Le terme est dérivé du poisson Chicharro qui est le mot insulaire pour désigner une sorte de maquereau. Rien de plus normal pour une équipe qui représente l’île de Tenerife d’avoir pour surnom un poisson. En réalité, ce surnom est devenu depuis le XIXème siècle une sorte de gentilé des habitants de Santa Cruz de Tenerife, qui leur fut attribué péjorativement par ceux vivant dans la ville voisine de San Cristóbal de La Laguna. Au XIXème siècle, San Cristóbal de La Laguna était la capitale de l’île de Tenerife et des Canaries. A l’inverse, Santa Cruz de Tenerife demeurait un petit port où les habitants étaient de modeste condition. Pour vivre, ces derniers péchaient et se nourrissaient principalement de chicharros, une sorte de maquereau, un poisson bon marché. Par décret royal du 28 août 1803, le roi Charles IV accorda au modeste port le droit d’établir son propre conseil municipal, ce qui signifiait son émancipation administrative de la municipalité de San Cristóbal de La Laguna. La rivalité entre les deux cités commença à augmenter. Les habitants hautins de la capitale s’amusaient alors à dénigrer ceux du petit port en les appelant chicharrero. Seulement, une étape décisive fut franchie sous le règne de Ferdinand VII. En 1833, Santa Cruz accéda au statut de capital de la nouvelle province des Canaries, au dépend des villes de San Cristóbal de La Laguna et de Las Palmas. Cette reconnaissance dopa la fierté des habitants de la ville qui transformèrent cette moquerie en une identité. Depuis, chicharrero est donc le gentilé de Santa Cruz qui s’est même étendu à tous les insulaires de Tenerife. Le dictionnaire de l’Académie Royale espagnole considère chicharrero comme un adjectif familier, dont le sens est équivalent à celui de tinerfeño (adjectif qui qualifie les habitants de Tenerife). Pour la petite histoire, la population de San Cristóbal de La Laguna ne lâcha pas le morceau et, à la fin du XXème siècle, trouvèrent un nouveau surnom péjoratif, rambleros. Ce dernier fait référence à la vie nocturne agitée, animée dans la nouvelle capitale et ses ramblas où les discothèques pullulent (l’Avenida de las Asuncionistas, la Rambla Pulido et la partie supérieure de la Calle Ramón y Cajal).
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#679 – CD Mirandés : los Jabatos
Les marcassins. Fondé en 1927, ce club familial espagnol, souvent petit poucet de la Coupe d’Espagne, réside dans la ville de Miranda de Ebro. Ville de 35 000 habitants, Miranda de Ebro est une ville anonyme et froide du nord de l’Espagne, rattachée à la province de Burgos et à la communauté de Castilla León mais qui historiquement appartient au Royaume de Navarre et se sent basque (Vitoria est à seulement 30 km).
Outre être un nœud ferroviaire qui permit le développement industriel, la région de Miranda de Ebro est aussi connue pour les sangliers qui peuplent ses montagnes boisées et sont devenus son symbole. Animal sauvage, le sanglier compense sa petite taille en faisant de preuve de robustesse et de bravoure face aux dangers. Forcément, ces qualités séduisirent la direction du club et ses supporteurs qui souhaitaient que l’équipe défendent les mêmes valeurs (l’esprit de lutte, de courage et de sacrifice). En 1972, Alejandro Almarcha et Melquiades Mariñán conçurent un sanglier comme mascotte du club, qu’ils surnommèrent el Jabato et qui depuis vient animer les mi-temps des matchs au stade du club.
#661 – RCD Majorque : los Bermellones
Les vermillons. Le RCD Majorque évolue dans un maillot rouge foncé depuis 1922. Tout d’abord, revenons à la création du club. Le 27 février 1916, Adolfo Vázquez Humasqué, Antonio Moner, Rafael González, Alberto Elvira, Joaquín Mascaró et Fernando Pinillos, convinrent de fonder une association de football qu’ils dénommèrent Alfonso XIII FBC. Alfonso XIII était le nom du monarque espagnol qui régnait alors. Les fondateurs devaient donc être royalistes. Ce choix ne fut pas vain car dès le 28 juin de la même année, le roi Alfonso XIII honora la nouvelle équipe du titre de société royale. Jusqu’en 1922, les joueurs portaient un maillot, un pantalon et des chaussettes noirs. En 1922, Adolfo Vázquez Humasqué, un des principaux fondateurs et premier président du club, donna au club un équipement composé d’un maillot rouge et un short bleu, similaire à l’équipe de football espagnol. Outre le nom, ce choix renforçait encore le lien avec l’Espagne et sa monarchie.
Pourquoi ne pas avoir fait ce choix dès la création du club ? Tout simplement car l’équipe nationale d’Espagne naquit en 1920 afin de représenter le pays au Jeux Olympiques d’Anvers. Le maillot fut choisie par le président de l’époque du Comité olympique espagnol, Gonzalo Figueroa y Torres. Il opta pour un maillot rouge avec un lion rampant jaune comme blason. Le président du Comité olympique voulait un maillot aux couleurs du drapeau espagnol, rouge et jaune. Toutefois, il ne retint pas l’idée d’un maillot à 3 bandes comme le drapeau et préféra un lion rampant de couleur jaune. Cette figure héraldique apparaissait sur les armes du Roi Alfonso XIII et représentait les Pays-Bas des Habsbourg, qui dépendait de la couronne espagnole du XVème au XVIIIème siècle. Or, ce lion rampant, intégré dans le blason des Pays-Bas des Habsbourg, provenait des armes d’une des provinces des Pays-Bas, le Duché de Brabant, qui étaient noir avec un lion jaune. Et quelle ville se situait dans ce duché ? Anvers. Ainsi, l’Espagne se présentait avec des maillots aux couleurs nationales mais qui avait un lien avec la ville où se déroulait les Jeux Olympiques. En 1921, la sélection espagnole porta un maillot blanc mais redevint l’année suivante au rouge, période où Majorque l’adopta.
#620 – CA Osasuna Pampelune : los Rojillos
Les petits rouges (Gorritxoak en basque). La naissance du club souffre de quelques incertitudes mais tous s’accordent à penser que le CA Osasuna résulte de la fusion de deux clubs, Sportiva Foot-ball Club et New Club, en 1920. Concernant le premier jeu de maillot, certains avancent qu’il était blanc, accompagné d’un short noir, comme ceux du Sportiva FC (probablement que par manque de moyen, le nouveau club reprit l’équipement de l’ancienne équipe). Mais, dès l’année suivante, le blanc aurait été remplacé par le rouge. D’autres affirment que le club a toujours évolué depuis ses débuts avec un maillot rouge et un short bleu. En tout cas, depuis longtemps, les statuts du club ont fixés ces dernières comme les couleurs officielles. Ce choix, qui s’affiche naturellement aussi sur l’écusson du club, pourraient venir des couleurs des armes de la ville, qui représentent un lion blanc sur fond bleu et une bordure rouge portant les chaînes des armoiries du Royaume de Navarre. Ce blason fut codifié pour la première fois en 1923.
A compter du Xème siècle, autour du village originelle romain nommée Navarreria, habités par des basques, s’établissait un premier bourg, San Cernin, occupé par des francs. Au XIIème siècle, un autre bourg franc, San Nicolas, apparût. Bien que sous l’autorité de l’évêque, chaque bourg avait sa propre administration et ses privilèges. Cette organisation donna donc lieu à de nombreux et réguliers désaccords et heurts entre voisins. Finalement, le 8 Septembre 1423, afin de régler définitivement les différends, le Roi Charles III le Noble signa un traité, Privilegio de la Unión, qui regroupait les 3 bourgs en une commune, unie sous un seul blason, une seule bannière, une seule fiscalité et un seul régent. En outre, les murs d’enceinte de 3 bourgs devaient être abattus pour permettre l’édification d’une seule barrière extérieure. Ce traité, en son article 15, dotait la ville de ses premières armoiries encore utilisées aujourd’hui.
#557 – Albacete Balompié : el Queso Mecánico
Le fromage mécanique. Au début de la saison 1989-1990, le club évoluait encore en seconde division et nomma à la tête de l’équipe première un jeune entraineur de 29 ans, Benito Floro. Dès sa seconde saison, Floro réussit à terminer premier de son groupe et fit accéder Albacete Balompié à la première division, grace à un style de jeu brillant et offensif. Après cette montée, l’entraîneur et son équipe obtinrent l’un des meilleurs résultats sportifs de l’histoire du club, en étant la révélation de la saison et en terminant à la 7ème place – à un point seulement de participer à la Coupe de l’UEFA. Durant cette saison, l’équipe enchaîna 15 matchs consécutifs sans défaite. Le club demeura 5 saisons en première division mais le travail de Benito Floro fut remarqué et il rejoint dès 1992 le grand Real Madrid.
Le succès et le jeu développé par l’équipe eurent un grand écho et un fort impact médiatique dans l’Espagne des années 1990. Benito Floro promut un jeu offensif tout en reposant sur un bloc solide et solidaire. Il innova également avec le recours à de psychologues pour motiver l’équipe. Cette dernière fut ainsi comparée aux Pays-Bas de Johan Cruyff, connus sous le nom d’Orange mécanique et qui pratiquait le fameux « football total » (en raison de la mécanique lié au football total, de la couleur orange du maillot et de la sortie en 1971 du film de Stanley Kubrick). Albacete hérita alors du surnom de queso mecánico, la région d’Albacete étant productrice du fameux fromage espagnol, le Manchego.
#527 – CD Leganés : los Pepineros
Le terme dérive de pepino qui signifie « concombre » ou « cornichon » . Ce pseudonyme original remonte à l’époque où Leganés était une ville agricole, avec de nombreuses cultures et fermes. Pendant des siècles, les jardins maraîchers de la ville, située à une quinzaine de kilomètre de Madrid, alimentèrent les marchés centraux de Madrid. A cette époque, Leganés comptait environ six mille habitants, la plupart travailleurs agricoles, et le concombre/cornichon était le produit phare de la région. Pourtant, ce n’était pas le légume le plus cultivé. Contrairement aux autres villes de la banlieue madrilène qui avait une spécialité (Pozuelo pour les laitues, Humanes pour les choux-fleurs, Fuenlabrada pour les carottes, Tolède pour les choux rouges), les cultures maraîchères étaient diversifiées et florissantes à Leganés avec des blettes, des épinards, des choux, des poireaux et des laitues. Pourtant, le cornichon fit la réputation de la ville grace à Felipe IV, monarque espagnol du XVIIème siècle. En effet, selon la légende, son médecin parcourait les marchés de Madrid pour trouver des concombres de Leganés car le Roi appréciait ces derniers qui étaient très doux et ne le rendaient pas malade.
Mais, l’expansion de Madrid, dans les années 1960 et 1970, transforma Leganés en une ville dortoir. La population de la ville fut multiplié par 10 en dix ans, comptant aujourd’hui environ cent quatre-vingt-dix mille habitants. Le premier immeuble d’habitation à grande hauteur fut construit en 1961. Cette explosion démographique fut la plus importante de toute l’Espagne au cours des 100 dernières années. Elle devint aussi un centre industriel avec des usines du laboratoire pharmaceutique Roche, de Tapon Corona (production de capsules d’embouteillage), du fabricant d’ascenseur Otis et le constructeur de camion RVI. La tradition agricole n’a donc pas survécu à ce développement. 160 hectares étaient encore consacrés aux concombres en 1987 mais ce chiffre tombait à 60 en 2014. Mais ses habitants maintiennent fièrement le surnom de pepineros, qui est utilisé pour tout ce qui touche à la ville, comme l’équipe de football ou son stade.
#496 – Real Sociedad : Txuriurdin
Les blanc et bleu, en basque, couleurs du club. Né en 1907 ou 1908, de la dissidence de la section football du San Sebastián Recreation Club, le club fut le premier à adopter pour son uniforme les couleurs bleus et blanches représentatives du drapeau de la ville. A cette époque, le maillot était totalement blanc avec les initiales SS brodées en bleu, accompagné d’un pantalon bleu. Ce mixe de couleurs perdurera malgré les fusions et refondations lors des premières années d’existence. Le drapeau officiel de San Sebastián est blanc avec un carré bleu dans le coin supérieur gauche. Sa première mention date de 1659 où il fut remis aux vainqueurs d’une régate. Au début du XIXème siècle, une ordonnance royale accorda à San Sebastián le drapeau blanc avec le carré bleu comme enseigne maritime, qui devait être affichée par tous les navires de son port. Mais, à cette époque, San Sebastián possédait également un autre drapeau, aux couleurs violettes et blanches avec la croix de Saint-André en rouge.
Ce n’est qu’en 1997 que le conseil municipal de la ville entama un processus visant à déterminer lequel des deux drapeaux représenterait officiellement la ville. En novembre 1998, le drapeau actuel fut approuvé par la Diputación Foral de Guipúzcoa (parlement du du territoire historique de Guipúzcoa) et le 20 janvier 1999, il fut officiellement hissé sur la Plaza de la Constitución. Ces deux couleurs blanches et bleus coïncident également avec celle des armes de la ville, qui furent adoptées au milieu du XVIème siècle. Sa description est la suivante : « Dans un champ d’azur (ie de couleur bleu), sur des vagues d’azur et d’argent (ie de couleur blanche), un bateau, en or, à trois bâtons, recouvert d’argent et accompagné des lettres SS, en argent, un dans chaque canton. Bordure en argent avec la légende « Gagné par la fidélité, la noblesse et la loyauté », en lettres de sabre (noir) ».
#491 – SD Éibar : Armaginak
Les armuriers en basque. Le surnom se dit également en espagnol los armeros. Éibar est une petite municipalité de la région basque de Guipúzcoa, à mi-chemin entre Bilbao et Saint-Sébastien. Sur les rives de l’Ego, proche des Pyrénées riche en minerai de fer, son activité économique s’est tout d’abord développée avec les forges. Puis, de la production de fer, la ville, et la région de Guipúzcoa, se tourna vers des produits manufacturés, particulièrement les armes. La commune voisine de Placencia de las Armas accueillit la fabrique royale d’armes (Real Fábrica de Armas) tandis que cette activité longtemps florissante à Éibar conduisit à la baptiser la villa armera (la ville armurière).
Le premier document faisant référence à la fabrication d’armes à Eibar date de 1482 (écrit décrivant l’envoi au Duc de Medina Sidonia de deux canons). En 1538, une commande de 15 000 arquebuses fut passées, soulignant l’importance prises par Éibar dans la production d’armes. Tout au long du XVIIème siècle, l’industrie se développa considérablement et en 1735, la Real Compañía Guipuzcoana de Caracas (une société qui avait le monopole du commerce entre l’Espagne et le Venezuela) intervint pour organiser la production d’armes et son système corporatiste. En 1865, après différentes reprises, ce système syndicaliste disparaît, avec la révolution industrielle et l’amélioration des techniques, au profit de sociétés indépendantes et concurrentes entre-elles. Au début du XXème siècle, Éibar comptait 1 149 armuriers (fabriquant principalement des armes de poing) et connut une croissance vertigineuse. En 1887, 130 000 pièces furent fabriqués à Éibar, puis 200 000 en 1900 et finalement 484 000 huit ans après. La Première Guerre Mondiale constitua à la fois le pic de l’activité mais également sa chute (la fin de la guerre plus la fermeture de certains marchés réduisant les débouchés). Une partie des armureries se reconvertirent alors en fabriquant de bicyclettes ou de machines à coudre. Les autres poursuivirent leur activité qui se réduisit au fil des années, particulièrement au moment des crises des années 1970 et 1980. Avec la fermeture le 27 mai 1997 de la dernière grande usine d’armes STAR, Bonifacio Echeverría SA, la production locale est devenue rare et se concentre sur les armes de chasse de luxe. Un musée de l’armurerie a ouvert en 2007 et la Escuela de Armería (l’Ecole d’Armurerie), ouverte en 1913, continue d’enseigner ce savoir-faire.
#462 – CA Morelia : los Canarios
Les canaris. Le surnom de los Canarios naquit dans les années 1950. La fédération mexicaine avait interdit aux joueurs de se parler sur le terrain. Pour communiquer, les joueurs du club contournèrent cette règle en sifflant pour appeler le ballon. Les joueurs de Morelia portaient un maillot jaune à parement rouge, couleurs de la ville de Morelia. Cette localité fut fondée par Antonio de Mendoza, vice-roi de Nouvelle-Espagne, le 18 mai 1541 et porta longtemps le nom de Valladolid. Tandis que son blason lui fut accordé par le Roi Charles I d’Espagne (connu aussi comme Charles V du Saint-Empire romain), la ville confirma son fort lien avec l’Empire Coloniale en reprenant les couleurs de l’Espagne pour son drapeau. Ainsi, comme les joueurs du club évoluait dans un maillot jaune et siffler, le surnom des canaris leur fut affectueusement donné pendant plusieurs décennies. Ce surnom tomba en désuétude avec le changement de propriétaire et de nom du club en 1999. Avec la résurgence de l’ancien nom du CA Morelia en 2020, los canarios a été officiellement récupéré par le nouveau conseil d’administration, et ils sont actuellement identifiés comme tels. Le restaurant qui était situé à la périphérie de son ancien stade, le « Campo Morelia » dans les années 50, a été baptisé ainsi Los Canarios, et les fans ont aussi surnommé le stade ainsi.
#457 – Celta Vigo : Celestes
Les bleus ciels. Le Celta Vigo résulta, le 10 août 1923, de la fusion de deux clubs : le Fortuna Football Club et le Real Vigo Sporting. Le journaliste Manuel Castro « Handicap », rédacteur en chef de Sprint et El Faro de Vigo en était le principal instigateur. Il avait, dès 1915, déjà soutenu l’idée d’une fusion entre les deux grands, et réussit à l’imposer quand il atteignit la présidence de la Fédération de Football de Galice en 1922 puis la vice-présidence du Real Vigo Sporting en 1923. Son objectif était de renforcer le football à Vigo et sa fortune en Espagne car si un club de la ville parvenait à se qualifier pour la Copa del Rey (la seule compétition nationale à l’époque), il ne parvenait pas à être compétitif pour la remporter. Le choix des couleurs du nouveau club fut évident pour la récente direction. Les fondateurs optèrent pour les couleurs de l’équipe nationale : maillot rouge avec poignets blancs, short noir et chaussettes bleues. Le rouge comme couleur principale convenait aussi car c’était une des couleurs communes des deux clubs. Le Real Vigo Sporting évoluait dans un maillot rouge et blanc divisé en deux moitiés, aux couleurs de la province maritime de Vigo. Tandis que le Fortuna évoluait dans un uniforme intégralement blanc mais son blason était composé de rouge et de jaune. Toutefois, ce choix ne survit pas à la première année d’existence. Les dirigeants voulaient que le club dépassa les limites de la ville et s’imposa comme la référence du football galicien. Ainsi, le nouveau maillot reprit les couleurs de la province, soit le bleu. Les armoiries de la Galice, tout comme la bannière du Royaume de Galice (et au XIXème siècle celle de la province), sont composés de bleu (un calice or sur un champ bleu) et les premières traces des armoiries remontent au XIIIème siècle. Avec le temps, le maillot bleu du club dériva vers un bleu ciel, tout comme le drapeau de la province. Cette volonté de représenter la Galice coïncidait avec une nouvelle étape du nationalisme galicien qui au début des années 20 connaissait des débats, entre ceux qui prônaient une plus grande implication dans la politique et ceux qui défendaient le maintien de la ligne culturelle. Mais, au moment où le club apparut, les idées indépendantistes s’enfonçaient dans le silence avec la dictature de Miguel Primo de Rivera (1924-1930). D’où les dirigeants embrassaient peut-être également la cause et lui donnait un écho avec cette couleur.
