#1427 – Charlotte FC : the Crown

La couronne. Charlotte, dans l’Etat de Caroline du Nord, a une longue relation avec le soccer sans qu’aucune de ses franchises brillent sur la scène nationale, dans les meilleures ligues professionnelles. Finalement, en 2019, un projet se monta, avec l’un des propriétaires du club de football américain des Panthers, et la MLS valida l’expansion de la ligue à une nouvelle franchise de Charlotte. Côté couleur, Charlotte FC reprit le noir et le bleu du club sœur des Panthers. Comme logo, la franchise adopta un écusson rond dans lequel s’inscrit une grande couronne blanche, dont les quatre pointes symbolisent les quatre quartiers d’origine de la ville. Avant de prendre un nom assez générique, la franchise devait également faire référence à cette couronne, en se dénommant Charlotte Crown FC. En tout cas, cette couronne donna son surnom à l’équipe.

Pour comprendre la présence de ce symbole royal dans un pays qui se battit dans la rébellion à la couronne britannique, il faut remonter aux origines de la ville, qui se revendique comme la Queen City (la reine des villes). Charlotte est en effet l’une des 38 villes américaines à s’être autoproclamée « Reine des villes ». Et sur son sceau comme sa bannière, la couronne est utilisée comme symbole.

En 1760, le Roi Georges III monta sur le trône de Grande-Bretagne et d’Irlande et un an plus tard, il épousa la princesse allemande, Charlotte de Mecklembourg-Strelitz. De l’autre côté de l’Atlantique, les colonies britanniques s’étendaient sur le territoire américain et, en 1762, afin de rendre hommage à la nouvelle reine, des colons donnèrent le nom de Mecklembourg à la région où il venait de s’implanter. Puis, en 1768, toujours afin de s’attirer les faveurs du Roi, ils donnèrent à leur ville le nom de Charlotte. Mais, la Reine ne fit jamais l’honneur à ses sujets de leur rendre visite. Malgré cet attachement à la couronne ou en raison de l’absence de retour de la Reine, la ville fut un des foyers de la révolution américaine. La déclaration d’indépendance de Mecklembourg, qui dénonçait la tyrannie britannique, fut signée à Charlotte, un an avant celle des 13 Etats. Le général britannique Charles Cornwallis qui occupa la ville avant d’en être chassé par des habitants hostiles, décrivit la cité comme a hornet’s nest of rebellion (un nid de guêpes en pleine rébellion). Aujourd’hui, on peut admirer des statues de la Reine sur North College Street, dans le quartier central des affaires, et devant l’aéroport international Charlotte Douglas.


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