#384 – Spezia Calcio : Aquilotti

Les aiglons. Le club actuel fut sauvé de la liquidation en 2008 grâce à l’intervention de la municipalité de La Spezia, qui voulait garantir la continuité de la tradition footballistique locale. Ainsi, le nouveau club hérita de l’histoire et des traditions de l’association initialement fondée en 1906. Et dans ces bagages, il y avait ce surnom des aigles. L’origine n’est pas connue avec certitude mais la version la plus communément admise est la suivante. En 1913, un journaliste aurait qualifié les joueurs d’aigle afin de caractériser le style de jeu de l’équipe, qui était agressif, tel un rapace. Toutefois, il est intéressant que d’autres versions seraient possibles. En effet, un aigle noir, couronné, surplombant une tour apparaît sur le blason de la ville comme de la province. L’origine de ce blason n’est pas connue non plus mais l’aigle pourrait être celui de la famille Doria, une des familles nobles, anciennes et puissantes de Gênes, qui possédait un palais à La Spezia qu’ils occupèrent jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Au Moyen-Âge, au sein des cités italiennes, dont Gênes, deux camps s’affrontaient : les guelfes (partisans du pape, et opposants à la présence impériale en Italie) et les gibelins (favorables à l’empereur germanique). Les Doria prirent le parti des gibelins. Au début du XIVème siècle (1310 ou 1311), Henri VII du Luxembourg, alors Roi des Romains, vint se faire couronner Empereur du Saint-Empire en Italie. Afin de récompenser un de ses fidèles alliés, Henri VII accorda à la famille Doria d’afficher l’aigle impérial sur ses armes.

#366 – Hellas Vérone FC : i Mastini

Les mastiffs. Si le nom du club fait référence à la Grèce antique (Hellas), pour ses couleurs comme son blason, le club fit appel à l’histoire de la ville. En 1945, le blason du club évolua en fusionnant le symbolisme de la ville (une croix or sur fond bleu) avec celui de sa province (une échelle d’argent sur fond rouge). La province rendait ainsi hommage à une célèbre famille noble véronaise, Della Scala (ou Scaligera). À Vérone, cette famille apparut à partir de la fin du XIème siècle et faisait partie de la classe aisée. Ses membres étaient des hommes de loi et faisaient partie de l’administration municipale. Puis, en 1259, un des membres de la famille, Mastino I della Scala, devint Podestat de Vérone. A partir de là, la famille Della Scala exerça son emprise sur les affaires communales jusqu’à quasiment la fin du XIVème siècle. Ses armes affichaient donc une échelle (scala en italien) blanche sur fond rouge. Elles évoluèrent avec l’ajout de part et d’autre de l’échelle de deux mastiffs se faisant face, en l’honneur de ses deux plus illustres membres, Mastino I et Mastino II (mastino étant un prénom et le mot italien pour mastiff). En 1984, le Hellas changea de blason et fit appel alors à l’agence de publicité Orti Manara, avec l’objectif d’apposer ce nouveau logo sur les maillots. Le choix des dirigeants se porta sur un blason, qui renforçait le symbolisme avec la famille Scala, avec deux têtes de mastiff en forme de « V », partagé au centre par la fameuse échelle. Depuis cette date, les mastiffs ne quittèrent plus le blason du club et devint le surnom de l’équipe.

#349 – Inter Milan : Nerazzurri

Les noirs et bleus. La tenue traditionnel de l’Inter se compose d’un maillot à rayures verticales noires et bleues, combinée avec un short et des chaussettes noirs (à partir de 1924, avant le short étant blanc). En 1908, une dissidence se créa au sein du Milan Cricket and Football Club (futur AC Milan) et le 9 mars, un groupe d’italiens et de suisses s’éloignèrent du Milan, en fondant l’Internazionale. Les raisons de ce schisme étaient multiples mais la principale demeura le refus du Milan d’intégrer des joueurs étrangers. Les dissidents créèrent donc un club qui acceptait des joueurs étrangers sans limites ainsi que des italiens (d’où le non Internazionale). La fondation eut lieu au restaurant « Orologio » de la Piazza del Duomo à Milan, le 9 mars 1908, en fin de soirée.

Le peintre futuriste Giorgio Muggiani, l’un des membres, réalisa le premier blason du club et choisit également les couleurs du club, noir et bleu. Un des fondateurs déclara plus tard que « Questa notte splendida darà i colori al nostro stemma: il nero e l’azzurro sullo sfondo d’oro delle stelle. Si chiamerà Internazionale, perchè noi siamo fratelli del mondo » (Cette merveilleuse nuit donnera les couleurs de notre blason : noir et bleu sur le fond doré des étoiles. Il s’appellera International, parce que nous sommes frères du monde). Le choix du noir et du bleu résulterait donc du moment de la création du club, en représentant les couleurs du ciel.

Mais, la réalité serait moins « romantique ». Une des premières versions raconte que le bleu fut choisi car, à l’époque, il existait des crayons bicolores, rouge d’un côté et bleu de l’autre. Symboliquement le bleu était opposé au rouge, couleur qui était celle de l’ancien club des dissidents et futur rival, l’AC Milan. Mais, selon une autre version encore moins poétique, le peintre n’avait que deux couleurs sur sa palette : le noir et le bleu.

En 1928, suite à la fusion avec l’Unione Sportiva Milanese, imposée par le régime fasciste, le club fut contraint d’adopter un maillot blanc arborant une immense croix-rouge (reprenant alors le drapeau de Milan) accompagné d’un short noir. Cependant, déjà la fin de la même saison, l’Inter recommença à porter les rayures verticales noires et bleues plus habituelles.

#337 – SSC Naples : i Ciucciarelli

Les petits ânes dans le dialecte napolitain. Après Boca Junior, autre hommage à Diego Maradona avec son second club de cœur, le SSC Napoli, et l’un de ses surnoms que le club n’aurait pas hérité si l’équipe napolitaine des années 1920 avait compté Diego dans ses rangs. Dans les premières années du club, le cheval en était son symbole et s’affichait sur son écusson. L’attachement de la ville avec le cheval remontait aux premières heures de son existence. Les premiers colons grecs, fondateur de la cité, aurait découvert des chevaux dont les sabots résistants leur permettaient de se balader sur les pentes abruptes et recouvertes de blocs de lave du Vésuve. Ils firent du cheval l’emblème de leur nouvelle cité et, au moins, à partir IIIème siècle, un culte équin était célébrait dans la cité. Les habitants se réunissaient auprès d’une statue monumentale de cheval en bronze, attribuée à Virgile, pour prier et obtenir la guérison de leur équidé. Au XIVème siècle, le cheval était toujours vénéré puisque l’évêque de Naples fit abattre une statue de cheval en 1322 pour faire cesser cette tradition païenne. Au XIXème siècle, un cheval cabré orna les armes de la province. Une race de cheval est même issue de la région et est dénommée encore aujourd’hui Napolitain.

Pourtant, lors de la saison 1926-1927, la première du club, le symbole passa du cheval vers l’âne et cette transformation n’avait pas pour objectif de rendre hommage aux joueurs. Le club concourrait dans l’un des groupes de la Série A et la saison se révéla catastrophique. L’équipe termina dernière de son groupe de 10 avec seulement un point obtenu, 61 buts encaissés et 7 marqués. En 18 matchs, les joueurs parvinrent seulement à obtenir un résultat positif : un match nul face à Brescia à domicile. Le reste des confrontations se résuma uniquement à des défaites, dont certaines particulièrement sévères (9-2 face à l’Inter ou 8-0 face à la Juventus).

Les supporteurs napolitains, avec l’ironie qui les caractérisent, affublèrent les joueurs du surnom de ciucciarelli. Selon une légende, la scène se déroula dans un bar brésilien, lieu de rencontre de fervents supporteurs. Un des fans, exaspéré par les résultats, déclara : « sta squadra nosta me pare o ciuccio ‘e fichelle: trentatrè piaghe e ‘a coda frucida » (cette équipe me paraît être un âne se plaignant de ses trente-trois plaies et de sa queue pelucheuse). L’anecdote fut rapportée au journal local, qui reprit dans son édition un âne plein de tâches et une petite queue pour caricaturer le club. Depuis, l’animal, prénommé O Ciuccio, a supplanté le cheval qui disparaît du blason en 1928.

#325 – Brescia Calcio : Rondinelle

Les petites hirondelles. Alors qu’un lion figure sur le blason du club, un autre animal s’est invité comme surnom, l’hirondelle. Alors, comment cela-a-t-il pu arriver ? L’origine de ce surnom semble remonter aux années 1920. Lors d’un match entre Brescia et le Torino, où l’équipe lombarde dominait (3-1), un fan de Brescia connu sous le nom de Bogia s’exclama « Mais vardì…. i somea ‘na team de rondéne qui va zo a becàga i coregn del tòr ! » (Regardez … ils ressemblent à un troupeau d’hirondelles descendant pour picorer les cornes du taureau !). La similitude séduisit et le surnom fut lancé. Pourquoi comparer les joueurs à des hirondelles ? Brescia est un des rares clubs à arborer un scapulaire (comme Bordeaux et Velez) qui de loin ressemble à une hirondelle stylisée. Il apparût pour la première fois lors de ce fameux match contre le Torino. Le club venait de déménager dans un nouveau stade, stadium di Viale Piave, qui appartenait à la congrégation de l’Oratoire de San Filippo Neri, dite « des Pères de la Paix ». Pour occuper le stade de manière perpétuelle et gratuite, le club reprit le scapulaire sur son maillot du club avec qui il venait de fusionner et qui était une émanation de la congrégation, le Voluntas Pace. Ce dernier avait un scapulaire qui symbolisait le V de son nom.

#306 – SS Lazio : Aquile, Aquilotti

L’aigle, l’aiglet. L’aigle aux ailes déployés a quasiment toujours protégé le blason du club romain et demeure son symbole fort. Il apparut sur le blason vers 1906 (une lettre du 17 mars 1906 émanant du président de l’époque, Fortunato Ballerini, affiche cet écusson surmonté de l’aigle). Mais, la découverte récente d’une photo montrant le joueur Bruto Seghettini avec un badge métallique arborant le fameux aigle permet de penser que ce symbole remonte à l’année précédente (la photo datant du 1er octobre 1905).

Pourquoi avoir adopté l’aigle ? Il semble que le président Fortunato Ballerini en soit à l’origine. La première hypothèse est qu’il aurait voulu s’ancrer dans les idéaux du fondateur, Luigi Bigiarelli, qui voulait, avec la création de la Lazio, rendre hommage à l’olympisme et la Grèce antique. Or, l’aigle était l’animal favori de Zeus, le Dieu de tous les Dieux, le Dieu de l’Olympe. En outre, l’animal était dans la mythologie grecque un symbole de puissance, de victoire et de prospérité. Quoi de mieux pour inspirer l’équipe. Enfin, l’oiseau permettait également de se rattacher aux origines de la ville. En effet, l’aigle à l’époque de l’Empire romain était le protecteur des légions sur le champ de bataille et, selon la croyance de l’époque, favorisait les victoires des anciens Romains au combat. Il représentait l’étendard des troupes (l’aquila) qui ne fallait pas perdre aux combats sous peine de défaite. Il fut introduit par Caius Marius, pendant son second consulat, entre 104 et 102 av. J.-C., décernant l’aigle à ses légions comme distinction honorifique. L’oiseau était également attaché au Dieu des Dieux de la mythologie romaine puisqu’il était le messager de Jupiter. L’animal avait alors toutes les qualités pour représenter le club.

Mais il se peut que Fortunato Ballerini s’inspira d’un autre club sportif. Très investi dans le milieu sportif naissant de la capitale, il fut l’un des fondateurs en 1898 de l’Audax Ciclistico Italiano, une association cycliste dont l’emblème était une roue surmontée d’un aigle. Enfin, une autre hypothèse suppose que Fortunato Ballerini puisa cette idée dans une autre de ses passions : la randonnée. D’ailleurs, la Lazio ouvra en 1906 une section randonnée sous son impulsion. Amoureux de la nature et des grands sommets, Fortunato Ballerini adorait les balades en haute altitude et lors de ces excursions, il admirait souvent le rapace pour sa majesté. Ainsi, il décida de doter le club de ce symbole. Certainement que tous ces éléments jouèrent dans l’adoption par la Lazio de l’Aigle. En tout cas, aujourd’hui, il est bien ancré dans la vie du club. Au point, qu’en 2010, le président Lotito, fit voler un aigle dans le stade avant un match face au Milan AC. Depuis, ce spectacle est devenu une tradition et l’aigle adopté fut nommé Olimpia, en hommage à l’olympisme cher au fondateur. Cette tradition fit même des émules auprès du club bulgare du Ludogorets Razgrad.

#287 – UC Sampdoria : Blucerchiati

Les bleus cerclés. La Sampdoria n’a peut-être pas le palmarès et l’aura de la Juventus ou de l’AC Milan mais possède un maillot reconnaissable, considéré comme un des plus beaux du monde. En 2012, le magazine italien Guerin Sportivo a classé le maillot original des années 1940 à la 4ème place – et première, en ce qui concerne les clubs – parmi les 100 plus belles tenues de l’histoire du football. En 2016, le magazine français So Foot plaça le maillot de la Sampdoria du début des années 1990 à la 2ème place parmi les plus beaux maillots de football de tous les temps. Et c’est ce maillot qui donne naissance à ce surnom. L’UC Sampdoria fut créé le 12 août 1946 par la fusion des sections footballs de deux clubs génois : Società Ginnastica Comunale Sampierdarenese (fondé en 1891) et Società Ginnastica Andrea Doria (fondé en 1895). Le premier évoluait en Série A mais rencontraient des difficultés financières tandis que le second avait été exclu de l’élite mais disposait de liquidités suffisantes. Dans cette fusion, aucun des deux clubs ne souhaitaient perdre son identité dans la nouvelle structure. Il fut alors décidé de créer le nom du nouveau club en réunissant partiellement ceux des anciens : Sampierdarenese-Andrea Doria. Puis, pour le maillot, la somme des deux anciens fut également réalisée. Sampierdarenese évoluait dans un maillot blanc avec une bande noire et une bande rouge horizontales. Andrea Doria affichait un maillot à moitié bleu et à moitié blanc. Le résultat fut donc ce fabuleux maillot bleu brisé par une bande noire et une bande rouge horizontales, comprises dans des bandes blanches. Un maillot bleu cerclé par ses bandes blanches, noire et rouge. L’origine des couleurs des deux clubs est inconnue. Dans une chanson célébrant le seul Championnat d’Italie remporté par l’équipe en 1991 dénommée « Uno scudetto nel cuore » (un championnat dans mon coeur), les auteurs disent : « il mare ha proprio quel blu e il bianco è quello del suo vente il nero di un temporale che si allontana nel sole se aggiungi il rosso del cuore andrai oltre je limiti dell’impossibile, delle parole inutile, più à alto delle nuvole » (La mer est bleue et aussi blanche que son sel, l’obscurité de la tempête qui s’en va au soleil. Si vous ajoutez la couleur du coeur, rouge, vous irez au-delà des limites de l’impossible, en haut du classement, plus haut que les nuages).

#275 – Atalanta Bergame : Nerazzurri

Les noirs et bleus, couleurs traditionnelles du club. Même si les maillots du club de Bergame sont similaires à ceux du grand voisin milanais de l’Inter, aucun des deux ne fut inspiré pour le choix de ses couleurs par l’autre clubs. L’Atalanta fut plutôt influencé en partie par un autre club italien.

En 1907, l’année de sa fondation, Atalanta adopta une tunique noire et blanche à fines rayures verticales, avec des shorts normalement noirs, inspiré par la Juventus. Cet uniforme resta jusqu’à la saison 1920. En 1919, les deux clubs de Bergame, l’Atalanta et le Bergamasca, se retrouvait au sein de la Première Catégorie, le plus haut niveau de compétition organisé par la fédération italienne (FICG). Pour cette dernière, il ne pouvait avoir deux clubs de la ville de Bergame au sein de l’élite et elle édicta qu’un seul club de Bergame pouvait participer à la Première Catégorie pour la saison 1919-1920. Leur rivalité étant trop forte, la fusion fut écartée et un barrage fut organisée et remportée par l’Atalanta. Finalement, un an après, les deux clubs se résolurent à fusionner pour donner naissance à l’Atalanta e Bergamasca di Ginnastica e Scherma, simplifié plus tard dans l’actuel Atalanta Bergamasca Calcio. L’Atalanta jouait donc avec un maillot rayé blanc et noir tandis que Bergamasca arborait un maillot rayé bleu et blanc. Les membres du club fusionné choisirent de ne pas retenir la couleur commune aux deux équipes, le blanc. A la place, en mémoire des deux précédentes équipes, ils optèrent pour le bleu de Bergamasca et le noir de l’Atalanta.

Dans les premières années suivant la fusion, le maillot s’organisait verticalement en une moitié noire et l’autre bleue. Ce fut qu’après quelques saisons, que le maillot s’agrémenta de rayures verticales noires et bleues.

#256 – Calcio Catane : gli Elefanti

Les éléphants. L’animal est fortement attaché à la ville de Catane, apparaissant sur ces armes comme sur un des monuments remarquables, la fontaine des éléphants, située au centre de la Piazza del Duomo. L’éléphant est devenu un symbole de Catane avec le personnage semi-légendaire dénommé Héliodore de Catane. Magicien, ce dernier aurait pactisé au VIIIème siècle après Jésus-Christ avec le Diable qui en échange de son abjuration de sa foi chrétienne, lui aurait conféré des pouvoirs. Il aurait alors lui-même sculpté dans de la pierre volcanique de l’Etna un éléphant, puis le chevauchant, il exécutait sa magie et rendait la vie des habitants impossible. Le nom de l’éléphant est Liotru, corruption populaire du nom Heliodorus.

#242 – Juventus Turin : Bianconeri

Les blancs et noirs. La Juventus est connu notamment par son maillot rayé noir et blanc, que le marketing d’Adidas commence à ne plus respecter … Pourtant, ce maillot ne fut pas le premier choix du club et résultat même d’une erreur du fournisseur. Les premières couleurs du club fut le rose et noir. Aujourd’hui, la couleur rose est devenu à la mode mais à l’époque, ce choix constituait plus qu’une singularité. En réalité, les contraintes financières s’imposèrent aux fondateurs qui durent choisir le tissu le moins onéreux, le vichy rose. Mais la mauvaise qualité des maillots fit qu’au fil des rencontres, le rose devient blanchâtre. En outre, le rose atteignait la virilité du club et de ses joueurs. En 1903, insatisfaits, les dirigeants décidèrent de changer de couleur.

Là, les versions diffèrent. Une légende raconte qu’ils commandèrent à leur fournisseur anglais des maillots rouges semblables à ceux du club de Nottingham Forest, et par malheur, une erreur fit qu’on leur livra des maillots rayés blancs et noirs, de l’autre club de la ville, Notts County. A la réception de la commande, les turinois ne furent pas ravis mais, comme le premier match de championnat était proche, il était trop tard pour les renvoyer.

L’autre version repose sur John Savage, un négociant en gros de produits textiles à Turin et joueur de football. Après avoir joué pour le Torino, il rejoignit la Juventus en 1901. Originaire de Nottingham, John Savage fournit les nouveaux maillots au club, en prenant ceux de son équipe de cœur, Notts County. Ses nouvelles couleurs furent perçues comme un symbole de « simplicité, d’austérité, d’agressivité et surtout, de pouvoir » .