Les lions. Le 1er août 1896, des membres de trois clubs locaux (FC Turicum, FC Excelsior et FC Viktoria) s’unirent pour fonder le FC Zurich. Si le palmarès du club est fourni (12 championnats et 7 coupes), il est nettement devancé par son rival du Grasshopper (28 championnats et 18 coupes) tout comme en ancienneté (1886 vs 1896). Pourtant, en termes de popularité, le FCZ bénéficie d’un large soutien à Zurich, certainement car il était le club des couches populaires (Grasshopper étant le club de la haute bourgeoisie). Résultat, le FCZ se présente comme le club de la ville et s’est totalement identifié à elle. Le FCZ arbore un écusson aux couleurs bleues et blanches (les couleurs de la ville et du canton) entouré de deux lions, copie quasi-identique des armes de la cité.
En tant que ville impériale depuis 1218, Zurich devait certainement posséder un étendard à cette époque. Mais, sa première mention remonte à la bataille de Mortarten en 1315, où il semblerait que les fanions portés par les Zurichois étaient bleus et blancs. En tout cas, les armoiries actuelles de Zurich, un écu divisé en diagonale en blanc et en bleu, sont attestées pour la première fois sur un sceau de la cour datant de 1389.
Des vitraux de Lukas Zeiner datant de 1490 (exposés au Musée national suisse) montrent les armoiries de la cité accompagnées de deux lions comme porte-bouclier. La présence de support est assez commune en héraldisme mais depuis 1500, les armoiries de Zurich sont représentés presque exclusivement avec les deux félins (alors que généralement, les armoiries sont résumées à l’écu). Portant parfois une épée, le globe impériale et une palme, en fonction des époques, le lion, connu sous le nom de Zürileu, est devenu un symbole de Zurich, qui orne de nombreux bâtiments et statuts dans la ville. L’animal représente les valeurs de courage, de force, d’audace et de bravoure.
