#930 – CSM Jiul Petroşani : Minerii

Les mineurs. Petroşani est une ville du comté de Hunedoara, en Transylvanie, au sud ouest du pays. Elle est surtout située dans la vallée de la Jiu qui fut connu pendant longtemps comme le plus grand bassin houiller de Roumanie. Entourée par les chaînes montagneuses Retezat et Parâng, qui constituaient une barrière naturelle, cette vallée fut naturellement longtemps isolée du reste du pays et donc faiblement peuplée. Au milieu du XIXème siècle, cette région particulièrement riche en ressources naturelles, surtout du charbon et de la lignite, attira les convoitises des entrepreneurs, encouragés par la révolution industrielle. L’Empire Austro-Hongrois élabora une législation favorable à l’exploitation minière (loi générale sur les mines du 23 mai 1854) et les premières mines apparaissaient alors. Pour les 150 années suivantes, cette activité minière va stimuler le développement économique et culturel de la région et complétement la transformer. Provenant de tout l’Empire, les mineurs s’installèrent dans les villes nouvelles, dont Petroşani,et firent grimper la population de la vallée, passant de 6 670 habitants en 1854 à 50 015 en 1910. La découverte de plusieurs gisements de houille ainsi que le progrès technique conduisirent à la création d’un complexe industriel moderne. La production de charbon explosa de 853 tonnes en 1868 à 2 229 850 tonnes à la veille de la Première Guerre Mondiale. Jusqu’en 1948, les mines relevaient d’exploitation privée puis, avec l’avènement des communistes, le secteur passa dans le giron public. Les différents gouvernements communistes axèrent les activités roumaines vers des industries lourdes, consommatrices de charbon. Les mines de la vallée de la Jiu fonctionnaient alors à plein régime et en 1979, le nombre de mineurs atteignait 179 000. Les mineurs faisaient alors parti des travailleurs « privilégiés » du régime. A la chute du communisme en 1989, il y avait encore 50 000 mineurs. Le changement de régime et la faible productivité de ces mines furent fatals à l’activité de la vallée. Après la révolution de décembre 1989, le gouvernement roumain maintint la politique de Ceausescu consistant à subventionner l’industrie minière déficitaire. Toutefois, sans entamer les réformes nécessaires pour améliorer la productivité des mines, cette politique ruina les finances publiques et en 1999, le gouvernement entama la fermeture des activités économiques déficitaires. Le nombre de mineurs diminua à 20 000 en 2000. Pourtant, à la fin des années 1990, 80 % de la main-d’œuvre de la vallée dépendait encore des mines. En 1990, 15 mines étaient en activité. 8 furent fermées entre 1994 et 2015 et il n’en reste que 4 en activité aujourd’hui qui assurent 12% de l’approvisionnement en charbon de la Roumanie.

Le secteur minier, principal moteur de l’économie, fut donc structurant pour la région et régit toutes les activités des populations locales. A l’été 1919, alors que le football commençait à s’installer dans la vallée du Jiu, des matchs se déroulaient sur l’emplacement actuel de la mine Dâlja. Dans la foulée, Ion Winklehner, directeur général des mines de Societății Petroșani, organisa la création du club, alors connu sous le nom de Clubul Atletic al Minelor Petroșani (Club Athlétique des Mineurs de Petroșani). Le surnom de minerii apparut particulièrement dans les années 1950 quand les surnoms fleurissaient pour toutes les équipes.

#874 – Barnsley FC : the Colliers

Les mineurs (des mines de charbon). En regardant l’écusson du club, on peut y voir un mineur, sa lampe de fosse suspendue à son cou, tenant une pioche et de l’autre côté un souffleur de verre, soutenant un chalumeau. Ces deux ouvriers représentent les deux pans de l’économie du pays de Barnsley lors de la révolution industrielle : l’extraction de charbon et la verrerie. L’exploitation des ressources du sol démarrèrent dès le Moyen-Âge mais de manière assez artisanale. Même si l’extraction de charbon était facilité (car les réserves étaient peu profondes), l’enclavement de la région limitait cette industrie. En 1806, Barnsley ne comptait que 24 mineurs, soit seulement 2,4% de la population. Résultat, avant 1850, l’économie de Barnsley était dominée par le commerce du lin. Mais, avec les besoins de la révolution industrielle, les importantes réserves de charbon autour de Barnsley ne pouvaient pas rester inexploitées. Encouragé par le développement des voies ferrés qui permirent le transport de la production, Barnsley devint le principale filon du bassin houiller du Yorkshire, connu mondialement sous le nom de Barnsley Bed. La bonne qualité du charbon en faisait un excellent combustible pour les chemins de fer et un composant pour la sidérurgie. Plus que toute autre activité, les mines transformèrent le paysage rural du South Yorkshire. Outre, le développement des houillères, des terrils, des canaux et des chemins de fer, de nombreuses villes épousèrent cette économie. En effet, la population du bassin houiller augmenta de manière phénoménal et la nouvelle population minière, dont beaucoup étaient des migrants d’autres régions du pays, devait être logée à proximité des puits. De petites colonies furent ainsi construites, transformant des villages ruraux en petite ville ou en créant de toute pièce de nouvelles communautés. A partir de 1950, l’industrie du charbon commença son déclin. La réorganisation de l’industrie du charbon dans les années 1970 et 1980 conduisit à la fermeture de nombreuses fosses. Puis, la dernière mine ferma en 1991.

Barnsley est encore synonyme aujourd’hui de mine de charbon. La légende raconte même que dans ses premières années d’existence, le club de football s’en allait crier dans les puits pour recruter de nouveaux joueurs.

#869 – FK Sloboda Tuzla : Slana Garda

La garde salée. Le club puise ses origines dans les mouvements bolcheviques de l’après Première Guerre Mondiale. Au sein de l’association sportive Gorki (du nom de l’écrivain russe Maxime Gorki, figure de proue des révolutionnaires communistes), qui était lié au jeune parti communiste de Yougoslavie, la section football prit vie en 1919. Au cours des années suivantes, le club subit la pression des autorités afin de changer son nom bolchevique. En 1923, le tribunal ordonna la dissolution du club mais certains militants poursuivirent son activité à partir de 1927 via une nouvelle association dénommée Sloboda, ce qui signifie « liberté » . Mais, ce ne sont pas ces racines révolutionnaires qui donnèrent ce surnom.

Il est attaché à la ville de Tuzla, qui est connue comme la ville du sel. A compter du Néolithique, le sous-sol de la ville qui contient du sel gemme fut exploité. Des recherches archéologiques ont effectivement permis de mettre à jour des plats en céramique datant du Néolithique et servant à la cuisson de l’eau salée et à l’extraction du sel. Résultat, à l’époque romaine, la ville se dénommait Salines, puis elle prit le nom de Soli (nom local du sel) au Moyen Âge et enfin Tuzla (« mine du sel » en turque, sel se disant tuz) à partir de l’époque ottomane. C’est la Mer Pannonienne qui couvrait la région de Tuzla il y a 20 millions d’années qui, en disparaissant, laissa des roches évaporites salines. Au XIXème siècle, de nombreuses mines de sel furent ouvertes à Tuzla et un monopole fut accordé à la société Solana, créée en 1885. Le sel marque profondément l’urbanisme de la ville. De nombreux lieux s’y rapportent tels que les rivières Solina et Jala (provenant du grec ἅλας et signifiant sel). Sur le centre de la place principale de la ville, Trg Slobode, trône une fontaine en forme de bol à sel néolithique. Surtout, en plein centre ville, se situe un trio unique de lacs salés où les habitants profitent des eaux. Toutefois, l’exploitation des mines de sel de roche a eu comme conséquence de fragiliser le sol de la ville, qui s’affaisse.

#867 – CS Minaur Baia Mare : Minerii

Les mineurs. Le club fut fondé en 1948 par la fusion du club Phoenix Baia Mare, appartenant à l’usine chimique, créé en 1932, et Minaur Baia Mare, club des mineurs, créé en 1927. Dans un premier temps, relié à l’industrie métallurgique, le club se plaça sous le patronage de l’économie minière de la région. L’exploitation minière fut l’occupation de base et l’une des principales sources de revenues des habitants de la région de Baia Mare depuis l’Antiquité. Au cours du Néogène (s’étalant entre -23 millions d’années et -2,58 millions d’années), une activité volcanique intense se produisit dans la région, qui offrit le climat propice au développement d’une chaîne de montagnes. Les roches éruptives de ces massifs montagneux contiennent depuis des minerais d’or et d’argent ainsi que des métaux non ferreux (plomb, zinc, cuivre …). La naissance de la ville est certainement due à cette activité minière. Des témoignages écrits apparaissent dès 1329 et décrivent Baia Mare comme un important centre minier et une cité médiévale à majorité allemande. Le premier document qui donne des données plus détaillées sur l’exploitation minière à Baia Mare est le privilège délivré par Ludovic I en 1347, qui renouvelait les privilèges antérieurs de la ville et aussi jetait les bases de l’organisation minière. Au XVème siècle, l’exploitation minière était florissante. Au XIXème siècle, accompagnant la production minière, des industries métallurgiques se développèrent. Après 1918, l’État roumain fit l’acquisition des mines et des usines métallurgiques appartenant à la Hongrie en Transylvanie. Une agence d’État (Regia Intreprinderilor Miniere si Metalurgice ale Statului – Direction des entreprises minières et métallurgiques de l’État) fut créée. Après 1924, des sommes considérables furent investies afin de faire des mines des unités de pointe. En 1945, les opérations minières dans le nord du pays (dont Baia Mare) furent intégrés dans la société Minaur. Après l’établissement du régime communiste, l’apogée de la production dans le nord du pays commença : de nouvelles mines furent ouvertes. Seulement, l’exploitation minière n’était plus rentable et était fortement subventionnée par l’Etat pour répondre aux besoins de l’industrie lourde roumaine. Les réserves d’or de la banque centrale roumaine provenait de cette région. Après la révolution de 1989, les mines commencèrent à décliner. Le 30 janvier 2000, aux alentours de Baia Mare, eut lieu l’une des pires catastrophes industrielles européennes. Une fuite de cyanure provenant de la société Aurul, qui traitait les résidus de l’activité aurifère, se déversa en particulier dans la Tisza et le Danube, provoquant la mort d’une grande quantité de poissons en Hongrie et en Yougoslavie. Cinq semaines plus tard, une autre fuite, cette fois de métaux lourds (zinc, plomb, cuivre), contamina une nouvelle fois les eaux de la Tisza. Désormais, les activités minières ont quasiment disparus.

Néanmoins, elles marquèrent fortement l’histoire de la région comme du club. Après s’être appelé Energia Trustul Miner Baia Mare et Minerul Baia Mare, Minaur apparaît encore dans le nom du club. Du côté de la ville, son nom dérive directement de cette activité. « Baia » signifie une exploitation souterraine, une mine et provient du latin bannea ou du hongrois bánya. « Mare » est un adjectif dont le sens est étendu, vaste et venant du latin mas, mari. Ensuite, la production minière s’inscrivit dans ses armoiries. Sous le règne de Matthias Corvin, vers 1468, sur les pièces frappées à Baia Mare apparaissaient deux marteaux de mineur croisés, qui, plus tard, feront partie à la fois du sceau et des armoiries de la ville. Aujourd’hui, ils ont disparu mais on peut voir sur le blason un mineur sous terre avec une pioche en train de creuser.

#728 – OC Khouribga : الفريق الفوسفاطي

L’équipe phosphate. Concentrant plus de 70% des réserves mondiales en phosphate (estimés en 2016 à 50 millions de kT), le Maroc est le principal producteur mondial (30 000 kT en 2016) de cet élément essentiel pour la nutrition des plantes et des animaux. La majeure partie du phosphore est consommée en tant que composant principal des engrais azotés-phosphorés-potassiques utilisés sur les cultures vivrières dans le monde entier. La production au Maroc se concentre sur le bassin de Khouribga, le gisement de phosphate le plus riche du monde (avec des réserves de 37,3 milliards de m³ et représentant 65% de la production annuelle du royaume chérifien). Le 7 août 1920, l’Office chérifien des phosphates (qui deviendra OCP) fut créé en vue de commencer l’exploitation de la mine de Khouribga en 1921. Khouribga était une petite ville et de nombreux travailleurs français et espagnoles émigrèrent pour rejoindre la mine. Ces derniers importèrent alors le football dans la ville de Khouribga et fondèrent différentes sociétés sportives, dont le club omnisport OC Khouribga en 1923. La section football de ce dernier émergea des compétitions régionales et rejoingnit la seconde division nationale dans les années 1930. A mesure de la croissance d’OCP, qui ouvrit 3 autres mines, le club grandit également en bénéficiant du soutien financier de l’entreprise. Le blason du club affichait d’ailleurs un casque de mineur, une pioche et une pelle et le club reprennait les couleurs vertes et blanches de l’entreprise.

#668 – CD Cobresal : los Mineros

Les mineurs. Vainqueur de la Coupe du Chili en 1987 et du Championnat en 2015, le club réside dans la petite ville d’El Salvador, qui compte un peu plus de 8 000 habitants, et qui se situe dans la région minière d’Atacama. En effet, le Chili dispose d’importantes ressources de minerais, en particulier de cuivre. Le pays demeure le premier producteur de la planète (plus de 30% de la production mondiale) et plus de 5,6 millions de tonnes de cuivre ont été extraits en 2013. L’activité minière représente plus de 50% de ses exportations et près de 20% de son PIB. L’extraction du cuivre s’effectue surtout au nord du pays, dans le désert d’Atacama où se situe 4 grandes mines, dont celle d’El Savador. L’extraction de cuivre était déjà réalisée par le peuple précolombien des Atacamas mais ce fut en 1959 que la mine actuelle fut mise en service par la société américaine Andes Copper Mining. La découverte de ce filon permit de trouver du travail pour les mineurs de la ville de Potrerillos, dont la mine était épuisée. La ville d’El Salvador (le sauveur) fut alors créée de toutes pièces et organisées dans le seul but de servir les besoins de la nouvelle mine de cuivre. En 1971, l’industrie du cuivre fut intégralement nationalisée par Pinochet au sein de la compagnie publique, Codelco. En 1979, la Codelco soutint la fondation du club de football, qui reprit dans son blason (casque de mineur et la croix Ânkh, symbole utilisé par les alchimistes pour le cuivre et logo de la Codelco) et ses couleurs (orange, couleur du cuivre et de la Codelco) les représentations de cette activité économique. Codelco finança en partie la construction du stade du club, qui se nomme El Cobre (le cuivre). L’apogée de la mine fut atteint au début des années 1980. L’épuisement des réserves conduisit la Codelco à prendre la décision de fermer la mine au milieu des années 2000. La production commença alors à réduire mais en 2010, la présidente du pays décida la prolongation de l’activité de la mine au moins jusqu’en 2021. En 2020, 56 302 tonnes de cuivre était extrait de cette mine et 1 438 personnes y travaillaient.

#491 – SD Éibar : Armaginak

Les armuriers en basque. Le surnom se dit également en espagnol los armeros. Éibar est une petite municipalité de la région basque de Guipúzcoa, à mi-chemin entre Bilbao et Saint-Sébastien. Sur les rives de l’Ego, proche des Pyrénées riche en minerai de fer, son activité économique s’est tout d’abord développée avec les forges. Puis, de la production de fer, la ville, et la région de Guipúzcoa, se tourna vers des produits manufacturés, particulièrement les armes. La commune voisine de Placencia de las Armas accueillit la fabrique royale d’armes (Real Fábrica de Armas) tandis que cette activité longtemps florissante à Éibar conduisit à la baptiser la villa armera (la ville armurière).

Le premier document faisant référence à la fabrication d’armes à Eibar date de 1482 (écrit décrivant l’envoi au Duc de Medina Sidonia de deux canons). En 1538, une commande de 15 000 arquebuses fut passées, soulignant l’importance prises par Éibar dans la production d’armes. Tout au long du XVIIème siècle, l’industrie se développa considérablement et en 1735, la Real Compañía Guipuzcoana de Caracas (une société qui avait le monopole du commerce entre l’Espagne et le Venezuela) intervint pour organiser la production d’armes et son système corporatiste. En 1865, après différentes reprises, ce système syndicaliste disparaît, avec la révolution industrielle et l’amélioration des techniques, au profit de sociétés indépendantes et concurrentes entre-elles. Au début du XXème siècle, Éibar comptait 1 149 armuriers (fabriquant principalement des armes de poing) et connut une croissance vertigineuse. En 1887, 130 000 pièces furent fabriqués à Éibar, puis 200 000 en 1900 et finalement 484 000 huit ans après. La Première Guerre Mondiale constitua à la fois le pic de l’activité mais également sa chute (la fin de la guerre plus la fermeture de certains marchés réduisant les débouchés). Une partie des armureries se reconvertirent alors en fabriquant de bicyclettes ou de machines à coudre. Les autres poursuivirent leur activité qui se réduisit au fil des années, particulièrement au moment des crises des années 1970 et 1980. Avec la fermeture le 27 mai 1997 de la dernière grande usine d’armes STAR, Bonifacio Echeverría SA, la production locale est devenue rare et se concentre sur les armes de chasse de luxe. Un musée de l’armurerie a ouvert en 2007 et la Escuela de Armería (l’Ecole d’Armurerie), ouverte en 1913, continue d’enseigner ce savoir-faire.

#484 – Swansea City AFC : the Jacks

Ce surnom, qui n’a pas de signification particulière, est attribué aux personnes nées dans la ville (et par extension les fans du club de football). Il apparaît parfois sous la forme développée de Swansea Jacks et la foule des supporteurs du club se fait appelé la Jack Army. L’origine de ce surnom est incertaine et différentes théories s’affrontent.

La première version fait remonter l’origine au début du XIXème siècle quand les marins de Swansea avaient une grande réputation. Ils pouvaient rejoindre n’importe quel équipage grâce à la réputation de la ville et de ses marins. Pour affronter la mer et ses intempéries, leurs vêtements était recouverts de goudron pour renforcer leur protection. Il gagnèrent le surnom de Jack Tars (tar signifiant goudron).

D’autre rattache ce surnom aux mineurs. Dans les bassins houillers voisins, les mineurs étaient appelés Swansea Jacks parce que leurs panier-repas étaient uniquement faits d’étain de Swansea, surnommé Jacks.

Enfin, la version, défendue par le club, mais également la plus populaire, repose sur la célébrité d’un héro canin. Né en 1930, Swansea Jack était un retriever noir (ou un terre-neuve) vivant sur les quais de la rivière Tawe à Swansea avec son maître, William Thomas. En Juin 1931, il sauva de la noyade un garçon de 12 ans. Quelques semaines après le premier sauvetage, durant le mois de Juillet, un nageur traversait l’embouchure de la rivière près de la jetée de Swansea West quand il se retrouva en difficulté. Devant la foule, Jack sauva le nageur et le moment fut immortalisé par une photo parue dans l’ « Evening Post ». Le conseil local lui décerna un collier en argent et la légende du chien héros débuta. En 1936, il reçut le prestigieux prix du Bravest Dog of the Year décerné par le journal « Star » ainsi que la coupe d’argent du Lord Mayor de Londres. Il demeure le seul chien à avoir reçu 2 fois la médaille de bronze par la « National Canine Defence League ». Jack décéda en 1937 après avoir mangé de la mort au rat. La légende raconte qu’au cours de sa vie, il porta secours à 27 personnes. Un monument funéraire, financé par une souscription publique, est érigé sur la promenade à Swansea. En 2000, Swansea Jack a été nommé « Chien du siècle » par les « NewFound Friends of Bristol » qui forment les chiens domestiques aux techniques de sauvetage aquatique.

#463 – Ashanti Gold SC : the Miners

Les mineurs. Ashanti Gold SC fut fondé en 1978 par un groupe d’employés de la société minière Ashanti Goldfields Corporation (AGC) sous le nom de Goldfields Sporting Club. Obuasi, où réside le club, est une ville située au sud du Ghana et dont l’essor a accompagné celui de sa principale richesse, la mine d’or exploitée aujourd’hui par Obuasi Gold Mine (successeur de Ashanti Goldfields Corporation).

Mine d’or à ciel ouvert et souterraine, s’étendant sur 8km et à des profondeurs de 1 600 m, elle est exploitée depuis 1897 et constitue l’une des 9 plus grandes mines d’or du monde. En 2009, la mine employait plus de 5 700 personnes. En 2017, son gisement était estimé à 20,28 Mt de minerai titrés à 9 g/t d’or (9 grammes d’or pour 1 tonne de minerai extrait).

A la création du club, les employés-fondateurs demandèrent à la direction d’AGC de parrainer l’équipe mais AGC refusa. Sans ce soutien financier, les premières années furent difficiles mais cela n’empêcha pas les succès sportifs. Lors de la saison 1984, le club fut finaliste de la coupe nationale (perdue 1 but à zéro face à Asante Kotoko) et grâce à cette finale, le club fut promu en première division. Face à cette réussite et sous la pression de son principal actionnaire, Lonrho, AGC s’investit dans le club pour le structurer mais sans en prendre les commandes (soutien financier et recrutement d’un directeur anglais). Dix ans plus tard, AGC dut s’impliquer encore pour aider à son développement. Enfin, en 2004, le club fut renommé Ashanti Gold Sporting Club, en l’honneur de son ancien actionnaire AGC, qui venait de disparaître dans une fusion avec la compagnie minière sud-africaine d’AngloGold.

#286 – Zagłębie Lubin : Miedziowi

Le cuivre. Les joueurs évoluent dans un maillot orangé qui peut évoquer la couleur du cuivre. Ce surnom comme ce maillot orange sont liés à l’une des principales activités économiques de la ville de Lubin : l’extraction minière de Cuivre. En 1957, la découverte de gisement de cuivre en Basse-Silésie conduisit à ouvrir deux mines importantes : une à Polkowice et une autre à Lubin. Lubin représente l’une des plus grandes réserves de cuivre et d’argent de Pologne avec des réserves estimées à 347 millions de tonnes de minerai en 2010. En 2018, la production annuelle était d’environ 7 millions de tonnes de minerai polymétallique (cuivre, argent, nickel, cobalt, molybdène) pour une surface minière de 158 km². Cette activité donna naissance en 1961 à la société dénommée KGHM, active encore aujourd’hui en Pologne mais également au Chili et en Amérique du Nord. Fondé en 1945, le club gagna avec l’arrivée de KGHM un nouveau riche sponsor qui aida au développement. Le club changea alors de nom d’abord pour Gornik (Mineur) puis Zagłębie (bassin minier). KGHM continue encore à être le principal sponsor du club.