou alors, il faut obtenir une dérogation pour afficher d’autres couleurs. C’est le cas de l’IFK Malmö qui utilise le jaune et le blanc ou le bleu et rouge de l’IFK Stockholm.

Le club de Göteborg s’inscrivit donc dans la tradition bleue et blanche de l’IFK certainement aussi car ces deux couleurs correspondent à celles de la ville. D’ailleurs, l’écusson du club repose sur les armes de la cité. Göteborg se situe dans la région du Götaland, cœur historique de la Suède, dont les armoiries étaient celles de la Maison de Bjelbo, également connue sous le nom de Maison de Folkung. Cette dernière fut l’une des plus puissantes et riches familles nobles de Suède à partir du XIIème siècle. Elle donna au royaume de Suède plusieurs évêques et souverains ainsi que 3 rois de Norvège et un roi de Danemark au XIVème siècle. La description la plus ancienne des armoiries du Götaland apparaît dans une lettre de privilège de 1607.

#76 – Galatasaray : Sarı-Kırmızılılar

Les jaune et rouge, référence aux couleurs du club. Le club n’a pas toujours évolué dans ces couleurs. Mais, à compter du 8 décembre 1908, soit 3 ans après la fondation du club, Galatasaray opta définitivement pour ces couleurs. Alors que le club allait affronter une équipe composée de marins britanniques du navire HMS Barham de la Royal Navy, les dirigeants cherchaient de nouvelles couleurs qui les amèneraient à la victoire. Ali Sami Yen, fondateur du club, raconta l’histoire: « Après avoir été dans plusieurs magasins, nous avons vu deux tissus d’apparence élégantes dans le magasin de Fatty Yanko à Bahçekapısı (entre Eminönü et Sirkeci à Istanbul, maintenant appelé Bahçekapı). L’un d’eux était assez rouge foncé, ressemblant à la couleur cerise, et l’autre un jaune riche avec une touche d’orange. Lorsque le vendeur a fait voler les deux tissus d’un tour de main, ils sont devenus si brillants que cela nous a rappelé la beauté d’un chardonneret. […] Nous imaginions les flammes jaune-rouge qui brillaient sur notre équipe et rêvions que cela nous mènerait à des victoires. En effet, ce fut le cas. ».

Mais, le choix de ces couleurs n’est peut-être pas dû au hasard, simplement au détour d’une échoppe de tissus. Le club fut fondé par des étudiants de l’École impériale Mekteb-i Sultani, précédemment appelé Galata Sarayı Enderun-u Hümayunu (aujourd’hui Lycée de Galatasaray). Même si le club n’était pas rattaché à l’école, tout l’y ramenait. Ainsi, les membres cherchaient un nom au club mais finalement ils retinrent le nom de l’école car à l’issu d’un de leur premier match, les spectateurs se questionnèrent sur l’origine de ces joueurs et d’autres répondirent « Ce sont des messieurs du Palais de Galata » (Palais se dit Saray en turc). Résultat, le club se dénomma Galatasaray Terbiye-i Bedeniye. De même, les couleurs de l’école étaient (et sont toujours) le jaune et le rouge. En effet, selon la légende, au XVème siècle, le sultan Bajazet II était parti chasser sur les collines de Galata. Il aperçut alors une cabane vétuste au milieu d’un grand jardin parfaitement entretenu. Le propriétaire de cette bicoque, du nom de Gül Baba, fit visiter son jardin et offrit au sultan deux roses : l’une jaune, l’autre rouge. Pour le récompenser de son jardin, le sultan fit édifier à cet endroit une école et un hospice.

Aujourd’hui, si l’établissement scolaire et le club sportif sont toujours séparés, ils se confondent tout de même car le blason de l’école est celui du club …….

#75 – Manchester City : Sky Blues

Les bleus ciels, que les joueurs de Manchester City arborent sur leur maillot. La raison du choix de cette couleur n’est pas raisonnablement connue. Difficile de croire qu’elle fasse référence au ciel bleu. On est tout de même à Manchester ! En revanche, l’eau est bien plus présente dans la cité mancuniene et le blason du club pourrait aider à retenir cette hypothèse. Tout d’abord, il affiche un bateau qui rappelle le Manchester Ship Canal, une voie maritime qui relie la ville à la Mersey. En outre, trois bandes bleu ciel juste en-dessous représentent, quant à elles, les trois rivières qui traversent Manchester, l’Irwell, l’Irk et la Medlock. Voila suffisamment de raisons qui étayent cette théorie.

Ce bleu ciel a été une couleur plus ou moins constante dans le maillot du club anglais. Toutefois, les racines du club s’établisse en 1875 avec l’équipe de cricket de St. Mark’s (West Gorton). Comme dans la plupart des zones industrielles à forte croissance du nord et des Midlands, le quartier de West Gorton manquait de distraction et de lieu de réunion pour les jeunes résidents. Afin de les détourner de la délinquance et d’une consommation excessive de bière, la femme du vicaire de l’église Saint-Marc dans le quartier ouvrier de West Gorton, Anna Connell, décida de proposer des activités sportives en formant une association. En 1880, la section football fit son apparition. Son maillot était noire avec une croix maltaise. La présence de ce signe serait plus liée à un effet de mode qu’attaché à un symbolisme particulier. En 1887, suite à son expulsion de son terrain de jeu habituel, il trouva un nouveau refuge près d’un viaduc ferroviaire à Ardwick et prit alors le nom d’Ardwick FC. Avec ce changement de dénomination, le club opta pour un maillot bleu ciel et bleu marine, façon Blackburn Rovers, accompagné d’un short blanc. En 1890, en gardant la même configuration, les couleurs devinrent blanche et bleu ciel, avec un bas noir. 1892, nouveau changement avec un maillot intégralement blanc et un short bleu marine. En 1894, les difficultés financières d’Ardwick conduisirent à une réorganisation au sein du club et Ardwick se transforma en Manchester City. Le maillot devint alors bleu ciel définitivement, même si la teinte pouvait varier. A noter qu’après la Seconde Guerre mondiale, les couleurs de City étaient décrites comme « bleu clair » et, au début des années 1950, comme « bleu ciel ». Aucun document ou article permet de démontrer une évolution de la couleur entre ces deux périodes.

#72 – Real Betis Balompié : Verdiblancos

Les verts et blancs. Le surnom fait bien évidemment référence aux couleurs du maillot du Real Betis. Dans les premières années, le club jouait en maillot bleu et un short blanc. Fin 1911, le club commença à utiliser une chemise à rayures verticales de couleurs vertes et blanches. L’un des fondateurs, Manuel Ramos Asensio, avait étudié une année aux Maristes de Dumfries, près de Glasgow. Or, les Maristes de Glasgow représentaient le berceau du Celtic Glasgow qui évoluait avec un maillot à rayures blanches et vertes, couleurs traditionnelles de l’Irlande (cf. #249). Il influença donc pour que le club se fournit en Ecosse et que l’équipe portât cette nouvelle tenue blanche et verte.

Après la fusion entre le club et le Betis Football Club en 1914, le club abandonna le maillot vert et blanc pour se tourner vers d’autres couleurs. Parfois, les joueurs portaient un maillot avec des rayures jaunes et noires que le Betis Football Club utilisait par le passé. D’autres fois, un maillot vert intégralement vert était arboré. Cependant, la tenue dominante demeurait le maillot bleu et le pantalon blanc.

Puis, en 1919 ou 1920, le maillot vert et blanc que Manuel Ramos avait proposé en 1911 redevint la tenue principale. Hasard ou pas (personne ne le sait), le retour à ces couleurs coïncida avec l’adoption officielle par l’Andalousie lors de l’Assemblée de Ronda en 1918 de sa bannière qui se composait de deux bandes horizontales vertes (une en haut et l’autre en bas) et d’une centrale blanche. Ce drapeau fut l’oeuvre de Blas Infante, homme politique nationaliste andalou. Dans un article intitulé Las insignias de Andalucía (les insignes de l’Andalousie) publié dans la revue Andalucía le 31 Décembre 1919, le drapeau était ainsi décrit « Verde es la vestidura de nuestras sierras y campiñas prendida por los broches de las habitaciones campesinas blancas (…), blancas son nuestras villas y antiguas ciudades de blancos caseríos con verdes rejerías orladas de jazmines. Pura y blanca como un niño, es la Andalucía renaciente que nuestro regazo calienta. Y es aquella esperanza siempre reverdecida y ya conscientemente sentida y definida por los nacionalistas andaluces (…). La bandera blanca y verde enseña de esa pureza y de esa esperanza. » (Le vert est le vêtement de nos sierras et de nos campagnes épinglées par les broches des chambres blanches des paysans (…), le blanc est celui de nos villages et de nos vieilles villes aux fermes blanches à treillis vertes bordées de jasmin. Pure et blanche comme un enfant, c’est l’Andalousie renaissante que notre giron réchauffe. Et c’est cet espoir qui est toujours vert et déjà consciemment ressenti et défini par les nationalistes andalous (…). Le drapeau blanc et vert est l’enseigne de cette pureté et de cette espérance). Mais ce drapeau eut du mal à se faire connaître des andalous et il fallut attendre les années 1930 pour que son aura investît la population andalouse. En 1932, pour l’imposer aux Andalous, la Commission de l’Assemblée régionale rappelait à la presse que l’interprétation symbolique la plus largement acceptée des bandes alternées vertes et blanches était qu’elles représentaient des maisons blanches sur un champ vert, les villages et les champs andalous.

Depuis le début des années 1920, le kit de l’équipe a été le maillot rayé vert et blanc et le short blanc.

#70 – Hajduk Split : Bili

Les blancs. Le club de Split évolue en maillot blanc et short bleu. Comme souvent, ce choix de couleur n’est pas anodin. A la fondation du club, Hajduk Split joua son premier match équipé d’un maillot rayé verticales rouges et blancs, qui rappelaient évidemment les armoiries croates. Sauf que dans le cadre de l’empire Austro-Hongrois, ces émanations nationalistes pouvaient être mal vues et le conseil municipal de la ville exigea du club de changer ses maillots. Hajduk changea alors pour un maillot rayé rouge (qui symbolisait la Croatie) et bleu (qui représente la mer). Puis, en 1914, un choix moins partisans et plus consensuels fut encore fait : maillot blanc, short et chaussettes bleus.

Ce choix était teinté de symbolisme puisqu’il représentait les voiles blanches d’un bateau sur une mer bleue. En effet, Split est une ville maritime, un des grands ports de la région. Historiquement, il fut un point de commerce important dès sa fondation sous les grecs, qui s’est confirmé sous la domination vénitienne ou ottomane. Depuis 2017, il est le plus grand port de passagers de Croatie et de l’Adriatique et le 11ème plus grand port de la Méditerranée. On y trouve aussi un grand centre de construction navale, Brodosplit.

L’avantage de ce mariage de couleur est qu’il correspondait également à celles de la ville. Les armoiries de Split représentent dans un écu rectangulaire la partie des murs nord du palais de Dioclétien, et au milieu, au-dessus des murs, le clocher de la cathédrale. Au début du XXème siècle, le palais et le clocher de la cathédrale étaient blancs sur un fond bleu. Aujourd’hui, les teintes sont inversées.

#41 – Partizan Belgrade : Crno-beli

Les noirs et blancs, le club évolue dans un maillot rayé verticalement en noir et blanc. Créé en 1945, le club se chercha en termes de couleurs dans ses premières années. Il joua dans des maillots entièrement rouges, bleus ou blancs. En 1950, le club adopta brièvement un maillot entièrement blanc avec une bande diagonale bleue À partir de 1952, les premiers maillots rayés apparaissent en rouge et bleu. Enfin, en 1957, le maillot rayé noir et blanc va s’imposer. Le club était en tournée en Amérique du Sud et après un match amical face à la Juventus de Turin, le président du club italien, Umberto Agnelli, fait don au club de Belgrade de deux jeux de maillots noirs et blancs. En effet, les italiens furent séduit par le jeu des yougoslaves. Les joueurs du Partizan furent eux séduits par la qualité et les couleurs des maillots du club italien. Ils demandèrent alors de définitivement porter ses maillots. Et le Partizan ne quitta plus jamais ces nouvelles couleurs.

#37 – Torino FC : I Granata

Les grenats. Ce surnom fait référence à la couleur des maillots du club. Plusieurs histoires, dont on ne sait pas laquelle est vrai, expliquent ce choix de couleur. Au départ, le club fut issu de la fusion de deux autres, International Torino et FC Torinese, dont les couleurs étaient le jaune et le noir. Sauf que ces couleurs rappelaient celles des armes de la famille des Habsbourg et du Saint-Empire Germanique, ennemie de la famille de Savoie qui règnait sur l’Italie. Le club opta alors pour le grenat.

L’histoire la plus largement acceptée est qu’elle fut adoptée en l’honneur du duc Victor-Amédée II de Savoie, qui, après avoir libéré Turin des Français en 1706, choisit cette couleur en référence au mouchoir ensanglanté du messager tué chargé de délivrer la nouvelle de la victoire. D’autres témoignages, jugés moins fiables, parlent d’un hommage au fondateur suisse du club, Alfredo Dick, fan de l’équipe genevoise du Servette qui évoluait en grenat. La couleur aurait pu aussi être adoptée en référence à celle de l’Internazionale Torino qui la porta à ses début, en l’honneur du club anglais de Sheffield FC, le plus ancien club de football du monde. Il est aussi possible que ce choix du grenat fut le fruit du hasard. En effet, le club aurait initialement choisi des maillots rouges mais, à la suite de lavages répétés, ces derniers seraient devenus grenats.