#1217 – Western Sydney Wanderers FC : the Wanderers

Les vagabonds. Quand on crée une nouvelle franchise dans les nouveaux territoires du football, là où l’histoire trop jeune du pays ne facilite pas l’identité, les fondateurs accordent autant d’importance au projet sportif qu’à la construction du plan marketing. qui vise à bâtir une base de fans. En 2005 (à la création de la nouvelle ligue australienne, la A-League) et en 2008, des tentatives pour monter une franchise pour l’Ouest de Sydney se révélèrent infructueuses. La ville de Sydney était déjà représentée par le Sydney FC mais ce club s’adressait à l’Est de la cité. La population de la ville s’élevant à près de 5 millions et s’étendant sur un large territoire (environ 12 300 km2), Sydney avait donc de la place pour accueillir une seconde franchise.

En Avril 2012, le président de la fédération australienne annonça la création d’une nouvelle franchise pour Sydney, mais aucun bailleur de fonds ne se précipita pour soutenir le projet. La fédération n’en démordit pas et, pour recueillir l’adhésion de la communauté de l’Ouest de la ville, organisa des réunions où chacun pouvait exprimer ses idées sur les valeurs et la culture du club, le style de jeu, là où l’équipe devait jouer et les noms et couleurs. Après ces discussions, la fédération lança officiellement une enquête pour trouver le nom et les couleurs de la nouvelle franchise. Les choix se limitaient à Athletic, Wanderers, Strikers, Wolves et Rangers et au final, Wanderers l’emporta largement. Certes, il rappelle le nom de certains clubs anglais comme Wolverhampton et Bolton mais il était avant tout une référence au premier club de football en Australie, The Wanderers, qui évoluait justement dans l’Ouest de Sydney.

Le premier match de football en Australie se déroula au Parramatta Common (le futur stade de la nouvelle franchise) dans l’après-midi du samedi 14 août 1880. Les élèves de l’équipe de rugby First XV de la King’s School furent opposés à une autre formation qui allait devenir 5 jours plus tard The Wanderers.

Peut-être également que ce terme de wanderers (vagabonds) s’était inscrit dans l’inconscient collectif quand un club de l’Ouest de Sydney tenta d’obtenir une licence en A-League en 2008 (mais vainement) et qu’il se nommait rovers (autre terme pour désigner un vagabond).

#1214 – Yokohama FC : フリエ

Fulie, terme sans traduction puisqu’il s’agit simplement d’un diminutif. Toutefois, ce qui est amusant dans cette histoire, c’est que le surnom d’un club donna presque le nom d’un autre. Je m’explique. En 1998, une grave crise secouait le club de Yokohama Flügels. Fondé en 1960 comme filiale de la compagnie aérienne ANA, il participa à la création de la ligue japonaise, J-League, et changea alors de nom. Le nom de la ville pour faciliter l’appropriation et l’identification par la nouvelle base de fan auquel était ajouté le terme allemand Flügels, qui signifie « aile » et référence à son sponsor, ANA. A noter que le mot en allemand est utilisé sous la forme Flügel aussi bien au singulier qu’au pluriel. En conséquence, l’ajout du « s » pour le nom du club était une faute du point de vue de la langue allemande. Malheureusement, en 1998, l’un des propriétaires de l’équipe, Sato Labs, annonça qu’il retirait son soutien au club et l’autre propriétaire, ANA rencontrait des difficultés financières qui ne lui permettait pas d’accompagner l’équipe seule. Ainsi, ANA proposa une fusion avec les Yokohama Marinos, détenu par Nissan, donnant « naissance » au Yokohama F. Marinos. Seulement, l’opération surprit les joueurs et les supporteurs des Flügels, qui n’apprécièrent pas de fusionner avec leur rival et de découvrir qu’il s’agissait en réalité d’une absorption des Flügels par Marinos.

Les supporteurs prirent le taureau par les cornes et décidèrent de créer un nouveau club. Bien qu’un fonds, dont l’objectif était de racheter et relancer la marque Flügels, fut lancé pour récolter des dons (67 millions de yens furent tout de même obtenus), ils ne parvinrent pas à convaincre les détenteurs des droits et la réhabilitation des Flügels ne put avoir lieu. Les supporteurs montèrent donc un club qui ne serait pas officiellement la suite des Flügels mais qui s’en inspirait fortement. Une société fut créée pour porter la nouvelle structure sportive en Janvier 1999 et s’appela « Yokohama Fulie Sports Club Co., Ltd. ». Le terme fulie n’était pas le fruit du hasard puisqu’il était en réalité le diminutif des Flügels. Le nouveau club, qui se dénomma pour des questions de simplicité, Yokohama FC, récupéra ainsi le surnom des Flügels, Fulie.

#1187 – FC Machida Zelvia : Zelvia

L’aventure du football dans la ville de Machida, l’une des principales villes de le banlieue de la capitale japonaise, débuta dans les écoles de la cité en 1977. Les professeurs des écoles primaires enseignaient le football aux élèves, estimant que ce sport était un bon moyen de développer le sens de l’équilibre des enfants. Une sélection des meilleures scolaires fut réunit sous l’égide d’un nouveau club, appelé Machida FC. Le club adulte vit le jour plus tard en 1989 sous le nom du FC Machida Top. En 1997, le club attint le sommet de la pyramide amateur de la ligue tokyoïte et, en prévision de l’accession à la Première Division de la Ligue de Tokyo, il changea de nom pour FC Machida Zelvia.

Le club créa un mot valise rassemblant les deux principaux symboles de la cité de Machida. D’un côté, l’arbre dénommé zelkova. De l’autre, la fleur salvia. Depuis le 15 juin 1972, ces deux éléments de la flore sont devenus des symboles officiels de Machida. Originaire du Japon, le zelkova (aussi connu sous le nom de keyaki (欅)) est un arbre majestueux pouvant atteindre 30 mètres de hauteur, caractérisé par un tronc court et un faisceau de branches formant une tête large et ronde. Sa croissance rapide avec ses branches s’étendant vers le ciel collait bien alors à l’image que voulait donner la municipalité à sa cité en pleine croissance. L’arbre est particulièrement populaire au Japon, où il orne de nombreux parcs et avenues, et notamment à Machida. Originaire du Brésil et venue au Japon en 1895, la salvia (ou sauge rouge, connu sous le nom de Higoromosou (緋衣草)) se caractérise par des fleurs rouges vives, donnant une apparence énergique qui représente la jeunesse et la vitalité de la ville. On retrouve cette fleur dans de nombreux parterres dans toute la ville et est très appréciée des citoyens.

#1184 – Stellenbosch FC : Stellies

Diminutif du nom du club, également celui de la ville de Stellenbosch. Située le long des rives de la rivière Eerste, au pied de la montagne de Stellenbosch, la cité est séparée de 50 km du Cap et représente une destination touristique populaire. En effet, ayant été fondé en 1679, elle constitue la deuxième ville la plus ancienne d’Afrique du Sud et a conservé une architecture historique, typique des colonies hollandaises du Sud du Pays. En outre, elle bénéficie d’une position centrale dans cette région viticole. La ville abrite également une Université, l’une des plus anciennes universités d’Afrique du Sud.

La Vereenigde Oostindische Compagnie, Compagnie néerlandaise des Indes Orientales, fonda la ville du Cap en 1652. En 1679, elle confia à Simon van der Stel, un marchand qui était marié à la fille d’un des fondateurs de la Compagnie, la gestion de la cité, afin de la rendre prospère. La ville du Cap se limitait à près de 800 personnes et n’occupait pas un grand espace. La politique de van der Stel se focalisa alors sur l’extension territoriale de la colonie pour trouver de nouvelles terres agricoles vivrières (afin de rendre la ville autosuffisante pour sa nourriture) ainsi que du minerais (afin de l’exporter et rapatrier des richesses). Début novembre 1679, soit moins de 3 semaines après son arrivée au Cap, van der Stel entreprit avec des membres du Conseil politique un voyage aux Hottentots-Hollande (aujourd’hui connu sous le nom de Somerset West). Au cours du voyage, il décida d’établir une nouvelle colonie le long de la rivière Eerste. De nombreux grands arbres se situaient à cet endroit et il décida de nommer l’endroit d’après son nom, Stellenbosch, qui signifie littéralement « la forêt de (Van der) Stel » . Cette nouvelle colonie se développa très rapidement. Elle devint une collectivité locale indépendante en 1682, peuplée de 40 familles en 1684, et siège de la magistrature contrôlant 25 000 km² en 1685.

#1179 – FK Žalgiris Vilnius : Žalgiris

Pour les connaisseurs de sport, le mot Žalgiris, qui signifie forêt verte, a une résonance particulière, qui renvoie à la balle orange, au célèbre club du Žalgiris Kaunas, vainqueur de l’Euroleague en 1999. Mais, en Lituanie, le club de basket n’est pas l’unique porteur de ce nom. On retrouve principalement deux clubs de football (FK Žalgiris Vilnius et FK Kauno Žalgiris, section football du club de basket) et un de handball féminin (MRK Žalgiris Kaunas). Fondé en 1947, le club de Vilnius se dénomma au départ Dinamo puis l’année suivante, il prit le nom de Spartak. Žalgiris s’imposa en 1962 et est resté jusqu’à ce jour. L’utilisation de ce nom rappelle une bataille historique, symbole de résistance des Lituaniens face aux envahisseurs et une source de fierté nationale.

Le 15 Juillet 1410, les moines-chevaliers de l’ordre teutonique affrontèrent les troupes du Roi Ladislas II Jagellon de Pologne et le Grand-Duc Vytautas de Lituanie. Depuis deux siècles, les Teutons s’étaient installés dans des régions de Pologne et de Lituanie, et pour des raisons soi-disant religieuses, réalisaient des raides en Pologne et en Lituanie. A force, l’occupation et ces expéditions exaspèrent, surtout après la conversion au Christianisme de ces deux pays. En mai 1409, les soulèvements dans les régions teutoniques à l’encontre des chevaliers débutèrent et trouvèrent pour soutien le Grand-Duché de Lituanie puis le Royaume de Pologne. Et donc, en Juillet 1410, les forces en présence allaient s’affronter dans une plaine partagée en trois villages : Grünfelde à l’ouest, Tannenberg au nord-est et Ludwigsdorf au sud. Pour les chroniqueurs polonais, le nom du village Grünfelde fut traduit en Grünwald, littéralement « forêt verte » en allemand. Les Lituaniens suivirent leur exemple en traduisant le nom par « Žalgiris ». Pour les Allemands, la bataille prit le nom Tanenberg qui désigne une « colline de sapins » ou « colline de pins ». La bataille fut remportée par les armées lituano-polonaises et devint un symbole nationale pour les deux pays. En Lituanie, la victoire représente l’apogée politique et militaire du Grand-Duché. Repris par les mouvements nationalistes lituaniens, elle inspira leur résistance face aux politiques de germanisation et de russification de ses grands voisins. En effet, dans l’imaginaire nationale, elle marque la victoire d’une petite nation opprimée face à un ordre Teutonique, décrit comme des envahisseurs assoiffés de sang.

#1170 – Íþróttafélagið Fylkir : Fylkismenn

Les hommes de Fylkir. Le nom de ce club islandais n’est pas courant et l’a naturellement caractérisé. Basé dans le quartier de Selás, au sein du district d’Árbær, Fylkir est un club relativement jeune, ayant été fondé le 28 mai 1967, alors que le quartier se développait, avec la construction de nombreux logements. Les jeunes de ce quartier souhaitaient pratiquer le football dans leur propre quartier et fondèrent alors une association sous le nom Knattspyrnufélag Seláss og Árbæjar (KSÁ), ie le Football Club de Selás et Árbær. Depuis la création du club, l’accent est mis sur la formation des jeunes et dans les premières années, il n’y avait pas d’équipe senior. En 1972, la première équipe senior se présenta en 3ème division et depuis, le club est un participant régulier de l’élite islandaise. Il compte deux coupes nationales à son actif.

Mais, dans les premières années, le nom du club, KSÁ, ne plaisait pas à tous les membres et une nouvelle identité fut recherchée. En 1969, le conseil d’administration vota pour le terme Fylkir, qu’il préféra à une autre proposition, Elliði. Elliði est un mot de vieux norrois, une langue scandinave médiévale, qui désigne un navire. D’ailleurs, dans le district d’Árbær coule une rivière du nom d’Elliðaár, dont son étymologie fait référence à une légende de l’île. En effet, selon la Saga des Sturlungar, un manuscrit islandais du XIIIème siècle, un vieux colon du nom de Ketilbjörn Ketilsson débarqua de Norvège en Islande à bord d’un navire appelé Elliði. Mais, revenons au nom du club, Fylkir, qui est également un terme de vieux norrois, qui signifie un chef ou un roi. Certainement que pour les membres du club, ce nouveau nom montrait l’aspiration de l’association au leadership, à l’excellence et aux triomphes. Au-delà de ses connotations sportives, le nom reliait également ce club de quartier à la mythologie islandaises, à son riche héritage.

#1146 – Zalaegerszeg TE : Zété

Tout simplement les initiales du nom du club prononcé localement. A l’Ouest de la Hongrie, sur les deux rives de la rivière Zala, à environ 60 km des frontières autrichienne, slovène et croate, la cité de Zalaegerszeg se dresse depuis le XIIIème siècle, la première mention écrite remontant à 1247 sous le nom d’Egurscug et en 1293 sous le nom d’Egerszeg. Le football s’installa à Zalaegerszeg en 1912 lorsque un match opposa une sélection locale à celle de la ville voisine de Vasvár. La sélection de Zalaegerszeg le perdit 4 buts à 2. D’autres matchs furent organisés par la suite. Mais, il fallut attendre 1920 pour que le club de gymnastique ouvrit officiellement une section football. Zalaegerszeg TE était né, TE signifiant Torna Egylet, soit club de gymnastique. Le club s’arrêta avec la Seconde Guerre mondiale en 1939 et ce fut seulement en 1957 qu’il renaquit, suite à la fusion de deux clubs, Ruhagyár Zalaegerszeg et Zalaegerszeg Petőfi. En 2002, le club connaît son apogée en remportant pour la première fois de son histoire le championnat de Hongrie. Dans la foulée, l’équipe élimina les croates du NK Zagreb au second tour de qualification pour la ligue des champions. Puis, au tour suivant, ils affrontèrent Manchester United, représenté par Beckham, Keane, van Nistelrooy, Solskjær, Blanc et Giggs. Le 14 août 2002 au stade Ferenc Puskás de Budapest, Zété parvint à l’exploit de battre les anglais 1 but à zéro. Certes, au match retour, Manchester affligea une correction (5-0) mais les hongrois avaient fait durer le plaisir suite à leur titre.

#1136 – Deportivo Saprissa : el Sapri, la S

Diminutif du nom du club Costa-Ricain. Le célèbre club naquit et réside dans la capitale du pays, San José. Le 16 juillet 1935, un groupe d’adolescents se réunit avec l’idée de créer une nouvelle équipe de football avec Roberto Fernández et Fausto Leiva, propriétaires d’un petit magasin de chaussures. Roberto Fernández décida de rechercher un partenaire de renom pour aider à faire grandir le club et le choix se porta sur Ricardo Saprissa, qui fut un mentor et un mécène pour le club. Notamment, il fournit les première tenues du club (cf. #282).

Né au Salvador en 1901, Saprissa fut un sportif et un entrepreneur naturalisé costaricain. Dans sa jeunesse, il pratiqua plusieurs sports, se distinguant comme joueur de tennis, même s’il était également fan de baseball, de football et de hockey sur gazon. Il se fitd’abord remarquer au baseball et devient rapidement l’un des meilleurs joueurs de tennis d’Amérique centrale. Dans le football, il joua pour les équipes salvadoriennes comme le Club Marathón ou l’Olimpíc. Sa famille étant originaire de Barcelone, il émigra au début des années 1920 dans la capitale catalane. En 1924, il fit parti de la délégation espagnole de tennis qui participa aux Jeux Olympiques de Paris, devenant ainsi le premier Centraméricain à participer aux JO. Le football lui donna sa popularité. En 1922, il intégra les rangs de l’Espanyol de Barcelone. En raison de son origine salvadorienne, il fut le premier joueur étranger à jouer dans la ligue espagnole. Il joua pour le club catalan jusqu’en 1932. Son frère Rogelio le convainquit de le rejoindre à San José, au Costa Rica, pour l’aider à créer une entreprise textile, Ricardo Saprissa ayant fait des études d’ingénieur textile en Espagne. Il continua à œuvrer dans le domaine sportif au Costa-Ricain. Il représenta au tennis le Costa Rica aux IVème Jeux d’Amérique centrale et fut également directeur technique de l’équipe de football du pays. Il joua également quelques match pour l’Orión FC. Entrepreneur, il devint une personne respectée dans l’environnement sportif costaricain. Après avoir soutenu la création du club et aidé à la détection de jeunes talents, il en devint président entre 1948 et 1981.

Le logo du club se résume à un « S », initiale du nom du club, qui s’affiche sur le maillot des joueurs et qui donna le surnom « la S » .

#1119 – Greenock Morton FC : the Ton

Très simple de deviner que ce surnom est le diminutif du nom du club. Avec l’accent local, Morton se prononce Mon Eh ‘Ton et donna donc le surnom. Le club réside dans la ville de Greenock, dans le comté d’Inverclyde. Si le club évolue en seconde division écossaise, il ne bénéficie pas d’une grande aura. Outre son titre en coupe d’Ecosse en 1922, Morton est connu pour détenir le record du plus grand nombre de promotions et de relégations de l’élite (10 promotions et 10 relégations). Et pourtant, avec 150 ans d’histoire, il apparaît comme un des doyens du football écossais.

Au début des années 1870, de nombreuses équipes de football se formèrent en Écosse et l’intérêt pour le football gagna également la ville de Greenock où divers groupes de jeunes commencèrent à former leurs propres équipes. Puis, en 1874, Robert Aitken, John Barrie, James Farrell, Matthew Park et Alexander Ramsay convoquèrent une réunion pour fonder le club. Les premiers mots du procès-verbal de cette réunion inaugurale furent « that this club be called Morton Football Club » (que ce club s’appelle Morton Football Club). Ce n’est que pour son 120ème anniversaire que le club adossa le nom de la ville au sien.

L’opinion générale est que le club fut nommé Morton en raison d’un lotissement de maisons, dénommé Morton Terrace, où vivaient certains des joueurs et où se situaient le terrain boueux qui leur servait de stade. Aujourd’hui, si ce lotissement n’existe plus, il correspond à Octavia Cottages, sur Crawford Street, non loin du stade actuel de l’équipe, Cappielow Park. Toutefois, certains pensent que le club fut nommé directement en l’honneur de l’influent entrepreneur James Morton (1822-1890), constructeur local et prévôt (maire) de Greenock de 1868 à 1871, qui devint l’un des premiers mécènes du Morton Football Club.

#1100 – Brisbane Roar FC : the Roar

Le rugissement. Surnom assez logique quand il s’agit du nom du club et que son écusson fait apparaître un lion. Les origines du club actuel remontent à 1957 et au club dénommé Hollandia-Inala Soccer Club fondé par des immigrants néerlandais. Durant 20 ans, ce dernier évolua sous ce nom, représentant la communauté hollandaise. Car, depuis le début de l’importation du football en Australie, il s’agit d’une pratique sportive des immigrants, les australiens d’origine anglo-saxonnes préférant se concentrer sur des sports australiens comme le football australien (un mélange de rugby et un peu de football). Les grecs, les italiens, les croates et les autres communautés créèrent ainsi leurs équipes de soccer. Mais, en dépassant leur simple rôle sportif (puisqu’ils étaient aussi un lieu d’entraide et de maintien de l’identité), ces derniers entretenaient la séparation entre les nouveaux arrivants et les australiens anglo-saxons et fournissaient des munitions aux politiciens pas favorables à l’immigration et « défenseurs de la culture australienne » . Ainsi, en 1970, un mouvement fut entrepris pour dé-ethniciser les clubs et cela passait par un changement de nom. Hollandia-Inala accéda à cette demande sans pour autant perdre totalement son identité. Ainsi, le club évoluait en orange et prit pour nom Brisbane Lions. Orange et Lion … deux des symboles des Pays-Bas. Puis, en 2004, les Lions obtinrent le droit de participer à la nouvelle A-League (la première ligue australienne) en opérant sous le nom de Queensland Roar (car Brisbane comptait un club de football australien dénommé Lions).

Le lion apparaît sur les armoiries du Royaume des Pays-Bas, un héritage de la Maison de Nassau et de la République des Provinces-Unies. Composées en 1815 et adaptées en 1907, elles représentent un lion d’or sur champ d’azur qui tient une épée et un faisceau de sept flèches. La Maison de Nassau, d’origine de la ville allemande de Nassau, remonte au XIème siècle et dès Dedo de Laurenbourg (1093-1117), l’un des premiers membres de la Maison, le blason était un lion sur fond azur. Du côté des Provinces-Unies (1579–1795), le lion était également son symbole. Constituée de 7 provinces (Hollande, Zélande, Overijssel, Frise, Groningue, Gueldre et Utrecht), la République se référa aux lions héraldiques de la Flandre (noir sur or), du Brabant (or sur noir) et le lion rouge sur or de la Hollande. Ces lions étaient répétés dans les armes de diverses maisons nobles des Pays-Bas.