#707 – Breiðablik Kópavogur : Blikar

Le mot provient de la dernière syllabe du nom du club est fait penser à la splendeur, le scintillement. Mais, il pourrait aussi reposer sur le mot bliki qui désigne le canard mâle en islandais. Plus connu pour son équipe féminine (18 fois championnes du pays) que celle des hommes (1 fois championne en 2010 avec tout de même plusieurs secondes places ces dernières années), le club possède un nom plutôt singulier Breiðablik, sur lequel il convient de se pencher. En effet, ce dernier fait appel à la Mythologie nordique puisque le Breiðablik est le domaine où règne le dieu Baldr. Situé dans les cieux il s’agit d’une contrée où le mal est banni. Dans l’Edda de Snorri Sturluson (dans sa première partie dénommée Gylfaginning), l’auteur explique qu' »en ce lieu rien ne peut être impur » ou « il n’y a pas dans le ciel de plus belle demeure ». Il n’en fallait pas moins pour Baldr, dieu de la lumière, la beauté, la jeunesse et l’amour. Avec comme « parrain » le dieu de la lumière, le club prit pour blason une torche blanche avec une flamme rouge sur fond vert. D’où la référence à la splendeur, au scintillement paraît logique. Comme vous l’aurez noté, la couleur principale de Breiðablik est le vert. Or, le canard colvert, qui arbore un superbe plumage vert au niveau de son visage, demeure certainement le plus connu et reconnaissable de tous les canards. Le surnom joue donc certainement sur ces deux aspects.

#683 – CD Tondela : Auriverdes

Les jaune et vert. Il s’agit des couleurs de cette équipe dont les dirigeants devaient être également le 1er décembre 2021 quand toute l’équipe fut isolée suite à un cas positif au Covid. Ce choix de colorie remonte à sa création. Dans les années 1930, la ville de Tondela comptait deux équipes de football : Tondela FC (fondé le 1er janvier 1925) et le Operário Atlético Clube (fondé à la fin 1931). Bien que rivaux, les deux clubs ne s’affrontèrent pas en compétition officielle et ne connurent pas de grande gloire. Le 6 juin 1933, afin de permettre à la ville de Tondela de briller dans les compétitions de football, les deux conseils d’administration décidèrent de fusionner en fondant une nouvelle entité, CD Tondela. Etant donné que ce nouveau club devait être le représentant unique de la ville, le choix des couleurs se porta sur celles affichées sur la bannière et les armes de la ville, jaune et vert. Pour être précis, ce sont les armoiries qui ont donné les couleurs jaune et vert du drapeau de la cité. Sur un fond argent, les armes de la ville présentent un oranger au tronc noir, aux feuilles vertes et aux fruits jaunes. L’arbre fruitier est entouré de deux arbalètes rouges. Cet oranger rappelle l’importance de l’agriculture, en particulier l’arboriculture fruitière, dans cette région du Portugal. Les fruits sont ors pour symboliser la fidélité, le pouvoir et la liberté. Comme l’oranger, identité cette région agricole, à un feuillage vert et des fruits ors, ces deux couleurs furent choisies pour dominer le drapeau.

#674 – Chapecoense de Futebol : Verdão do Oeste

Le vert de l’Ouest. Le club réside dans la ville de Chapecó, la plus occidentale de l’Etat de Santa Catarina. Par ailleurs, les joueurs de cette équipe évolue dans un maillot vert. Le choix du vert pourrait logiquement provenir des couleurs de la ville de Chapecó, dont la bannière est constituée de deux bandes verticales vertes entourant une bande blanche. Les armes de la ville présentent également quatre quartiers, deux verts et deux blancs. Ces deux couleurs furent choisies, l’un symbolisant la pureté, l’espoir et la paix (le blanc), l’autre représentant le caractère agricole de l’Etat (le vert). Chapecó est connue comme la capitale agro-industrielle brésilienne, spécialisée dans la transformation de porcs et de volailles que les agriculteurs de la région élèvent. Ainsi, la ville est le siège de la coopérative Aurora, qui regroupent 65 000 producteurs, et compte depuis 1973 une usine de BRF (l’une des principales entreprises agro-alimentaires brésiliennes). Pourtant, l’un des fondateurs du club, Alvadir Pelisser, défendait une autre hypothèse quant au choix de la couleur verte. En effet, les fondateurs s’inspirèrent des autres clubs dont ils étaient fans : Palmeiras à São Paulo, Juventude à Caxias do Sul et Coritiba FC. Tous ces clubs évoluaient en vert et marchaient plutôt bien. Ils paraissaient alors aux fondateurs de Chapecoense que cette couleur placerait le club sous les meilleures auspices.

#642 – GAIS : Makrillarna

Les maquereaux. Pour une ville portuaire, la référence à un poisson ne constitue pas une surprise. La pêche est une activité historique de la ville de Göteborg et, depuis 1910 et la construction du port de pêche, la criée de Göteborg est la plus grande criée au poisson de Suède. Comme beaucoup de pays des mers du Nord et Baltique, le hareng constitua la principale ressource jusqu’au début du XIXème siècle où sa pêche se réduisit quasiment à zéro. Pourtant, c’est un autre poisson qui prit la place du symbole pour le club, le maquereau (le maquereau commun pour être précis).

Le maquereau commun est une espèce qui privilégie les eaux froides et tempérées et est présent en mer du Nord et en mer Baltique. Abondant, le maquereau est pêché de manière industrielle, particulièrement en mer du Nord, en mer Baltique, en mer d’Irlande et en Manche. Malheureusement, la surpêche en mer du Nord a conduit à une forte diminution du stock depuis les années 1960.

Si le maquereau s’imposa pour les joueurs de GAIS, c’est plus en raison de son apparence que de l’activité économique qu’il représenta pour la ville. En effet, le maquereau commun est un poisson au corps fuselé, au dos bleu-vert, zébré de raies noires, tandis que son ventre présente des reflets blancs argentés. Or, les joueurs de GAIS portent un maillot rayé vert et noir, ainsi qu’un short et des chaussettes blancs. Une ressemblance frappante. Le choix de ces couleurs par les fondateurs du club n’est pas documenté. A noter tout de même que le maillot n’afficha pas toujours ces couleurs. En 1909, à un moment où le club connut une nouvelle naissance, les membres décidèrent d’opter pour une tenue intégralement noire. Leur motivation aurait été de choisir un équipement qui se salissent moins vite pour le laver moins souvent. Dans les années 1950, l’équipe évolua avec des maillots verts aux manches blanches et un pantalon blanc, dans un style Arsenalesque.

#633 – CDC Atlético Nacional : los Verdolagas

Le pourpier. Il s’agit d’une plante aux fleurs colorés, mesurant de 15 cm à 60 cm de hauteur. Cette plante appartient au genre portulaca, qui comprend environ 200 espèces, et à la famille des portulacacées, où l’on dénombre près de 500 variétés. Originaire d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Afrique, son aire s’est étendue aux différentes régions ensoleillées du globe, au climat tempéré ou subtropicale. Souvent utilisé comme bordure ou parterre, notamment afin de retenir l’humidité au profit d’autres plantes, le pourpier se compose d’une tige droite ou prostrée ainsi que des feuilles vertes et charnues. Leurs fleurs peuvent être solitaires ou en grappe recouvrent une multitude de couleurs : jaune, rose, rouge et blanc. Justement, cette plante est endémique de la région d’Antioquia, où se situe Medellín, depuis l’époque précolombienne. La variété aux fleurs blanches est la plus courante dans la région. Or, cette association d’une tige et feuilles vertes et d’une fleur blanche rappelle les couleurs du maillot du club. En outre, la Colombie est un grand producteur et exportateur de fleurs (en 2019, le pays a exporté environ 1 480 millions de dollars et 260 000 tonnes de fleurs vers 100 pays) et le département d’Antioquia est connu pour sa production de chrysanthème et d’hortensias. Depuis 1957, Medellín organise même un festival annuel, Feria de las Flores (fête des fleurs), qui constitue l’événement le plus important de la ville au même titre que le carnaval à Rio ou l’Oktoberfest en Bavière. La référence à cette plante s’imposa donc comme surnom de l’équipe dès la création du club.

#610 – Al-Masry SC : النسور الخضر

Les aigles verts. Ce club égyptien fut fondé le 18 mars 1920 à une époque où la vague nationaliste égyptienne était au plus haut face à l’occupation britannique. Un an auparavant, une révolution (la première comme la nomme les égyptiens) éclata dans le pays qui était sous protectorat britannique depuis 1914 et mènera en 1922 à l’indépendance du pays sous le régime d’une royauté. Dans ce contexte, en 1920, une groupe d’homme de Port-Saïd décidèrent de créer un club de sports représentant les égyptiens de la ville face aux équipes des résidents européens. Il était alors le premier club réservés aux égyptiens et constituait un prolongement sportif du mouvement indépendantiste. Résultat, de nombreux symboles nationalistes furent repris pour le club. Tout d’abord le nom, Al-Masry, qui signifie l’Egyptien en arabe et qui provient d’une chanson patriotique dénommée قوم يا مصري (Kom Ya Masri – les égyptiens) de l’artiste populaire Sayed Darwish. Ensuite, ils optèrent pour le vert et blanc comme couleurs des maillots, qui étaient celles d’un des drapeaux des nationalistes. En effet, durant les manifestation de 1919, les égyptiens brandissaient soit le drapeau rouge avec des croissants blancs introduit par Muhammad Ali au XIXème siècle soit bannière verte portant un croissant et une croix blancs. Ce dernier devint en 1922 le drapeau officiel du nouveau Royaume d’Egypte (avec toutefois le remplacement de la croix par trois étoiles blanches). Le vert de ce drapeau signifierait la nature agricole du pays ou la couleur de la religion prédominante du pays, l’islam. Enfin, dernier symbole important, la référence au passé glorieux des pharaons sur l’écusson. Comme aujourd’hui, il affiche un aigle qui tient le disque solaire au-dessus de sa tête entre ses deux ailes dressées. Ce dessin a été inspiré par le faucon ailé tenant le disque solaire apparaissant sur les bijoux retrouvés dans la tombe de Toutankhamon. Ils étaient le symbole d’Horus, l’un des principaux dieux de la mythologie égyptienne et fortement lié aux souverains égyptiens. Ce symbole exprimait la souveraineté et la force.

#601 – ASC Jaraaf : les Verts et Blancs

Le vert et le blanc sont les deux couleurs qui ornent le maillot du club phare du Sénégal. Parfois, le grenat se marie avec les deux autres couleurs pour composer l’équipement du club. Cette association de couleurs trouve son explication dans la naissance du club. Ce dernier fut fondé le 20 septembre 1969 sous l’impulsion de la réforme « Lamine Diack ». Ministre du Sport du Président Léopold Senghor, Lamine Diack fit voter une loi instituant le regroupement des petits clubs pour créer de nouvelles places fortes sportives en mesure de s’imposer sur le plan continental. A l’époque, le football sénégalais était morcelé avec 10 clubs à Dakar, 5 à Kaolack ou 7 à Saint Louis. Lamine Diack était aussi un ancien entraineur de football d’un des clubs de Dakar, le Foyer France Sénégal, où il rencontra le succès. Naturellement, il invita son club à s’associer à d’autre. Ainsi, le Foyer France Sénégal se maria avec les Espoirs de Dakar. Le Foyer France Sénégal évoluait dans des couleurs vert et blanc tandis que les Espoirs de Dakar portaient un maillot aux couleurs grenat et blanc. Toutefois, ce mariage était déséquilibré. Soutenu par le Ministre des Sports, possédant une certaine notoriété et un palmarès, le Foyer absorba plutôt les Espoirs. Résultat, les couleurs du Foyer s’imposèrent pour le nouveau club.

#546 – SK Rapid Vienne : die Grün-Weißen

Les verts et blancs. Le Rapid joue en vert et blanc et fait parti des rares équipes européennes à porter ces couleurs (comme le Sporting Lisbonne, le Betis Séville, le Werder Brême, le Celtic Glasgow et l’AS Saint-Étienne). Pourtant, le club viennois adopta à sa fondation en 1897 une combinaison de couleurs plus classique, le rouge et le bleu. Les raisons de ce choix sont inconnues. Ces couleurs furent conservées même après le changement de nom en 1899. Finalement, le vert et le blanc, couleurs traditionnelles désormais, ne s’imposèrent qu’en 1905.

Selon l’auteur du livre Rapid-Chronik, Roland Holzinger, ce changement fut suggéré par des nouveaux membres du club, Anton Müllner, Hans Devide et Ernst Steinfellner. Toutefois, Holzinger ne fournit pas d’informations détaillées sur les raisons de cette décision. De rares sources avancent que les couleurs bleu et rouge déteignaient l’une sur l’autre donnant un maillot violet assez moche (mais ne serait-ce pas une fable pour mettre en valeur la rivalité avec l’Austria ?). Selon lui, elles pourraient simplement s’inspirer des couleurs vert et blanc figurant dans les armoiries du district de Rudolfsheim, le quartier du Rapid à l’époque. Le club se sentait peut-être le représentant de ce district. Dans une interview accordée au magazine de football Ballesterer, Thorsten Leitgeb, conservateur du Rapideum (le musée du club) estime toutefois qu’une autre explication peut être avancée. Au début du XXème siècle, les lignes de tramways viennois n’étaient pas identifiées par des numéros mais des couleurs. Or, le tram qui se rendait à Hütteldorf, le nouveau quartier où s’installa le club, avait le vert et blanc comme combinaison de couleurs pour l’identifier. Pourtant, dans cette hypothèse, le hic réside dans le fait que le club ne s’installa qu’en 1911 à Hütteldorf. En tout cas, le nouveau jeu de couleurs fut très bien accueilli par les fans. Lors d’un match, le 24 juin 1906, l’équipe se présenta pour la première fois avec sa nouvelle tenue à rayures horizontales vertes et blanches. Elle fut saluée par de vifs applaudissements et le bleu et le rouge d’origine furent définitivement enterrés. Désormais, ces dernières couleurs apparaissent sur le maillot extérieur.

#504 – Club Santos Laguna : Verdiblancos, Albiverdes

Ces deux termes se réfèrent aux couleurs du club, vert et blanc (dans ce sens pour le premier mot, dans le sens inverse pour l’autre). Après la disparition du CF Torreón en 1974 et du CF Laguna en 1978, la région de Laguna resta sans équipe de football professionnelle pour les représenter au niveau national pendant 5 ans. En 1982, le club de Tuberos de Veracruz, qui évoluait en 2ème Division, disparut. Il céda sa licence à l’Instituto Mexicano del Seguro Social (IMSS – Institut Mexicain de Sécurité Sociale), qui fonda un nouveau club et le transféra à d’autres propriétaires en 1983, pour créer, dans la ville de Torreón, le Club Santos Laguna. Fondé en 1943, cet organisme public se consacre à la fourniture de services de santé et de sécurité sociale. Ainsi, dans ses premières années, l’IMSS se concentra à construire des hôpitaux. Puis au début des années 50, le concept de sécurité sociale s’élargit et les missions furent étendues afin de promouvoir la santé et faire atteindre un meilleur niveau de vie à ses assurés. L’organisme réalisa alors un grand nombre d’investissements en commençant par construire des logements bon marché et salubres. Au sein de ces immeubles, l’IMSS y développa des gymnases, restaurants et espaces de divertissement afin d’y créer un lieu de vie. Puis, l’autorité publique s’investit dans le sport, vecteur de bien-être et de santé. L’institut créa des écoles de football pour les jeunes puis au début des années 70, il organisait et sponsorisait plusieurs tournois de football dans tout le pays. A la fin des années 70 et au début des 80, l’IMSS franchit une étape supplémentaire en acquérant et créant 7 clubs de football dont Atlante, Oaxtepec et Santos Laguna. Les clubs créés reprirent les couleurs de l’IMSS, le vert et le blanc. En 1983, à sa fondation, le club évoluait en vert uniquement puis à partir de 1986, il adopta la tunique rayée verte et blanche. Aujourd’hui, le club donne une signification à ses couleurs. Le vert représente la vie, la naissance. La région de Laguna est désertique et le club en vert symbolise la vie. Le blanc est synonyme de paix, d’humilité et d’amour. Selon le club, associée au vert, la couleur génère confiance et empathie des fans.

#486 – AEK Larnaca : oι Κιτρινοπράσινοι

Les jaunes et verts. AEK Larnaca a une histoire récente, le club ayant été fondé le 18 juillet 1994. Mais, il est issu de la fusion de deux associations sportives dont les origines remontent aux années 30. Après 4 ans de négociations, les clubs de EPA Larnaca et Pezoporikos décidèrent d’unir leurs forces pour représenter fièrement la ville de Larnaca au niveau national. L’EPA Larnaca, fondé en 1930, évoluait dans des maillots jaune et noir. Le Pezoporikos, né 3 ans plus tôt, portait les couleurs vertes et blanches. L’union des deux clubs fit opter pour les couleurs jaunes et vertes pour la nouvelle équipe de l’AEK.