#468 – FC Karpaty Lviv : леви

Les lions. Un lion s’affichait fièrement sur le blason du club l’année dernière encore. Le roi des animaux est depuis longtemps un symbole du club mais surtout de la ville de Lviv. Au XIVème siècle, le lion devint sans équivoque l’emblème territorial de l’État de Galice-Volyn, dont le centre administratif était Lviv. En 1359, le plus ancien sceau de la ville connu représentait un lion marchant dans une porte de ville ouverte avec trois tours déchiquetées et des meurtrières. Depuis, le lion apparait sur les armes de la ville. Ce sont des armes parlantes. En effet, colonisé dès le Vème siècle, Lviv fut refondé au XIIIème siècle par Daniel Ier, roi de Galicie-Volhynie de la dynastie des Romanovitch. Il donna à la ville le nom de son fils, Lev (dont la traduction française est Léon). Ce dernier reconstruit la ville et sa forteresse après l’invasion mongole ver 1270. Lev ou Léon sont dérivés du latin leo qui signifie lion. En outre, la famille Romanovitch arborait au moins à partir du XIVème siècle des armes avec un lion rampant.

#467 – Once Caldas : los Albos

Les blancs, albo provenant du terme latin albus (blanc). Depuis 1961, Once Caldas évolue dans un maillot blanc, une des rares équipes colombiennes à le porter. L’équipe originaire de la ville de Manizales, fut fondée le 15 janvier 1961 après la fusion entre les clubs de « Deportes Caldas » (qui opta pour le vert et jaune) et « Once Deportivo » (qui jouait en rouge et blanc). Pour le nouveau club, la direction choisit un maillot aux rayures verticales blanches, vertes et rouges, reprenant alors celles de la ville de Manizales. Le drapeau de la cité se compose de trois bandes horizontales de largeur égale et de couleurs blanc, vert et rouge. Chef-lieu du département de Caldas, l’économie de Manizales repose sur la culture et la production de café. Résultat, les couleurs de la bannière se rapportent au café. Le blanc rappelle les fleurs du caféier, le vert le feuillage des plantations de café et le rouge la couleur des grains de café mûrs. Seulement, lorsque, le 23 avril 1961, l’équipe affronta l’Atlético Nacional avec ses maillots rayés verts et blancs, Once Caldas dut changer les siens et opta alors pour un kit intégralement blanc. Once Caldas remporta le match 3 buts à 1. Depuis lors, Once Caldas évolue dans cette tenue immaculée, même si parfois elle affiche quelques patchs verts et rouges.

L’autre surnom équivalent est blanco ou blanco blanco.

#466 – Chamois Niortais FC : les Chamois

Niort, chef-lieu du département des Deux-Sèvres, fait partie intégrante du Parc naturel régional du Marais poitevin. Ce dernier ne présente pas les paysages de forêts et de rocheuses, aires naturelles des chamois. Pourtant l’animal s’inscrit dans le nom du club, constitue son surnom et enfin s’affiche fièrement sur le blason. Pour comprendre pourquoi il est si présent, il faut remonter aux origines du club et à la vie économique de cette époque. Si la ville est depuis les années 50 connut pour être une place forte des mutuelles (MACIF, MAIF, MAAF … ont été fondées à Niort et possèdent encore une partie de leurs sièges et centres administratifs), dans les années 20, à l’époque de la création du club, une des industries historiques était le travail des peaux et cuirs, en particulier le chamoisage. Cette dernière est une technique artisanale visant à transformer des peaux (de chamois au départ, d’où l’origine du mot « chamoisage ») en cuir souple et de qualité par traitement avec de l’huile de poisson. Ces cuirs étaient principalement utilisés par les entreprises de ganterie. Si les premières chamoiseries (usine faisant du chamoisage) s’établirent autour de Poitiers et Niort sous le règne de François 1er (aider par le développement du commerce entre La Rochelle et le Canada où peaux et poissons étaient abondants), la tradition chamoisine niortaise semble vieille de près de 700 ans. Une pierre tombale datée du XIIIème siècle, trouvée à La Rochénard (25 km au sud-ouest de Niort) montre les outils alors usités pour le travail des peaux. Une lettre patente de 1285 rédigée par l’abbé Mathieu octroyait un port franc aux bourgeois niortais qui commerçaient cuirs et poissons, confirmant l’importance de cette économie. Cette industrie se développa au fil des années au point qu’en 1744, Niort comptait 57 entreprises de chamoiserie et de ganterie qui employaient 1/5ème
de la population de la ville. Après une décrue au début du XIXème siècle, l’industrie des peaux repartit en croissance avec le règne de Napoléon III. La totalité de la Garde Impériale (infanterie et cavalerie) étaient alors équipés de gants provenant de Niort. Les deux plus importantes gantiers de Niort employaient 1 200 ouvriers et produisaient alors 13 000 paires de gants par an. Les deux tiers de leurs productions étaient exportés en Europe, en Russie et en Amérique (Etats-Unis, Mexique, Brésil). Pour fournir ces gantiers, 8 fabriques de chamoiserie demeuraient alors en activité à cette époque, employant une centaine d’ouvriers et produisant environ 270 000 peaux chamoisées par an. Au début du XXème siècle, Niort demeurait encore le premier centre français de peausserie. Au fil du XXème siècle, avec les crises économiques (1929), les deux guerres mondiales et la concurrence asiatique, l’activité décrût et finit par disparaître dans les années 70. Toutefois, à compter de la fin du XIXème siècle et pendant tout le suivant, une famille arrivée tardivement dans ce secteur émergeât et s’imposa comme la plus importante maison chamoisine : la famille Boinot. En 1880, Théophile Boinot s’installa à Niort en reprenant une première chamoiserie. Puis, en 1902, il fit l’acquisition de la plus importante chamoiserie niortaise (entreprise Noirot). Pendant les années 20, les établissements Boinot devinrent l’un des principaux employeurs de la ville. Après la création d’un club de football par Théophile Boinot à la fin de la première guerre mondiale, son fils, Charles Boinot, qui avait repris la direction des usines, fonda le club des Chamois Niortais. Sans appartenir à l’entreprise, le club y était intimement lié. Pour la première saison, la présidence du club fut confiée à Jean Gavaggio, un ingénieur chimiste à l’usine tandis que Georges Poussard, aussi ouvrier de l’usine, fut nommé secrétaire du club.

#465 – 1.FC Union Berlin : Eiserne

Les ferreux. Fondé en 1966 pour offrir aux travailleurs de Berlin-Est un club à supporter, l’Union puise ses origines dans le club dénommé FC Olympia Oberschöneweide créé le 17 juin 1906 par l’union de 3 petites associations sportives. Oberschöneweide était alors une municipalité (qui fut intégrée à Berlin en 1920) qui connut un fort développement à la fin du XIXème siècle en raison de son industrialisation. De grandes entreprises, telles qu’AEG ou Niles, achetèrent d’importants terrains alors agricoles, notamment le long des rives de la Spree, pour y construire un ensemble remarquable d’usines à plusieurs étages, de vastes halls de production et de bâtiments administratifs. La ville devint ainsi un important centre industriel, dominé par les entreprises électriques (aussi bien des centrales que des fabricants de matériel électrique), l’industrie métallurgique et la construction mécanique.

Les habitants étaient alors les ouvriers des usines, les industriels faisant construire près de leurs usines des habitations pour leurs employés. Dans ses premières années d’existence, le FC Olympia Oberschöneweide, initialement composé presque entièrement d’étudiants, s’associa en tant qu’équipe de jeunes à d’autres clubs plus matures. Ainsi, après une première association infructueuse, il se lia avec le récent vainqueur du championnat allemand, le BTuFC Union 1892. Son effectif constitua pendant deux ans la quatrième équipe réserve du BTuFC. En février 1909, l’équipe voulut voler de ses propres ailes et se détacha du BTuFC. Par amitié et afin de les honorer, les joueurs reprirent à la fois le nom (le club devenant désormais Union Oberschöneweide) ainsi que les couleurs bleu et blanc de l’Union 92. Or, ce maillot bleu à parement blanc faisait penser aux bleus de travail des ouvriers qui travaillaient dans l’industrie métallurgique d’Oberschöneweide. Ainsi, le surnom Eiserne s’imposa. En 1998, Nina Hagen, la chanteuse punk, associa sa voix avec le nouvel hymne du club, Eisern Union.

Après la Seconde Guerre mondiale, le club se divisa en deux, une partie en RDA et une autre en RFA. Mais, le club est-allemand était fortement affaibli par la perte de la quasi-totalité de l’équipe première. Pour le maintenir en première division, les autorités communistes l’intégèrent au sein de la structure sportive d’une branche industrielle et le club se retrouva associé à la VEB Transformatorenwerk Karl Liebknecht, un fabricant de transformateur électrique. Les couleurs traditionnelles furent également modifiées : le bleu et blanc du club précédent (et du club frère à l’ouest) furent bannis au profit du rouge et blanc, qui demeure jusqu’à présent.

#464 – Benevento Calcio : Stregoni

Les sorciers. Fondé en 1929, le club de la ville de Bénévent ne connut pas de grands succès pendant son histoire et dut réalisé plusieurs fusions et même renaître de ses cendres 4 fois (en 1938, 1962, 1990 et la dernière fois en 2005) pour enfin s’installer en Série A. Mais, ce n’est certainement pas le jeu de l’équipe qui ensorcela les adversaires, ni même sa capacité d’apparaître comme un Phénix. En réalité, la ville de Bénévent est connue pour être città delle streghe (la ville des sorcières) ou plus exactement janare (du nom des sorcières dans la culture populaire de la région de Bénévent).

Après la chute de Rome au Vème siècle, la Campanie où se situe Bénévent subit plusieurs assauts que ce soit des goths ou de l’Empire Byzantin. A la fin du VIème siècle, les Lombards, peuples scandinavo-germanique, envahît la quasi-totalité de la péninsule. Les habitants de Bénévent, qui étaient de confession catholique, virent alors ces barbares pratiquaient des rîtes païens liés au culte du dieu Wothan. Autour d’un noyer à l’extérieure de la ville, près de la rivière Sabato, des femmes hurlantes sautaient alors que des serpents pendaient à ses branches. D’autres fois, les guerriers lombards se tissaient ensemble dans des manèges équestres et des courses sauvages, en lançant des flèches sur une peau de chèvre suspendue au noyer. Bien que la pratique de ces cérémonies prît fin en raison de la conversion au christianisme des Lombards, sous leur chef Romuald II de Bénévent et la persévérance de l’évêque Barbat de Bénévent (qui d’ailleurs fit abattre le noyer), la terreur qu’elles suscitaient parmi les habitants, par ses apparences merveilleuses et démoniaques, fit la renommée de la ville.

La légende se répandît au-delà des limites de la ville dès le VIIIème siècle et à travers les âges, grâce au protomedico (agent public supervisant les médecins) Pietro Piperno dans son écrit De nuce maga beneventana. Ainsi, dans la littérature, elle apparût dans l’oeuvre de Dante, Il Fiore ainsi que dans le roman Il gobbo di Peretola de Francesco Redi ou encore dans les prêches de Bernardin de Sienne. Franz Xaver Süßmayr, élève de Mozart et Salieri, consacra un ballet au noyer dans Il noce di Benevento et Niccolò Paganini s’en inspira pour l’une de ses oeuvres les plus connues, Le Streghe (La danse des sorcières). Enfin, un délicieux ambassadeur dans le monde entretint la légende de Bénévent depuis 1860 : Strega, la liqueur créée par Giuseppe Alberti aux qualités et au goût enchanteur.

#463 – Ashanti Gold SC : the Miners

Les mineurs. Ashanti Gold SC fut fondé en 1978 par un groupe d’employés de la société minière Ashanti Goldfields Corporation (AGC) sous le nom de Goldfields Sporting Club. Obuasi, où réside le club, est une ville située au sud du Ghana et dont l’essor a accompagné celui de sa principale richesse, la mine d’or exploitée aujourd’hui par Obuasi Gold Mine (successeur de Ashanti Goldfields Corporation).

Mine d’or à ciel ouvert et souterraine, s’étendant sur 8km et à des profondeurs de 1 600 m, elle est exploitée depuis 1897 et constitue l’une des 9 plus grandes mines d’or du monde. En 2009, la mine employait plus de 5 700 personnes. En 2017, son gisement était estimé à 20,28 Mt de minerai titrés à 9 g/t d’or (9 grammes d’or pour 1 tonne de minerai extrait).

A la création du club, les employés-fondateurs demandèrent à la direction d’AGC de parrainer l’équipe mais AGC refusa. Sans ce soutien financier, les premières années furent difficiles mais cela n’empêcha pas les succès sportifs. Lors de la saison 1984, le club fut finaliste de la coupe nationale (perdue 1 but à zéro face à Asante Kotoko) et grâce à cette finale, le club fut promu en première division. Face à cette réussite et sous la pression de son principal actionnaire, Lonrho, AGC s’investit dans le club pour le structurer mais sans en prendre les commandes (soutien financier et recrutement d’un directeur anglais). Dix ans plus tard, AGC dut s’impliquer encore pour aider à son développement. Enfin, en 2004, le club fut renommé Ashanti Gold Sporting Club, en l’honneur de son ancien actionnaire AGC, qui venait de disparaître dans une fusion avec la compagnie minière sud-africaine d’AngloGold.

#462 – CA Morelia : los Canarios

Les canaris. Le surnom de los Canarios naquit dans les années 1950. La fédération mexicaine avait interdit aux joueurs de se parler sur le terrain. Pour communiquer, les joueurs du club contournèrent cette règle en sifflant pour appeler le ballon. Les joueurs de Morelia portaient un maillot jaune à parement rouge, couleurs de la ville de Morelia. Cette localité fut fondée par Antonio de Mendoza, vice-roi de Nouvelle-Espagne, le 18 mai 1541 et porta longtemps le nom de Valladolid. Tandis que son blason lui fut accordé par le Roi Charles I d’Espagne (connu aussi comme Charles V du Saint-Empire romain), la ville confirma son fort lien avec l’Empire Coloniale en reprenant les couleurs de l’Espagne pour son drapeau. Ainsi, comme les joueurs du club évoluait dans un maillot jaune et siffler, le surnom des canaris leur fut affectueusement donné pendant plusieurs décennies. Ce surnom tomba en désuétude avec le changement de propriétaire et de nom du club en 1999. Avec la résurgence de l’ancien nom du CA Morelia en 2020, los canarios a été officiellement récupéré par le nouveau conseil d’administration, et ils sont actuellement identifiés comme tels. Le restaurant qui était situé à la périphérie de son ancien stade, le « Campo Morelia » dans les années 50, a été baptisé ainsi Los Canarios, et les fans ont aussi surnommé le stade ainsi.

#461 – Arsenal de Sarandí : el Arse

Il s’agit du diminutif du nom du club. Le nom officiel du club est Arsenal Fútbol Club, ce qui fait indéniablement penser au club anglais d’Arsenal Football Club. A Sarandí, le 11 janvier 1957, un groupe de jeunes hommes, emmené par les frères Héctor y Julio Humberto Grondona (qui avait été président de la fédération argentine), se réunit dans l’ancien bar « Las 3 FFF » pour fonder l’Arsenal Fútbol Club. Pour donner les meilleurs chances au club, ils le placèrent, par certains de ses symboles, sous l’aura de 4 grands clubs. Comme la plupart des fondateurs étaient des supporteurs des grands clubs du quartier voisin d’Avellaneda, à Buenos Aires, ils reprirent leurs couleurs. Le rouge pour le CA Independiente et le bleu ciel pour Racing Club. Pour la combinaison sur le maillot, ils s’inspirèrent d’un autre club populaire argentin, qui résida un temps dans le quartier de Sarandí, avant de retourner dans son aire d’origine de La Boca : River Plate. Ainsi, le maillot était bleu ciel barré d’une diagonale rouge. Enfin, pour le nom, ils pensèrent au club anglais d’Arsenal qui au début des années 50 connaissaient une belle période sur son territoire national. Arsenal remporta le championnat anglais en 1948 et 1953, ainsi que la Coupe d’Angleterre en 1950. En 1952, Arsenal faillit réussir le doublé, mais échoua d’un rien dans les deux compétitions (3ème à égalité avec Tottenham en championnat et finaliste contre Newcastle en FA Cup).

#460 – Watford FC : the Hornets

Les abeilles. Ce surnom provient des maillots jaunes et noirs portés par les joueurs qui rappellent l’insecte volant. Remontons aux origines du club à la fin du XIXème siècle, qui demeurent toutefois confuses même s’il existe une histoire officielle. Henry Grover forma Watford Rovers en 1881 et son club reprit le flambeau de l’ancienne meilleure équipe de la ville, Hertfordshire Rangers, qui disparaissait en 1882. Le club remporta plusieurs compétitions locales et régionales et même en 1889, un trophée plus prestigieux, la County Cup. Puis, pour des raisons financières (en particulier pour trouver un lieu où jouer), le club connut une série de fusion, en 1890 avec West Herts Cricket & Football Club & Ground puis avec Watford St Mary’s en 1898, pour donner naissance à Watford FC.

Les 3 clubs portaient des couleurs différentes (Rouge, noir et vert pour les Rovers en 1890, Jaune, rouge et bleu pour West Herts et Bleu et blanc pour St Mary’s) mais avaient pour point commun d’avoir un maillot rayé verticalement. Ceci fut peut-être à l’origine du premier kit du club en 1898, avec un maillot rassemblant une combinaison de couleurs « éblouissantes ». Il était à rayures vertes, rouges et jaunes verticales, accompagné d’un short noir. Puis, en 1901, les rayures devinrent horizontales, ce qui amena un premier surnom au club : the Wasps (les guêpes).

Après cette explosion de couleurs, le club apparût plus sobre de 1910 à 1924 avec un maillot et short blanc et noir (parfois uni, parfois rayé). En 1924, le club opta pour un maillot bleu (ciel d’abord puis royal) et un short blanc jusqu’en 1938. Ce changement de couleur produisit également un changement de surnom : the Blues (les bleus). En 1959, après plusieurs saisons en 4ème division, le club accéda à l’échelon supérieur. Cette montée s’accompagna d’un nouveau changement de couleurs, avec un maillot doré et un short noir. La direction estimait que le bleu et le blanc manquaient cruellement de caractère et étaient trop communs. Ils voulaient des couleurs frappantes qui intimident l’adversaire. Comme le surnom de Blues n’était plus adapté, les fans votèrent pour un nouveau, the Hornets, en référence aux nouvelles couleurs. Peut-être que les souvenirs du surnom de Wasps, inspirèrent les supporteurs pour voter pour ce nouvel insecte. En 1976, le rouge s’introduisit sur les maillots et le jaune remplaça le doré. Ces changements n’eurent pour une fois aucune incidence sur le surnom.

#459 – FC Petrolul Ploiești : Lupii Galbeni

Les loups jaunes. Si le club évolue depuis les années 1940 dans la ville de Ploiești, il est né en 1924 de la fusion de deux clubs de la capitale Bucarest qui se dénommaient Romcomit et Triumf. En 1920, la banque italienne Banca Commerciale Italiana décida d’ouvrir une filiale en Roumanie, du nom de Banca Commerciale Italiana e Romena. La plupart des salariés étaient des expatriés italiens et la direction de la Banque, dirigée par le directeur Etore Brunelli, supporta en 1922 la création d’une association sportive sous le nom de Romcomit Bucarest, qui était l’abréviation du nom de la banque. La direction et les joueurs du nouveau club revendiquèrent leur culture latine. Ainsi, le blason du club affichait les symboles de Rome avec la louve nourrissant Remus et Romulus. Même si la louve ne fut pas transmise comme symbole au nouveau club crée en 1924, elle demeura dans l’esprit des supporteurs et donna le surnom au nouveau club. Il faut dire que, lors de la fusion, Romcomit imposa son héritage italien. Notamment, le nom du nouveau club fut FC Juventus Bucarest (les fondateurs voulurent-ils rendre hommage au club turinois ou simplement latiniser le nom du club ? Personne ne sait). De même, étant donné que Romcomit possédait un stock important de maillot, la Juventus reprit ses couleurs rouge et bleu, qui représentaient respectivement la Roumanie et l’Italie. Par la suite, lors du déplacement du club de Bucarest à Ploiești, il changea de nom et le rouge fut remplacé par le jaune qui devint la couleur dominante.