Le lion. Ce pseudonyme est dérivé directement de la mascotte du club mais son origine est incertaine. Il existe trois théories sur la provenance de ce surnom. La première légende mentionne un supporteur du club du nom de Manuel León Santillan. Sous la dictature militaire, il fut enlevé, assassiné et jeté dans le Rio de la Plata par la police, en raison d’un règlement de compte. En l’honneur de ce supporteur, son nom Léon (Lion en espagnol) fut repris comme surnom et mascotte. Une autre hypothèse se réfère au trois Copa Libertadores remportées (1968, 1969 et 1970). L’équipe, emmenée par ‘Bruja’ Verón, Carlos Bilardo et Osvaldo Zubeldia, se battait comme un lion pour remporter ses matchs et titres. Ce fut le cas notamment lors de la finale de la Coupe Intercontinale en 1968 face au Manchester United de Georges Best. Au match aller, Estudiantes gagna 1 but à 0 à domicile. Puis, résista au match retour en faisant un nul 1 partout. Enfin, pour la troisième histoire, plusieurs fans disent que le surnom provient de la rivalité avec l’autre club important de la ville, le Gimnasia y Esgrima de La Plata. Ce dernier avait le surnom de Lobo (le loup – cf article #312). Les supporteurs d’Estudiantes souhaitaient donc être représentés par un animal plus fort et majestueux que le loup, animal régant de la forêt (bosque en espagnol, le nom du stade de Gimnasia y Esgrima). Le seul digne était le lion, roi de la jungle et des animaux.
Étiquette : Lion
#469 – Clube do Remo : Leão Azul
Le lion bleu. Fondé le 5 février 1905, l’association reposa d’abord sur la pratique de l’aviron. Un des fondateurs, Raul Engelhard, qui avait étudié en Angleterre, proposa de s’inspirer pour le nom de celui du club d’aviron anglais, Rowing Club (Rowing signifiant aviron tout comme Remo en portugais) ainsi que reprendre les couleurs britanniques (bleu marine et blanc), pays dominant la discipline. Ainsi, depuis sa création, les joueurs du club évolue en bleu. En 1944, le club de São Cristóvão de Rio réalisa une tournée dans le Nord du Brésil. Il s’agissait d’une équipe forte, ayant terminé troisième du championnat Carioca en 1943 (l’un des championnats les plus réputés et relevés du pays). Sur le terrain, la différence était claire, São Cristóvão ne perdant aucun des matchs disputés face aux équipes de l’Etat du Pará (où se situe le Clube do Remo). Le 30 janvier, São Cristóvão affronta le Clube do Remo et s’inclina 1 but à zéro. Face à cet exploit retentissant, le lendemain, le journaliste Edgar Proença écrivit dans le journal O Estado do Pará « Como um verdadeiro Leão Azul de garras aduncas, o Clube do Remo foi a própria alma da cidade » (Comme un vrai Lion Bleu aux griffes crochues, le Clube do Remo était l’âme même de la ville). Pour le journaliste, les joueurs avait montré force et vigueur, à l’image d’un lion, pour remporter le match. La relation entre l’animal et le club est si grande qu’au bord de la pelouse du stade Evandro Almeida, il y a une statue d’un lion bleu. Le lion est désormais la mascotte du club.
De ce surnom, d’autres sont naturellement apparus tels que Leão de Antônio Baena (le club évolue dans le stade Evandro Almeida, dénommé aussi Baenão car il se situe rue Antônio Baena) et Leão da Amazônia (le club se situe à Bélem, une ville de l’estuaire de l’Amazone).
#468 – FC Karpaty Lviv : леви
Les lions. Un lion s’affichait fièrement sur le blason du club l’année dernière encore. Le roi des animaux est depuis longtemps un symbole du club mais surtout de la ville de Lviv. Au XIVème siècle, le lion devint sans équivoque l’emblème territorial de l’État de Galice-Volyn, dont le centre administratif était Lviv. En 1359, le plus ancien sceau de la ville connu représentait un lion marchant dans une porte de ville ouverte avec trois tours déchiquetées et des meurtrières. Depuis, le lion apparait sur les armes de la ville. Ce sont des armes parlantes. En effet, colonisé dès le Vème siècle, Lviv fut refondé au XIIIème siècle par Daniel Ier, roi de Galicie-Volhynie de la dynastie des Romanovitch. Il donna à la ville le nom de son fils, Lev (dont la traduction française est Léon). Ce dernier reconstruit la ville et sa forteresse après l’invasion mongole ver 1270. Lev ou Léon sont dérivés du latin leo qui signifie lion. En outre, la famille Romanovitch arborait au moins à partir du XIVème siècle des armes avec un lion rampant.
#417 – SC Recife : Leão do Norte
Le lion du Nord. Le lion est la mascotte du club, apparaissant de profil sur l’écusson depuis 1919, soit 14 ans après la création du club. Le surnom apparût en même temps que la modification du blason. En 1919, le club de Recife était déjà reconnu pour son football dans son Etat du Pernambucano. Il fut alors invité à un tournoi à Belem, où la réputation et la qualité de jeu des équipes de football étaient élevées. SC Recife joua 5 match dont un contre la sélection des meilleurs joueurs de l’Etat de Pará, pour un bilan positif : 2 victoires, 1 nul et 2 défaites. Lors du match du 3 avril 1919, SC Recife affronta une équipe composée des joueurs des 2 meilleurs clubs de l’Etat, Clube do Remo et Paysandu SC. Quelques jours auparavant, Recife obtint miraculeusement un 3 partout contre cette sélection et perdu un match contre le club de Paysandu SC. Ce fut donc à la surprise générale que le club de Recife remporta 2 buts à 1 le match et également le trophée qui était en jeu. Ce dernier était un bronze venant de France, appelé le Lion du Nord, qui représentait un archer grec accompagné d’un lion imposant. Après la victoire mauricienne, un partisan rival endommagea la queue du lion avec un tuyau de fer. Mais, Recife conserva le trophée et il est toujours exposé aujourd’hui dans le musée du club. Ce lion en bronze plaisait au dirigeant. le félin fut adopté comme nouveau symbole du club car il représentait l’audace, le courage et l’esprit de victoire. Ce surnom donna deux autres : Leão da Ilha (Lion de l’ile) et Leão da Praça da Bandeira (Lion de la Place des Drapeaux). Il font référence à l’emplacement du stade, Estádio Adelmar da Costa Carvalho qui se situe dans le quartier Ilha do Retiro (également le surnom du stade), à proximité de la Place des Drapeaux (Praça da Bandeira).
#406 – TSV 1860 Munich : die Löwen
Les lions. Les origines du club remontent à la création le 15 Juillet 1848 d’une association de gymnastique dans la Brasserie « Buttleschen Brauerei zum Bayerischen Löwen » (Buttleschen pour le lion bavarois). Ce lion était prémonitoire bien que le nom de la brasserie n’est pas à l’origine du surnom. Les autorités du Royaume de Bavière dissolvaient un an plus tard l’association, comme toutes les autres d’ailleurs, au motif qu’elles étaient les sources des troubles politiques, notamment car elles diffusaient les idées républicaines. La nouvelle tentative en 1860 fut la bonne. Le 17 Juin 1860, le nouveau club sportif de gymnastique fut créé et la section football apparut le 25 Avril 1899. Dans les premières années, le blason du club se résumait à une turnerkreuz, une forme de croix utilisé par le mouvement gymnaste allemand. Rapidement, celle-ci disparut au profit des initiales du club sous différentes écritures. Durant les années 1870, le lion fit son apparition sur les équipements des sportifs. Le 13 mars 1880, le lion fut officiellement admis comme symbole de club. Puis, en 1911, les instances dirigeantes adoptèrent le lion dans le blason officiel du club. Si le lion représentait la persévérance et le courage, il était surtout le symbole héraldique de la Bavière. Les armoiries de la Bavière sont l’héritage de la maison de Wittelsbach, une des plus anciennes et puissantes famille du Saint-Empire romain germanique, qui régna en particulier sur la Bavière (pendant près de huit siècles) et le Palatinat. Le fameux manteau losangé bleu et blanc était les armes de cette famille dès son premier représentant, le Comte Othon Ier de Scheyern. Puis, une des branches de la famille régna en tant que Ducs de Bavière et Comtes palatin du Rhin, réunissant sur le blason le manteau losangé avec le lion du Palatinat du Rhin. Si le blason évolua au fil du temps, des mariages et des différentes familles régnantes, le manteau losangé bleu et blanc ainsi que le lion demeurèrent comme les représentants symboliques de la Bavière. Aujourd’hui, ces deux symboles se retrouvent dans les logos d’entreprises bavaroises : le manteau losangé sur le blason du rival, le Bayern Munich, comme sur l’écusson de la firme automobile, BMW. Le lion pour l’assureur Die Bayerische (sponsor actuel du club) et le brasseur Löwenbräu (ancien sponsor).
#403 – FC León : la Fiera, el León
La bête féroce, le lion. Ces deux surnoms sont intiment au nom de la ville mexicaine. Territoire habité à l’époque préhispanique par divers groupes indigènes, León, officiellement León de los Aldama, fut fondée le 20 Janvier 1576 par Juan Bautista de Orozco, sur ordre du Vice-Roi Martín Enríquez de Almanza. Le nom de Villa de Leon lui fut donné pour honorer les origines du Vice-Roi qui serait né à Toro, une ville se situant dans l’ancien Royaume de Léon. Ce dernier était un des royaumes médiévaux de la péninsule Ibérique, successeur du Royaume de Galice et avait pour capital la ville de Léon. Or, Léon signifiant Lion en espagnol, naturellement le Royaume (comme la ville d’ailleurs) prit le lion comme armoirie dès le règne d’Alphonse VII, qui symbolisait à la fois la personne du Roi comme le Royaume. L’origine du nom de la ville et du Royaume de Léon provient de la présence de la Légion Romaine (Legio VII Gemina) qui s’installa à l’emplacement de la ville actuelle. Legio, terme latin pour légion, dériva en Léon au fil des époques, car le « g » ne se prononçait plus (en passant par les formes Leio ou Leyón). Donc, la nouvelle de ville Léon au Mexique prit le nom mais également ajouta deux lions à ses armoiries. Un pour le Royaume de Léon. L’autre car un lion figurait également sur les armes du Vice-Roi.
#350 – Jiangsu FC : 江东雄狮
Le lion de Jiangdong. Fondé en 1958 et basé dans la ville de Nankin, le club participa à la création du championnat professionnel chinois en 1994. Toutefois, pour assurer les coûts opérationnels liés à la participation à ce championnat, le club dut, comme d’autres, s’associer à une entreprise, Maint, et changea son nom en Jiangsu Maint. Au fil des années, d’autres sociétés de la région de Jiangsu parrainèrent le club dont la société Jiangsu Sainty International Group, qui le détint pendant 15 ans. Finalement, le 21 décembre 2015, Suning Appliance Group racheta le club pour 68 millions d’euros et modifia évidemment le nom en Jiangsu Suning FC. Outre le nom, la société de distribution spécialisée dans la vente de produits d’électroniques imposa aussi son symbole, le lion. Lancé en 2015 également, le lion devait représenter, en tant que roi des animaux, le prestige et le potentiel de Suning. Le lion devint logiquement également le surnom de l’équipe et s’afficha sur son blason. Cette appropriation du club par Suning avait évidemment une logique marketing. Au Japon, lors de la création de la J-League, la fédération souhaita détacher les clubs des entreprises en interdisant le nom des sociétés dans celui des clubs. La Chine ne fit pas ce choix mais la fédération semble faire machine arrière. En effet, pour la prochaine saison 2021, il est prévu que les clubs optent pour des « noms neutres », en supprimant toute référence aux investisseurs et aux entreprises qui les possèdent. Presque toutes les équipes chinoises de Super League devraient devoir changer de nom dont Jiangsu. Mais, contrairement au Japon où la suppression du nom de l’entreprise avait pour but d’aider les supporteurs à mieux s’identifier au club, le sentiment est totalement différent en Chine. La décision de la fédération a en effet exaspéré les fans. Il faut dire que certains n’ont jamais connu leur équipe sous un autre nom que l’actuel. Les clubs de supporteurs des 5 équipes ont publiquement critiqué cette nouvelle stratégie : « Le football est une culture et un club de football n’est pas une simple entreprise, c’est un symbole culturel d’une ville ou d’une région […] Le nom de l’équipe, le logo et la couleur font un tout ». L’entreprise publicitaire a donc plutôt bien marché en Chine.
Jiangdong est une ancienne région de la Chine dont la capitale se trouvait dans la préfecture de Jiangning (aujourd’hui ville de Nankin).
#305 – Club Universidad de Chile : el León
Le lion. Drôle de surnom pour ce club qui affiche une chouette sur son blason et dont justement son surnom est la chouette (cf article #26). Dans les années 60, le club argentin d’Estudiantes La Plata domina le football sud-américain et même mondial. Sous la houlette de l’entraîneur Osvaldo Zubeldía, le club argentin mit en place une équipe jeune terriblement douée, dont Carlos Bilardo est le capitaine. Cette équipe brisa d’abord l’hégémonie des 5 grands clubs argentins (River Plate, Boca Juniors, Racing Club, Independiente et San Lorenzo) en remportant le championnat de 1967. Dans la foulée, le club remporta la Copa Libertadores 3 fois de suite (1968, 1969 et 1970), première équipe à réaliser cet exploit. Puis, en 1968, Estudiantes grimpa sur le toit du monde en battant le Manchester United de Georges Best lors de la finale de la Coupe Intercontinentale. L’équipe d’Estudiantes était alors surnommé el Léon (le lion). L’une des légende indique que ce surnom fut hérité du style de jeu de cette équipe qui se battait comme un lion sur le terrain et dont les attaques griffaient ces adversaires. A cette époque, la Universidad vivait aussi une époque dorée mais seulement au niveau national (Champion du Chili en 1962, 1964, 1965, 1967 et 1969). L’équipe jouait un football offensif et technique. Les deux équipes s’affrontèrent et l’équipe chilienne battit Estudiantes. La presse chilienne s’emballa devant ce qu’elle qualifia de démonstration de beau football et surnomma alors la Universidad el león chileno (le lion chilien), en référence au surnom de l’équipe argentine. Aujourd’hui, le lion est devenu la mascotte du club.
#295 – Sporting Portugal : os Leões
Les lions. L’animal apparaît rampant sur le blason du club et ce, dès sa création en 1907. La création de l’emblème remonte aux premiers jours du club et résulta d’échanges entre les cousins José Alvalade (fondateur du club), José Roquette, António Rebelo de Andrade et Dom Fernando de Castelo Branco, Marquis de Belas, à l’été 1905. Ce dernier portait une chevalière avec les armes de sa famille, un lion rampant sur fond bleu. Dom Fernando de Castelo Branco accepta en 1907 que le club reprisse les armes de la famille. Toutefois, il demanda que la couleur bleu ne figurasse pas sur le blason du club. Il fut alors décidé de mettre le lion rampant sur un fond vert, cette couleur exprimant l’espoir placé dans la nouvelle institution.
#270 – EC Vitória : Leão da Barra
Le Lion de Barra. Fondé le 13 mai 1899 à Salvador da Bahia, le club se concentra d’abord sur le cricket avant d’ouvrir d’autres sections, l’aviron en 1902, le football en 1903, l’athlétisme en 1905, le tennis en 1906 et le tir en 1908. Et c’est un exploit en Aviron qui va donner naissance à ce surnom qui deviendra également la mascotte du club. En 1902, les rameurs du club relièrent Porto da Barra à Porto dos Tainheiros, à Itapagipe, soit environ 9 milles marins. Cet exploit eut un grand retentissement à l’époque et ces athlètes héritèrent du surnom de Leão da Barra. Les fondateurs du club ne pouvaient en être que satisfaits puisque des lions ornaient l’entrée de leur maison. En outre, le lion symbolisait la noblesse et la force. Aujourd’hui, le lion est devenu la mascotte du club, dont le nom est Lelê Leão, et également le titre du deuxième hymne du club.
