La machine céleste. Bien que cela pourrait paraître vrai pour ses fans, l’équipe de Cruz Azul ne descend pas du ciel. Mais, il n’en demeure pas moins que Cruz Azul est indéniablement l’une des institutions les plus prestigieuses et historiques du football mexicain. Cette réputation s’est notamment forgé au cœur des années 1970 lorsque l’équipe domina le football mexicain.
À la fin des années 1960 et tout au long de la décennie 1970, Cruz Azul imposa une domination sans partage sur le championnat mexicain, en remportant 7 titres de champion (dont trois titres consécutifs), deux titres de Campeón de Campeones et trois Coupes des champions de la CONCACAF. Cette période dorée fut accompagnée par un changement majeur pour le club. Jusqu’en 1971, il évoluait dans la petite ville industrielle de Jasso. Conscient du potentiel sportif et commercial de l’équipe, la direction prit la décision de déménager le club à Mexico pour évoluer dans le majestueux Stade Aztèque. Ce changement d’envergure permit à Cruz Azul d’attirer des foules immenses, de gagner une visibilité nationale sans précédent et de s’implanter au cœur du pouvoir footballistique mexicain.
Mais, ce fut avant tout sur le terrain que tout se décida. Sous la direction d’entraîneurs de légende comme Raúl Cárdenas, et avec une génération dorée composée notamment de Miguel Marín, Javier Guzmán, Héctor Pulido, Fernando Bustos et Ignacio Flores, l’équipe développait un jeu direct d’une efficacité redoutable. Elle semblait alors une machine bien huilée, lancée à pleine allure et écrasant avec précision et puissance ses adversaires. Selon la légende, le commentateur sportif Ángel Fernández aurait alors commencé à les appeler la Máquina lors de ses retransmissions passionnées, et les supporters l’apprécièrent tellement qu’ils l’adoptèrent immédiatement. Certes, ce surnom rappelait la domination de l’équipe mais, pour les supporteurs, il faisait également écho aux racines et à l’histoire du club. En effet, le club fut fondé en 1927 par les ouvriers de la cimenterie Cooperativa La Cruz Azul dans la ville de Jasso. Ces derniers empruntaient régulièrement la ligne de chemin de fer reliant Jasso à la ville de Mexico au travers de « puissantes » locomotives. Comme le club qui déménagea de Jasso à Mexico et qui semblait être une locomotive impossible à faire dérailler.
Evidemment, l’autre bout du surnom, Celeste, fait référence à la couleur du maillot. Lors de ses premières années dans le monde professionnel, le Cruz Azul arborait un bleu roi, une teinte plutôt sombre. Cependant, à l’aube de son ère de domination, l’institution adopta une nuance de bleu beaucoup plus claire, rappelant la couleur du ciel. Cette teinte caractéristique, connue sous le nom de bleu céleste (azul celeste en espagnol), est rapidement devenue indissociable de l’identité visuelle de l’équipe.
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