#389 – Willem II Tilburg : Tricolores

Les tricolores, le club arbore un maillot rayé avec 3 couleurs : blanc, bleu et rouge. Ce choix de couleur n’a rien à voir avec la France mais reprend évidemment les couleurs du drapeau national des Pays-Bas. Lors de sa fondation en 1896, les membres décidèrent de donner à leur club le nom de Tilburgia. Ils optèrent donc pour les couleurs bleu et jaune qui étaient celles de la ville de Tilburg. Mais le 14 janvier 1898, les fondateurs décidèrent de rendre hommage à l’ancien Roi des Pays-Bas, Guillaume II d’Orange-Nassau, en renommant le club Willem II. Ce Roi était attaché à la ville de Tilburg. Il y avait établi son campement militaire lorsqu’il tenta de briser la révolution belge en 1831. Puis, il s’y rendit régulièrement en villégiature et y fit même débuter la construction d’un chateau. Enfin, il y mourut en 1849. Il aurait même déclaré « Hier adem ik vrij, hier voel ik mij gelukkig » (Ici, je respire librement et je me sens heureux). En se liant à la maison royale d’Orange-Nassau, et sachant que le choix des couleurs bleu et jaune ne faisait pas l’unanimité, à la fin de l’année 1898 (le 20 Novembre) le club opta pour un maillot orange. En 1902, cette tenue fut échangé contre un maillot blanc accompagné d’une ceinture orange et d’un pantalon noir. Parfois, la ceinture orange était remplacée par une ceinture bleu-blanc-rouge, première pointe tricolore. Mais, rapidement en 1903, l’équipe arbora un nouveau maillot à carreaux rouge et noir. Cet excentricité ne convint personne et lors de la saison 1903-1904, le choix se porta sur le maillot actuel, à rayure bleu, blanc et rouge (avec une ceinture rouge et un short bleu). A l’époque, sans avoir fait parti des fondateurs, la famille van den Bergh, riche fabricant de laine et de couverture, était très impliquée dans la vie du club. Par exemple, le 11 novembre 1897, cinq membres de la famille faisaient partie de l’équipe affrontant le Sparta Rotterdam. Surtout, en 1903, un de ses représentants, Frits, présidait le club. Or, certains membres de cette famille, dont Frits, avaient fréquenté l’école supérieure de textile d’Enschede. Son club de football, dénommé «Prinses Wilhelmina» du nom de la souveraine des Pays-Bas, portait un maillot rouge, blanc et bleu. Les van den Bergh apportèrent ces maillots à Tilburg qui les adopta car ils représentaient bien l’attachement du club à la famille royale et au pays. Le short lui hésita entre noir et blanc jusqu’au choix définitif du blanc lors de l’assemblée générale du 6 juillet 1927. Ce maillot tricolore fit comparer les joueurs à des caméléons mais le club et ses supporteurs en étaient fiers. En juin 1952, Naud van der Ven et Jan Hombergen composèrent une marche en hommage au club et l’une des strophes précisait :

Hecht verbonden met Oranje,Verknocht aan ’t koninklijk gezin, Zweren wij bij ’t vaandel met rood-wit-blauw erin (Près d’Orange, connecté à la famille royale, Nous ne jurons que par la bannière avec du rouge-blanc-bleu dedans)

et le refrain :

Het rood, de kleur van de liefde, verbindt zich met smet’loos wit aan het blauw, Teken van trouw (Le rouge, la couleur de l’amour, se connecte avec la pureté du blanc et au bleu, signe de fidélité)

Sous l’occupation nazi, toute représentation nationale, tel qu’afficher le drapeau des Pays-Bas, était prohibée. Le club fut pourtant le seul autorisé à conserver son maillot ainsi que son nom royal pendant toute la période de guerre. Mais, sa notoriété devait être limitée auprès des soldats allemands car un supporteur raconta plus tard qu’un membre de sa famille fut emprisonné 6 mois pour avoir porté un pins’ de Willem II Tilburg, qui était donc au couleur des Pays-Bas. En tout cas, pendant la guerre, les Tricolores étaient généralement chaleureusement accueillis par le public lors des matchs à l’extérieur. Malgré cette symbolique et notoriété forte, dans les années 40 et 50, la traditionnelle chemise tricolore fut régulièrement remplacée par une chemise rouge vif, orange ou bleue. En plus de 100 ans à utiliser ce maillot tricolore, il y eut évidemment quelques tentatives de le faire évoluer ou de le mettre au placard. Notamment qu’en un sponsor arrivait. En septembre 1982, l’équipe se présenta à domicile contre Feyenoord dans un maillot vert vif, couleur du sponsor principal, la marque japonaise Sansui. Il fut rapidement rangé au profit du maillot traditionnel. En 1984, nouvelle tentative avec l’arrivée d’un sponsor. Le nouveau maillot était certes tricolores mais les rayures étaient concentrées au centre dans un scapulaire allongé, le reste demeurant blanc. Les supporteurs comme les instances rappelèrent l’importance des symboles et donc de conserver la fameuse tunique rayée du club. Message entendu, ce maillot fut immédiatement remisé sans même avoir été porté. Parfois, même en conservant le maillot classique, des réalisations malheureuses eurent lieu. En 1986, lors des célébrations de son 90ème anniversaire, les joueurs portèrent des maillots et des shorts rayés des 3 couleurs. C’était un peu trop de rayures et de couleurs pour les adversaires et les supporteurs. Ces derniers, tout comme l’entraineur du club, trouvèrent que les joueurs n’étaient plus simplement des caméléons mais étaient devenus des gens du cirque. Finalement, les créations originales, notamment en s’accordant avec la couleur du sponsor, se limitèrent par la suite seulement au maillot extérieur.

#378 – FC Bâle : RotBlau

Les rouges et bleus. En lisant l’article #200, on apprend que le club catalan aurait choisi ses couleurs rouge et bleu sous l’influence de l’un de ses fondateurs, Hans-Max Gamper, citoyen suisse et passionné du FC Bâle où il évolua. Si cette version est vrai (le FC Barcelone défend une autre idée), la question maintenant est de savoir pourquoi le club suisse choisit ces deux couleurs qui lui donna son surnom. Roland Geldner publia dans le journal Basler Nationalzeitung dans son édition du 12 novembre 1893 une annonce proposant l’idée de créer une équipe de football et invitant toute personne intéressée à se retrouver le mercredi suivant à 8h15 au restaurant Schuhmachern-Zunft. Onze hommes (des membres d’un club d’aviron, une poignée d’universitaires et un journaliste sportif) répondirent à l’annonce et se réunirent donc pour fonder le Fussball Club Basel le 15 novembre 1893. Les couleurs du club furent le rouge et le bleu dès le premier jour. Les membres venant du Basler Ruder-Club, association fondée en 1884 et dont les couleurs étaient (et sont toujours) le rouge et le bleu, proposèrent de reprendre ses couleurs. Dans le col du maillot actuel le cri de guerre des supporteurs, il est inscrit « Rot isch unseri Liebi, Blau die ewigi Treui, Basel unseri Stadt » (Rouge est notre amour, Bleu notre éternelle loyauté, Bâle notre ville).

#359 – Dundee FC : the Dark Blues

Les bleus foncés. À la fin du XIXème siècle, deux clubs dominaient les rencontres de football dans la ville de Dundee : East End et Our Boys. Les deux clubs furent fondés en 1877 et décidèrent de fusionner en mai 1893 pour former le Dundee FC. L’objectif était de créer un club capable d’évoluer dans la première division écossaise, qui venait de naître. East End évoluait dans un maillot rayé blanc et bleu. Au départ, le bleu fut royal pour finir en 1893 en bleu ciel. Entre temps, il y eut différentes variations, principalement sur des maillots blancs. En revanche, dès 1890, le short se dirigea vers un bleu foncé. Côté Our Boys, il y eut plus de régularité puisque même s’il y eut quelques changements mineurs, la couleur bleu marine demeura la principale. Résultat en 1893, le nouveau club alterna entre les tenues de ces deux clubs fondateurs pour jouer. Puis, de 1896 à 1902, le club changea radicalement avec un maillot blanc et un short noir. Ces années ne furent pas flamboyantes pour le club tant du point vue sportif que financier, le club échappant en 1899 à la faillite. En 1902, le club revint aux maillots bleus marines et termina second du championnat, son meilleur résultat. Au vue de cela, la direction conserva le bleu marine comme couleur et celle-ci devint la couleur traditionnelle de l’équipe jusqu’à aujourd’hui.

#354 – CSKA Moscou : красно-синие

Les rouge et bleu. Les origines du CSKA Moscou remonte à l’Empire Russe avec la section football ouverte en 1911 par Обществе любителей лыжного спорта (Société des Amateurs de Sports de Ski), abrégé en OLLS. Lors du premier match officiel, qui eut lieu le 14 août 1911 contre l’équipe de Vega, les joueurs de l’OLLS jouèrent avec des maillots bleus foncés et des shorts blancs, aux couleurs du club mère. Ces couleurs demeurèrent jusqu’en 1938. Pourtant, entre temps, les « actionnaires », le nom comme le blason du club changèrent profondément.

Suite à l’avènement de l’Union Soviétique, les anciens structures sportives, telles que OLLS, furent dissoutes et les infrastructures et les joueurs furent repris au sein de nouvelles entités liées à des sociétés étatiques ou des syndicats ouvriers. Ainsi, souhaitant développer la formation générale et militaire des pré-conscrits ainsi que la récupération physique des soldats de l’Armée Rouge, cette dernière intégra l’ancien OLLS en son sein. A ce moment, le blason du club changea pour afficher une étoile rouge sur fond bleu. Puis, lors du dixième anniversaire de l’Armée Rouge, le 23 février 1928, la Maison Centrale de l’Armée Rouge vit le jour, où le club emménagea dès le mois de mai suivant et prît à partir de là le nom CDKA (Центральный дом Красной армии – Maison centrale de l’Armée Rouge). Le bleu du blason disparut pour laisser la place à la couleur or, qui va durer jusqu’en 1951. Pourtant, en 1938, quand le club choisit définitivement ses nouvelles couleurs, il opta pour le rouge et bleu. Le rouge était évidemment une référence directe à l’Armée Rouge. En revanche, la raison du bleu est inconnue. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées. Les dirigeants ont peut-être souhaité conserver la principale couleur du club depuis ses origines et qui, à un moment, apparaissait sur le blason au côté du rouge. Le bleu était également assez répandu dans le football et ceci peut-être influa sur le choix.

En tout cas, les couleurs ne furent pas figées pour l’éternité. Lorsque le CSKA était dirigé par l’entraineur Konstantin Beskov (saison 1961-1962), l’équipe des militaires jouait le plus souvent en blanc. Et au milieu des années 60, un uniforme noir s’imposa lors de quelques matchs. De la fin des années 1970 au début des années 1990, les joueurs du CSKA évoluaient principalement dans des maillots rouges avec des shorts blancs … les couleurs de son rival du Spartak. Depuis lors, le club est revenu à ses couleurs traditionnelles du rouge et bleu.

#349 – Inter Milan : Nerazzurri

Les noirs et bleus. La tenue traditionnel de l’Inter se compose d’un maillot à rayures verticales noires et bleues, combinée avec un short et des chaussettes noirs (à partir de 1924, avant le short étant blanc). En 1908, une dissidence se créa au sein du Milan Cricket and Football Club (futur AC Milan) et le 9 mars, un groupe d’italiens et de suisses s’éloignèrent du Milan, en fondant l’Internazionale. Les raisons de ce schisme étaient multiples mais la principale demeura le refus du Milan d’intégrer des joueurs étrangers. Les dissidents créèrent donc un club qui acceptait des joueurs étrangers sans limites ainsi que des italiens (d’où le non Internazionale). La fondation eut lieu au restaurant « Orologio » de la Piazza del Duomo à Milan, le 9 mars 1908, en fin de soirée.

Le peintre futuriste Giorgio Muggiani, l’un des membres, réalisa le premier blason du club et choisit également les couleurs du club, noir et bleu. Un des fondateurs déclara plus tard que « Questa notte splendida darà i colori al nostro stemma: il nero e l’azzurro sullo sfondo d’oro delle stelle. Si chiamerà Internazionale, perchè noi siamo fratelli del mondo » (Cette merveilleuse nuit donnera les couleurs de notre blason : noir et bleu sur le fond doré des étoiles. Il s’appellera International, parce que nous sommes frères du monde). Le choix du noir et du bleu résulterait donc du moment de la création du club, en représentant les couleurs du ciel.

Mais, la réalité serait moins « romantique ». Une des premières versions raconte que le bleu fut choisi car, à l’époque, il existait des crayons bicolores, rouge d’un côté et bleu de l’autre. Symboliquement le bleu était opposé au rouge, couleur qui était celle de l’ancien club des dissidents et futur rival, l’AC Milan. Mais, selon une autre version encore moins poétique, le peintre n’avait que deux couleurs sur sa palette : le noir et le bleu.

En 1928, suite à la fusion avec l’Unione Sportiva Milanese, imposée par le régime fasciste, le club fut contraint d’adopter un maillot blanc arborant une immense croix-rouge (reprenant alors le drapeau de Milan) accompagné d’un short noir. Cependant, déjà la fin de la même saison, l’Inter recommença à porter les rayures verticales noires et bleues plus habituelles.

#331 – Liverpool FC : Negriazules

Les noir et bleu. Il s’agit bien évidemment d’une référence aux couleurs du club, qui a toujours évolué avec ces deux couleurs. Né en 1915, les fondateurs optèrent pour le nom de Liverpool pour rendre hommage à l’équipe anglaise des Reds, déjà deux fois championne d’Angleterre à cette époque. Non seulement les anglais inventèrent le football mais surtout au début du XXème siècle, ils l’exportèrent un peu partout dans le monde. Sous influence et dans l’admiration, les jeunes qui créaient des clubs souhaitaient les angliciser, soit dans le choix du nom, soit dans celui des couleurs ou du style de maillot. L’Uruguay n’échappa pas à cette mode et ainsi naquit le Montevideo Wanderers (cf article #150), Dublin FC ou encore le Bristol FC. Les membres fondateurs du Liverpool FC, étudiants du Colegio de los Padres Capuchinos, cherchèrent également un nom anglais et se penchèrent donc sur une carte du pays. L’un d’eux, José Freire, arrêta ses yeux sur la ville de Liverpool et se souvint de l’insistance de son professeur de géographie à mentionner cette ville comme le principal port exportateur de charbon d’Angleterre. Ainsi, presque tous les navires anglais qui opéraient à Montevideo provenaient de Liverpool. Un lien existait donc entre les deux villes et son équipe de football était forte. Ceci justifia de retenir Liverpool comme nom. Toutefois, l’hommage rendu au club anglais se limita au nom car les fondateurs retinrent les couleurs noir et bleu (et non le rouge). En fait, ils souhaitèrent cette fois rendre hommage à deux autres clubs de football mais uruguayens. Le bleu était associé au club dénommé Titán, champion d’une ligue régionale. Le noir était la couleur du club de Defensa, une autre équipe renommée de l’époque.

#330 – SK Sigma Olomouc : Modrá Lavina

L’avalanche bleue. Fondé en 1919, le club opta pour la couleur bleue seulement à la fin des années 60. A sa fondation, par manque de moyen, les joueurs apportèrent leurs propres équipements et épinglaient simplement un écusson siglé FHK (FK Hejčín était l’ancien nom) sur leur vêtement. Quelques années après, le club s’équipa grace au soutien d’un ancien légionnaire tchèque, Alois Trefil. Les maillots étaient alors noirs, avec des cols et des poignets blancs.

Dans l’Union soviétique communiste et dans ses satellites d’Europe de l’Est comme la Tchécoslovaquie, tous les aspects de la vie sociale étaient politisés, y compris le passe-temps le plus populaire sur le continent à l’époque : le football. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, où les organisations civiles furent appauvris, les clubs tchèques soutenus avant guerre par de riches mécènes recherchaient dans cette nouvelle organisation des nouveaux sponsors. Ainsi, en 1947, le club s’associa une première fois à un sponsor, l’usine sidérurgique, Moravské Železárny (MŽ), en changeant de nom, TJ MŽ Olomouc. Puis, en 1966, si le club voulait franchir un cap et rejoindre l’élite footballistique tchécoslovaque, il fallait se lier à une entreprise économiquement forte. Sigma, une société spécialisée dans les pompes industrielles, dont le siège se situait à Lutín, dans le district d’Olomouc, apporta son soutien financier au club. L’entreprise avait le vent en poupe à cette époque. En 1965, le groupe Sigma, qui regroupait tous les fabricants de pompes et de vannes de l’ancienne Tchécoslovaquie, fut créé. Et 3 ans plus tard, la société allait fêter son centenaire.

Ce soutien financier modifia la symbolique du club de football. D’une part, le nom du club intégra celui de l’entreprise. D’autre part, le club adopta les couleurs de l’entreprise, bleue et blanche. Pourtant, dans les 40 qui suivirent, le club osa quelques nouveautés vestimentaires, rouge, orange voire même des maillots verts et noirs à rayures horizontales. Mais, ces excentricités ne durent jamais très longtemps car ces couleurs n’avaient aucun lien avec l’histoire du club.

#316 – NK Osijek : Bijelo-plavi

Les blancs et bleus. En 1947, le club fut fondé sur les ruines de certains anciens de la ville, en particulier du Slavija Osijek, et en fusionnant les récents clubs de FD Udarnik, FD Jedinstvo et SD Bratstvo. Après la seconde guerre mondiale, le football en Yougoslavie devait se reconstruire car soit les clubs sportifs avaient disparus, emportés par la guerre, soit ils avaient été dissouts par le régime communiste pour collaboration avec les nazis. Si le Slavija Osijek jouait en noir et blanc pendant l’entre-deux guerre, le nouveau club, connu sous le nom de FD Proleter, opta pour les couleurs rouge et bleu, pour une raison inconnue. Peut-être que ces couleurs furent tirer de celles apparaissant sur les armoiries de la région de Slavonie, dont Osijek est la principale ville. Ces armoiries se découpaient en 3 bandes, dont deux bleues, représentant des rivières, et une rouge au centre, et remontaient à la fin du XVème siècle. Après quelques évolutions, notamment en se mariant avec des sections sportives d’autres clubs (tels que la boxe ou et l’athlétisme), le club de football reprît son indépendance en 1967 et changea de nom pour devenir le NK Osijek. Avec ce changement, le club souhaita affirmer son origine et choisit de changer de couleurs, pour le blanc et bleu, au début des années 70. Ces deux couleurs étaient celles de la ville d’Osijek mais apparaissaient aussi sur le drapeau de la région de Slavonie (ce dernier se compose d’une bande verticale bleu et d’une bande verticale blanche). Depuis, la combinaison des couleurs blanche et bleue s’est diffusé dans le blason du club, les sièges du stade, les chants des supporteurs … et représente une part importante de l’identité du club. Avec ces nouvelles couleurs, le club vit également éclore l’un des plus grands représentants du football croate, Davor Šuker.

#287 – UC Sampdoria : Blucerchiati

Les bleus cerclés. La Sampdoria n’a peut-être pas le palmarès et l’aura de la Juventus ou de l’AC Milan mais possède un maillot reconnaissable, considéré comme un des plus beaux du monde. En 2012, le magazine italien Guerin Sportivo a classé le maillot original des années 1940 à la 4ème place – et première, en ce qui concerne les clubs – parmi les 100 plus belles tenues de l’histoire du football. En 2016, le magazine français So Foot plaça le maillot de la Sampdoria du début des années 1990 à la 2ème place parmi les plus beaux maillots de football de tous les temps. Et c’est ce maillot qui donne naissance à ce surnom. L’UC Sampdoria fut créé le 12 août 1946 par la fusion des sections footballs de deux clubs génois : Società Ginnastica Comunale Sampierdarenese (fondé en 1891) et Società Ginnastica Andrea Doria (fondé en 1895). Le premier évoluait en Série A mais rencontraient des difficultés financières tandis que le second avait été exclu de l’élite mais disposait de liquidités suffisantes. Dans cette fusion, aucun des deux clubs ne souhaitaient perdre son identité dans la nouvelle structure. Il fut alors décidé de créer le nom du nouveau club en réunissant partiellement ceux des anciens : Sampierdarenese-Andrea Doria. Puis, pour le maillot, la somme des deux anciens fut également réalisée. Sampierdarenese évoluait dans un maillot blanc avec une bande noire et une bande rouge horizontales. Andrea Doria affichait un maillot à moitié bleu et à moitié blanc. Le résultat fut donc ce fabuleux maillot bleu brisé par une bande noire et une bande rouge horizontales, comprises dans des bandes blanches. Un maillot bleu cerclé par ses bandes blanches, noire et rouge. L’origine des couleurs des deux clubs est inconnue. Dans une chanson célébrant le seul Championnat d’Italie remporté par l’équipe en 1991 dénommée « Uno scudetto nel cuore » (un championnat dans mon coeur), les auteurs disent : « il mare ha proprio quel blu e il bianco è quello del suo vente il nero di un temporale che si allontana nel sole se aggiungi il rosso del cuore andrai oltre je limiti dell’impossibile, delle parole inutile, più à alto delle nuvole » (La mer est bleue et aussi blanche que son sel, l’obscurité de la tempête qui s’en va au soleil. Si vous ajoutez la couleur du coeur, rouge, vous irez au-delà des limites de l’impossible, en haut du classement, plus haut que les nuages).

#275 – Atalanta Bergame : Nerazzurri

Les noirs et bleus, couleurs traditionnelles du club. Même si les maillots du club de Bergame sont similaires à ceux du grand voisin milanais de l’Inter, aucun des deux ne fut inspiré pour le choix de ses couleurs par l’autre clubs. L’Atalanta fut plutôt influencé en partie par un autre club italien.

En 1907, l’année de sa fondation, Atalanta adopta une tunique noire et blanche à fines rayures verticales, avec des shorts normalement noirs, inspiré par la Juventus. Cet uniforme resta jusqu’à la saison 1920. En 1919, les deux clubs de Bergame, l’Atalanta et le Bergamasca, se retrouvait au sein de la Première Catégorie, le plus haut niveau de compétition organisé par la fédération italienne (FICG). Pour cette dernière, il ne pouvait avoir deux clubs de la ville de Bergame au sein de l’élite et elle édicta qu’un seul club de Bergame pouvait participer à la Première Catégorie pour la saison 1919-1920. Leur rivalité étant trop forte, la fusion fut écartée et un barrage fut organisée et remportée par l’Atalanta. Finalement, un an après, les deux clubs se résolurent à fusionner pour donner naissance à l’Atalanta e Bergamasca di Ginnastica e Scherma, simplifié plus tard dans l’actuel Atalanta Bergamasca Calcio. L’Atalanta jouait donc avec un maillot rayé blanc et noir tandis que Bergamasca arborait un maillot rayé bleu et blanc. Les membres du club fusionné choisirent de ne pas retenir la couleur commune aux deux équipes, le blanc. A la place, en mémoire des deux précédentes équipes, ils optèrent pour le bleu de Bergamasca et le noir de l’Atalanta.

Dans les premières années suivant la fusion, le maillot s’organisait verticalement en une moitié noire et l’autre bleue. Ce fut qu’après quelques saisons, que le maillot s’agrémenta de rayures verticales noires et bleues.