Les petits prieto. Prieto est un terme de l’espagnol mexicain (que l’on retrouve aussi en République Dominicaine) qui désigne une personne à la peau sombre. Au début du XXème siècle, lorsque le football s’exporta au Mexique, ce sport était tout d’abord pratiqué par les expatriés anglais puis se propagea dans la bourgeoisie mexicaine via les écoles privées de la capitale (où étudiaient les enfants des expatriés britanniques). Toutefois, à l’image de son développement en Europe, le football se diffusa petit à petit dans toutes les classes de la population, en particulier dans les banlieues populaires. Mais le manque de moyen empêcha aux équipes d’ouvriers de structurer une association officielle. Ce fut le cas pour Trinidad Martínez et un groupe d’amis, employés dans l’usine de chaussures Excelsior, qui se réunissaient régulièrement dès 1916 pour jouer des matchs informels. Il leur fallut attendre 1918 pour enfin officiellement fonder un club de football, du nom de Sinaloa, qui devint en 1921 Atlante. Durant les années 30, Atlante étaient toujours supportés par des personnes aux origines modestes. Or dans la société inégalitaire mexicaine, les membres des classes populaires avaient pour beaucoup la peau matte. Ainsi, Atlante hérita du surnom prietitos. Surtout que les adversaires du club à l’époque était des associations nées au sein de la bourgeoisie (America), parmi les mexicains d’origine hispanique (CF Asturias, Real Club España) ou les colonies européennes (Germania FV) dont les membres avaient naturellement la peau plus claire.
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#403 – FC León : la Fiera, el León
La bête féroce, le lion. Ces deux surnoms sont intiment au nom de la ville mexicaine. Territoire habité à l’époque préhispanique par divers groupes indigènes, León, officiellement León de los Aldama, fut fondée le 20 Janvier 1576 par Juan Bautista de Orozco, sur ordre du Vice-Roi Martín Enríquez de Almanza. Le nom de Villa de Leon lui fut donné pour honorer les origines du Vice-Roi qui serait né à Toro, une ville se situant dans l’ancien Royaume de Léon. Ce dernier était un des royaumes médiévaux de la péninsule Ibérique, successeur du Royaume de Galice et avait pour capital la ville de Léon. Or, Léon signifiant Lion en espagnol, naturellement le Royaume (comme la ville d’ailleurs) prit le lion comme armoirie dès le règne d’Alphonse VII, qui symbolisait à la fois la personne du Roi comme le Royaume. L’origine du nom de la ville et du Royaume de Léon provient de la présence de la Légion Romaine (Legio VII Gemina) qui s’installa à l’emplacement de la ville actuelle. Legio, terme latin pour légion, dériva en Léon au fil des époques, car le « g » ne se prononçait plus (en passant par les formes Leio ou Leyón). Donc, la nouvelle de ville Léon au Mexique prit le nom mais également ajouta deux lions à ses armoiries. Un pour le Royaume de Léon. L’autre car un lion figurait également sur les armes du Vice-Roi.
#361 – CD Guadalajara : las Chivas
Les chèvres. Ce surnom provient de la rivalité qui anime les deux clubs de la ville de Guadalajara : le CD et l’Atlas FC. Suite à une victoire du CD face à l’équipe de Tampico, sur le plus faible des scores (1-0), le 1er octobre 1948, le journal El Informador publia le résumé de la rencontre sous le titre « Jugaron a las carreras y ganaron las ‘chivas’ uno a cero » (ils ont courus et les chèvres ont gagné 1-0). L’article avait pourtant été écrit par un journaliste, Manuel Gómez Gutiérrez, fan du CD, mais un autre journaliste, Martín del Campo, supporteur de l’Atlas, avait été chargé de relire et de donner un titre à la chronique de son partenaire. Le ton de l’article fut tout aussi sévère avec la prestation du CD : « Uno de los partidos más desastrosos que hemos presenciado en los torneos de Liga Mayor…No valió la pena el evento, que se fue haciendo tedioso a medida que transcurría, pues los jugadores se concretaban a ejecutar carreras por todos lados, sin organizar ningún avance digno de mención…El verdadero futbol brilló por su ausencia » (Un des matchs les plus désastreux auxquels nous ayons assisté dans le championnat mexicain … L’événement n’en valait pas la peine, c’est devenu fastidieux au fur et à mesure que le temps passait, car les joueurs faisaient des courses partout, sans s’organiser, aucune attaque digne d’être signalée … Le vrai football a brillé par son absence). Aux yeux des journalistes, le club avait gagné mais en déroulant un jeu digne des chèvres. Pourquoi prendre comme référence des chèvres plutôt qu’un autre animal ? Pendant le match, les journalistes entendirent, provenant du rang des supporteurs, un cri « ¡Míralos, parecen Chivas! » (regardez on dirait des chèvres). Le spectateur faisait alors référence à un joueur du CD qui avant chaque centre, sautillait à côté du défenseur de Tampico, motivant la comparaison avec les chèvres. Evidemment, suite à l’article, les rivaux de l’Atlas reprirent le terme de chivas pour désigner de manière désobligeante les fans et l’équipe du CD. Et comme souvent, le mot ironique ou insultant utilisé par les fans adverses est devenu une référence pour le club moqué. En effet, un an plus tard, en 1949, les joueurs du CD rentrèrent sur le terrain accompagnés d’une chèvre habillée aux couleurs de l’équipe. Le gardien de but de cette équipe lança alors cette phrase qui immortalisa ce surnom : « ¡Sí, somos «Chivas» y qué! ¡Decir «Chivas» es decir Guadalajara! » (Oui, nous sommes des chèvres et alors ! Dire chèvres c’est dire Guadalajara).
#307 – Cruz Azul : los Liebres, los Conejos
Les lièvres, les lapins. Même s’il ne s’agit pas du même animal, les supporteurs comme les journalistes utilisent indifféremment les deux. Pourtant, devenu mascotte du club, dénommé Blu, le conseil d’administration du club statua que la mascotte était un lièvre et non un lapin. Les origines de ce surnom sont multiples même si une version « officielle » se détache. En effet, dans les années 1960 (d’autres avancent dans les années 1940), l’équipe développa un style de jeu vertical, basé sur la vitesse et la mobilité des joueurs. En outre, comme à l’époque, l’équipe évoluait dans un maillot blanc, les supporteurs les comparèrent à des lièvres. Avec les années, ce lièvre se transforma en lapin. L’attribution du surnom fut facilité par le fait que les lièvres et lapins pullulaient dans la région d’Hidalgo où évolue le club. Une autre histoire est avancée et liée à l’usine de cimenterie, à l’origine de la création du club (cf article #81). Quand les ouvriers sortaient de l’usine après une journée de travail, ils étaient recouverts d’une poussière blanche, résidus de la production de ciment, et qui faisait penser au pelage du lapin. Enfin, une dernière histoire, plutôt ironique et assez peu répandue, prétend que ce surnom provient des qualités reproductrices des habitants de la région. Dans les années 50, les familles étaient souvent composées de plus de 5 enfants. Les footballeurs étaient encore plus prolifiques, leur moyen financier leur permettant d’entretenir de plus grandes familles. Les adversaires disaient alors qu’ils se reproduisaient comme des lapins.
#280 – CF Pachuca : los Tuzos
Les taupes. Les prescripteurs ont-ils été aveugles au moment de choisir ce surnom ? Il se sont plutôt inspirés de l’histoire de ce club et de sa région, berceau du football au Mexique. S’il existe un débat sur la date de création du club (1892, 1900 ou 1901), il est certain que sa fondation est due à la colonie anglaise établie à Pachuca et qui travaillait dans les mines d’argent et d’or de la ville. L’État d’Hidalgo, où se situe Pachuca, a toujours été un pôle majeur de l’activité minière au Mexique, avec une riche tradition remontant à l’époque coloniale.
Même si l’exploitation des riches ressources en or et argent, ainsi que de zinc et plomb, commença à l’époque préhispanique, la découverte des riches gisements d’argent de Pachuca et de Real del Monte par les conquistadors espagnols en 1552 marqua le début de l’histoire minière de la région. Depuis lors, de par sa proximité avec la capitale Mexico (une centaine de kilomètre), cette activité donna un essor extraordinaire à la ville et la modela car s’il existe des filons au Nord de la ville, la plupart des mines se trouvent à Pachuca même. Au XVIIIème siècle, la légende raconte que les lingots de métaux précieux provenant des mines de Pachuca étaient les plus purs. Mais, les difficultés d’exploitation en profondeur qui nécessitaient d’importants capitaux et des prises de risque plus importants associés au ralentissement économique liée à l’indépendance conduisirent à une dépression et la fermeture de nombreux puits. Au XIXème siècle, l’activité connut un nouvel élan grâce aux investissements étrangers, en particulier britanniques, qui réhabilitèrent les mines et modernisèrent l’extraction et le traitement des minéraux (chemins de fer, électricité, enrichissement du cyanure). En 1824, avec des associés anglais naquit la compagnie minière « British Company of Real del Monte » qui constitue encore aujourd’hui, sous le nom « Compañía Real del Monte y Pachuca », la principale société de l’État. La région d’Hidalgo est aujourd’hui le principal producteur de manganèse du Mexique et se classe au 2ème rang dans la production de phosphorite et, dans une moindre mesure, dans l’extraction d’or, d’argent, de plomb et de zinc. A Pachuca, l’extraction se concentre encore actuellement sur l’or, l’argent et le plomb. Selon le Service géologique mexicain, les districts miniers de Real del Monte et de Pachuca ont produit en 462 ans, 40 000 tonnes d’argent et 231 tonnes d’or, soit 16% de la production nationale d’argent et 6% de la production mondiale.
Pour rappeler ce passé minier, qui se déroulait donc sous terre, la taupe paraissait être l’animal adapté. Puis dans les années 20, le club avait du mal à demeurer en première division et effectuait le yo-yo avec la seconde voire la troisième division mexicaine. Le club donnait ainsi l’impression de passer plus de temps dans les profondeurs des championnats inférieures qu’à la lumière de la première division comme les taupes qui vivent principalement sous terre plutôt qu’à la surface.
#214 – CF Monterrey : los Rayados
Les rayés. Ce surnom fut décidé par les fans du club. En raison de la promotion du club en première division en 1956, le club décida de choisir un surnom et réalisa un vote auprès de ses supporteurs. A l’issue du premier tour de scrutin, 5 noms furent proposé au second tour aux supporteurs : Rayados (les rayés), Jaladores (les tireurs), Cachorros (les chiots), Miserables (les misérables) et Industriales (les industriels). Le 26 août 1956, à la fin d’un match, le résultat du vote fut annoncé : avec une marge de 362 voix sur le second choix Rayados (3 974 voix) remporta le vote. Industriales arriva en deuxième position avec 3 612 voix, Miserables en troisième position avec 1 825 voix, Cachorros en quatrième position avec 1 211 voix et Jaladores en dernière position avec 789 voix. La plupart de ces propositions étaient déjà des surnoms officieux du club. Rayados était déjà utilisé par les fans dès 1952-1954. En effet, il apparut dans la presse le 12 ou 13 septembre 1952, par l’intermédiaire du journaliste César M. Saldaña qui qualifia l’équipe de Rayados. Mais quel est son origine ? Plusieurs hypothèses existent dont la plus à la moins probable sont précisées ci-après.
Le surnom mettrait en avant le maillot rayé du club qui n’a pas toujours joué avec. Le CF Monterrey fut fondé en 1946 et arborait un maillot barré diagonalement avec dans la partie haute du bleu et dans la basse du blanc. Mais la première saison se révéla difficile. A peine un mois après sa création, lors d’un voyage vers Guadalajara pour jouer la 4ème journée de championnat, le bus qui transportait les joueurs prit feu à une station essence. De nombreux joueurs furent gravement blessés et 2 succombèrent dans les semaines qui suivirent. L’équipe était décimée. Même si les autres clubs mexicains se montrèrent solidaires en prêtant des joueurs à Monterrey pour leur permettre de poursuivre le championnat, le cœur n’y était plus et le club termina dernier. Les membres décidèrent alors de suspendre les activités du club. 6 ans plus tard, le président de la ligue de football de l’Etat de Nuevo León (dont Monterrey est la capitale), Carlos Canseco González, redonna naissance au club. L’équipe commença à porter un maillot blanc avec des rayures bleues horizontales, semble-t-il inspiré par le maillot du club de Tampico Madero FC, dont Carlos Canseco González était fan (il était même né dans la ville de Tampico). Puis, les rayures devinrent verticales au début des années 60. Ceci fut réalisé sous l’impulsion de José Ramón Ballina, un représentant du club et ancien joueur du club du CF Asturias, club qui portait un maillot rayé verticalement bleu et blanc. Pourtant, des photos de la saison 1952-1953 montrent l’équipe avec des maillots rayés verticalement.
Une autre raison, moins admise, avance que ce surnom serait lié à la fortune du club et aux salaires élevés perçus par les joueurs du club (les gens disaient que les joueurs avaient une bonne paye (buen raya en espagnol)). Pourtant, le club était plutôt pauvre au départ mais il est vrai que ses dirigeants cherchèrent de l’argent partout où il pouvait et ils amassèrent un petit pactole.
Une autre hypothèse vient de la tribu indienne qui vivait sur le territoire de Coahuila qui s’étend en partie dans la région de Nuevo León. Les premiers Espagnols avaient surnommés cette tribu notamment les rayados (parmi 28 autres surnoms …).
#196 – Tigres UANL : los Felinos
Les félins. En s’appelant Tigres, le club ne pouvait avoir un autre surnom que celui-ci. Pourtant, lorsque le prédécesseur du club fut fondé en 1957, son surnom était certes animalier mais portait sur un animal moins impressionnant, le sanglier. Le surnom de félin s’attacha au club lorsque ce dernier fut repris par l’Université de Nuevo Leon (Universidad Autónoma de Nuevo León) suite à des problèmes financiers. Or, l’Université avait déjà comme mascotte le Tigre et ses équipes sportives adoptaient ce nom. En particulier l’équipe de football américain qui est à l’origine de ce surnom.
Créé en 1944, le nom d’origine de l’équipe de football américain était osos (les ours) qui devint pendant les 3 premières années d’existence cachorros (les oursons). Le 25 janvier 1947, les oursons rencontrèrent une équipe de Monterrey dénommée Gatos Negros (les chat noirs) qui était invaincu. Les oursons remportèrent le match. Tony Corona, chroniqueur pour le journal El Norte, baptisa l’équipe de l’Université les Tigres du Bengale car « les étudiants universitaires se sont comportés sur le terrain avec beaucoup de courage et de substance, cessant ainsi d’être des oursons pour devenir plutôt des tigres avides de victoire ».
#155 – Club América : Águilas
Les aigles. Souvent, il est apparu dans les articles du site que le surnom de l’équipe remontait aux origines du club. Mais, ce n’est pas toujours le cas, comme pour ce club populaire mexicain. L’aigle est devenu le symbole et donc le surnom du club bien après sa création. Bien que cet emblème apparu fugacement dans une variante de l’écusson du club en 1938, il s’imposa massivement au début des années 1980.
A cette époque, le club entama une grande restructuration, après avoir terminé 13ème lors de la saison 1980-1981 (son pire classement depuis 1948-1949). Tout d’abord, l’entraîneur José Antonio Roca fut remercié et remplacé par Carlos Reinoso. Puis, le 10 septembre 1981, le président Guillermo Cañedo quitta la présidence après 20 ans et Emilio Díaz Barroso prît le relais. Ce dernier imposa tout de suite sa marque en voulant renforcer l’image du club. Le 20 septembre 1981, il prît la décision de prendre pour le club comme symbole et surnom « les Aigles » car l’animal représente l’orgueil et surplombe ces proies dans les airs.
Il faut garder à l’esprit que l’Aigle est un symbole fort au Mexique. Sur le drapeau national, l’aigle apparaît avec un serpent dans le bec et posé sur un nopal (cactus). Ces armes sont inspirées de la légende de Tenochtitlan, zone où se trouve la ville de Mexico (où siège le club). Selon le récit, les dieux auraient dit aux Aztèques de fonder une ville là où ils trouveraient un aigle en train de dévorer un serpent, posé sur un nopal.
Appuyé par une grande et longue (près de 20 ans) campagne marketing et publicitaire (le club étant lié au groupe de média Televisa, ce matraquage fut facilité), ce surnom s’imprima chez les supporteurs et les médias, supplantant alors les autres vieux surnoms. Ce changement s’imposa aussi car ce surnom accompagna le renouveau du club. En effet, lors de la saison 1981-1982, l’équipe termina deuxième dans le tableau général et fut éliminée en demi-final des play-off. La saison suivante, le club réalisa l’une des meilleures performances de l’histoire de la saison régulière, concluant le tournoi avec 26 victoires, 9 nuls et 3 défaites en 38 matchs, 69 buts pour et 27 contre et s’adjugeant les titres de meilleure attaque et meilleure défense. Mais, l’équipe échoua une nouvelle fois en demi-final des play-off. La saison suivante permit d’atteindre le Graal avec le gain du titre de Champion du Mexique. Exploit renouvelé la saison d’après. Au final, avec ce changement, notamment de surnom, le club recommença à déployer ses ailes sur le football mexicain.
#130 – CF Atlas : los Zorros
Les renards. Ce surnom s’insipire du style de jeu de l’équipe et souligne la ruse et la rapidité des joueurs du club. Au début des années 60, le club connut une période de grâce où il remporta la Coupe du Mexique en 1962. Une semaine plus tard, Atlas était opposé à son éternel rival de CD Guadalajara en finale de la Super Coupe du Mexique (dénommée Champion des Champions). Il s’agissait de la première fois que les deux clubs de Guadalajara se rencontrait dans cette compétition. L’équipe conquit la coupe (victoire 2 buts à 0) et mit également fin à une série de derbys perdus débuté en 1951. Lors de la saison 1965-1966, le club atteint même la finale du championnat (perdu contre America). Enfin, en 1968, la 4ème Coupe du Mexique entra dans la vitrine des trophées de l’institution.
Emmenée par des joueurs tels que Alfredo « Pistache » Torres, qui à l’époque était déjà un défenseur expérimenté, accompagné d’autres excellents footballeurs tels que Guillermo « Campeón » Hernández, le brésilien Ney Blanco et les milieux Pepe Delgado et José Rodríguez, l’équipe développa un jeu de qualité et efficace. Les joueurs d’Atlas étaient alors reconnus pour leur capacité à trouver des espaces, à surprendre leurs adversaires et à construire des stratégies élaborés. Or, ces caractéristiques sont celles du renard d’où la survenance de ce surnom. De plus, le renard symbolise également la ténacité et la persévérance, qualités que le club ne renie pas.
Une autre version indique que ce surnom fut soufflé, par un supporteur dénommé « Zorro banderas » , au Conseil d’Administration qui l’accepta.
En 2015, la mascotte vit le jour sous la forme d’un renard évidemment, que le club dénomma « Lico » en hommage à l’un des fondateurs du club, José « Lico » Cortina. Ce dernier fut une figure clé lors de la fondation de l’équipe, notamment en soufflant le nom de l’équipe, qu’il voyait sur comme soutenir le monde. Début 2025, la mascotte Lico tira sa révérence pour laisser la place à deux nouveaux renards, nommés Maggi (une femelle) et Fury (un mâle).
#81 – Cruz Azul : los Cementeros
Les cimentiers. Le club fut fondé le 22 mai 1927 (c’est donc son 73ème anniversaire à la date de parution de cet article) par des employés de la société Cooperativa La Cruz Azul S.C.L., fabricant de ciment. A l’époque, à Jasso, la ville où le club fut créé, il n’y avait rien d’autres que cette cimenterie et il fallait donc bien occuper le personnel. Le baseball était roi. Mais, Guillermo Álvarez Macías, directeur général de la cimenterie, et Carlos Garcés, directeur de l’action sociale, tous fans de football, fédérèrent plusieurs ouvriers pour bâtir les bases du club. Depuis, le club est fortement lié par ses origines à cette entreprise (il en reprend d’ailleurs le logo) mais également car le cimentier a été l’unique sponsor du club jusqu’en 1997 et depuis, reste un partenaire majeur.