Les garçons fermiers. Le surnom provient directement du nom de ce club de Dublin, reconnu en Irlande pour ses qualités de formation. De nombreux de ses joueurs évoluèrent par la suite dans les clubs de la République d’Irlande et du Royaume-Uni. En outre, beaucoup ont également représenté la République d’Irlande au niveau international. Le club fut fondé en 1928. A cette époque, les tournois de football réunissaient des clubs de quartier, qui se nommaient en fonction du nom des rues d’où étaient originaires les joueurs. Ainsi, naquit les clubs de Drumcondra Road, Ormonde Road, Shamrock Rovers (Shamrock Avenue), Shelbourne FC (Shelbourne Road), Hollybank Road, Richmond Road et Home Farm Road. Les deux derniers clubs fusionnèrent en 1928 pour donner naissance au club actuel. Les fondateurs et joueurs de Home Farm Road venaient donc de cette rue. Située dans la partie supérieure du quartier de Drumcondra, à Dublin, longue d’un demi-mile, cette rue s’appela à une époque St. Mary’s Road. Puis, elle prit le nom de Home Farm pour rappelait qu’une ferme appartenant à la Cathédrale Christ Church se trouvait non loin, dans le quartier de Glasnevin.
Auteur : panamstory
#587 – Apollon Smyrnis : Ελαφρά Ταξιαρχία
La brigade légère. Fondé en 1891 à Smyrne, dans l’actuelle Turquie, le club fut obligé de déménager à Athènes après la guerre gréco-turque (1919-1922). En 1938, emmenée par son attaquant, Vassilis Grigoriadis, l’équipe remporta la 12ème édition du championnat d’Athènes et participa à la phase finale du championnat panhellénique (face aux vainqueurs des tournois du Pirée et de Thessalonique). Il termina à la deuxième place derrière l’Olympiakos et devant l’Aris. Le jeu développé par l’équipe séduisit la presse de l’époque qui lui donna le surnom de Ελαφρά Ταξιαρχία. Cette année là, les cinémas grecs diffusaient le film The Charge of the Light Brigade (La Charge de la brigade légère), film américain réalisé par Michael Curtiz, sorti en 1936. Errol Flynn y tenait le rôle principal. Le film relatait la charge désastreuse de la cavalerie britannique, dirigée par Lord Cardigan au cours de la bataille de Balaklava le 25 octobre 1854 lors de la guerre de Crimée. Charge inutile, elle devint aussi le symbole de bravoure. C’est ce sentiment qu’inspira l’équipe à la presse. Pour rappel, un autre film où joua Errol Flynn inspira le nom et le surnom d’un club (cf. article #166).
#586 – Vejle BK : de Røde
Les rouges. Alors que la création de la Superligaen, l’élite nationale danoise en 1991, engendra la fusion de plusieurs clubs pour donner naissance à des structures sportives plus solides (FC Nordsjælland en 1991, FC Copenhague en 1992, FC Midtjylland en 1999), Vejle BK est un club historique du football danois. Fondé en 1891 comme club de cricket, la section football ouvra ses portes en 1902. A l’origine, le club joua avec des maillots bleus, lorsqu’il en trouvait en nombre suffisant. D’où parfois, les maillots étaient rayés bleus et blancs. Au printemps 1907, le club changea de couleur de maillot pour un kit entièrement blanc. En 1911, nouveau changement de couleur : le club opta pour un maillot rouge. Avec ces nouveaux maillots rouges, le club remporta son premier championnat, le championnat du Jutland. Ce championnat fut le déclencheur du premier age d’or du club. Le club remporta ce championnat régional en 1913 et en 1914. En conséquence, la direction décida de conserver ce maillot rouge que l’équipe porte encore aujourd’hui.
#585 – NK Slaven Belupo Koprivnica : Farmaceuti
Les pharmaciens. Les origines du club remontent au début du XXème siècle lorsque plusieurs clubs furent créés et formèrent la base de l’actuel. Ainsi, en 1907, un groupe d’étudiants de la ville créa le Đački nogometni klub (Club de football des étudiants). Puis, en 1920, la célèbre famille croate Friedrich fonda un autre club dénommé Hrvatski športski klub Slaven. Mais ces clubs disparurent et la tradition fut reprit par le HŠK Victorija jusqu’en 1926. De 1926 à 1930, Koprivnica n’avait plus de club de football. Puis entre 1930 et 1945, un nouveau club prit le relais sous différents noms : HŠK Koprivnica, HŠK Danica et RNHŠK Sloga. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le club du FD Slaven apparût. Il changea de nom pour SD Podravka de 1953 à 1958. Puis, le nom se stabilisa pour NK Slaven jusqu’en 1992. En effet, à cette date, le naming fit son apparition pour le club. De 1992 à 1994, le premier sponsor qui donna son nom fut Bilokalnik, société active dans l’industrie de l’emballage papier. Puis en 1994, arriva le sponsor actuel Belupo. Cette dernière est une entreprise pharmaceutique ayant sa principale usine dans la ville de Koprivnica. Elle propose des médicaments, des compléments alimentaires ainsi que des produits cosmétiques. Présente dans 18 pays, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros en 2020. Depuis 1994, Belupo s’est inscrit dans le nom du club, est le sponsor maillot et son président est également celui du club. Le club de football est devenu une extension de l’entreprise et a donc gagné le surnom de pharmacien.
#584 – FK Željezničar Sarajevo : Željo
Željo est le diminutif du nom du club, Željezničar. Club de Ivica Osim, Mehmed Baždarević ou encore Edin Džeko, il fut fondé le 15 Septembre 1921. A cette époque, le football était déjà développé dans la capitale bosniaque. Mais la plupart des clubs existants étaient plus ou moins associés à des clans ethniques. Ainsi, les deux clubs leaders de la ville, SAŠK et Slavija, étaient officieusement les clubs des communautés croate et serbe de Sarajevo. Les clubs de Jerzelez et Barkohba représentaient les communautés bosniaque et juive. Dans ce contexte, un groupe d’ouvriers de l’atelier ferroviaire de Sarajevo décidèrent de fonder un nouveau club, au delà des communautés. Ils l’appelèrent Željezničar qui signifie « les cheminots » et collectèrent de l’argent pour l’achat d’un ballon et de maillots sur lesquels les ailes d’une locomotive avec un ballon furent brodées comme armoiries, afin de rappeler les origines ferroviaires du club.
#583 – FC Spartak Trnava : Bíli andeli
Les anges blancs. Le club de Trnava est historiquement l’un des plus prestigieux de Slovaquie. Il remporta le Championnat de Tchécoslovaquie à 5 reprises et la Coupe de Tchécoslovaquie à 4 reprises, et attint également la demi-finale de la Ligue des Champions en 1969. Le club connut une longue histoire depuis sa fondation en 1923, ponctuée de nombreuses fusions avec d’autres clubs de la ville. Résultat, les couleurs du club changèrent passant du bleu-jaune au rouge-noire. Mais, pendant sa période dorée, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, l’équipe portait régulièrement un maillot blanc. Cette couleur inspira un célèbre membre du staff, Dežko Rašla, masseur de l’équipe. Outre ses qualités de masseur, Dežko avait conquis le vestiaire avec ses rêves prémonitoires et ses prédictions. Par exemple, l’équipe était à Chypre et se promenait sous un magnifique ciel ensoleillé. Dežko déclara soudainement à la surprise de toute l’équipe que le match n’aurait pas lieu en raison d’intempéries. Personne ne le crut. Après le déjeuner, l’équipe se rendit au stade et se prépara. Mais, à un quart d’heure avant le début du match, une énorme averse débuta et gorgea le terrain d’eau. Le match fut annulé. Lors de la fameuse épopée en Ligue des Champions, l’équipe affronta les grecs de l’AEK Athènes en quart de finale. Au match aller, le 26 février 1969, le terrain de Trnava était boueux. Avant le match, Dežko dit à la star de l’équipe, Stanislav Jarábek, que personne ne mettrait le ballon au fond des filets sauf lui qui marquerait de la tête. Au final, Trnava remporta le match 2 buts à 1 grace à des buts de la tête marqués par Jarábek et Kabat. Enfin, lors d’un autre match, Dežko se rappela d’un de ses rêves où il voyait les footballeurs de Trnava, tout de blanc vêtus, voler au-dessus du terrain « comme des anges blancs ». Cela fit bien évidemment rire les joueurs mais, avec les bons résultats du club, les spectateurs adoptèrent ce surnom.
#582 – Arsenal Toula : оружейники
Les armuriers. Le club de Toula se nomme Arsenal depuis 1984 et ses origines remonteraient aux années 1920 avec le club de Оружзавод, qui signifiait « la manufacture d’armement ». En 1946, lors de la fondation du club actuel, celui-ci était affilié au syndicat sportif DSO Zenith, qui regroupait les associations sportives rattachées à l’industrie de l’armement. Car, au final, à Toula, le club de football fut souvent lié à la grande usine d’armement située dans la ville. Dès le XVIème siècle, des forgerons s’installèrent dans la cité et commencèrent à fabriquer des armes. Au XVIIème siècle, des hollandais démarrèrent l’industrialisation. Finalement, en 1712, par décret personnel du Tsar Pierre Ier, une fabrique d’armes impériale fut fondée. L’usine débuta ses activités en 1714 et en 1720, jusqu’à 1 200 ouvriers y travaillaient déjà, fabriquant près de 22 000 pièces d’artillerie par an. Naturellement, les guerres du XXème siècle (guerre Russo-Japonaise, Première Guerre Mondiale, Guerre civile, Seconde Guerre Mondiale) poussèrent l’activité de l’usine. Au pic de la Première Guerre Mondiale, en 1916, la production annuelle s’élevait à 648 800 fusils, 180 700 revolvers, 11 100 mitrailleuses et 677 400 obus. Puis, des armes légères dont de chasse ou de sport furent produites. Aujourd’hui la manufacture qui se nomme Toulski Oroujeïny Zavod fabrique des armes réputées pour des utilisations civiles et militaires sous la marque TOZ et emploie 6 000 personnes à Toula. Il faut noter que pendant une vingtaine d’années (de 1959 à 1978), d’autres industries de la région (qui n’exerçaient pas dans le domaine militaire) reprirent le contrôle du club suite à la volonté du partie de séparer les clubs sportifs de l’industrie militaire. Sous Brejnev, le club revint dans le giron de l’usine militaire et prit donc le nom d’Arsenal. Mais, en 1989, avec la chute du communisme, l’usine se sépara du club. Malgré tout, l’industrie militaire régionale demeure un sponsor.
#581 – Istanbulspor : Boğalar
Les taureaux. La capitale turque compte un certain nombre de club dont les plus connus sont Galatasaray, Fenerbahçe et Beşiktaş. Mais, les autres clubs ont également leur notoriété comme Istanbulspor qui fut le premier club de la capital a remporté le championnat de Turquie en 1932. Le 4 janvier 1926, porté Kemal Halim Gürgen, les enseignants et les élèves du lycée Istanbul Erkek fondèrent Istanbulspor, le premier club sportif issu d’un établissement d’enseignement à l’époque républicaine. Les fondateurs reprirent alors pour le club les symboles du lycée. Tout d’abord les couleurs jaunes et noires. Au début de la Première Guerre mondiale, une partie des bâtiments du lycée fut réquisitionnée pour y accueillir un hôpital. Les murs furent alors peints en jaune, couleur des hôpitaux à l’époque. Lors de la bataille des Dardanelles, des étudiants du lycée moururent. Lorsque la nouvelle de leurs morts fut connue, les élèves de l’école peignèrent les fenêtres et les portes en noir à la mémoire de leurs amis. Ainsi, le jaune et noir devint les couleurs de l’école. De même, le nouveau club adopta la même mascotte que l’école, soit un taureau, qui donna son surnom.
#580 – CA San Luis : los Tuneros
Le mot provint du terme tuna qui désigne le fruit issu du cactus connus sous le nom de figuier de barbarie. Cet espèce est originaire du Mexique, où elle est appelée nopal, et est si endémique au pays, qu’elle figure sur le drapeau du Mexique. L’Europe ne connaîtra ce fruit qu’avec la découverte des Amériques. La région de San Luis Potosí est l’un des grands centres de production de la figue au Mexique. Selon le Ministère du Développement Agricole et des Ressources Hydrauliques (Sedarh), à fin 2020, San Luis Potosí se positionnait comme la 5ème région productrice de figue de barbarie de tout le pays avec 17 045 tonnes par an, soit 5% de la production nationale. On dénombre 710 producteurs de figues de barbarie (sur 20 000 fermes au Mexique, représentant 48 000 hectares) dans 20 municipalités situées principalement dans l’Altiplano et la zone centrale de San Luis Potosí. La gastronomie de cet Etat propose également quelques plats à base de figue. Le queso de tuna (fromage de figue) est un dessert fabriqué à la main en utilisant le jus de la figue comme seul ingrédient. Cuit pendant 12 heures ou plus, le jus est réduit et épaissi, sous la surveillance d’un cuisiné équipé d’une pelle en bois pour que la substance ne colle pas ou ne brûle pas. Autre douveur : El colonche. Il s’agit d’une boisson fermentée traditionnelle qui se déguste entre juillet et octobre (la saison de récolte du tuna) et qui existait dans le monde préhispanique.
Ce surnom qualifiait l’ancienne équipe de la ville, San Luis FC, fondé en 1957 et disparu en 2013. Dès cette disparition, le nouveau club du CA San Luis se créa, en transférant à San Luis Potosí le club de Veracruz. Le CA ne reprit pas totalement les symboles de l’ancien club, notamment pour le surnom. En particulier, quand le club espagnol de l’Atlético de Madrid prit une participation dans le CA qui amena à changer les couleurs du club, les surnoms du club espagnol s’imposèrent à San Luis. Toutefois, même si le fait d’utiliser los Tuneros fit débat, il reflète tellement la région et est si associé au football local qu’il continue à être utilisé.
#579 – Atlanta United FC : the Five Stripes
Les cinq bandes. Région métropolitaine la plus peuplée sans franchise de Major League Soccer, Atlanta obtint son club de soccer relativement tardivement, en 2017. La nouvelle franchise, détenue par le propriétaire du club de football américain des Atlanta Falcons, dévoila le 7 juillet 2015 son écusson et ses couleurs. Les couleurs officielles de l’équipe étaient donc le noir (symbole de force et de puissance), le rouge (reflet de fierté et passion) et l’or (représentant l’excellence). Reprenant ses couleurs, le blason prenait la forme d’un rond, dans lequel s’inscrivait un « A » avec pour fond, cinq bandes noires et rouges. Ce cercle rappelait le sceau de la ville mais également les anneaux olympiques. En 1996, grâce à la puissance du sponsor Coca-Cola qui possède son siège dans la ville, Atlanta avait organisé les XXVIème jeux olympiques, marquant le centenaire de la renaissance olympique (les premiers jeux de l’ère moderne s’étant déroulés à Athènes en 1896). Evènement majeur pour la ville, il se trouva naturelle de le rappeler dans le blason du club. Les cinq bandes noires et rouges symbolisaient quant à elle les cinq piliers du club : unité, détermination, communauté, excellence et innovation. Il est possible aussi d’y voir un rappel des 5 anneaux du symbole olympique, qui exprime l’activité du mouvement olympique et représente l’union des cinq continents. Aujourd’hui, ces 5 bandes sont évidemment toujours les piliers du club et distingue son maillot.