#422 – Chicago Fire FC : Men in Red

Les hommes en rouge, couleur traditionnel du club depuis sa création en 1997. Cette couleur se réfère à celle des camions de pompier de la ville (comme dans la plupart des pays d’ailleurs) et cela paraît logique quand on s’appelle Fire. Tout le club a été bâti sur l’imagerie des combattants du feu car les fondateurs voulaient rendre hommage à ces hommes et au grand incendie de Chicago qui se déroula du 8 au 10 Octobre 1871. Cet incendie fut particulièrement dévastateur et marqua profondément la ville. Il tua environ 300 personnes et laissa près de 100 000 habitants sans abri (soit un tiers de la population). 9km2 de la ville (soit le tiers de sa superficie) fut détruit. Cela représenta plus de 117 km de routes, 190 km de trottoir, 2 000 lampadaires, 17 500 bâtiments et au final, 222 millions de dollars de biens ravagés. Suite à l’incendie, Chicago fut rapidement reconstruit, améliorant au passage les normes anti-incendie des bâtiments, et paradoxalement, cet évènement contribua au développement important de la ville à compter de la fin du XIXème siècle. De nombreux films ou romans s’inspirent de cette catastrophe tout comme d’autres clubs sportifs : les équipes de sports de l’Université de l’Illinois de Chicago s’appellent les Flames. Deux précédentes équipes de soccer se dénommèrent également Fire.

L’équipe actuelle se créa officiellement le 8 Octobre 1997, soit pour le 126ème anniversaire du grand incendie. Si Nike, l’équipementier officiel en 1997, souhaita développer le nom de Chicago Rythm, la direction imposa le choix de Chicago Fire. Ensuite, la couleur rouge fut prise pour rappeler celle des camions de pompiers. En outre, les maillots ont été désignés avec une large bande blanche horizontale, au niveau du torse, pour ressembler à l’équipement d’un pompier de Chicago (manteau noir avec une bande blanche ou jaune sur le torse et les manches). L’hommage ne s’arrêta pas là. De 1997 à 2019, le blason du club fut dérivé de la croix de Saint Florian, symbole courant des unités de pompiers aux Etats-Unis. Et lorsque en 2019, il fut décidé de changer le logo, le nouveau était oval intégrant 3 triangles rouges, avec en reflet 3 jaunes, dénommés « Fire Crown », et faisait toujours référence au grand incendie en symbolisant cette fois la revitalisation de la ville après l’événement.

#400 – CR do Flamengo : Rubro-Negro

Les rouge et noir, célèbre couleurs du club carioca. Lors de la réunion de 1895 qui fonda le club d’aviron de Flamengo, les membres décidèrent que les couleurs officiels seraient le bleu et l’or pour symboliser le ciel de Rio de Janeiro et les richesses du Brésil. Ainsi, l’équipe d’aviron du club arborait un uniforme à larges bandes horizontales bleu et or. Cependant, Flamengo ne remporta qu’une seule frégate la première année et ces couleurs devinrent synonymes de malchance. En outre, les tissus bleus et ors étaient importés d’Angleterre dont le prix était onéreux et la disponibilité aléatoire. Un an après la création du club, la direction opta pour un nouvel équipement rayé rouge et noir. En 1911, la section football fut créée mais les athlètes de l’aviron n’autorisèrent pas les footballeurs à porter le même maillot. Ces derniers adoptèrent alors une chemise à carreaux rouge et noire, connue sous le nom de Papagaio de Vintém (perroquet désargenté). Mais, celle-ci aussi fut synonyme de malchance et fut remplacée, en 1913 par une chemise à rayures horizontales rouges, noires et blanches semblables aux couleurs d’un serpent de corail (cet équipement fut donc dénommé cobra coral). Mais, la Première Guerre Mondiale éclata et le maillot carioca apparaissait alors très similaire au drapeau de l’Empire Allemand, pays ennemi du Brésil. En 1916, la direction supprima les bandes blanches afin de ne pas provoquer de controverse. Cette fois, les rameurs acceptèrent que les footballeurs eurent le même équipement. La chemise rayée rouge-noire fut alors à jamais immortalisée pour le Flamengo.

#389 – Willem II Tilburg : Tricolores

Les tricolores, le club arbore un maillot rayé avec 3 couleurs : blanc, bleu et rouge. Ce choix de couleur n’a rien à voir avec la France mais reprend évidemment les couleurs du drapeau national des Pays-Bas. Lors de sa fondation en 1896, les membres décidèrent de donner à leur club le nom de Tilburgia. Ils optèrent donc pour les couleurs bleu et jaune qui étaient celles de la ville de Tilburg. Mais le 14 janvier 1898, les fondateurs décidèrent de rendre hommage à l’ancien Roi des Pays-Bas, Guillaume II d’Orange-Nassau, en renommant le club Willem II. Ce Roi était attaché à la ville de Tilburg. Il y avait établi son campement militaire lorsqu’il tenta de briser la révolution belge en 1831. Puis, il s’y rendit régulièrement en villégiature et y fit même débuter la construction d’un chateau. Enfin, il y mourut en 1849. Il aurait même déclaré « Hier adem ik vrij, hier voel ik mij gelukkig » (Ici, je respire librement et je me sens heureux). En se liant à la maison royale d’Orange-Nassau, et sachant que le choix des couleurs bleu et jaune ne faisait pas l’unanimité, à la fin de l’année 1898 (le 20 Novembre) le club opta pour un maillot orange. En 1902, cette tenue fut échangé contre un maillot blanc accompagné d’une ceinture orange et d’un pantalon noir. Parfois, la ceinture orange était remplacée par une ceinture bleu-blanc-rouge, première pointe tricolore. Mais, rapidement en 1903, l’équipe arbora un nouveau maillot à carreaux rouge et noir. Cet excentricité ne convint personne et lors de la saison 1903-1904, le choix se porta sur le maillot actuel, à rayure bleu, blanc et rouge (avec une ceinture rouge et un short bleu). A l’époque, sans avoir fait parti des fondateurs, la famille van den Bergh, riche fabricant de laine et de couverture, était très impliquée dans la vie du club. Par exemple, le 11 novembre 1897, cinq membres de la famille faisaient partie de l’équipe affrontant le Sparta Rotterdam. Surtout, en 1903, un de ses représentants, Frits, présidait le club. Or, certains membres de cette famille, dont Frits, avaient fréquenté l’école supérieure de textile d’Enschede. Son club de football, dénommé «Prinses Wilhelmina» du nom de la souveraine des Pays-Bas, portait un maillot rouge, blanc et bleu. Les van den Bergh apportèrent ces maillots à Tilburg qui les adopta car ils représentaient bien l’attachement du club à la famille royale et au pays. Le short lui hésita entre noir et blanc jusqu’au choix définitif du blanc lors de l’assemblée générale du 6 juillet 1927. Ce maillot tricolore fit comparer les joueurs à des caméléons mais le club et ses supporteurs en étaient fiers. En juin 1952, Naud van der Ven et Jan Hombergen composèrent une marche en hommage au club et l’une des strophes précisait :

Hecht verbonden met Oranje,Verknocht aan ’t koninklijk gezin, Zweren wij bij ’t vaandel met rood-wit-blauw erin (Près d’Orange, connecté à la famille royale, Nous ne jurons que par la bannière avec du rouge-blanc-bleu dedans)

et le refrain :

Het rood, de kleur van de liefde, verbindt zich met smet’loos wit aan het blauw, Teken van trouw (Le rouge, la couleur de l’amour, se connecte avec la pureté du blanc et au bleu, signe de fidélité)

Sous l’occupation nazi, toute représentation nationale, tel qu’afficher le drapeau des Pays-Bas, était prohibée. Le club fut pourtant le seul autorisé à conserver son maillot ainsi que son nom royal pendant toute la période de guerre. Mais, sa notoriété devait être limitée auprès des soldats allemands car un supporteur raconta plus tard qu’un membre de sa famille fut emprisonné 6 mois pour avoir porté un pins’ de Willem II Tilburg, qui était donc au couleur des Pays-Bas. En tout cas, pendant la guerre, les Tricolores étaient généralement chaleureusement accueillis par le public lors des matchs à l’extérieur. Malgré cette symbolique et notoriété forte, dans les années 40 et 50, la traditionnelle chemise tricolore fut régulièrement remplacée par une chemise rouge vif, orange ou bleue. En plus de 100 ans à utiliser ce maillot tricolore, il y eut évidemment quelques tentatives de le faire évoluer ou de le mettre au placard. Notamment qu’en un sponsor arrivait. En septembre 1982, l’équipe se présenta à domicile contre Feyenoord dans un maillot vert vif, couleur du sponsor principal, la marque japonaise Sansui. Il fut rapidement rangé au profit du maillot traditionnel. En 1984, nouvelle tentative avec l’arrivée d’un sponsor. Le nouveau maillot était certes tricolores mais les rayures étaient concentrées au centre dans un scapulaire allongé, le reste demeurant blanc. Les supporteurs comme les instances rappelèrent l’importance des symboles et donc de conserver la fameuse tunique rayée du club. Message entendu, ce maillot fut immédiatement remisé sans même avoir été porté. Parfois, même en conservant le maillot classique, des réalisations malheureuses eurent lieu. En 1986, lors des célébrations de son 90ème anniversaire, les joueurs portèrent des maillots et des shorts rayés des 3 couleurs. C’était un peu trop de rayures et de couleurs pour les adversaires et les supporteurs. Ces derniers, tout comme l’entraineur du club, trouvèrent que les joueurs n’étaient plus simplement des caméléons mais étaient devenus des gens du cirque. Finalement, les créations originales, notamment en s’accordant avec la couleur du sponsor, se limitèrent par la suite seulement au maillot extérieur.

#386 – FK Partizani Tirana : Të Kuqtë

Les rouges. L’équipe du Partizan Tirana est un pur produit de l’ère communiste en Albanie, puisant ses origines dans la résistance albanaise durant la Seconde Guerre Mondiale. Après l’invasion allemande en 1943 (auparavant l’Albanie était tombé sous le joug de Mussolini en 1940), la résistance fut principalement organisé au sein de l’Armée de Libération Nationale, menée par les troupes communistes qui dominait quasiment tout le sud du pays, sous le commandement du futur dictateur Enver Hoxha. Les membres de ses troupes étaient dénommés « partisans » et portaient l’étoile rouge, symbole du communisme. A la sortie de la guerre, l’Armée de Libération Nationale devint l’armée officielle du nouveau régie communiste. 2 premières équipes issues de l’armée vont concourir dans le premier championnat national en 1945. Puis l’année suivante, ces deux forces furent réunis dans une seule structure, retenant que les meilleurs éléments, dénommée Ushtria (l’armée). Puis, peu de mois après le premier match joué le 7 avril 1946, le club , qui dépendait donc des forces armées albanaises, reprit ses symboles et ceux de l’état du bloc soviétique : une étoile rouge, le nom partizan et la couleur rouge. Le club s’émancipa de l’armée avec la chute du communisme en 1994 (racheté par le par l’homme d’affaires Albert Xhani), sans pour autant renier un seul de ses symboles.

#378 – FC Bâle : RotBlau

Les rouges et bleus. En lisant l’article #200, on apprend que le club catalan aurait choisi ses couleurs rouge et bleu sous l’influence de l’un de ses fondateurs, Hans-Max Gamper, citoyen suisse et passionné du FC Bâle où il évolua. Si cette version est vrai (le FC Barcelone défend une autre idée), la question maintenant est de savoir pourquoi le club suisse choisit ces deux couleurs qui lui donna son surnom. Roland Geldner publia dans le journal Basler Nationalzeitung dans son édition du 12 novembre 1893 une annonce proposant l’idée de créer une équipe de football et invitant toute personne intéressée à se retrouver le mercredi suivant à 8h15 au restaurant Schuhmachern-Zunft. Onze hommes (des membres d’un club d’aviron, une poignée d’universitaires et un journaliste sportif) répondirent à l’annonce et se réunirent donc pour fonder le Fussball Club Basel le 15 novembre 1893. Les couleurs du club furent le rouge et le bleu dès le premier jour. Les membres venant du Basler Ruder-Club, association fondée en 1884 et dont les couleurs étaient (et sont toujours) le rouge et le bleu, proposèrent de reprendre ses couleurs. Dans le col du maillot actuel le cri de guerre des supporteurs, il est inscrit « Rot isch unseri Liebi, Blau die ewigi Treui, Basel unseri Stadt » (Rouge est notre amour, Bleu notre éternelle loyauté, Bâle notre ville).

#367 – Widzew Łódź : Czerwona Armia

L’armée rouge. Le club polonais joue en rouge depuis sa fondation. Le 24 janvier 1922, le Parti Socialiste Polonais fonda un nouveau club à Łódź, le Robotnicze Towarzystwo Sportowe Widzew Łódź (l’Association Sportive des Travailleurs Widzew Łódź), sur les ruines d’un club ouvriers créé en 1910, par des employés de l’usine textile Heinzel and Kunitzer Cotton Products, dans le quartier populaire de Widzew. La ville de Łódź était un grand centre de production textile entre le XIXème siècle et les années 1990, ce qui conduisit la population à passer de 13 000 habitants en 1840 à plus de 500 000 en 1913. Juste avant la Première Guerre mondiale, Łódź était devenue l’une des villes industrielles les plus densément peuplées au monde (avec 13 280 habitants par km). Les idées socialistes se diffusèrent donc rapidement et avec enthousiasme au sein de la classe ouvrière de la ville et le Parti Socialiste y développa un bassin d’adhérents importants. Avec ce club, il souhaitait « propager la culture physique et l’exercice corporel parmi les masses ouvrières ». Comme une émanation du Parti Socialiste, la couleur rouge s’imposa donc naturellement. D’autant plus que le précédent club ouvriers, qui s’arrêta avec la Première Guerre Mondiale, évoluait également en rouge. En 1913, le terme czerwoni (rouge) était déjà utilisé par la presse pour évoquer l’équipe de football de Widzew. En 1914, la presse locale qualifiait aussi les spectateurs du Widzew, les czerwonymi (les rouges), et parfois également les biało-czerwonymi (les blancs et rouges). Aujourd’hui, les termes de czerwona armia (l’armée rouge), czerwoni (les rouges) et czerwono-biało-czerwoni (les rouges-blancs-rouges) sont généralement utilisés come synonyme du Widzew Łódź.

#358 – Eskişehirspor : Kırmızı Şimşekler

L’éclair rouge. En 1963, l’Académie des Sciences Commerciales d’Eskişehir bat l’Université Ege 6-0 en finale du championnat universitaire. Après le match, un observateur demanda à Nafiz Yazıcıoğlu, l’entraineur de l’équipe « Madem elinizde böyle bir kadro var niye 2. Lig’e katılmıyorsunuz ? » (Avec une telle équipe, pourquoi ne rejoignez-vous pas la seconde division ?). L’idée fit son chemin et 3 clubs de la ville, İdman Yurdu, Akademi Gençlik et Yıldıztepe, finirent par fusionner en 1965 pour donner naissance à Eskişehirspor. Pour rendre hommage au 3 clubs, Aziz Bolel, président-fondateur, ajouta 3 étoiles au blason du club. En revanche, pour choisir les couleurs du club, Nafiz Yazıcıoğlu, proposa de retenir le rouge et noire. Pour cela, il s’inspira de celles du Stade Rennais qui venait de remporter en 1965 la Coupe de France, son premier trophée national.

#354 – CSKA Moscou : красно-синие

Les rouge et bleu. Les origines du CSKA Moscou remonte à l’Empire Russe avec la section football ouverte en 1911 par Обществе любителей лыжного спорта (Société des Amateurs de Sports de Ski), abrégé en OLLS. Lors du premier match officiel, qui eut lieu le 14 août 1911 contre l’équipe de Vega, les joueurs de l’OLLS jouèrent avec des maillots bleus foncés et des shorts blancs, aux couleurs du club mère. Ces couleurs demeurèrent jusqu’en 1938. Pourtant, entre temps, les « actionnaires », le nom comme le blason du club changèrent profondément.

Suite à l’avènement de l’Union Soviétique, les anciens structures sportives, telles que OLLS, furent dissoutes et les infrastructures et les joueurs furent repris au sein de nouvelles entités liées à des sociétés étatiques ou des syndicats ouvriers. Ainsi, souhaitant développer la formation générale et militaire des pré-conscrits ainsi que la récupération physique des soldats de l’Armée Rouge, cette dernière intégra l’ancien OLLS en son sein. A ce moment, le blason du club changea pour afficher une étoile rouge sur fond bleu. Puis, lors du dixième anniversaire de l’Armée Rouge, le 23 février 1928, la Maison Centrale de l’Armée Rouge vit le jour, où le club emménagea dès le mois de mai suivant et prît à partir de là le nom CDKA (Центральный дом Красной армии – Maison centrale de l’Armée Rouge). Le bleu du blason disparut pour laisser la place à la couleur or, qui va durer jusqu’en 1951. Pourtant, en 1938, quand le club choisit définitivement ses nouvelles couleurs, il opta pour le rouge et bleu. Le rouge était évidemment une référence directe à l’Armée Rouge. En revanche, la raison du bleu est inconnue. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées. Les dirigeants ont peut-être souhaité conserver la principale couleur du club depuis ses origines et qui, à un moment, apparaissait sur le blason au côté du rouge. Le bleu était également assez répandu dans le football et ceci peut-être influa sur le choix.

En tout cas, les couleurs ne furent pas figées pour l’éternité. Lorsque le CSKA était dirigé par l’entraineur Konstantin Beskov (saison 1961-1962), l’équipe des militaires jouait le plus souvent en blanc. Et au milieu des années 60, un uniforme noir s’imposa lors de quelques matchs. De la fin des années 1970 au début des années 1990, les joueurs du CSKA évoluaient principalement dans des maillots rouges avec des shorts blancs … les couleurs de son rival du Spartak. Depuis lors, le club est revenu à ses couleurs traditionnelles du rouge et bleu.

#347 – Caracas FC : el Rojo

Le rouge. L’un des plus beaux palmarès du football vénézuélien évolue en maillot rouge, ce qui donna son surnom à l’équipe. Pourtant, à la création du club en 1967, le club opta pour un maillot blanc, un short bleu marine et des chaussettes blanches. Toutefois, comme deuxième uniforme, les fondateurs choisirent un maillot rouge, un short blanc et des chaussettes blanches, les couleurs dans lesquelles évoluait l’équipe nationale). Jusqu’en 1989, le club oscilla entre les ligues amateurs et quelques percées vers les ligues de seconde et première division. Toutefois, à la fin des années 80, les problèmes financiers persistaient qui conduisit à la vente du club au Docteur Guillermo Valentiner, ce donna un coup de pouce important à la structuration et l’essor du club. Le Docteur Guillermo Valentiner, propriétaire du laboratoire pharmaceutique Vargas, créa une structure dénommée Organización Deportiva Cocodrilos qui racheta l’équipe de basket de Caracas, qu’il dénomma Cocodrilos de Caracas, et le club de football du Caracas FC. Il décida d’unifier les couleurs des deux clubs vers le rouge. Pourquoi le rouge ? Selon la légende, Docteur Guillermo Valentiner était un fan du Bayern Munich. L’autre surnom du club est los Rojos del Ávila (les rouges d’Ávila), Ávila étant le massif montagneux qui domine la ville de Caracas.

#340 – CA Newell’s Old Boys : Rojinegros

Les rouges et noires. Le club qui rapatria Diego Maradona après ces derniers déboires européens et qui lui permit de participer à la Coupe du Monde 1994. Des anciens étudiants du Colegio Comercial Anglicano Argentino qui souhaitaient poursuivre le football qu’ils apprirent au collège fondèrent le club en 1903. Le directeur de l’école, l’immigrant anglais, Isaac Newell, avaient importé le football à Rosario. En son honneur, le club prit son nom. Les couleurs du club furent également influencées par la famille Newell, dont le fils, Claudio Lorenzo Newell, faisait parti des membres fondateurs. Le rouge représentait la couleur du drapeau anglais, patrie de Isaac Newell, tandis que le noir, la couleur du drapeau allemand, les parents de sa femme, Katherine Gertrude Dodd, étant allemand.