#707 – Breiðablik Kópavogur : Blikar

Le mot provient de la dernière syllabe du nom du club est fait penser à la splendeur, le scintillement. Mais, il pourrait aussi reposer sur le mot bliki qui désigne le canard mâle en islandais. Plus connu pour son équipe féminine (18 fois championnes du pays) que celle des hommes (1 fois championne en 2010 avec tout de même plusieurs secondes places ces dernières années), le club possède un nom plutôt singulier Breiðablik, sur lequel il convient de se pencher. En effet, ce dernier fait appel à la Mythologie nordique puisque le Breiðablik est le domaine où règne le dieu Baldr. Situé dans les cieux il s’agit d’une contrée où le mal est banni. Dans l’Edda de Snorri Sturluson (dans sa première partie dénommée Gylfaginning), l’auteur explique qu' »en ce lieu rien ne peut être impur » ou « il n’y a pas dans le ciel de plus belle demeure ». Il n’en fallait pas moins pour Baldr, dieu de la lumière, la beauté, la jeunesse et l’amour. Avec comme « parrain » le dieu de la lumière, le club prit pour blason une torche blanche avec une flamme rouge sur fond vert. D’où la référence à la splendeur, au scintillement paraît logique. Comme vous l’aurez noté, la couleur principale de Breiðablik est le vert. Or, le canard colvert, qui arbore un superbe plumage vert au niveau de son visage, demeure certainement le plus connu et reconnaissable de tous les canards. Le surnom joue donc certainement sur ces deux aspects.

#703 – CD Tenerife : los Chicharreros

Le terme est dérivé du poisson Chicharro qui est le mot insulaire pour désigner une sorte de maquereau. Rien de plus normal pour une équipe qui représente l’île de Tenerife d’avoir pour surnom un poisson. En réalité, ce surnom est devenu depuis le XIXème siècle une sorte de gentilé des habitants de Santa Cruz de Tenerife, qui leur fut attribué péjorativement par ceux vivant dans la ville voisine de San Cristóbal de La Laguna. Au XIXème siècle, San Cristóbal de La Laguna était la capitale de l’île de Tenerife et des Canaries. A l’inverse, Santa Cruz de Tenerife demeurait un petit port où les habitants étaient de modeste condition. Pour vivre, ces derniers péchaient et se nourrissaient principalement de chicharros, une sorte de maquereau, un poisson bon marché. Par décret royal du 28 août 1803, le roi Charles IV accorda au modeste port le droit d’établir son propre conseil municipal, ce qui signifiait son émancipation administrative de la municipalité de San Cristóbal de La Laguna. La rivalité entre les deux cités commença à augmenter. Les habitants hautins de la capitale s’amusaient alors à dénigrer ceux du petit port en les appelant chicharrero. Seulement, une étape décisive fut franchie sous le règne de Ferdinand VII. En 1833, Santa Cruz accéda au statut de capital de la nouvelle province des Canaries, au dépend des villes de San Cristóbal de La Laguna et de Las Palmas. Cette reconnaissance dopa la fierté des habitants de la ville qui transformèrent cette moquerie en une identité. Depuis, chicharrero est donc le gentilé de Santa Cruz qui s’est même étendu à tous les insulaires de Tenerife. Le dictionnaire de l’Académie Royale espagnole considère chicharrero comme un adjectif familier, dont le sens est équivalent à celui de tinerfeño (adjectif qui qualifie les habitants de Tenerife). Pour la petite histoire, la population de San Cristóbal de La Laguna ne lâcha pas le morceau et, à la fin du XXème siècle, trouvèrent un nouveau surnom péjoratif, rambleros. Ce dernier fait référence à la vie nocturne agitée, animée dans la nouvelle capitale et ses ramblas où les discothèques pullulent (l’Avenida de las Asuncionistas, la Rambla Pulido et la partie supérieure de la Calle Ramón y Cajal).

#700 – Bologne FC : i Veltri

Les vautres. Les joueurs de Bologne ne sont pas vautrés sur le terrain, bien au contraire quand vous lirez les lignes suivantes. Vautre est un terme provenant de l’italien veltro, lui même dérivé du latin tardif vertragus (qui a certainement des origines celtes) et désigne un chien de chasse dressé et rapide comme un lévrier. Depuis le début du XXème siècle, le mot apparaît suranné mais il fut immortalisé par le plus grand poète italien, Dante, dans son oeuvre magistrale, « La Divine Comédie » . Ainsi, dès les premiers vers de « l’Enfer » , Dante indique qu’un vautre, qui symbolise la rédemption, le renouveau, devrait dévorer la louve, représentant la cupidité.

Pour Bologne, l’origine du surnom ne provient pas de Dante mais se réfère aux qualités considérées de ce chien racé (vitesse et élégance). Les versions diffèrent sur l’époque à laquelle ce surnom naquit. Pour certain, il serait venu avec la naissance du club en 1909. Les premiers spectateurs furent fascinés par les joueurs du club qui pratiquait un sport fait de mouvement et de technique, proche des qualités des veltri.

D’autres pensent que son origine proviendrait de la période dorée vécue par le club dans les années de l’entre-deux guerre pendant laquelle Bologne remporta 5 titres de champion d’Italie (1924-1925, 1928-1929, 1935-1936, 1936-1937, 1938-1939) et 2 Coupes d’Europe Centrale (1932 et 1934). Le journaliste Bruno Roghi, dans « La Gazzetta dello Sport » du 12 juillet 1929 décrivit ainsi le style de jeu du club « Il Bologna era il successore legittimo del gioco da fighter del Genoa appunto in virtù della fluidità, della esattezza e della eleganza tecnica del suo football più accademico che vigoroso. » (Bologne était le successeur légitime du jeu combattif de Gênes [NDLR : Gênes au début des années 1920 était une place forte, l’équipe la plus célèbre et la plus titrée d’Italie avec Pro Vercelli. Bologne et Gênes s’affrontèrent alors plusieurs fois en finale du championnat] précisément en vertu de la fluidité, de la précision et de l’élégance technique de son football plus académique que vigoureux). Les qualités du style de jeu de Bologne lui firent attribuées le terme de veltri à l’équipe.

Laquelle des deux versions est la bonne ? Impossible à savoir. Le fait que le terme veltri tombait en désuétude au début du XXème siècle ferait pencher la balance pour la première version. Mais, le football ne surgit pas à Bologne avec la création du club. Même si la section football du Virtus ne s’émancipa qu’en 1910, la Virtus organisa dès exhibitions de football dès le 9 mai 1891. Par ailleurs, de nombreux clubs existaient déjà en Italie avant 1909 et dès 1899, le championnat d’Italie existait.

#699 – Lillestrøm SK : Kanarifugla

Les canaris. Les joueurs du club norvégien évoluent avec un maillot jaune vif qui fait naturellement penser à l’oiseau. L’utilisation de ce surnom traditionnel remonte au début des années 1950 (lors de la saison 1952-1953) par le journaliste Folke Bålstad qui en fut l’initiateur. Bålstad était journaliste et arbitre de football. Fan du football anglais, il fut certainement inspiré par le surnom du club de Norwich (#51) et le reprit donc pour qualifier l’équipe norvégienne. Dans les années 50, Lillestrøm jouait un football léger et technique, fait de très nombreuses passes. Bålstad, qui avait un langage fleuri, surnomma également ce football Hardangersøm, qui une broderie typique de la région de Hardanger en Norvège. Mais, la référence au canari est certainement liée à la couleur du maillot du club qu’à son style de jeu.

La question est de savoir pourquoi les fondateurs optèrent pour un maillot jaune. Malheureusement, la raison est inconnue. Le club résulta de la fusion de deux associations, le 2 avril 1917, Lillestrøm Idrætslag et Sportsklubben Rask. Ces deux derniers était également le résultat de nombreux fusions de plusieurs clubs. Le jaune était-il une couleur commune ou alors justement la couleur d’aucun des deux clubs ? Les supporteurs du KFL (Kanari-Fansen Lillestrøm) raccourcirent le surnom en Fugla (oiseau) à partir des années 1990.

#698 – Millwall FC : the Lions

Les lions. Ce club londonien, qui vit dans l’ombre d’Arsenal, Chelsea ou Tottenham, n’en reste pas moins un club historique et comptant de nombreux fans. Le club fut fondé en 1885 sous le nom de Millwall Rovers par les ouvriers de l’usine de conserverie JT Morton à Millwall, un quartier du Sud-Est de Londres. JT Morton était une entreprise fondée en Ecosse, à Aberdeen qui ouvra sa première usine anglaise à Millwall en 1870. Cette usine attira particulièrement une main d’oeuvre venue d’Ecosse. Comme la plupart des membres du personnel de l’usine et du nouveau club étaient des écossais émigrés, le choix naturel était d’évoluer avec des maillots en bleu marine et blanc (couleurs de l’Ecosse). Lorsqu’un lion rampant rouge fut introduit sur le blason du club en 1936 (à l’initiative du manager Charlie Hewitt qui modifia également l’intensité du bleu du maillot), tout le monde fit le lien avec la figure héraldique de l’Ecosse. Pour rappel, les armes royales de l’Ecosse sont d’or (fond jaune) au lion rampant de gueules (rouge) armé et langué d’azur et auraient été utilisées pour la première fois par Guillaume Ier d’Écosse au XIIème siècle. Ainsi, certains pensent que le surnom provient des origines écossaises du club. Toutefois, ce lion rouge rampant avait surtout une ressemblance frappante avec les panneaux utilisés par les pubs nommés The Red Lion.

Une minorité estime que ce surnom est venu avec le fait que le club évolua pendant 83 ans (de 1910 à 1993) dans son enceinte qui se nommait The Old Den, Den signifiant l’antre. Un monstre ou un animal féroce comme le lion pouvait donc résider dans l’antre.

Néanmoins, il faut balayer toutes ces hypothèses et plutôt y voir que ce surnom, advenu pour une autre raison, collait bien avec l’histoire de Millwall. En effet, il apparut au début des années 1900. Le football anglais était alors dominé par les clubs du nord du pays tels que Blackburn Rovers, Aston Villa, Sunderland AFC ou Sheffield Wednesday. En 1900, en Coupe d’Angleterre, Millwall parvint jusqu’en demi-finale. En quart de finale, Millwall affronta l’ogre Aston Villa (qui avait déjà gagné 3 fois le championnat et ainsi 3 fois la FA Cup) et réussit l’exploit de les battre. Les deux équipes se neutralisèrent lors des deux premiers matchs (0-0 le 24 février 1900 et 1-1 le 28 février 1900). Rejoué le 5 mars 1900, Millwall remporta le match 2 buts à 1. Aston Villa était surnommé les lions (en raison de la présence d’écossais comme fondateurs du club qui importèrent le lion rampant sur le blason du club de Birmingham). Ayant terrassé le lion de Birmingham, Millwall gagna alors le surnom de Lion of the South (Lion du Sud, car le club évoluait dans la Southern Football League (la ligue du Sud). Puis, au fil des années, le surnom fut réduit à Lion et, sur le blason, il devint bleu, à l’image du maillot du club.

#696 – Avaí FC : Leão da Ilha

Le lion de l’île. Avaí, club de a ville de Florianopolis, se situe dans la partie insulaire de la ville d’où la référence à l’île. Durant les années 1950 et 1960, le club connut deux décennies de disette où il ne remporta aucun titre tel que le Campeonato Catarinense (le championnat de l’Etat de Santa Catarina). Pourtant, à cette époque, les joueurs étaient combatifs et courageux. Ainsi, lors d’une victoire face au rival local de Figueirense dans les années 1950, le commentateur radio, Olímpio, assimila l’équipe à un lion, le félin représentant ces valeurs. Le club détailla un peu plus l’histoire en retrouvant son protagoniste. Olímpio Sebastião Silva, un fan natif de l’île, suivait partout l’équipe et était à l’origine du premier fan club organisé de Santa Catarina du nom de ATA (Associação dos Torcedores Avaianos – Assaciation des fans avaianos). Il ressentit le besoin de donner un surnom qui représenterait l’équipe. Lors d’un interview à un journaliste du club, il rappela sa version de la naissance de ce surnom. « O Avaí sempre teve garra e força. Sempre foi um time forte. Pensei muito sobre isso e conversei com alguns amigos. Foi ai que eu disse: É o Leão da Ilha ! » (Avaí a toujours eu du courage et de la force. C’était toujours une équipe solide. J’y ai beaucoup réfléchi et j’en ai parlé avec des amis. C’est là que je me suis dit : c’est le Lion de l’île !). A partir de là, à chaque match, il utilisait ce surnom, jusqu’à en parler aux journalistes des radios Guarujá et Diário da Manhã. Ces derniers commencèrent alors à utiliser le terme dans leurs commentaire et l’immortalisèrent. Aujourd’hui, le lion est devenu la mascotte du club et il trône en statue à l’entrée du stade Aderbal Ramos da Silva, plus connu sous le nom de Ressacada.

#693 – Antalyaspor : Akrepler

Les scorpions. En 2019, la municipalité fit élevé devant l’enceinte du club, Antalya Stadyumu, une statue de scorpion (4 mètres de haut et 7 mètres de large) qui était déjà la mascotte de l’équipe. L’apparition du scorpion comme mascotte remonterait aux années 1990. Selon Mehmet Yaman, l’un des anciens présidents du groupe de supporteurs, 07 Gençlik’in (07 Jeunesse), et également ancien membre du conseil d’administration du club, les équipes qui évoluaient en Anatolie, région où réside le club, avaient souvent pour symbole l’éclair. Résultat, lors des matchs, les supporteurs de chaque équipe pouvaient scander les mêmes slogans du type de « Şimşek gol gol » (L’éclair but but), ce qui étaient perturbant pour les joueurs comme pour les supporteurs.

Les membres de 07 Gençlik’in proposèrent alors à Mehmet Yaman de prendre comme symbole le scorpion. A cette période, le groupe allemand de Hard Rock dénommé Scorpions, connaissait un certain succès en Turquie. La réputation du groupe de musique ainsi que de l’animal, qui a une charge symbolique (dans la culture musulmane, il est associé aux enfers, une incarnation du diable mais il représente aussi un signe de protection), semblaient aux yeux des fans l’animal qui devait représenter le club. Mehmet Yaman proposa ce changement à la direction, qui après un premier refus, accepta d’en faire le symbole, la mascotte (et donc le surnom) du club.

#692 – CA Colón : los Sabaleros

Les pêcheurs de sábalo, un poisson de rivière (dénommé en France Prochilode rayé) qui abonde dans la zone de Santa Fe, où le club réside. Surnom le plus connu pour désigner l’équipe et ses fans, il existe deux versions qui se rapportent à son origine mais globalement elles parviennent à la même conclusion : les pêcheurs de ce poisson s’activaient près du stade du club et devaient être également passionnés par le club. La première version indique que le premier terrain où évolua le club se situait près du río Salado del Norte, une importante rivière (longueur totale est de 2 355 km) qui conflue avec le río Saladillo à Santa Fe et où pullule le poisson sábalo. Les fans du club vivaient donc pour la plupart de la pêche de ce poisson. Pour l’autre version, moins reconnue, au début des années 1900, l’une des plus grandes inondations de la ville de Santa Fe se produisit. Le stade où jouait l’équipe fut naturellement inondé et assez longtemps. Résultat, le terrain de sport était devenu une zone de pêche de sábalo pour les fans.

Lors des premiers affrontements au niveau national avec d’autres clubs, les fans adverses criaient sabaleros comme une insulte à l’équipe de Colón et ses supporteurs. En effet, sabaleros, vient de l’argot sabalaje, qui désigne de manière péjorative un groupe d’individus pauvres, venant des banlieues ou vivant dans la boue, à l’image du club de Colón qui résida et réside toujours dans les quartiers périphériques de la ville (El Campito, Sunchales et Centenario), comptant sur des supporteurs venant des classes populaires mais également du poisson qui vit et se nourrit de la boue et que ces supporteurs pêchaient. D’ailleurs, si cette dernière activité était si développé dans les quartiers où résidaient le club, c’est que ce poisson pullulait et était bon marché, ce qui en faisait une nourriture de base ou un moyen de subsistance pour nombre des habitants. Mais, la pêche intensive de ce poisson a conduit les autorités de Santa Fe à durcir la réglementation (même à l’interdire ponctuellement dans les années 2000). Au final, comme souvent, les moqueries adverses se transforment en force, en élément mobilisateur pour ceux insultés et les supportèrent de Colón s’approprièrent avec fierté ce surnom.

#687 – CS Universitatea Craiova : Leii din Bănie

Les lions de Bănie. Suite à l’article #371, vous connaissez les péripéties qui chamboulèrent la vie du plus grand club roumain du Steaua Bucarest. Malheureusement, ce n’est pas le seul et la situation du club de Craiova est encore plus ubuesque. Fondée en 1948, le club représentait la section football de l’université de Craiova et appartenait à l’État roumain, à travers l’Union nationale des étudiants roumains. Jusqu’en 1991, le club rencontra de beaux succès sur le plan national (4 Championnats, 7 Coupes) et international (demi-finale de la Coupe de l’UEFA en 1982-1983). Puis patatras. La section football se sépara du club sportif de l’université mais en perdant les droits sur l’histoire du club (record, logo et couleurs). Après plusieurs histoires, le club fut repris par un homme d’affaires, Adrian Mititelu, en 2005. En 2011, face à des difficultés financières liées à sa mauvaise gestion, Adrian Mititelu tenta de faire déménager le club dans une nouvelle ville, ce qui entraina un conflit avec la fédération roumaine et la mairie de Craiova. Résultat, cette dernière décida de rétablir l’ancienne équipe historique de l’Université de Craiova (celle d’avant 1991) et créa le club du CS Universitatea Craiova en 2013. La fédération accepta que ce club reprenne officiellement l’historique du club de 1948. Néanmoins, après sa faillite en 2016, le club d’Adrian Mititelu fut redémarré en 2017 avec le nom de FCU Craiova 1948, en se réclamant de l’héritage du club qui dura de 1991 à 2016 mais également avec le club initial de 1948. En conséquence, la première division roumaine se retrouve aujourd’hui avec deux clubs qui se réclament du club historique du CS Université de Craiova (1948-1991). Les deux partagent le même stade et arborent le même logo : un lion encerclé par 5 U en parallèle. Cet article s’intéresse à celui qui officiellement poursuit l’activité du club historique puisque il a aussi son surnom.

Le lion du blason donna ce surnom et provient du logo de l’université qui inclut un lion rampant. Ce dernier est un héritage direct des armes de la région historique de Roumanie, l’Olténie. Egalement appelée Petite Valachie, cette région se situe dans l’ouest de la Roumanie, avec pour principale ville Craiova. Le symbole héraldique traditionnel de l’Olténie est, sur un champs de gueule (rouge), un lion rampant, faisant face à dextre (gauche), avec une étoile entre ses pattes. Il est intégré dans les armes de la Roumanie (quart inférieur à gauche).

#679 – CD Mirandés : los Jabatos

Les marcassins. Fondé en 1927, ce club familial espagnol, souvent petit poucet de la Coupe d’Espagne, réside dans la ville de Miranda de Ebro. Ville de 35 000 habitants, Miranda de Ebro est une ville anonyme et froide du nord de l’Espagne, rattachée à la province de Burgos et à la communauté de Castilla León mais qui historiquement appartient au Royaume de Navarre et se sent basque (Vitoria est à seulement 30 km).

Outre être un nœud ferroviaire qui permit le développement industriel, la région de Miranda de Ebro est aussi connue pour les sangliers qui peuplent ses montagnes boisées et sont devenus son symbole. Animal sauvage, le sanglier compense sa petite taille en faisant de preuve de robustesse et de bravoure face aux dangers. Forcément, ces qualités séduisirent la direction du club et ses supporteurs qui souhaitaient que l’équipe défendent les mêmes valeurs (l’esprit de lutte, de courage et de sacrifice). En 1972, Alejandro Almarcha et Melquiades Mariñán conçurent un sanglier comme mascotte du club, qu’ils surnommèrent el Jabato et qui depuis vient animer les mi-temps des matchs au stade du club.