#608 – USM Alger : الحمر والسود

Les rouges et noirs. Le club de la capitale algérienne arbore un équipement aux couleurs rouges et noires. Ce mariage de couleurs, qui donne logiquement le surnom, ne découle pas de la fondation du club et la raison de ce choix n’est pas clairement identifiée. Il existe deux principales versions. Une qui est défendue par le club. Une autre qui est raconté par l’un des fondateurs, El-Hadj Ahmed Kemmat. Dans tous les cas, quelque soit la version, il faut rappeler le contexte de la création du club. Au milieu des années 1930, la création de clubs sportifs à destination de la jeunesse algérienne et excluant les européens était bien perçu par la mouvance politique nationaliste. C’était un moyen efficace à la fois de faire la publicité de la cause indépendantiste et en même temps de canaliser et endoctriner la jeunesse. Ainsi, le 5 juillet 1937, l’USM Alger fut fondé avec l’optique d’être un club musulman et nationaliste.

Selon le club, de sa création jusqu’en 1945, l’équipe évoluait dans des équipements noir et grenat (pour une raison inconnue). Puis, en 1945, suite aux répressions sanglantes par l’armée française des manifestations nationalistes algériennes à Sétif, Guelma ou encore Kherrata, la direction du club prit la décision d’opter pour le noir et le rouge pour montrer leur engagement. Le noir était synonyme de deuil et le rouge représentait le sang des victimes tombés lors de ses manifestations.

En revanche, El-Hadj Ahmed Kemmat explique tout autrement le choix des couleurs. A ses débuts, l’USMA portait du vert et blanc pour le maillot et un short rouge. Il est aisé de comprendre ces 3 couleurs qui correspondent à celles choisies par la mouvance indépendantiste et qui deviendront celles du drapeau algérien. Un jour, l’USMA devait affronter un autre club qui arborait alors des maillots verts et blancs et se fit alors prêter des maillots noirs et rouges. Le score final fut de 6 à 0 en faveur de l’USMA. Devant un tel résultat, la direction modifia les couleurs du club pour le noir et rouge.

#589 – FK Vardar Skopje : Црвено-Црни

Les rouge et noir. Le club de la capital macédonienne dont la section handball est l’un des meilleurs clubs européens, domina le football macédonien avec 11 championnats et 5 coupes. Mais bien qu’il fut champion en 2020, le club termina à la 11ème place en 2021 et fut relégué en seconde division. En 1947, lors de l’assemblé entérinant la création du club, les membres décidèrent d’opter pour le bleu et blanc comme couleurs du club. Mais, dès l’assemblée suivante, une nouvelle décision fut prise pour changer vers le rouge et blanc. Ces dernières furent les symboles du club et de ses équipements jusqu’en 1963. Le 26 juillet 1963, à 5 h 17 du matin, un violent tremblement de terre, d’une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter, détruisit 80% de la ville. 1 070 personnes moururent et 3 300 autres furent blessés. Un grand élan international de générosité s’en suivit. Pour le club de football, il se traduisit par un don du grand Milan AC, qui deux mois auparavant avait remporté la Ligue des Champions. Le club italien envoya un lot de ses maillots au Vardar Skopje afin d’équiper les joueurs macédoniens. Résultat, depuis cette année, Vardar joue avec des maillots rayés rouges et noirs.

#586 – Vejle BK : de Røde

Les rouges. Alors que la création de la Superligaen, l’élite nationale danoise en 1991, engendra la fusion de plusieurs clubs pour donner naissance à des structures sportives plus solides (FC Nordsjælland en 1991, FC Copenhague en 1992, FC Midtjylland en 1999), Vejle BK est un club historique du football danois. Fondé en 1891 comme club de cricket, la section football ouvra ses portes en 1902. A l’origine, le club joua avec des maillots bleus, lorsqu’il en trouvait en nombre suffisant. D’où parfois, les maillots étaient rayés bleus et blancs. Au printemps 1907, le club changea de couleur de maillot pour un kit entièrement blanc. En 1911, nouveau changement de couleur : le club opta pour un maillot rouge. Avec ces nouveaux maillots rouges, le club remporta son premier championnat, le championnat du Jutland. Ce championnat fut le déclencheur du premier age d’or du club. Le club remporta ce championnat régional en 1913 et en 1914. En conséquence, la direction décida de conserver ce maillot rouge que l’équipe porte encore aujourd’hui.

#571 – FK Vojvodina Novi Sad : Crveno-beli

Les rouges et blancs. Fondé le 6 mars 1914, le club porta pour son premier match un maillot bleu et un short blanc. Malheureusement, la Première Guerre Mondiale éclata et ce fut le seul match du nouveau club avant la fin des hostilités. En 1918, des hommes d’affaires et des intellectuels éminents commencèrent à se rassembler autour du club et les statuts du FC Vojvodina furent approuvés par le ministère compétent. Le club fut exclusivement financé par les cotisations des membres, grâce à des généreuses contributions ainsi que le soutien du mouvement pro-slave Sokol dont le premier président du club, Dr Zivko Bajazet, était le représentant. Ce mouvement pro-slave fut fondé à Prague, ville de l’Empire Austro-Hongrois avant guerre comme la Serbie. Plusieurs des membres fondateurs du club avaient vécu et étudié à Prague et avaient même pratiqué le football au sein de Slavia Prague. En 1920, ces derniers rapportèrent un ensemble de maillots rouges et blancs du Slavia qu’ils firent don au FC Vojvodina (à moins que ce soit le Slavia qui décida d’aider le FK Vojvodina et qui donna donc ses maillots). Lors de l’assemblée du club tenue le 23 juillet 1922, la direction décida que les couleurs rouge et blanche orneraient désormais les maillots du club. De même, ils optèrent pour un écusson du club à l’image des armoiries de Slavia de Prague, ie une partie rouge et une partie blanche, avec une étoile. Toutefois, la couleur de l’étoile devint bleu alors que celle du Slavia était rouge. Ainsi, l’écusson du club reprenait les 3 couleurs du drapeau serbe : blanc, bleu et rouge.

#550 – Cagliari Calcio : Rossoblù

Les rouges et bleus. Les couleurs du club sont le rouge et le bleu depuis sa fondation le 30 mai 1920. Pourtant, pour son premier match, l’équipe porta un kit tout blanc. Le fondateur, Gaetano Fichera, chirurgien de son état, réadapta des blouses blanches de l’hôpital pour confectionner le premier kit. Assez rapidement, le club se pourvut de maillots rouges et bleus, sous différentes design (à rayure, partagé, façon ajax …) durant les 5 premières années d’existence. Puis, le 25 janvier 1925, lors d’un match contre une sélection militaire (issue des rangs du 46ème régiment d’infanterie), le club arbora pour la première fois un maillot rayé noir et bleu et le conserva jusqu’en 1928. A compter de la saison 1928-1929, le maillot rossoblù fut définitivement adopté et en 1930, le club opta pour le maillot partagé horizontalement, d’un côté bleu et de l’autre rouge (couleurs inversées dans le dos). Depuis, cette tunique constitue l’un des symboles du club sarde.

Les raisons du choix des couleurs rouges et bleus ne sont pas à aller chercher bien loin. Ce sont en effet celles du drapeau et des armes de la ville. A l’origine les couleurs de la ville, tirées de celles des armoiries, étaient le rouge et l’or (couleurs du Royaume d’Aragon dont dépendait la Sardaigne). En 1718, à la suite de la guerre de Succession d’Espagne, la Sardaigne passa de la domination Espagnole à celle de la Maison de Savoie, dont le Duc était également Prince du Piémont. Ainsi, de cette date à 1861, Sardaigne et Piémont constituèrent un nouvel Etat dénommé le royaume de Piémont-Sardaigne. Au fil des années, la bannière et le blason de la ville reprirent donc les couleurs de la Maison de Savoie et de celles du Piémont. Depuis le XIIème siècle, les armoiries de la famille de Savoie se blasonnent « de gueules (rouge) à la croix d’argent (blanche) ». Cette croix blanche sur fond rouge devint naturellement le blason du Piémont et avec l’unification se répandit également sur les armes de Cagliari (et sa couleur rouge à sa bannière). Le bleu provient aussi de la Maison de Savoie puisque c’est sa couleur traditionnelle. Deux histoires alimentent l’explication de ce choix. Le 20 juin 1366, Amédée VI, Comte de Savoie, partit en croisade afin d’aider son cousin, Jean V Paléologue, Empereur Byzantin. Il exigea que ses bateaux arborèrent un pavillon bleu à côté de l’étendard de la Savoie, en l’honneur de la Vierge (le bleu est la couleur de la Vierge Marie). Une autre histoire se déroule au XVIème siècle. Emmanuel-Philibert, Duc de Savoie et Prince du Piémont, décida de changer la couleur des manteaux des chevaliers de l’Ordre suprême de la Très Sainte Annonciade du rouge vers le bleu, devenant par la suite la couleur de la dynastie de Savoie. Profondément restructuré par le duc Charles III de Savoie, en 1518, l’ordre prit son actuel et fut encore plus consacré à la Vierge, expliquant peut-être le choix de changer la couleur du manteau pour le bleu.

#544 – 1. FC Kaiserslautern : die Roten Teufel

Les diables rouges. Ce surnom est apparu après la Seconde Guerre Mondiale et a un lien avec le style de jeu de l’équipe à cette époque et à la couleur du maillot. Fleuron du Lander de la Rhénanie-Palatinat, le club actuel résulte de la fusion de plusieurs associations de la ville de Kaiserslautern au début du XXème siècle. Pour choisir les couleurs de la nouvelle formation, celles de la ville, rouge et blanc, s’imposèrent comme symbole unificateur (tous les membres pouvaient s’identifier à ces nouvelles couleurs) et pacificateur (elles n’étaient pas particulièrement liés à l’un des clubs précédents) et demeurèrent les principales. A la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, les pénuries et difficultés financières dans l’Allemagne battu étaient nombreuses. Le club se rabattit alors sur le tissu le plus commun, le plus facile à trouver pour faire fabriquer des maillots (avec le soutien de quelques donateurs) et les joueurs évoluèrent ainsi avec un kit intégralement blanc en 1946 et 1947. Mais, cette tenue n’enchanta pas la star de l’équipe, Fritz Walter, et, dès que la situation s’améliora pour le club, il convainquit la direction pour opter pour un kit intégralement rouge. Fritz Walter s’inspira du kit rouge complet de l’équipe de football de l’armée allemande qui se dénommait rote jäger (les chasseurs rouges) et pour laquelle il joua pendant la guerre. Cette tenue fut inaugurée lors d’une finale régionale le 1er mai 1948 face au SV Saarbrücken et le résultat fut sans appel pour Kaiserslautern (7 à 0), impressionnant les reporters locaux. Une nouvelle victoire deux semaines plus tard, le 15 mai 1948, face au Bayern Munich sur le score de 5 buts à 1, enthousiasma public et dirigeants et entérina la décision du changement de couleur. En outre, le 8 août 1948, le club joua et perdit la finale du championnat d’Allemagne en blanc car son adversaire, Nuremberg, évoluait également en rouge et, en tant que sextuple champion d’Allemagne avant guerre, put conserver ses couleurs. Avec cette mésaventure, le rouge s’imposa définitivement. Une période faste débuta alors pour le club sous cette couleur (Champion d’Allemagne en 1951 et 1953, vice-champion en 1948, 1954 et 1955, champion de la zone française en 1947, 1948, 1949 et 1950).

Au-delà de la tenue, le style de jeu développé par la star Fritz Walter et ses équipiers fut la base de cette période dorée. Les mouvements rapides et virevoltants des joueurs semaient l’horreur dans les rangs défensifs adversaires, comme la vision du diable l’aurait fait. En juillet 1948, le club rencontra en phase finale du championnat d’Allemagne, le TSV Munich 1860, qu’il battit 5 buts à 1. Flamboyant, Kaiserslautern éblouit une nouvelle fois spectateurs et journalistes. Edmund Kronenberger, journaliste au Rheinpfalz, compara les joueurs au diable et titra son article « Walters Rote Teufel überfahren München 5:1 » (Les diables rouges de Walter écrase le Bayern 5:1). Ses collègues bavarois du Münchner Abendzeitung et du Süddeutsche ne furent pas en reste et titrèrent respectivement « Pfälzer Rote Teufel in großer Fahrt » (Les Diables Rouges du Palatinat en grande pompe) et « Gegen Rote Teufel auch Löwen machtlos » (Contre les diables rouges, les lions aussi sont impuissants -cf article #406). Le surnom ne s’imposa pas de suite, notamment car l’équipe était plutôt connue sous le nom de « Waltermannschaft » (l’équipe de Walter) ou « Walterelf » (le onze de Walter), en raison de la présence du maître à jouer, Fritz Walter, et de son frère Ottmar. Avec le premier titre de championnat remporté le 30 juin 1951, contre Preußen Münster (que cette fois Kaiserlautern disputait dans leur tenue rouge), le surnom fut reprit allégrement par la presse berlinoise et devint ainsi populaire dans tout le pays et même au-delà.

Il semblerait aussi que la comparaison avec le diable soit née avant guerre. Le terme teuflisch (diabolique) ou wie die Teufel (comme le diable) aurait été utilisé pour décrire le style de jeu de l’équipe déjà avant guerre. Dès 1934, le magazine Der Kicker qualifia les joueurs de diables car, suite à une série de victoires du club, le journaliste indiqua que les joueurs couraient wie wildgewordene Teufel umher (comme des diables déchaînés). Si la façon de jouer inspira cette comparaison, quelques habitants et supporteurs de la ville font un lien entre le diable et le Betzenberg, cette colline où se situe le stade de Kaiserslautern. Le nom Betzenberg pourrait dériver de Belzebuth et Betzen est un terme qui désigne les sorcières dans cette région d’Allemagne. Toutefois, ces dernières hypothèses reposent sur de vieilles histoires, des rumeurs, non documentées.

En 1951 (ou lors du deuxième titre en 1953), un diable défila au côté de l’équipe lors de son retour triomphal à Kaiserslautern. Avec les départs en retraite à la fin des années 50 des frères Walter, Waltermannschaft et Walterelf disparurent des gazettes et le surnom de Roten Teufel prit définitivement le relais et le club se l’appropria. En 1977, la mascotte dénommée Betzi et représentant un diable fut créée. A compter de 1991, elle circule le long du terrain lors des matchs à domicile. Malheureusement, ce club historique connait depuis 10 ans une longue descente aux enfers puisqu’il descendit en 3ème division en 2018 et se plaça en faillite en 2020.

#541 – RNK Split : Crveni

Les rouges. Le surnom fait effectivement référence à la présence de la couleur dans le blason du club comme sur le maillot du club (aujourd’hui, le kit du club est même intégralement rouge). Mais, ce surnom fait également le lien avec l’orientation politique du club dont la couleur résulte. Le club fut fondé en 1912 sous le nom de HRŠD Anarch. HRŠD était l’acronyme de Hrvatsko Radničko Sportsko Društvo (Société Sportive des Travailleurs Croate) et Anarh, diminutif de Anarchiste. On comprend immédiatement que le club représentait des idées très à gauche de l’échiquier politique et avait le soutien de la classe ouvrière de la ville (notamment des travailleurs du chantier naval). Le fondateur du club, Šimun Rosandić, déclara « Mi učenici Muške zanatske škole – maranguni – odlučili smo osnovati nogometni klub. Igrali smo za gušt, ali i iz protesta prema svakom zlu. Dugo smo smišljali kako dati ime klubu, meni je prvome palo napamet ime – Anarhist! Poslin smo ga skratili u Anarh. Učinilo mi se da je to najbolje ime, jer je ono u sebi imalo i – ništo drugo! A šta drugo? E, neka to drugi misle! » (Nous, étudiants de l’école d’artisanat pour hommes – Maranguni – avons décidé de fonder un club de football. Nous jouerons pour le plaisir, mais aussi par protestation contre tous les maux. Nous avons longtemps réfléchi à comment nommer le club, j’ai été le premier à penser au nom – Anarchiste !. Il me semblait que c’était le meilleur nom, parce qu’il était tout et rien d’autre ! Et quoi d’autre ? Eh bien, que les autres pensent ça !). Cet engagement politique n’était pas de vains mots. Pendant la guerre civile espagnole, les membres du club tentèrent de monter un bataillon de volontaires pour combattre aux côtés de la coalition antifasciste contre Franco. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, de nombreux joueurs et membres du club répondirent à l’appel des communistes pour combattre les occupants.

La première couleur du club n’était pas le rouge. Certains défendent que le maillot était noir (couleur des anarchistes) tandis que d’autres prétendent qu’il était rayé bleu et blanc. Toutefois, dès les années 1920 ou 1930, pour réaffirmer son appartenance aux mouvements ouvriers, le club opta pour le rouge. Tout au long de son histoire, Split modifia le design de son maillot relativement souvent au gré des changements de nom du club, du manque d’argent (qui ne permettait pas d’acheter le maillot souhaité) mais le rouge demeurait la couleur prédominante. Dans la décennie qui a suivi l’indépendance de la Croatie en 1991, la nouvelle direction souhaita imprimer une nouvelle marque et, en 1996, ils optèrent pour un maillot bleu et blanc à rayures verticales, sur le modèle du premier maillot du club. Mais, après quelques années, en 2001, la direction revint à la célèbre couleur rouge du club.

#526 – AC Monza : Biancorossi

Les blancs et rouges, couleurs du club. En 1912, la fusion de plusieurs clubs de sport donna naissance au Monza FC. Le club jouait alors avec des maillots aux couleurs blanches et bleues. A la fin des années 20 (saison 1928-1929) ou au début des années 30 (saison 1932-1933), le club changea de couleurs pour celles devenues traditionnelles aujourd’hui, blanc et rouge. Les raisons de ces choix, soit au moment de la fondation, soit lors du changement, ne sont pas documentées et sont donc inconnues. Mais, il est possible d’avancer une théorie. Tout d’abord, j’en écarte une. Le club résultant de la fusion de plusieurs associations, le bleu et blanc auraient pu être la conjugaison des couleurs des anciens clubs. Mais, il est peu probable que deux couleurs suffirent pour symboliser les différents clubs. Les couleurs bleus et blanches proviendraient, à mon sens, de celles des armes de la ville. Suite à une fusion, retenir les couleurs de la ville qui était le point commun des différents clubs serait justifié. Le changement vers le rouge et blanc s’expliquerait aussi au travers de la bannière de la cité lombarde. Cette dernière affiche les armes bleues et blanches de la ville sur un fond composé d’une bande rouge et d’une bande blanche. L’origine de ces différentes couleurs sont peut-être à trouver dans le premier sceau connu de la cité (XIIIème siècle) : un croissant de lune rouge avec un demi-cercle blanc en dessous, sur un fond bleu. Selon les historiens, la lune est un symbole du pouvoir impérial, reflété dans le soleil blanc qui fait référence au pouvoir papal.

#516 – CA Tigre : los Matadores

Les tueurs. Deux origines sont avancées pour expliquer ce surnom. La première fait référence à l’une des plus belles saisons du club en première division en 1955. Le CA Tigre termina à la 6ème place derrière les 4 grands (River, Racing, Boca et Independiente) et Lanús. Lors des matchs retours, le club réussit à marquer 29 buts, meilleur attaque du championnat devant celle d’Independiente. A l’issu des matchs allers, le club n’avait trouvé les filets adverses que 17 fois. L’attaque de feu était alors composé de Tucho Méndez, de Carlos Lacasia et du franco-argentin Héctor de Bourgoing. Cette performance fit écrire au journaliste Osvaldo Ardizzone dans le magazine El Gráfico que la CA Tigre était une équipe de tueurs. D’autres préfèrent associer la naissance de ce surnom avec le changement du design du maillot du club au début des années 1970. En effet, à cette époque, le club opta pour un nouveau maillot aux couleurs historiques rouge et bleu mais avec des rayures verticales. Il ressemblait alors à celui classique du CA San Lorenzo de Almagro. Or, ce dernier avait récemment gagné son surnom los matadores depuis ces épopées de 1968. Le CA Tigre hérita alors du même surnom. Il se serait définitivement installé après la victoire en championnat en 1979 qui offrit l’accession du club en Première Division.

#503 – RFC Liège : les Sang et Marine

Le surnom reprend les couleurs du club, rouge et bleu foncés. En 1892, comme dans beaucoup d’autres villes, les expatriés anglais à Liège importèrent le football et furent partie prenante à la création du premier club de la ville. Pour l’anecdote, le RFC Liège fut créé par les membres du club cycliste de Liège Cyclist’s Union, qui la même année, lança la Doyenne des Classiques, Liège-Bastogne-Liège. Lors du premier match officiel face au Bruxelles FA, les joueurs arboraient un maillot rayé jaune et noire. A l’automne suivant, une revanche contre le Bruxelles FA fut organisée. Cette fois, l’équipement des joueurs se composa d’un maillot aux couleurs rouge et bleu. Plusieurs joueurs de Liège étaient anglais et rapportèrent dans leur valises les couleurs de leur club de cœur, le rouge et le bleu de Dulwich Hamlet, une équipe du sud de Londres. Ce fut un succès avec une victoire 3 buts à 1. Aujourd’hui, le club de Dulwich, qui évolue entre la 6ème et 7ème division anglaise, porte un maillot bleu et rose.