#406 – TSV 1860 Munich : die Löwen

Les lions. Les origines du club remontent à la création le 15 Juillet 1848 d’une association de gymnastique dans la Brasserie « Buttleschen Brauerei zum Bayerischen Löwen » (Buttleschen pour le lion bavarois). Ce lion était prémonitoire bien que le nom de la brasserie n’est pas à l’origine du surnom. Les autorités du Royaume de Bavière dissolvaient un an plus tard l’association, comme toutes les autres d’ailleurs, au motif qu’elles étaient les sources des troubles politiques, notamment car elles diffusaient les idées républicaines. La nouvelle tentative en 1860 fut la bonne. Le 17 Juin 1860, le nouveau club sportif de gymnastique fut créé et la section football apparut le 25 Avril 1899. Dans les premières années, le blason du club se résumait à une turnerkreuz, une forme de croix utilisé par le mouvement gymnaste allemand. Rapidement, celle-ci disparut au profit des initiales du club sous différentes écritures. Durant les années 1870, le lion fit son apparition sur les équipements des sportifs. Le 13 mars 1880, le lion fut officiellement admis comme symbole de club. Puis, en 1911, les instances dirigeantes adoptèrent le lion dans le blason officiel du club. Si le lion représentait la persévérance et le courage, il était surtout le symbole héraldique de la Bavière. Les armoiries de la Bavière sont l’héritage de la maison de Wittelsbach, une des plus anciennes et puissantes famille du Saint-Empire romain germanique, qui régna en particulier sur la Bavière (pendant près de huit siècles) et le Palatinat. Le fameux manteau losangé bleu et blanc était les armes de cette famille dès son premier représentant, le Comte Othon Ier de Scheyern. Puis, une des branches de la famille régna en tant que Ducs de Bavière et Comtes palatin du Rhin, réunissant sur le blason le manteau losangé avec le lion du Palatinat du Rhin. Si le blason évolua au fil du temps, des mariages et des différentes familles régnantes, le manteau losangé bleu et blanc ainsi que le lion demeurèrent comme les représentants symboliques de la Bavière. Aujourd’hui, ces deux symboles se retrouvent dans les logos d’entreprises bavaroises : le manteau losangé sur le blason du rival, le Bayern Munich, comme sur l’écusson de la firme automobile, BMW. Le lion pour l’assureur Die Bayerische (sponsor actuel du club) et le brasseur Löwenbräu (ancien sponsor).

#403 – FC León : la Fiera, el León

La bête féroce, le lion. Ces deux surnoms sont intiment au nom de la ville mexicaine. Territoire habité à l’époque préhispanique par divers groupes indigènes, León, officiellement León de los Aldama, fut fondée le 20 Janvier 1576 par Juan Bautista de Orozco, sur ordre du Vice-Roi Martín Enríquez de Almanza. Le nom de Villa de Leon lui fut donné pour honorer les origines du Vice-Roi qui serait né à Toro, une ville se situant dans l’ancien Royaume de Léon. Ce dernier était un des royaumes médiévaux de la péninsule Ibérique, successeur du Royaume de Galice et avait pour capital la ville de Léon. Or, Léon signifiant Lion en espagnol, naturellement le Royaume (comme la ville d’ailleurs) prit le lion comme armoirie dès le règne d’Alphonse VII, qui symbolisait à la fois la personne du Roi comme le Royaume. L’origine du nom de la ville et du Royaume de Léon provient de la présence de la Légion Romaine (Legio VII Gemina) qui s’installa à l’emplacement de la ville actuelle. Legio, terme latin pour légion, dériva en Léon au fil des époques, car le « g » ne se prononçait plus (en passant par les formes Leio ou Leyón). Donc, la nouvelle de ville Léon au Mexique prit le nom mais également ajouta deux lions à ses armoiries. Un pour le Royaume de Léon. L’autre car un lion figurait également sur les armes du Vice-Roi.

#387 – SKN St. Pölten : die Wolfe

Les loups. Un surnom assez répandu avec une explication assez logique. Le canidé apparaît férocement sur le nouvel emblème du club, dont il a tout de même toujours fait partie au fil des époques. Il provient directement des armes de la ville de St. Pölten où un loup se dresse. Dans le district de St. Pölten, ce n’est pas la seule ville à intégrer cet animal dans ses armes comme par exemple les municipalités de Böheimkirchen, Gerersdorf, Kasten bei Böheimkirchen, Obritzberg-Rust, Purkersdorf, Pyhra et Wolfsgraben. Le loup est une figure héraldique assez connue mais lorsqu’il se dresse, il est dénommé rampant ou plus particulièrement pour cette région, Loup de Passau. Car la ville bavaroise de Passau et son évêché affichaient un loup rouge dressé sur leurs blasons. Ce choix remonte probablement au XIIIème siècle, soit à l’évêque Wolfger d’Erla, soit à l’évêque Rüdiger de Bergheim. En 1259, l’évêque Otto de Lonsdorf utilisait clairement un sceau avec l’image d’un loup à son revers. Puis, au milieu du XIVème siècle, le loup était clairement établi comme symbole de l’évêché de Passau, apparaissant sur son drapeau décrit dans l’Armorial de Zurich.

Et effectivement, le loup de St. Pölten est une référence à celui de Passau. Revenons aux origines. A compter du Ier siècle, le site de St. Pölten était une colonie romaine, relativement importante dans la région, du nom d’Aelium Cetium. A compter du Vème siècle jusqu’au VIIIème siècle, la ville disparaît quasiment, ses habitants migrant vers d’autres zones. Puis, à la fin du VIIIème siècle, l’Empire Franc de Charlemagne chassa de la région la population locale des Avars et importa avec lui le christianisme. De nouvelles colonies et monastères émergèrent alors en Basse-Autriche, y compris à St. Pölten, qui connut alors une renaissance. Ainsi, un premier monastère bénédictin bavarois, dépendant de Tegernsee, fut construit et reçu les reliques de St Hippolyte de Rome, qui donna le nom à la ville (St Hippolyte deviendra St. Ypolit puis St. Pölten). Un autre monastère augustinien sous l’influence du diocèse de Passau s’établit également. Avec ces présences religieuses, la ville se développa et obtint plusieurs droits. Puis l’évêque de Passau, Konrad, accorda une charte aux citoyens de St. Pölten dès 1159, élevant St. Polten alors au rang de cité. La dépendante à l’évêché de Passau se confirma au fil du Moyen-Âge (l’évêque de Passau était même le seigneur de la ville) et se refléta dans les armoiries et le sceau de la ville (un loup debout tenant une crosse dans sa patte à l’époque).

#384 – Spezia Calcio : Aquilotti

Les aiglons. Le club actuel fut sauvé de la liquidation en 2008 grâce à l’intervention de la municipalité de La Spezia, qui voulait garantir la continuité de la tradition footballistique locale. Ainsi, le nouveau club hérita de l’histoire et des traditions de l’association initialement fondée en 1906. Et dans ces bagages, il y avait ce surnom des aigles. L’origine n’est pas connue avec certitude mais la version la plus communément admise est la suivante. En 1913, un journaliste aurait qualifié les joueurs d’aigle afin de caractériser le style de jeu de l’équipe, qui était agressif, tel un rapace. Toutefois, il est intéressant que d’autres versions seraient possibles. En effet, un aigle noir, couronné, surplombant une tour apparaît sur le blason de la ville comme de la province. L’origine de ce blason n’est pas connue non plus mais l’aigle pourrait être celui de la famille Doria, une des familles nobles, anciennes et puissantes de Gênes, qui possédait un palais à La Spezia qu’ils occupèrent jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Au Moyen-Âge, au sein des cités italiennes, dont Gênes, deux camps s’affrontaient : les guelfes (partisans du pape, et opposants à la présence impériale en Italie) et les gibelins (favorables à l’empereur germanique). Les Doria prirent le parti des gibelins. Au début du XIVème siècle (1310 ou 1311), Henri VII du Luxembourg, alors Roi des Romains, vint se faire couronner Empereur du Saint-Empire en Italie. Afin de récompenser un de ses fidèles alliés, Henri VII accorda à la famille Doria d’afficher l’aigle impérial sur ses armes.

#376 – Asante Kotoko SC : Porcupine Warriors

Les guerriers porcs-épics. Le début de l’autre grand club ghanéen (honneur partagé avec le Hearts of Oak) furent laborieux. Tout commença à l’époque coloniale lorsque Kwasi Kumah, un natif de Kumasi, devint chauffeur d’un colonel Ross, officier anglais au sein de la Gold Coast Artillery Force. La fréquentation de cet officier lui permit de découvrir le football pratiqué par l’élite coloniale et qui se développait dans la capitale, Accra. Il développa un tel intérêt pour le football qu’il nourrit l’ambition de former son propre club. De retour dans la ville de Kumasi en 1924, il créa le club de Kumasi Rainbow. Les 10 premières années de ce nouveau club furent chaotiques, peinant à trouver une identité. En 1926, le nom changea pour Ashanti United après que les dirigeants avaient réussi à recruter un certain nombre de jeunes étudiants prometteurs venant de 2 écoles différentes. En 1931, il fut à nouveau décidé de changer le nom pour Kumasi Titanics. Ce changement de nom n’aida pas au développement du club, la plupart de ses joueurs, qui étaient fonctionnaires, ayant dû quitter Kumasi. Nouveau changement de nom en 1934 (Mighty Atoms) mais sans impact sur la vie du club. En 1935, James Frimpong, un enseignement de Kumasi, entraîna quelques jeunes garçons énergiques de son école dans le club et proposa également de changer le nom pour Asante Kotoko. Selon certaine version, un sage lui aurait prédit que ce nom leur porterait chance et, sans un prophète, il était évident que ce nom serait un plus pour aider le club. En effet, Asante est le nom du peuple vivant dans la région de Kumasi et Kotoko signifie porc-épic, le symbole de ce peuple et animal endémique. Le peuple Asante (ou Ashanti) développa un grand, riche et influent Empire au XVIIème siècle le long du lac Volta et du golfe de Guinée, avec comme capitale Kumasi. Le club fut officiellement inauguré et nommé ainsi le 31 août 1935, avec la bénédiction de l’Asantehene (l’Empereur), Nana Sir Osei Agyeman Prempeh II, qui en devint le premier président. Depuis que le club se plaça sous la garde et la tutelle de l’Asantehene et ses successeurs, il gagna en stabilité au niveau de son organisation et en soutien auprès de la population. Les résultats suivirent avec notamment 24 titres de champion du Ghana et deux ligues des champions de la CAF. Dans la langue de Asante (le twi), Asante signifie guerrier et le porc-épic est donc l’animal symbole de ce peuple. Ce dernier apparaît sur l’emblème du club, avec une apparence menaçante. Il symbolise l’esprit de combat inflexible du peuple du royaume d’Asante. Cet esprit est également matérialisé, sur cet écusson, par la devise «Kum Apem a, Apem Beba» (tuez mille, et mille autres viendront).

#374 – Jaguares de Córdoba : los Felinos

Les félins. Ce surnom provient du nom du club qui fait la part belle au jaguar. Le choix de cet animal ne résulte évidement pas du hasard. En effet, le club réside dans la ville de Montería, qui se situe dans le département de Córdoba. Or, la ville comme le département affichent sur leur blason le jaguar. La Colombie et le département de Córdoba constituent une partie de l’aire de répartition du félin, ce qui en fait naturellement un symbole pour la région. Un symbole en réalité ancien. Car, le jaguar était un animal mystique pour la civilisation pré-colombienne des Zenú (ou Sinú) qui vivait dans un territoire correspondant aux actuels départements de Córdoba et de Sucre, entre 450 et 1500 après J.C.. De manière générale, de nombreux peuples préhispaniques (Aztèques, Mayas, Kogi, Muisca, Embera …) avaient une fascination pour ce félin. Tout d’abord, le jaguar, dans son milieu naturel, est le prédateur par excellence, un chasseur précis, le plus fort des carnivores du continent américain. Voyageant librement à travers toutes les zones de son territoire, il représentait le guerrier, le gardien de la lignée et le souverain. D’où, beaucoup se prétendait descendant du jaguar; parfois considéré parmi le premier habitant de la terre. En plus de sa relation symbolique avec la force et le pouvoir, son rugissement rauque, profond et sonore, semblait être la garantie du bien-être du milieu naturel. Il annonçait alors l’arrivée des pluies et, avec elles, une nature luxuriante, des sols fertiles. Enfin, la figure du jaguar était transcendantale et permettait au chaman de faire le lien avec la nature environnante. Ainsi, ce félin représentait souvent dans cette mythologie l’harmonie entre les êtres humains et la nature. Résultat, pour un club avec si peu d’histoire (sa fondation eut lieu en 2012 en reprenant les activités du Sucre FC), se rattacher à un animal endémique de la région, à la symbolique forte et présent dans la mythologie locale, c’était du pain béni pour s’ancrer auprès des supporteurs.

#373 – Fenerbahçe SK : Sarı Kanaryalar

Les canaris jaunes. Avec un tel surnom, on comprend immédiatement à quoi il fait référence. Le surnom de « canaris » est souvent utilisé par les équipes évoluant en jaune (Norwich cf article #51, FC Nantes cf article #208, JS Kabylie cf article #323 et KuPS cf article #365) mais, dans ce cas, le club turque a fait une belle tautologie. Pour sa défense, tous les canaris ne sont pas jaunes. Toutefois, la question ne se situe pas là et par ce surnom, il est surtout souligné la seule couleur qui demeura toujours sur le blason et les maillots du club : le jaune. En effet, en 1907, les fondateurs marièrent d’abord le blanc au jaune car ces couleurs rappelaient les camomilles qui fleurissaient dans les prés de Fenerbahçe. Peu de temps après, en raison d’un problème de « qualité » de ces maillots jaunes et blancs (cf article #131), le club dut en acheter des nouveaux. Sauf que ces derniers n’étant pas disponibles immédiatement, l’un des dirigeants décida de se rabattre sur des maillots jaunes et bleus que le fournisseur avait en réserve. Depuis lors, le jaune et le bleu sont les couleurs officielles.

Le surnom apparut avec un légendaire joueur du club, le gardien de but Cihat Arman, qui a joué pour Fenerbahçe entre 1939 et 1952. Ayant une certaine aisance dans ses sorties aériennes et multipliant les parades acrobatiques, il était connu comme « l’homme volant ». Puis, comme il portait généralement un pull jaune pendant les matchs, les fans finirent pas l’appeler le canari jaune. L’expression serait exactement apparue lors d’un match lorsqu’un spectateur scanda, suite à une nouvelle envolé du gardien dans sa cage, « Hey yavrum kanaryama bak, yine uçtu » (Hé, bébé, regarde mon canari, il a encore volé.). Après sa retraite, la jeune équipe de Fenerbahçe qui prit la relève fut également appelé les canaris jaunes.

#366 – Hellas Vérone FC : i Mastini

Les mastiffs. Si le nom du club fait référence à la Grèce antique (Hellas), pour ses couleurs comme son blason, le club fit appel à l’histoire de la ville. En 1945, le blason du club évolua en fusionnant le symbolisme de la ville (une croix or sur fond bleu) avec celui de sa province (une échelle d’argent sur fond rouge). La province rendait ainsi hommage à une célèbre famille noble véronaise, Della Scala (ou Scaligera). À Vérone, cette famille apparut à partir de la fin du XIème siècle et faisait partie de la classe aisée. Ses membres étaient des hommes de loi et faisaient partie de l’administration municipale. Puis, en 1259, un des membres de la famille, Mastino I della Scala, devint Podestat de Vérone. A partir de là, la famille Della Scala exerça son emprise sur les affaires communales jusqu’à quasiment la fin du XIVème siècle. Ses armes affichaient donc une échelle (scala en italien) blanche sur fond rouge. Elles évoluèrent avec l’ajout de part et d’autre de l’échelle de deux mastiffs se faisant face, en l’honneur de ses deux plus illustres membres, Mastino I et Mastino II (mastino étant un prénom et le mot italien pour mastiff). En 1984, le Hellas changea de blason et fit appel alors à l’agence de publicité Orti Manara, avec l’objectif d’apposer ce nouveau logo sur les maillots. Le choix des dirigeants se porta sur un blason, qui renforçait le symbolisme avec la famille Scala, avec deux têtes de mastiff en forme de « V », partagé au centre par la fameuse échelle. Depuis cette date, les mastiffs ne quittèrent plus le blason du club et devint le surnom de l’équipe.

#365 – Kuopion Palloseura : Kanarialinnut

Les canaris. Assez naturellement ce surnom se réfère à la couleur jaune des maillots du club finlandais. En Mars 1923, 16 personnes se réunirent afin de créer un club de football à Kuopio, qui fut finalement fondé le 16 Mars 1923, en présence de 25 membres. Les premiers équipements de l’équipe étaient rayés noir et vert avec un short blanc. Mais, au regard de la difficulté de trouver des tissus verts, les dirigeants décidèrent de changer de couleur en 1935. Différentes options furent étudiées mais finalement, le choix se porta sur des maillots rayés noir et jaune, les couleurs traditionnelles de la Savonie. Cette dernière est une province historique de la Finlande, habitée par les Savoniens, et dont Kuopio était une des capitales administratives au XIXème siècle.

#361 – CD Guadalajara : las Chivas

Les chèvres. Ce surnom provient de la rivalité qui anime les deux clubs de la ville de Guadalajara : le CD et l’Atlas FC. Suite à une victoire du CD face à l’équipe de Tampico, sur le plus faible des scores (1-0), le 1er octobre 1948, le journal El Informador publia le résumé de la rencontre sous le titre « Jugaron a las carreras y ganaron las ‘chivas’ uno a cero » (ils ont courus et les chèvres ont gagné 1-0). L’article avait pourtant été écrit par un journaliste, Manuel Gómez Gutiérrez, fan du CD, mais un autre journaliste, Martín del Campo, supporteur de l’Atlas, avait été chargé de relire et de donner un titre à la chronique de son partenaire. Le ton de l’article fut tout aussi sévère avec la prestation du CD : « Uno de los partidos más desastrosos que hemos presenciado en los torneos de Liga Mayor…No valió la pena el evento, que se fue haciendo tedioso a medida que transcurría, pues los jugadores se concretaban a ejecutar carreras por todos lados, sin organizar ningún avance digno de mención…El verdadero futbol brilló por su ausencia » (Un des matchs les plus désastreux auxquels nous ayons assisté dans le championnat mexicain … L’événement n’en valait pas la peine, c’est devenu fastidieux au fur et à mesure que le temps passait, car les joueurs faisaient des courses partout, sans s’organiser, aucune attaque digne d’être signalée … Le vrai football a brillé par son absence). Aux yeux des journalistes, le club avait gagné mais en déroulant un jeu digne des chèvres. Pourquoi prendre comme référence des chèvres plutôt qu’un autre animal ? Pendant le match, les journalistes entendirent, provenant du rang des supporteurs, un cri « ¡Míralos, parecen Chivas! » (regardez on dirait des chèvres). Le spectateur faisait alors référence à un joueur du CD qui avant chaque centre, sautillait à côté du défenseur de Tampico, motivant la comparaison avec les chèvres. Evidemment, suite à l’article, les rivaux de l’Atlas reprirent le terme de chivas pour désigner de manière désobligeante les fans et l’équipe du CD. Et comme souvent, le mot ironique ou insultant utilisé par les fans adverses est devenu une référence pour le club moqué. En effet, un an plus tard, en 1949, les joueurs du CD rentrèrent sur le terrain accompagnés d’une chèvre habillée aux couleurs de l’équipe. Le gardien de but de cette équipe lança alors cette phrase qui immortalisa ce surnom : « ¡Sí, somos «Chivas» y qué! ¡Decir «Chivas» es decir Guadalajara! » (Oui, nous sommes des chèvres et alors ! Dire chèvres c’est dire Guadalajara).