#1405 – Racing Club de France : les Pingouins

Pour les personnes de la génération, le Racing, c’est à la fois les nœuds papillons roses de l’équipe de rugby des Blanc, Mesnel, Lafond, Guillard ou Cabannes, champion de France 1990 et la parenthèse Matra de la section football qui réunissait les Fernandez, Francescoli et Littbarski. Justement, le surnom des Pingouins serait né des quolibets que les joueurs de Rugby pouvaient donné à ceux qui pratiquaient le football. Mais, l’histoire de ce club omnisport ne se résume pas aux années 1990 et s’enracine dans les dernières années de XIXème siècle.

Le Racing Club de France (fondé le 20 Avril 1882) était à l’origine une association vouée à l’athlétisme. En 1890, la section Rugby vit le jour, suivi 6 ans plus tard par le football. En 1932, avec la création du championnat de France, l’équipe de football devint professionnel et prit son indépendance. Du côté du Rugby, l’amateurisme était encore en vigueur. Et ces situations diamétralement opposées animèrent alors une rivalité joviale entre les deux sections. C’est alors que les rugbymen découvrirent une autre différence. D’un côté le rugby où le ballon vit par les bras : on le porte, on le passe à la main, on raffûte ses adversaires. De l’autre, le football avec une règle stricte : l’utilisation des membres supérieurs est formellement interdite pour les joueurs de champ. En observant les footballeurs s’entraîner à courir sur la pelouse sans jamais se servir de leurs bras, les gardant souvent collés le long du corps pour s’équilibrer ou éviter de commettre une faute de main, les rugbymen se seraient moqués des footballeurs en les comparant à des pingouins (Ces oiseaux marins dont les petites ailes, inadaptées au vol, pendent le long de leur corps de manière un peu pataude sur la terre ferme). Le surnom serait apparu vers 1934.

Les footballeurs auraient alors eu suffisamment d’auto-dérision pour prendre l’animal comme symbole. En 1939, en final de la Coupe de France, se déroula une scène insolite : Raoul Diagne, August Jordan et Oscar Heisserer promenèrent sur la pelouse un pingouin emprunté au zoo de Vincennes par le directeur sportif parisien Marcel Galay, pour porter bonheur au club. Et le Racing remporta sa deuxième Coupe de France.

#539 – FC Libourne : les Pingouins

Un beau pingouin s’affiche sur l’écusson du club mais son apparition comme emblème demeure une inconnue. Heureusement les versions ne manquent pas. D’ailleurs, ce pingouin serait en réalité un manchot, ce qui expliquerait la première version. Dans ces premières années comme après la Seconde Guerre mondiale, le club partageait le stade (le terrain municipal Plince ou le Stade de la Plante) avec les équipes de rugby locale, ce qui engendra une certaine rivalité entre l’ovalie et le ballon rond. D’un côté le rugby où le ballon vit par les bras : on le porte, on le passe à la main, on raffûte ses adversaires. De l’autre, le football avec une règle stricte : l’utilisation des membres supérieurs est formellement interdite pour les joueurs de champ. En observant les footballeurs s’entraîner à courir sur la pelouse sans jamais se servir de leurs bras, les gardant souvent collés le long du corps pour s’équilibrer ou éviter de commettre une faute de main, des rugbymen se seraient moqués des footballeurs en les comparant à des pingouins (Ces oiseaux marins dont les petites ailes, inadaptées au vol, pendent le long de leur corps de manière un peu pataude sur la terre ferme). Les footballeurs auraient alors eu suffisamment d’auto-dérision pour prendre l’animal comme symbole.

Cette version ne plait pas à tout le monde et d’autres préfèrent avancer une filiation avec le Racing Club de France. En 1936, peu de temps après sa création, les membres fondateurs voulaient placer le club sous d’heureux auspices. A cette époque, le Racing Club de France était un club dominant du football français et qui venait de réussir l’exploit de faire le doublé Coupe-Championnat. Résultat, les dirigeants sollicitèrent le parrainage du club francilien et l’obtinrent. L’emblème du Racing était un pingouin que le club girondin reprit donc à son compte.

Comme « jamais 2 sans 3 », une troisième version fit son apparition. Au tout début, le club évoluait sur un terrain qui était un vrai champ de patates. Lors d’un jour d’hiver, en découvrant le terrain gelé, les adversaires auraient dit « Mais sur cette banquise, on va jouer contre des pingouins ! ». L’animal serait resté.